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SRH – Chapitre 181 : Petit compagnon [Partie 2]

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

SRH - Chapitre 181 : Petit compagnon `{`Partie 2`}`

C’était normal qu’il y ait des bêtes dans les environs. Tant que les bêtes ne les attaquaient pas, ils ne les chasseraient pas à dessein. Une grande majorité de ces bêtes étaient des créatures modifiées dont les gènes primitifs avaient été altérés depuis longtemps. Strictement parlant, ils n’étaient pas qualifiés comme de la nourriture. C’est pourquoi ni Cillin ni Lung n’avaient l’intention de les chasser eux-mêmes pour le moment.

Cependant, lorsque Cillin suivit la direction que le chat gris regardait, il vit la moitié d’un petit visage.

Oui, un visage.

C’était un visage jeune et minuscule.

Cela ressemblait presque à un visage humain. C’est juste que la poussière avait brouillé son apparence d’origine. La fourrure rouge au-dessus de sa tête était très évidente.

À présent, Lung avait également remarqué la créature. Le p’tit gars se cachait derrière le rocher d’une colline éboulée pas très loin, révélant la moitié supérieure de son visage. Ses yeux débordaient de curiosité.

Voyant que les trois paires d’yeux l’observaient, le p’tit gars se cachant derrière le mur baissa rapidement sa tête. Cependant, il pointa le bout du nez une fois de plus après quelques secondes.

« Hé, petit gars. D’où viens-tu ? » Demanda Cillin.

Apparemment, ne percevant aucune méchanceté des propriétaires des trois paires d’yeux, le petit gars marcha lentement à terrain découvert… Enfin, même s’il marchait sur deux mains et deux pieds, ils supposèrent que cela comptait toujours comme une marche. Ses oreilles étaient pointues et leur bord était également recouvert de fourrure. Il avait aussi une queue dans le dos. La queue se balança une fois et son regard sembla indiquer qu’il ne possédait aucune mauvaise volonté.

Cillin et Lung se regardèrent dans les yeux. Un chien de l’enfer !

Mais pourquoi y avait-il un si petit chien d’enfer ? Avait-il été mis au monde par les chiens de l’enfer qui avaient été abandonnés à cet endroit ?

Ils savaient que ceux qui possédaient d’excellents gènes avaient tous été enlevés par leurs chercheurs lorsqu’ils avaient quitté l’institut de recherche. Ceux qui avaient été laissés étaient tous légèrement inférieurs. Cependant, ce petit bonhomme semblait être un succès s’ils le considéraient comme un sujet de recherche. C’était exactement comme deux humains de génotype de rang B donnant naissance à un bébé de génotype de rang A.

Il y avait des blessures sur le corps de ce petit gars. Les blessures étaient très fraîches et saignaient encore. En regardant le sol et le sable collé sur son corps, il avait probablement été blessé par l’onde de choc de l’explosion tout à l’heure.

Cillin sortit un sac de viande séchée et y déchira un trou. Il jeta ensuite le sac vers le petit gars. S’il marchait directement vers lui, il s’échapperait certainement.

En voyant un objet inconnu lancé dans sa direction, le petit gars trembla et recula de plusieurs pas. Cependant, il fut rapidement attiré par l’odeur parfumée de la viande séchée et marcha avec précaution pour la renifler. Ne détectant aucun problème, il avala ensuite tout le sac de viande séchée qui n’avait pas encore été déballé dans son estomac.

Alors que Lung utilisait les standards d’un être humain et observait ce gars qui ressemblait à un gamin de six ou sept ans avalant un sac entier de viande séchée avec l’emballage de manière désordonnée en deux bouchées, il sentit soudainement que sa gorge était un peu serrée.

Quel genre de construction monstrueuse était l’œsophage de ce type ?

Une fois que le petit gars eut fini de manger la viande séchée, il se lécha les lèvres tout en voulant en avoir plus. Il fixa Cillin avec des yeux brillants et la queue derrière son dos remuait sous un angle plus large qu’avant.

Cillin était sur le point de lui lancer un autre sac de viande séchée lorsque son regard changea soudainement. Son apparence d’origine innocente et inoffensive fut remplacée par une intention meurtrière. À cet instant, Cillin et Lung pouvaient sentir clairement sa ferme intention de tuer.

Pop !

Des griffes de plus de dix centimètres de long s’étirèrent des mains du petit gars et, d’une détente de ses jambes, il chargea vers un coin particulier de la zone.

Il courait à quatre pattes comme un animal tout en laissant échapper des rugissements sourds de sa gorge. À cet instant, il ressemblait finalement et véritablement à un chien protecteur de cet ‘Enfer’.

Lung appela les images qu’il avait capturées avec les sondes en l’air. À l’intérieur de la séquence, le petit gars chargeait vers une bête féroce ressemblant à un lion, haute de plus de dix mètres.

Sa vitesse et sa force d’attaque étaient complètement différentes d’avant.

