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SRH – Chapitre 98 – Le Chat Mécontent

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

SRH - Chapitre 98 - Le Chat Mécontent

Toutes les six équipes de la Vanguard avaient souffert de dommages à divers degrés, et en excluant les équipes de Dias et de Lu Suo, un autre lieutenant commandant, les quatre autres équipes avaient subi des pertes à différents degrés.

Après être retourné sur le vaisseau, Cary fut envoyé à la baie médicale pour recevoir un traitement. Dias suivit Shawton sur le vaisseau mère, tandis que Cillin et son équipe s’étreignaient les uns les autres.

« Dieu merci, tu es là, Cillin, ou nous aurions perdu quelqu’un de notre équipe. » Xiao Shang sourit à Cillin, le visage exprimant à la fois la fatigue et la joie.

À ce moment, Cillin n’était pas parti depuis longtemps avant que Shawton ne se montre dans un aéronef avec ses hommes, donc les quelques bêtes extraterrestres rouges et noires qui restaient abandonnèrent le combat avant de s’échapper rapidement.

Cillin agita les mains. « Est-ce que tout le monde va bien ? »

« On s’est tous fait soigner nos blessures. Ceux qui étaient plus sérieusement blessés sont encore à la baie médicale, mais la vie de personne n’est en danger. »

« Où est Beaver ? »

« Il est dans son atelier personnel. Il traite les informations qui ont été rapportées sur le vaisseau. »

Une copie des données était déjà téléchargée pour chaque personnel de l’équipe d’analyse technique sur le vaisseau mère de l’Escadron Six. Mais Beaver était curieux à ce sujet, et il devait simplement analyser les données lui-même.

Cillin arriva à l’atelier de Beaver et frappa à sa porte. Normalement, Beaver n’appréciait pas que les gens le dérangent pendant qu’il travaillait, et sa sonnerie avait été mise sur le mode silence. Donc Cillin n’avait pas d’autre choix que de frapper à sa porte.

Beaver ouvrit finalement la porte après qu’il eut tapé pendant un très long moment. Ses yeux étaient complètement injectés de sang. Il apparaissait que l’analyse des données ne progressait pas bien.

« Qu’est-ce que c’est ? » dit Beaver d’une voix faible. Il avait épuisé trop d’énergie à analyser une montagne de données en peu de temps, et maintenant son esprit était toujours dans un fouillis chaotique. Il ne pouvait vraiment pas se débarrasser du sentiment qu’il passait à côté de quelque chose.

« J’aimerai emprunter ton analyseur pour analyser une fréquence sonore. » Cillin n’entra pas dans l’atelier de Beaver. C’était le terrain privé de Beaver, et mis à part Dias, personne n’était jamais entré à l’intérieur, pas même le commandant de l’Escadron Six, Shawton en personne.

« Une fréquence sonore ? Quelle fréquence sonore ? » Les données que le groupe de Dias avait rassemblées incluaient aussi quelques fréquences sonores, bien qu’elle proviennent toutes des bêtes à la peau cornée et des bêtes extraterrestres rouges et noires.

« La fréquence sonore des oiseaux. »

Les yeux de Beaver s’illuminèrent. « Va t’asseoir dans la salle d’à côté pendant une minute. Je vais l’analyser tout de suite. »

Hochant la tête, Cillin partit s’asseoir dans la petite salle près de l’atelier de Beaver.

« Pfff, regarde-le prendre son air mystérieux, nous battant froid à l’extérieur. » Le chat gris suivit Cillin et sauta sur la table, demandant à Cillin de lui verser une tasse de jus de fruits. Après l’avoir lapé avec un air exigeant, il leva la tête et dit d’un ton secret : « Veux-tu que j’écoute à la porte d’à côté pour voir quelles données il traite ? »

« Écouter à la porte ? Tu peux entendre les données qu’il traite ? » dit Cillin sur un ton surpris.

