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TKA Tome 2 Chapitre 96

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Chapitre 96 : Car tu as commis des erreurs

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Liu Hao fut surpris. Il avait l’air de ne pas croire ce qu’il voyait actuellement. Après un long moment, il reprit ses esprits et dit lentement :

« Quelle bonne surprise ! C’est vraiment toi, frère Ye. Tu travailles ici… en tant que manager ? dit Liu Hao mêlant la dérision à ses propos.

— Yup ! dit Ye Xiu en riant.

— Oh oh, comment te portes-tu ? Tu mènes la vie dure ? Combien es-tu capable de gagner par mois ? demanda Liu Hao comme s’il s’inquiétait de la situation de Ye Xiu.

— 1800 ! » dit Ye Xiu.

Dans le cybercafé de Chen Guo, la plupart des employés avait un salaire de 1500 yuan tout en étant nourri et logé. Pour quelqu’un comme lui, débarquant à l’improviste, c’était un assez bon emploi. Ye Xiu gagnait 300 de plus que ses collègues car il travaillait toute la nuit.

« Wow ! dit Liu Hao comme s’il était très inquiet. 1800 ! N’est-ce pas trop peu ? As-tu assez d’argent pour t’acheter tes cigarettes chaque mois ? Si tu n’en as pas assez, alors n’hésite pas à venir nous demander à nous, tes vieux amis. Nous n’habitons pas loin de toute manière. Tu as juste à traverser la route et marcher un peu, n’est-ce pas ? dit Liu Hao.

— Ok ! »

Ye Xiu avait répondu comme si tout était normal. À côté, Tang Rou sentait que quelque chose ne tournait pas rond dans cette conversation. Le ton du client était bizzare. Elle tourna la tête et demanda à Ye Xiu :

« Tes amis ? »

Alors que Ye Xiu était sur le point de répondre, Liu Hao lui coupa la parole :

« Eh ! Nous ne sommes pas ses amis. Comment pourrions-nous oser être ami avec frère Ye ? Pour être plus précis, nous ne sommes que ses subordonnés. »

Ye Xiu restait silencieux, son regard fixé sur Liu Hao.

Liu Hao recula d’un pas et pris une expression d’effroi.

« Wow ! C’est ce regard ! Encore ce regard ! Vous savez quoi ? Une fois que frère Ye a ce regard, ça veut dire qu’il va me donner une leçon ! Oh non ! Oh non ! Oh non ! »

Chen Yehui, chef de guilde d’Excellent Dynasty, prit l’initiative de parler :

« Frère Hao, il ne peut plus faire ça, n’est-ce pas ?

— Vrai ! Liu Hao fit un autre visage exagéré. Comment ai-je pu oublier ? Tu n’es plus notre capitaine ! Oh non, que vas-tu nous faire maintenant ? Frère Ye, tu dois vraiment avoir envie de me dire un mot, hein ? Quel dommage ! Je n’ai pas besoin d’écouter tout ce que tu me dirais maintenant ! HA HA HA HA HA HA !

— Monsieur, est-ce que vous avez trop bu ? »

Tang Rou pris un ton poli, qu’elle employait très rarement.

« Ma jolie, tu n’as pas à t’inquiéter. C’est une affaire personnelle entre moi et lui. »

Liu Hao n’avait déjà plus envie d’apprendre à la connaître.

Ye Xiu rit. Il prit la cigarette de sa bouche et l’éteignit. Il se leva lentement et dit à Liu Hao :

« Je te grondais toujours auparavant car tu commettais des erreurs. Tu ne voulais pas que ça arrive, mais tu ne m’en as jamais donné l’occasion, pas vrai ? »

Tang Rou retint de justesse un éclat de rire. Chen Guo avait raison. Ce Ye Xiu avait vraiment un talent pour agacer les gens.

Entendant ces mots, Liu Hao s’énerva. Le personnage qu’il jouait précédemment avait disparu. Ses veines bleues se démarquèrent sur son visage et il s’approcha jusqu’à être face à face avec Ye Xiu :

« Je ne t’en ai jamais donné l’occasion ? Ou tu ne m’as jamais donné d’opportunité ? Dès le premier jour où j’ai rejoint l’équipe, tu m’as toujours harcelé et ne m’as jamais donné aucune chance de prouver ma valeur. Je savais que tu avais peur de moi. Tu avais peur qu’une fois que j’aurais montré ma vraie force, je volerai ta position. Mais pensais-tu vraiment que tu pouvais me limiter ? Et maintenant ? Celui qui est resté dans l’équipe, c’est moi. Celui qui a été viré, c’est toi ! Je suis le vice-capitaine de l’équipe et tu n’es qu’un pauvre manager de cybercafé. 1800 mensuel ! Haha haha. À mourir de rire, quelle bonne blague !! HAHAHAHAHA. »

Ye Xiu le regarda silencieusement. Il ne dit pas un mot. Liu Hao rit cruellement. Chen Yehui souriait avec lui. Wang Ze et Fang Fengran se tenaient derrière avec des expressions gênées, ne disant pas un mot.

