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SRH – Chapitre 183 – Le condamné pas à sa place [partie 2]

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

SRH - Chapitre 183 - Le condamné pas à sa place `{`partie 2`}`

Peut-être était-ce parce que le chat gris l’avait réveillé à quelques reprises, mais quand le petit gars vit quelqu’un entrer, il ouvrit immédiatement les yeux et regarda Cillin d’un air pitoyable. Il était sur le point de remuer la queue quand il se rappela qu’elle était saisie par le chat gris. Par conséquent, il renonça à la remuer.

« Euh, les yeux de ce petit bonhomme sont de couleur verte ! » Lung se rapprocha et jeta un coup d’œil avant de s’exclamer : « Je me souviens que les chiens de l’enfer avaient les yeux rouges lorsque nous avons mené des recherches sur la base la première fois. La première fois que je les ai vus, je me suis même exclamé que ces chercheurs avaient choisi à dessein des chiens protecteurs aux yeux rouges. »

« C’est une variation génétique, je suppose. Peut-être que ses parents avaient un gène récessif pertinent, et il a finalement été exprimé sur son corps. »

Cillin fit une petite inspection du petit gars et constata qu’il s’était assez bien rétabli. Peu de temps s’était écoulé, mais des croûtes se formaient déjà sur ses plaies. Sa jambe cassée guérissait aussi très bien.

« Tu récupères assez bien, mais tu dois quand même bien te reposer pendant un moment. » Cillin frotta la tête du petit gars et attrapa le chat gris par le cou, sauvant la queue du petit gars de ses griffes. Il déplaça le petit bonhomme au centre de la table d’opération. « Repose-toi bien. Quand tu te réveilleras, nous mangerons un grand repas. »

Cillin configura le réglage environnemental de l’infirmerie en mode veille avant de lever le chat gris dans ses bras et de quitter l’infirmerie avec Lung.

« Alors, qu’est-ce que tu en penses ? »Demanda Cillin à Lung.

« On le sent différent des autres chiens de l’enfer. Peut-être que ça va vraiment marcher. » Dit Lung en se frottant le menton.

« Je vais m’allonger un instant. Appelle-moi s’il y a quelque chose. »

« D’accord. »

Après que Cillin soit retourné au salon, il tapota les oreilles du chat gris et dit : « D’accord, tu peux arrêter de faire semblant de dormir maintenant. Même tes moustaches sont dressées. »

Le chat gris s’était déjà réveillé lorsque Cillin et Lung étaient entrés dans l’infirmerie tout à l’heure. Il ne voulait simplement pas bouger jusqu’à maintenant. Quand il entendit les paroles de Cillin, le chat gris ouvrit les yeux et sembla découragé. « Je n’arrive pas à bien dormir. »

« Je peux voir ça. Normalement, ta posture de sommeil n’est pas comme ça. As-tu fait un cauchemar ? » Cillin gratta le menton du chat gris.

Le chat gris se déplaçait lentement en fonction du grattage et étrécit les yeux. « Je ne veux pas être capturé par ces chercheurs. » Les données que le chat gris avait apprises du système de cette base lui donnaient l’impression de regarder un film d’horreur réaliste.

« C’est pourquoi j’ai dit que nous devions devenir plus forts. »

« Vous les gars, vous ne pourrez jamais être plus fort que moi de toute façon ! » La nature arrogante du chat gris montra son visage en moins de trois lignes.

« Pas nécessairement. Les élites n’ont même pas encore montré leur visage. »

« À quel point sont-ils puissants ? »

«  Je ne sais pas… »

Dans le Secteur S, sur une planète- prison de troisième niveau.

Même l’air à l’intérieur de cette prison ressemblant à un rempart était froid, sombre et dépourvu de toute chaleur humaine.

Cette planète faisait partie des nombreuses planètes pénitentiaires de troisième niveau du Secteur S. Elle n’avait rien de spécial. Les planètes pénitentiaires de troisième niveau étaient au milieu du statu quo. Les condamnés emprisonnés sur ces planètes n’étaient pas du menu fretin, mais ils ne pouvaient qu’être relégués au second plan si on les comparait à ceux des prisons de quatrième et cinquième niveau. Du moins, c’était comme cela que les choses se passaient aux yeux des gardiens de prison et des défenseurs.

Contrairement aux prisons d’autres Secteurs, qu’il s’agisse de premier ou de cinquième niveau, personne n’était autorisé à s’éloigner des prisons du Secteur S jusqu’à la date de sa libération.

Cela ressemblait à de l’isolement : y être emprisonné plusieurs dizaines d’années, voire pour une période plus longue. Certaines personnes disaient que les prisons de troisième niveau étaient les prisons au traitement le plus mauvais. Dans les prisons de premier et deuxième niveau, il y avait au moins des bagarres publiques à combattre. Les gardiens de prison ne se sentaient pas trop angoissés face aux condamnés des prisons de premier ou de deuxième niveau, étant donné qu’elles étaient après tout des prisons de niveau peu élevé dans le Secteur S.

