skip to Main Content
Menu

SRH – Chapitre 196 – Le départ, Vent Écarlate [Partie 1]

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

SRH - Chapitre 196 - Le départ, Vent Écarlate `{`Partie 1`}`

Le chat gris se déplaçait incroyablement rapidement et sans pause. Il fonça tout droit dans la même direction jusqu’à arriver à une déchirure dans la prison. Un trou avait été soufflé au sommet du bâtiment à cause d’une grosse explosion.

Le chat gris sauta à l’intérieur et le petit chien de l’enfer le suivit de près. Lung les suivit également à la hâte après avoir garé la voiture volante sur le côté.

Les dispositifs d’alimentation électrique à l’intérieur du bâtiment avaient tous été détruits. Après avoir pénétré profondément dans le bâtiment, tout ce qui se trouvait dans les environs était couvert de noirceur. Lung sortit quelques lampes à énergie flottantes.  Les sites environnants étaient clairement révélés sous l’éclairage des lampes.

Il y avait des morts partout. Plus de la moitié d’entre eux étaient des condamnés car il n’y avait pas beaucoup de gardiens de prison dans cette zone. Lung regarda et vérifia comment certaines de ces personnes étaient mortes. Certaines étaient mortes d’un conflit mutuel, alors que d’autres avaient été tuées d’un seul coup. Il était très probable que les hommes des deux forces inconnues avaient porté l’unique coup.

Lung laissa échapper un soupir. De tous les temps, pourquoi avaient-ils dû affronter ces deux forces maintenant ? S’il savait qu’ils se seraient présentés à cet endroit, il ne serait absolument pas venu pour une aventure. Mais encore une fois, qui aurait pu s’attendre à ce que ces deux forces qui se trouvaient en haut de l’AG viendraient dans une prison de premier niveau ?

Après avoir pris quelques virages, le chat gris sauta à l’étage inférieur et renifla de nouveau. Ensuite, il continua à courir une fois de plus.

Il n’y avait pas que le chat gris. Le petit chien de l’enfer avait également capté le parfum de Cillin.

« Wheeze, qu’est-ce que ça donne ? » Demanda Lung en courant derrière.

« Je peux sentir Cillin. Mais il y a aussi une odeur étrangère ; une odeur très étrange. » Répondit le chat gris sans se retourner.

Peu de temps après, le chat gris arriva à l’entrepôt et éternua soudainement.

« Quelle odeur dégoûtante ! » Dit le chat gris en secouant ses moustaches.

Le petit chien de l’enfer partageait évidemment plus ou moins le même sentiment. Il fronça les sourcils, découvrit ses crocs et fit le tour d’une flaque d’eau gluante non loin de là avant de secouer la tête et de partir.

« J’ai déjà rencontré ces choses auparavant. » Dit Lung. C’était la trace laissée par cette créature ressemblant à une souris après sa mort.

Le chat gris ignora Lung et regarda dans une direction du couloir. Cillin était venu de cette direction, alors qu’un type particulièrement dégoûtant était également parti dans cette direction. Par conséquent, Cillin avait probablement rencontré cet homme dégueulasse.

Le petit chien de l’enfer s’avança dans un coin et laissa échapper un grondement sourd.

« Une femme. » Le chat gris renifla et dit : « Cette femme est partie avec Cillin. »

Une femme ? Sérieusement, Cillin…

 

« Ils sont allés dans cette direction ! » Le chat gris étendit ses quatre membres et courut dans l’autre sens du couloir.

Lung sortit le plan de la prison. Selon la présentation affichée, Lung détermina également le chemin d’évasion de Cillin.

Le chat gris s’arrêta à une certaine partie du couloir. C’était l’endroit où Cillin avait combattu le cinglé qui pouvait se fondre dans les murs, et où cet œil unique était apparu.

Bien que Lung crût que Cillin soit en vie, il était toujours très inquiet. Après tout, affronter les deux forces n’était pas une plaisanterie. Une erreur de calcul serait fatale. Heureusement, ils ne trouvèrent pas le sang de Cillin à cet endroit. Le chat gris continua à chercher Cillin en suivant son odeur.

Peu à peu, le nombre de morts commença à augmenter. Cela était particulièrement vrai au passage secondaire du couloir, et beaucoup de corps avaient été coupés en deux en une seule frappe. Le chat gris avait également mentionné qu’il avait capté plusieurs odeurs spéciales dans l’air.

Des odeurs spéciales signifiaient des personnes spéciales. Ils n’étaient pas l’humain commun et moyen, et cela signifiait une fois de plus que les membres des deux forces s’étaient manifestés.

Hmm ?

 

Lung regarda les cadavres environnants. Tous les os de ces cadavres étaient brisés, ce qui était particulièrement vrai pour ceux qui étaient déjà morts et pour ceux qui n’avaient aucun pouvoir de résistance. Presque tous leurs os avaient été complètement écrasés et leurs muscles déchirés. Ces morts reposaient sur le sol comme de nombreuses flaques de colle, leurs corps étaient déformés. À y regarder de plus près, il semblait qu’ils aient été affectés par une certaine force après leur mort. Sans la peau qui les enveloppait, ils n’auraient guère pu conserver leur forme humaine.

Lung avait donné l’ordre aux robots de prendre des photos de tout ce qu’ils avaient vu en cours de route. Il les analyserait une fois qu’ils seraient sortis de cet endroit. Il s’agissait d’une information importante, et il l’enverrait aux autres membres de la famille Andrea qui étaient arrivés dans le Secteur S.