Soudain, Ye Xiu ouvrit sa bouche.

« Vous deux ! »

Liu Hao s’arrêta immédiatement de rire. Il voulait entendre ce que Ye Xiu avait à dire. En fin de compte, Ye Xiu l’écarta des mains :

« Bougez, je ne parle pas à vous », et son regard se porta derrière lui.

Tournant la tête, Liu Hao vit Wang Ze et Fang Fengran, mais il n’y avait aucune chance qu’il bouge si c’était Ye Xiu qui le lui demandait. L’ignorant, Ye Xiu s’adressa aux deux autres :

« Vous avez, tous les deux, mal joué aujourd’hui. Wang Ze, tu te soucies encore trop d’être esthétique. Tu as trop de mouvements inutiles et cela facilite le travail de tes adversaires pour trouver une ouverture dans ta garde. Ton adversaire aujourd’hui est un très bon modèle. Simple et pratique. Si tu peux jouer comme ça, alors en prenant en compte ton habileté et ton tempo homogène, tu ne perdrais pas face à quiconque en un contre un. Fang Fengran, tu es bien trop prudent. Tu te soucies toujours trop des points positifs et négatifs. En tant que joueur pro, tu devrais savoir que la différence entre la vitesse de réaction et la vitesse manuelle de chacun est petite. Si tu passes trop de temps à réfléchir, alors tes adversaires te dépasseront lors des moments clés. Utiliser sa tête pour la compétition est une bonne idée, mais tu réfléchis trop. Il y a des moments où il faut que tu apprennes à te reposer sur ton intuition pour prendre une décision. L’intuition n’est pas si incertaine que tu le penses. C’est une accumulation de ton expérience. »

Wang Ze et Fang Fengran avaient le regard vide en entendant cela. Après avoir écouté, ils n’étaient pas sûrs de savoir comment réagir. Répondre ? Ou ne pas répondre ? Ils ne purent que baisser la tête.

« HÉ ! »

Liu Hao s’était repris après avoir bêtement écouté Ye Xiu et s’interposa immédiatement :

« Qu’est-ce que tu fais ? Tu crois toujours être notre capitaine d’équipe ? De quel droit tu les critiques, hein ?

— Et toi, dit Ye Xiu face à Liu Hao. Quand Sun Xiang était plus que surexcité dans le second tour, n’as-tu rien vu ? Quand il se reposait uniquement sur lui-même dans la compétition par équipe, l’as-tu averti de quoi que ce soit ? Avais-tu un plan complet pour t’occuper du combo Yang Cong/Xu Bin ?

— Je…

— Je t’ai toujours réprimandé parce que tu commettais des erreurs. Je ne t’ai jamais laissé au premier plan car tu en étais encore loin. Mais je dois l’admettre, tu t’es bien débrouillé. Tu as pu monter de rang. Vu que c’est déjà comme ça, alors fais ton travail correctement. Ce n’est pas une position facile. Force, tu as besoin de véritable force. Tu peux le faire !

— Je t’e*merde, tu-

— Ok, vous quatre ! Vous pouvez rentrer chez vous ! » Ye Xiu leur ordonna de partir.

« Qu’est-ce que tu fais ? On veut utiliser internet. Donne-nous quatre ordinateurs !! » cria Liu Hao.

Ye Xiu prit un journal et l’enroula en un tube. Il s’approcha du mur et le tapota quelques fois. Mais l’éclairage était mauvais, rendant les choses difficiles à voir.

« Petite Tang, allume les lumières ici, dit Ye Xiu en tournant la tête dans sa direction.

— Yep ! » confirma Tang Rou.

Après que les lumières se soient allumées, Ye Xiu prit encore une fois le tube fait du journal et pointa une clause accrochée sur le mur. Il se retourna et dit à Liu Hao :

« Est-ce que tu le vois ? Le cybercafé a le droit de refuser les personnes en état d’ébriété. Je suis désolé pour vous quatre.

— TOI ! »

Liu Hao était furieux. Ils avaient un peu bu, mais ils étaient loin d’être saouls. Comment pouvaient-ils être considérés comme saouls ? Ce gars abusait clairement de son autorité pour les jeter dehors !

Liu Hao était sur le point de lui répondre quand Ye Xiu dit d’un ton ennuyé :

« Ne faites pas autant de bruit. Vous êtes aussi des figures publiques. Si vous continuez à faire un tel tapage, votre réputation en prendra un coup. »

Après avoir dit cela, Ye Xiu retira silencieusement une cigarette de sa poche, l’alluma et la mit dans sa bouche.

Liu Hao regardait Ye Xiu avec malveillance. En fin de compte, il serra les dents et dit en se retournant :

« Partons !!