Les condamnés dans les prisons de quatrième et cinquième niveau étaient relativement réputés ou célèbres à travers toute l’AG. Leur importance était sans comparaison par rapport aux trois niveaux précédents, et le nombre total de personnes dans les prisons de quatrième et cinquième niveau était inférieur au nombre total de personnes dans les prisons de troisième niveau. Par conséquent, l’espace de détention pour chaque condamné des prisons de quatrième et cinquième niveau était plus grand et il existait même des installations de loisirs. Bien entendu, ces soi-disant installations de loisirs n’étaient que des lecteurs et des projecteurs vétustes et délabrés dont au moins un certain nombre d’entre eux ne pouvaient pas projeter une image nette.

Comparés aux quatre autres niveaux de prisons, les condamnés des établissements de troisième niveau n’avaient ni bagarres à combattre, ni équipement de loisir. Au mieux, ils pouvaient lire des journaux ou des magazines datant de quelques dizaines d’années. Ils pouvaient également les utiliser pour s’essuyer le cul une fois la lecture terminée.

Par conséquent, certaines personnes commencèrent à présenter des problèmes mentaux après avoir été incarcérées dans des prisons de troisième niveau pendant une période prolongée. Impatients de leur comportement, les gardiens de la prison punissaient ces condamnés étranges. Les condamnés à mort qui ne pouvaient plus tenir après avoir été soumis à la torture physique et mentale étaient jetés comme des ordures ou transformés en nourriture pour les condamnés de cette prison.

Ka !

 

La porte de l’ascenseur s’ouvrit. Deux gardes entrèrent dans les cellules de cet étage. Les cellules de la prison étaient toutes à ouverture unique et un panneau isolant extrêmement épais séparait chaque cellule afin que les condamnés ne puissent pas communiquer entre eux.

Après que les deux gardes de la prison soient sortis de l’ascenseur tout en étreignant un fouet dans leurs mains, ils arrivèrent à l’entrée du corridor. Après avoir vérifié leur identité dans la zone d’inspection, la porte de l’entrée du corridor s’ouvrit pour laisser passer les deux gardiens. L’un d’eux appuya sur un bouton, ce qui rendit l’un des côtés des murs des cellules transparent le long du corridor. De cette façon, ils pouvaient observer le statut de chaque condamné clairement.

À chaque fois, il y avait des condamnés qui, au bord du désespoir, exprimaient leur mécontentement et leurs sentiments furieux envers les gardiens de la prison en leur montrant les dents. Les gardiens appréciaient également le plus cette situation, car cela signifiait qu’ils auraient de quoi se divertir.

Un gardien balança le fouet dans ses mains sur le mur transparent. Dès que le fouet entra en contact avec la surface du mur, celui-ci convertit instantanément cette haute pression en une onde de gaz à haute pression de l’autre côté du mur. L’impact de cette onde de gaz à haute pression convertie serait renforcé plusieurs fois, voire plusieurs dizaines de fois, en fonction de la force de balancement du gardien de prison. Enfin, cela atterrissait sur le corps du condamné.

Le condamné qui s’était pressé contre le mur et avait montré les dents aux gardes de la prison fut violemment jeté sur le mur opposé par la vague de gaz à haute pression. Une plaie sanglante apparut également sur son corps. Ses mains et ses pieds saignaient au niveau des menottes et les blessures qui n’étaient pas cicatrisées s’aggravèrent lorsque le sang coula sur le sol.

Le condamné rugit à pleins poumons. Personne ne savait si c’était à cause de la douleur ou de ses émotions désespérées.

Les autres condamnés pouvaient également entendre les cris du condamné, mais ils étaient disposés à les entendre puisque c’était la seule occasion où ils pouvaient entendre une voix humaine, même si c’était le son d’un cri sanglant. Après le départ des gardiens de la prison, après le retour à la normale des murs, ils ne pourraient plus entendre aucun son de l’extérieur. Ils ne pourraient entendre que leurs propres murmures et battements de cœur.

Les deux gardes de la prison regardèrent fixement le condamné qui ne ressemblait plus à un humain, se roulant sur le sol et criant à gorge déployée. Ils se mirent à rire comme s’ils avaient vu quelque chose d’amusant.

Quand les gardes de la prison s’ennuyaient, ils fouettaient une fois chaque salle de la prison. Il semblait qu’écouter les cris accablants des forçats était la seule chose qui leur donnait l’impression d’être les patrons qui dirigeaient cet endroit. Même si les condamnés à l’intérieur de la prison étaient très obéissants, même s’ils n’enfreignaient aucune règle, tant que les gardiens de la prison le voulaient, tant qu’ils le voulaient, ils brandissaient le fouet entre leurs mains et frappaient violemment ces condamnés, comme un cirque entraînerait ses animaux.