La tête du chat gris se dressa en l’air d’une manière pompeuse. « Bien entendu ! Toutes les machines émettent un son spécifique, et les données qu’elles traitent ‘parlent’ un langage spécifique. C’est juste que vous les gars, vous ne le savez pas, et vous ne pouvez voir que les résultats des calculs et une partie du traitement sur un moniteur. »

« Cela ne signifie-t-il pas que si quelqu’un inventait une machine qui peut recevoir et traduire ce genre de ‘langage machine’, il pourrait espionner où qu’il aille ? »

En entendant les paroles de Cillin, le chat gris lui lança un regard dédaigneux. « Ignorer le fait que si ces machines merdiques de bas niveau peuvent ‘entendre’ est une question en soi-même, même si elles le pouvaient, il est hautement probable qu’elles ne puissent pas les comprendre. Par exemple, est-ce que tu comprends les langages autochtones de ces planètes de périphérie ? »

« Donc tu veux dire que différentes machines parleront un langage différent. Mais pourquoi peux-tu les comprendre ? » Il était d’accord avec la déclaration du chat gris. Cillin savait qu’il était difficile de comprendre ce ‘langage machine’, ou l’AG aurait inventé une machine espion comme ça depuis longtemps. Cillin avait aussi une autre question à l’esprit : l’atelier de Beaver était drôlement bien insonorisé, donc de quelle manière exactement le chat gris était-il capable de les ‘entendre’ ? Se pourrait-il que ce genre de langage machine ne soit pas un genre d’onde sonore ?

« Je ne sais pas, je sais seulement qu’elles parlent, et que je peux les comprendre. Hmm, c’est le pouvoir du miracle de la vie de l’univers ! »

Cillin se frotta la joue, et juste au moment où le chat gris était suffisamment complaisant pour flotter dans l’air, il attrapa l’une de ses oreilles et changea abruptement de sujet : « Tu nous cache quelque chose, n’est-ce pas ? »

« Q… Quoi ? Je n’ai rien caché ! » Soudainement, les sentiments fiers du chat gris furent complètement balayés par les paroles de Cillin.

« Essayer de camoufler les choses ne fait que les rendre plus difficiles. À la seconde où ton oreille a tressailli, j’ai su exactement ce que tu pensais dans ta tête. »

« Non-sens… Ce n’est pas possible ! » Le chat gris faisait de son mieux pour contrôler ses oreilles et les empêcher de bouger.

« Regarde-toi, tout tendu, comme si j’avais fais mouche. »

Cillin appuya sur un bouton, et un miroir apparut sur le mur. Dans le miroir, le chat gris avait l’air pétrifié comme s’il était pris dans la glace. Il était littéralement si raide qu’il ne pouvait pas être autre chose que la suspicion incarnée.

« Petit gars stupide ; il ne peut même pas mentir pour sauver sa propre vie. Comment oses-tu te proclamer être un cyborg qui a vécu au-delà de centaines d’années ! »

Le chat gris ouvrit la bouche dans une tentative de décontracter tout son corps. Ensuite, il abandonna et s’enroula en boule sur la table, ignorant Cillin.

En voyant le mécontentement du chat gris, Cillin donna par amusement une chiquenaude sur le bout de l’oreille exposée du chat gris. « Très bien, cesse d’être embarrassé. C’est aussi un processus d’apprentissage. Si tu tombes sur un chercheur maniaque un jour, il va te tirer les vers du nez en quelques secondes et te disséquer en détail. »

Cillin n’essayait pas de lui faire peur. Certains chercheur de l’AG étaient vraiment complètement tarés, et ils pouvaient littéralement faire n’importe quoi à n’importe quel prix ou moyens pour leurs propres buts. Comparé aux cyborgs enregistrés, le chat gris était absolument une existence qui était de loin plus unique et de valeur pour la recherche, donc Cillin espérait que ce petit gars pourrait vivre seul si le jour venait où il n’y aurait personne ayant la capacité de le protéger du mal. Au moins, il espérait que le chat gris ne serait pas vendu sans son propre consentement.

Les pattes couvrant la tête du chat gris se détendirent un peu, mais son corps était toujours roulé en boule.