— Vous savez où se trouve la sortie. »

Ye Xiu prit une bouffée de sa cigarette. Il les suivait du regard tandis qu’ils partaient.

Tang Rou s’était arrêtée de jouer depuis longtemps. Elle avait silencieusement assistée à la scène. Après avoir vu Ye Xiu relâcher une bouffée de fumée, elle remarqua qu’il avait l’air légèrement triste, puis il reprit tout de suite son expression habituelle : moitié mort-vivant, moitié paresseux.

« Qui étaient-ils ? demanda quand même Tang Rou.

— Des anciens collègues, dit Ye Xiu d’un ton fade.

— Des personnes de la scène professionnelle de Glory ? questionna Tang Rou.

— Ouais, répondit Ye Xiu.

— Ils sont connus ? demanda Tang Rou.

— Ils sont plutôt connus. Quand tu leur as dit que tu ne les reconnaissais pas, ils ont vraiment perdu la face, j’espère que tu t’en rends compte ? dit Ye Xiu en souriant.

— Je ne peux rien y faire, dit Tang Rou, désarmée. Je ne connais que deux joueurs professionnels de Glory. Guo Guo en parle très souvent. L’une est nommée Su Mucheng et l’autre s’appelle Ye Qiu.

— Haha, rigola Ye Xiu.

— Surtout cette Su Mucheng. Guo Guo l’aime vraiment ! Elle a même plusieurs posters d’elle accrochés sur le mur de sa chambre, dit Tang Rou.

— Oh ? Ils y sont encore aujourd’hui, se remémora Ye Xiu.

— Tu es rentré dans sa chambre ? s’étonna Tang Rou.

— Je lui ai apportée une couverture une fois, s’expliqua tout de suite Ye Xiu pour éviter qu’elle pense qu’il était le genre d’homme qui cherchait à voler les affaires d’une femme.

— Ah, elle s’est encore endormie sur le sofa ? dit Tang Rou, ayant l’air habituée à cette situation.

— Ouais, elle est toujours comme ça ? demanda Ye Xiu.

— C’est son quotidien, elle y est probablement aujourd’hui aussi… dit Tang Rou.

— Tu ne devrais pas aller la voir ? dit Ye Xiu.

— Tu te débrouilleras seul ?

— Moi ? Tu penses vraiment que j’en suis incapable ? questionna Ye Xiu en retour.

— Mais ils…

— Haha. C’était juste une petite embrouille. Je suis plus fort que j’en ai l’air ! plaisanta Ye Xiu.

— Alors ça devrait aller, dit Tang Rou avant de monter. »

Ye Xiu la regarda s’éloigner et sourit. Elle était très généreuse et s’inquiétait qu’il ne se sente mal à l’aise et veuille en parler. Elle lui avait même tenu compagnie, un peu.

Tang Rou était montée depuis un moment quand elle redescendit. Après s’être rapprochée, elle déclara :

« J’avais raison. Elle s’était endormie sur le sofa.

— Tss tss », soupira Ye Xiu.

Ses mains étaient complètement préoccupées à jouer.

Tang Rou retourna s’entrainer sur le donjon à répétition. Après avoir joué en silence un moment, elle demanda soudainement :

« Vont-ils revenir plus tard ?

— Non, dit Ye Xiu.

— Pourquoi ? J’ai l’impression que vu qu’ils savent que tu travailles ici en tant que manager… »

Tang Rou ne finit pas. Elle savait que Ye Xiu avait deviné leurs intentions. Après l’avoir vu, ils désiraient encore plus avoir un ordinateur. Ils auraient utilisé cette opportunité pour le traiter comme un esclave dans le cybercafé.

« Car ce n’est pas pratique, dit Ye Xiu.

— Pourquoi ? »

Tang Rou ne comprenait pas.

« Réfléchis, si une star d’un sport professionnel se montrait comme ça dans une foule, que penses-tu qu’il arriverait ? demanda Ye Xiu.

— Oh…

— C’est pareil pour eux. Le cybercafé est un lieu de rassemblement pour les joueurs de Glory. S’ils venaient à se montrer ici, que penses-tu qu’il se passerait ? La foule ne s’accumulerait-elle pas autour d’eux ? Ils seraient encore plus embêtés que moi, dit Ye Xiu en riant.

– Je comprends maintenant. »

Tang Rou se remémora le comportement de ces quatre personnes qui avaient immédiatement observé les alentours en rentrant.

« Ne t’inquiète pas pour ça. Dépêche-toi de monter de niveau, dit Ye Xiu.

— Je suis niveau 20, lui annonça Tang Rou.

— Oh ? »

Ye Xiu tourna la tête. Soft Mist avait effectivement atteint le niveau 20.

« Change de classes puis dirige toi vers la Forêt de Givre », lui demanda Ye Xiu.

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