Cependant, il y avait une cellule qu’ils ne voulaient pas fouetter. Peut-être qu’ils ne savaient pas eux-mêmes pourquoi ils ne voulaient pas la fouetter. Ils sentaient juste qu’ils ne devraient pas fouetter cette pièce, et même s’ils le faisaient, ils ne le feraient qu’une fois. Ils n’essaieraient pas de fouetter le condamné dans cette pièce une seconde fois simplement parce qu’il n’avait pas réagi au passage à tabac initial. Une fois que les gardiens de prison seraient partis, ils ne se rappelleraient plus qu’il y avait un condamné aussi spécial.

Tout comme avant, les gardes de la prison se déplacèrent pour fouetter quelques cellules de la prison selon leur humeur. Quand ils arrivèrent devant la cellule de ce condamné spécial, ils passèrent à côté de lui comme s’ils ne l’avaient pas vu du tout. Ils ne regardèrent pas une fois le condamné à l’intérieur.

Le condamné emprisonné dans cette cellule ne ressemblait pas à un voyou malveillant ou redoutable. Au lieu de cela, il y avait l’aura douce et cultivée d’un universitaire autour de lui. Chaque mouvement qu’il réalisait contenait une partie de l’élégance d’un gentleman et il semblait très poli. Même ses mouvements pour faire tourner les feuilles de journal étaient incompatibles avec cette prison. Il y avait juste ce sentiment lancinant que cette personne devrait être debout et parler dans un vaste amphithéâtre d’un institut d’enseignement supérieur, et ne pas rester silencieux dans cette prison pleine de péchés, sombre et sale.

À l’heure actuelle, ce condamné inhabituel était assis sur la seule chaise de sa chambre, tenant un journal ouvert et lisant. Son autre main tenait une tasse et, bien que le liquide à l’intérieur de la tasse fût visiblement l’eau au goût amer fourni dans cette cellule, la façon dont il tenait sa tasse et buvait donnait la fausse impression qu’il buvait une tasse de thé de la meilleure qualité dans un restaurant de grande classe.

Le condamné ne changea pas ses mouvements de lecture dans le journal malgré les changements apportés au mur, le rire des gardiens de prison et les cris sanglants des condamnés. Il n’avait même pas levé les yeux.

Cependant, lorsque le gardien de prison passa devant sa cellule, ce condamné détourna finalement son regard du journal et regarda à l’extérieur du mur transparent.

Peut-être que les autres ne pouvaient voir que deux gardes de la prison à l’extérieur, mais à ses yeux, il pouvait voir une autre silhouette à côté d’eux.

Le condamné arbora un sourire cordial et hocha la tête comme s’il échangeait des salutations. Puis, il baissa à nouveau les yeux sur son journal.

La silhouette non détectée se figea un instant lorsqu’il vit le forçat. Il lui fit immédiatement un salut avant de finalement quitter la cellule.

Dans une autre cellule de la prison, non loin de la précédente, un homme de grande taille, à la barbe négligée, ronflait au sommet de son lit. Parce que ses ronflements étaient trop forts, le gardien de prison le fouetta deux fois jusqu’à ce qu’il se réveille.

Après que le grand homme ait crié deux fois à cause des deux coups de fouets, il s’assit dans un vertige et se gratta les cheveux en bataille avant de se recoucher. Il ne ronfla pas cette fois, cependant.

Après que les gardes de la prison soient partis dans une litanie de jurons, le grand homme ouvrit les yeux, se leva et regarda à l’extérieur de la cellule. Il dit doucement : « Zéro ! Je ne pensais pas que tu viendrais personnellement cette fois ! »

Il y avait un papillon noir tatoué sur le bras de ce grand homme. Les motifs sur les ailes du papillon semblaient très bizarres. Cela ressemblait à un visage de diable, et certaines personnes avaient appelé ce papillon le ‘Papillon du Diable’.

Papillon du Diable était l’un des trois principaux tatouages du Régiment de Hunters de Blue Butterfly.

Quand les gardes de la prison se retournèrent, le grand homme s’était déjà allongé sur son lit. Les gardes de la prison ne lui prêtèrent aucune attention et après avoir choisi et fouetté quelques cellules en jurant sans cesse, ils quittèrent les lieux.

Une demi-heure plus tard, un jeune homme attendait dans un coin, armé, à l’angle d’un immeuble situé non loin de cette prison.

La tête inclinée du jeune homme se leva soudainement. « Plutôt rapide. »

Une silhouette apparut lentement devant le jeune homme.

« Je lui ai donné l’article. L’opération commencera quand il sera l’heure. »

« As-tu vu autre chose, Zero ? » Demanda le jeune homme. C’était parce que le visage de Zero avait l’air un peu sérieux.

« J’ai rencontré quelqu’un qui ne devrait pas être à cet endroit. »

« Qui ? »

« Couteau de Chasse Jiada. »

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