« C’est un chien d’enfer, même s’il ne s’agit que d’un enfant. Leurs réactions vis-à-vis de formes de vie qui ne sont pas des proies pourraient être considérées comme amicales et ils n’attaqueraient pas d’eux-mêmes. Ils ne réagiraient de cette façon que face à une proie. » Lung soupira : « Mon vieux a dit un jour que les chiens de l’enfer sont des esclaves au plus profond de leurs gènes. Soit eux, soit leurs enfants étaient complètement esclaves. Ils se souviendront toujours des paroles de leur maître et ne penseront jamais par eux-mêmes. Même s’ils ressemblent à des humains, leur humanité a déjà disparu. »

La commande aavait été implantée dans les os de la progéniture d’un chien de l’enfer. C’était comme une seconde nature de reproduire complètement une sorte de mémoire de ses parents et de mémoriser l’odeur des proies qu’elle devait traquer. Ce parfum né des gènes mêmes de leurs proies les ferait les pourchasser pour toujours, de la naissance à la mort.

« Allons-y. » Lung tapota les épaules de Cillin : « Cette planète n’est qu’un exemple de tout le Secteur S. Il existe des milliers et des dizaines de milliers de planètes similaires. En fait, ce n’est pas seulement le Secteur S, mais aussi d’autres Secteurs qui connaissent des situations similaires. Il y a beaucoup d’endroits où de telles expériences sont menées. »

Naturellement, Cillin comprit les paroles de Lung. Ce laboratoire de recherche souterrain de la planète Terre Brune n’était-il pas identique ? Il était là depuis des dizaines d’années sans que personne ne le sache. Si Cillin n’avait pas accidentellement pénétré dans l’endroit, l’obscurité aurait persisté.

Lung n’allait pas s’embêter à prélever des échantillons en personne. Les robots qu’il avait envoyés s’étaient acquittés de la tâche, en particulier dans les zones abondantes en eau, comme les lacs. C’était là les domaines clés de la tâche.

Lorsque Cillin et Lung rentrèrent dans le vaisseau spatial, les robots qu’il avait envoyés déplacèrent simplement les objets collectés dans le vaisseau. Les robots avaient également très bien pris en charge la protection et le soin de grands squelettes et étaient en général beaucoup plus fiables que Lung lui-même. C’était probablement l’une des raisons pour lesquelles son père avait envoyé autant de robots pour le suivre.

« Le vent se lève. » Lung regarda le ciel gris et flou : « Un coup de vent à un tel endroit peut se transformer en tempête. Partons vite. Je n’ai aucune intention de faire l’expérience d’une tempête en ‘Enfer’. »

Lung était assis dans la salle de contrôle du vaisseau spatial tout en ordonnant aux robots de travailler plus vite. Ils décolleraient immédiatement après que les derniers échantillons aient été transportés dans le véhicule.

Cillin ne resta pas dans la salle de contrôle comme Lung, mais plutôt à l’extérieur du vaisseau spatial. En regardant d’où il se trouvait, il pouvait voir les changements qui se produisaient autour de cette zone. Les premiers signes de la formation d’une tempête, la pression atmosphérique, la température, etc. étaient tous très évidents. Les animaux commencèrent à s’inquiéter et partirent à la recherche d’un abri.

Soudain, une petite ombre entra dans le champ de vision de Cillin. Il avait perdu sa vivacité antérieure et était devenu beaucoup plus lent.

Son corps entier était couvert de plaies et une de ses pattes postérieures était tordue et appuyée sur le sol. Ses bras avaient différents degrés de blessures et il tremblait de manière instable pendant qu’il se soutenait par terre.

Il boitait dans la direction de Cillin juste comme ça. Sa queue tombante à l’arrière lui donnait une apparence terriblement pitoyable.

« Cillin, il est temps d’y aller ! » Cria Lung de l’intérieur du vaisseau spatial. Maintenant que tous les objets avaient été transportés dans le vaisseau, Lung était impatient de quitter cet endroit immédiatement. Il se sentait mal à l’aise de rester là.

Le chat gris s’approcha et demanda avec hésitation : « Devrions-nous l’aider un peu ? »

Cillin secoua la tête. « N’y vas pas. » Il se tourna ensuite pour regarder le petit personnage avant d’étirer cinq doigts, en s’écriant : « Je compte à rebours depuis cinq. Si tu peux venir, je t’emmène loin de cet endroit ! »

Cillin avait le sentiment que ce petit gars pouvait comprendre ses paroles. Le temps laissé par Cillin était juste suffisant pour que le petit gars puisse faire son chemin jusqu’ici avec ses capacités actuelles. S’il hésitait même un instant, il ne pourrait pas arriver devant Cillin à temps. Dans ce cas, Cillin devrait absolument tourner la tête et s’éloigner.

Mais ce qui les réjouissait, c’était que le petit gars ait accéléré ses pas après que Cillin eut fini de dire ses paroles. Ses yeux étaient brillants. Une traînée de gouttelettes de sang s’étalait le long de son chemin. La piste fut rapidement ensevelie par le vent et la poussière de plus en plus forts.

La petite silhouette vacillait à gauche et à droite dans le vent, mais ses pas étaient incroyablement fermes. Il se dirigea dans la direction de Cillin en ligne droite sans la moindre diminution de vitesse.