En excluant ces découvertes, Lung remarqua également que la fourrure du chat gris et du petit chien de l’enfer s’était gonflée. Ce n’est pas qu’ils aient perçu les dangers actuels à cet instant précis, mais qu’il y avait auparavant des gens incroyablement puissants.

Le chat gris verrouilla son regard sur un passage en particulier et courut dans cette direction : « Il est là ! »

Au début, ils étaient plutôt enthousiastes, mais ils ne coururent pas très loin avant de se rendre compte que le passage était devenu de plus en plus étroit. En fait, à un moment donné, le haut et le bas du bâtiment avaient été compressés directement.

« Cillin, fais-moi un miaou si tu es toujours en vie ! » Rugit le chat gris de l’autre côté.

En réalité, Cillin avait remarqué le chat gris et l’arrivée des autres depuis un bon moment. Il pouvait entendre leurs pas, et ceux du chat, en particulier, étaient trop familiers à ses oreilles. Il y avait aussi les pas de Lung et d’une autre créature qui faisaient des bruits de griffes grattant le sol. Il était probable que ce soit le petit chien de l’enfer.

Quand il entendit l’appel du chat gris, Cillin lui répondit avec beaucoup de respect par un ‘miaou’.

Les oreilles du chat gris se contractèrent. Le miaulement de Cillin était très désagréable pour les oreilles, mais c’était bien tant qu’il était en vie. De plus, à en juger par sa voix, il n’avait pas été trop blessé.

Lung était enfin à l’aise tandis qu’il s’asseyait non loin de la ruine. La raison pour laquelle il n’y allait pas, c’est parce que ce côté du couloir était trop étroit.

« Je vais creuser directement. Y-a-t-il un problème ? » Demanda à nouveau le chat gris. Il craignait que cela ne provoque un effondrement ou quelque chose s’il creusait violemment.

« Vas-y à fond ! » Dit Cillin.

Cillin pouvait maintenant bouger les bras, mais il se sentait toujours un peu léthargique. De plus, il ne pouvait pas se tenir debout dans un si petit espace.

Le chat gris commença à se débarrasser des murs environnants à l’aide de ses griffes. Le petit chien de l’enfer lui emboîta le pas en voyant cela.

La bouche de Lung se contracta en regardant les deux gars travailler avant de regarder ses propres mains. Il secoua la tête et soupira : quelle disparité !

Il ne fallut pas longtemps avant qu’un trou n’apparaisse dans le couloir comprimé. Quand le chat gris se mit à creuser de l’autre côté, il jeta un coup d’œil à Cillin et renifla son corps une fois. Après avoir tapoté Cillin avec sa patte et confirmé qu’il n’avait pas subi de blessure mortelle, le chat gris lui sauta alors sur la tête et commença à lui gratter les cheveux.

« Tu vois, je savais que tu ne pourrais pas te débrouiller sans moi ! » Le chat gris gifla durement le visage de Cillin tout en bousillant les cheveux déjà ébouriffés de Cillin encore pire qu’avant, se défoulant.

Cillin sourit et leva la main pour gratter le menton du chat gris. Puis il pointa le doigt sur la porte fermée à côté de lui et dit : « Allez, sois gentil. Il y a encore une porte sur le chemin. Continue à creuser. »

Le chat gris renâcla une fois avant de marcher lentement devant la porte avec la queue dressée bien haut et commença à creuser.

Le petit chien de l’enfer avait élargi le trou que le chat gris avait creusé plus tôt afin que lui et Lung puissent y passer. Quand Lung entra par le trou et regarda Cillin par terre, il poussa les débris et dit : « Mon frère, c’est beaucoup trop petit ici. Sortons vite. »

Cillin regarda Lung qui rampait vers lui et dit : « Donne-moi un moment. Je n’ai pas la force pour l’instant. »

« Nous nous reposerons alors dix minutes. Il ne devrait y avoir aucun danger pour le moment. » Lung se retourna et s’allongea sur le dos. Il donna un coup de pied à Cillin et lui demanda : « Hé, le chat a dit que tu étais avec une femme. Où est-elle ? »

Cillin désigna la porte : « Elle est sortie. »

« Où est la camaraderie ? Ce n’est pas bien, on ne peut pas faire confiance à la femme que tu as trouvée ! Ton œil pour une femme ne peut tout simplement pas se comparer au mien. » Alors que Lung disait cela avec suffisance, une intention meurtrière transparaissait dans ses mots.

« Ce n’est pas son problème. À ce moment-là, nous nous sommes précipités tous les deux devant la porte, mais j’ai été ramené dans le bâtiment par une espèce de force. Elle voulait me ramener à l’extérieur, mais c’était trop tard. » Tout en disant cela, Cillin pointa le morceau de fouet cassé à côté de la porte.

« Une sorte de force ? » L’attention de Lung fut détournée. « Était-ce quelqu’un d’une de ces deux forces ? »

« Comment as-tu su qu’il s’agissait de deux forces ? » Après une pause, Cillin demanda de nouveau : « Tu sais qui ils sont ? »

Lung laissa échapper un long soupir et plaça ses bras derrière sa tête : « Si ma supposition est correcte, ces deux forces devraient être les deux meilleures organisations de tueurs à gages qui ne soient jamais apparues sur le tableau de classement des tueurs à gages, ‘Mist’ et ‘Merciless’ !  »

(NdT : Mist = Brume ou Larmes et Merciless = Impitoyable)

Cet article comporte 1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Do NOT follow this link or you will be banned from the site! Back To Top