Cillin frotta le chat gris enroulé sans ménagements. « Toujours malheureux ? Tu es comme un enfant ou quelque chose du genre. » Après une pause, Cillin sourit et dit : « Tu as trouvé un filon de minerai, n’est-ce pas ? »

« Mmm ? Comment le sais tu ?! » Le chat gris redressa abruptement la tête.

Cillin sourit sans répondre. Il avait déduit cela à partir de diverses observations simples, et il n’était pas sûr lui-même d’avoir raison. Mais si le chat gris avait réagi de cette manière, alors ses déductions étaient probablement correctes.

« J’ai lu dans quelques publications avec de nombreux points de contribution qu’il y avait certains chercheurs qui déclaraient qu’un cyborg serait forcé de prendre une forme de carbone dans certains hauts champs énergétiques. C’est parce que leur forme de machine seraient sévèrement affectée dans cet état.

Le chat gris y donna un peu de réflexion avant de secouer la tête. « Je ne sais pas. Je n’ai pas expérimenté cela moi-même. Je me suis bien senti un peu mal à l’aise lorsque j’étais près du gisement de minerai, mais c’était simplement une question d’adaptation. Pas grand-chose. »

« C’est donc ça. C’est probablement la balle blanche alors. »

« Mmm. Certainement. »

« Oublions la balle blanche pour l’instant. À propos du gisement de minerai énergétique, si je devine bien, alors ces analystes expérimentés pourraient très certainement parvenir aux mêmes conclusions. »

« Ah ? » Le chat gris se figea pendant une seconde avant de crier à tue-tête : « Tout ça c’est de ta faute ! Si tu ne m’avais pas appelé, j’aurai pu extraire tout le gisement moi-même ! Maintenant, on en a fait un profit pour eux alors que nous ne recevrons rien ! »

Cillin étendit la main et tapa un coup sur la tête du chat. « Qui sont ces ‘eux’ dont tu parles ! Nous sommes dans la même équipe de Hunters, tu sais. Si l’équipe trouve le gisement, alors ce sera grandement bénéfique pour son futur développement. Sur les vaisseaux de qui vas-tu voler s’il n’y a pas de gisement de minerai ? Ce n’est pas comme si nous n’allions rien faire d’autre que de les manger de toute façon, ou ai-je tort ? »

Le chat gris réfléchit pendant un moment et pensa que c’était vrai. Mais il était encore un peu réticent et murmura à voix basse : « Mais je peux utiliser le gisement de minerai énergétique pour rembourser ma dette… »

« Très bien, cesse donc de t’inquiéter de ça. » Cillin frotta la tête du chat gris. « Tu as sauvé Cary et tu as trouvé un gisement de minéraux, donc c’est 100 millions de crédits qui sont ôtés de ta dette. »

« Vraiment ?! » Les yeux du chat gris s’illuminèrent. Cela n’avait pas pris longtemps avant de rembourser un cinquième de sa dette, n’est-ce pas ? Il semblait que le jour où il échapperait à son identité d’esclave de dette n’était pas très loin, miaou.

Pendant qu’ils parlaient, Cillin et le chat gris remarquèrent l’activité dans la salle près d’eux et devinrent silencieux. Avant longtemps, Beaver entra et dit tout excité : « Les résultats de l’analyse sont tombés, et j’ai deviné certains de nos problèmes également ! Cillin, allons trouver le Lieutenant Commandant ensemble. C’est un indice très important ! »

Cillin ne partit pas. « Ça va, vas-y d’abord et fais le rapport au Lieutenant. Contente-toi d’annoncer les résultat quand il sera temps. »

« Très bien alors, j’y vais ! Tu as rendu un grand service cette fois, Cillin ! » Beaver était très excité d’être en capacité de produire des résultats plus grands que l’équipe d’analyse sur le vaisseau mère de l’Escadron Six.

Cillin se rassit après avoir vu le départ de Beaver. Il connaissait déjà les résultats des analyses de Beaver depuis longtemps, et lui donner la fréquence sonore était simplement une manière de fournir à Dias par le biais de Beaver la donnée qu’il manquait à l’équation. Cela dit, maintenant qu’il y réfléchissait, il semblait que ces bêtes ne soient pas les choses les plus importantes dans tout ça.

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