Lung vit cette scène sur l’écran à l’intérieur du vaisseau spatial. Il ajusta l’image capturée par la sonde et découvrit que la bête féroce ressemblant à un lion sur laquelle le petit gars s’était jeté plus tôt avait été déchirée en de nombreux morceaux de chair et de peau tout en restant immobile sur le sol. Il était même consommé par d’autres carnivores plus faibles, comme un délicieux repas avant la tempête.

Ouais, si un chien de l’enfer s’y mettait, il mourrait ou sa proie mourrait.

Mais pourquoi le petit gars les avait-il poursuivis ?

Pourtant, en regardant les blessures de ce petit gars et cette tempête, il ne pourrait probablement pas s’accrocher si personne ne l’aidait.

Le petit gars regarda les cinq doigts tendus de Cillin devenir quatre, trois, deux…

Plus vite, plus vite !

Même un adulte aurait du mal à supporter de telles blessures, n’est-ce pas ?

Lorsque Cillin plia son dernier doigt, le petit gars s’effondra sur le sol devant Cillin. Cependant, il arborait un sourire et révélait deux crocs acérés.

Après avoir soulevé le petit gars avec lui, Cillin et le chat gris sautèrent dans le vaisseau spatial.

« Pars maintenant, la tempête est arrivée ! »

« Ne me bouscule pas. Maintenant tu sais comment te dépêcher ?! » Lung fit signe aux robots de piloter le vaisseau spatial et de décoller. Ils s’envolèrent rapidement de cet endroit.

Alors que le vaisseau volait de plus en plus haut, les paysages à la surface du sol se recouvraient à nouveau de gris. Cependant, le bord de la tempête était incroyablement évident. Après avoir quitté la planète, ils regardèrent les éclairs sous les nuages gris alors que Lung affichait les séquences capturées par les sondes temporairement laissées sur la planète.

C’était l’enfer sur Terre, non, c’était l’enfer sur l’Enfer.

Le vent soufflait et la pluie tombait à sceaux. La terre était secouée et les montagnes tremblaient. Un ouragan gigantesque qui descendit du ciel brisa une montagne en saillie et ce fut à ce moment-là que la croûte commença à bouger une fois de plus.

Tout ce qui survivait à un tel désastre ne méritait que l’admiration. Que ce soit ces animaux apparemment faibles ou les grandes bêtes féroces, quiconque pouvait survivre était un être capable et un vainqueur.

Il n’y avait pas de bien ou de mal dans la survie.

Alors qu’ils étaient dans le vaisseau spatial, Cillin donna au petit gars un traitement simple de ses blessures. Il lui donnerait les soins appropriés une fois qu’ils seraient revenus sur le vaisseau. Après tout, les médicaments à bord du vaisseau étaient plus complets.

Cependant, à en juger par la façon dont les blessures du petit gars guérissaient, il survivrait avec juste un petit coup de pouce. Après que Cillin eut fini de soigner les blessures du petit gars et lui ait injecté une dose de liquides nutritifs, il lui laissa de l’espace pour se reposer. Tant que les nutriments seraient conservés, il se remettrai probablement très vite avec sa seule constitution animale.

Le petit garçon était allongé sur le côté sur la table d’opération. Sa jambe cassée ne pouvait pas encore être déplacée après sa réparation. Là maintenant, le petit gars avait replié ses deux bras et posé sa tête dessus. Ses yeux roulaient partout tandis qu’il observait ce qui l’entourait. Le chat gris allait et venait avant d’attirer l’attention du petit gars.

Après avoir tourné autour de lui au-dessus de la table d’opération à deux reprises, le chat gris s’approcha pour le renifler et secoua ses moustaches. « Tu sens le chien. »

Le petit gars répondit par deux cris gémissants. Il était impossible de dire s’il comprenait les mots du chat gris.

Peut-être qu’il était trop fatigué auparavant, mais maintenant qu’il était détendu, il s’endormit rapidement. Quand le chat gris vit cela, il lâcha aussi un bâillement, leva une patte pour attraper la queue poilue du petit gars, l’enroula autour de son propre corps, ferma les yeux et dormit.

Quand Cillin eut fini de soigner les blessures du petit gars et retourna dans la salle de contrôle, Lung fronçait les sourcils et fixait l’écran.

Quand il vit Cillin entrer, Lung lui jeta un coup d’œil : « Tu as terminé ? »

« Mm. Qu’est-ce que tu regardes ? » Lui demanda Cillin en montrant l’écran rempli de codes brouillés.

« C’est un code de transmission que je viens d’intercepter. C’est crypté, et le système d’analyse n’a pas réussi à résoudre quoi que ce soit. Le résultat est cet écran plein de codes brouillés. Cela me donne des maux de tête. »

« Apporte le code original. Laisse-moi essayer. »

Lung abandonna son siège et ramena le code de transmission à la norme. Il se tenait à côté de Cillin, dans l’expectative.

Cinq minutes plus tard, Cillin et Lung fixèrent l’immense image de papillon à l’écran et se turent.

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