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Chapitre 99 – La Déesse Sauvage


Source : Version anglaise

Traduit par : Arpakshaad
Checké par : Miss X


SKYFIRE AVENUE – CHAPITRE 99


La salle de classe des Étudiants Nationaux était dans le bâtiment des masters. C’était l’endroit le plus strict et le plus sérieux du campus, abritant les élèves les plus talentueux, et chanceux, que l’UNE pouvait offrir. Que ce soit en terme de sécurité, environnement de travail, ou n’importe quel autre point, la section des masters du campus proposait le meilleur du meilleur. Et, les étudiants moyens n’avaient pas l’autorisation d’entrer.

Pour cela, le statut d’instructeur de Lan Jue lui fut utile. Il arriva à la salle de classe que Zhou Qianlin avait indiquée sans problème. Il poussa la porte du bâtiment des masters et monta les escaliers jusqu’au troisième étage. Il suivit les panneaux et arriva rapidement à destination. Il s’arrêta devant le bon panneau.

Étudiants Nationaux Deuxième Année, Salle Quatre.

Ouaip, c’est ici. Il s’arrêta devant la porte et jeta un coup d’œil à l’heure. Encore dix minutes avant la fin officielle du cours.

C’est alors qu’il découvrit qu’il n’était pas le seul debout dans le couloir. C’était un beau jeune homme, cheveux blonds et yeux bleus, une silhouette comme un lasso. Un diamant étonnamment large brillait à son oreille gauche. Le jeune, voyant Lan Jue s’arrêter à côté, passa aussi son regard sur le nouvel arrivant.

Il sourit au gamin, puis se figea. Il sut, à ce moment-là, qu’il avait déjà vu ce jeune homme. Se pouvait-il ? Ce jour-là, au mariage… sous les lumières… était-il le jeune homme qui était venu épouser Zhou Qianlin ? L’homme dont il avait volé la femme ?

C’était lui, et s’il n’était pas intervenu ce jour-là, ce serait le mari de Zhou Qianlin.

Il resta figé sur place, ses pensées courant chaotiquement dans sa tête. Son cœur se mit à battre furieusement dans sa poitrine. Mais malgré ce qui s’était passé, ce qui avait suivi, il ne sentait aucun regret.1

« Vous êtes prof ? » Demanda Richard.

Lan Jue se contenta d’un hochement de tête. Il suivit le regard de Richard sur ses propres habits et comprit pourquoi il avait posé la question.

« Bonjour, professeur, » salua le jeune homme poliment.

« Bonjour, » retourna Lan Jue. Il hocha, forçant un sourire mou sur son visage. Il n’était pas bête, et il conclut rapidement que les ‘ennuis’ dont parlait Qianlin se tenaient devant lui. Mais c’était étrange… il venait de l’Alliance de l’Ouest, et le mariage ce jour-là était autant pour eux que pour l’assurance politique. Quand il était tombé à l’eau, ce fut évidemment une grande honte pour les deux grandes familles. Face à une telle situation, que faisait-il là ? Dans l’école ? En uniforme ? C’était, en un mot, étrange.

Richard continua ses questions polies. « Vous venez chercher quelqu’un ? »

« En effet, » dit-il, hochant à nouveau. « Ma cousine. »

Il lança un grand sourire à Lan Jue. « Génial ! Votre cousine va à l’école ici. J’attends quelqu’un aussi. Ma femme. »

« Femme ? » Pour une raison inconnue, entendre ces mots de la bouche de ce jeune homme donna envie à Lan Jue de lui enfoncer son poing dans son visage.

« Ouaip ! La plus belle fille de l’école. Elle devrait bientôt finir les cours. Cherchez la plus belle, c’est elle. » Se vanta Richard2.

« Oh. »

Les tuteurs de Richard avaient été bons, et voyant que Lan Jue n’était pas intéressé par poursuivre la discussion, il se tut de lui-même. Il retourna à sa pose indolente contre le mur le plus proche et regarda la porte de la salle, comme s’il était capable de voir ce qui se passait de l’autre côté.

Le cours se termina rapidement. Au son de la cloche, les élèves sortirent de leurs salles, le couloir précédemment silencieux se remplit d’une cacophonie. La porte de la salle s’ouvrit et une professeur en sortit, non un mannequin.

L’instructrice portait un pantalon moulant, un court blazer noir et une chemise blanche. Ses grands yeux noirs étaient captivants, mais c’était sa silhouette qui captait l’attention. Elle avait un charme naturel, la confiance et l’expérience d’un adulte. Chaque courbe de sa silhouette semblait ne jamais finir, une cour de récré pour les yeux.

Richard, cependant, en la voyant, se cacha inconsciemment derrière Lan Jue.

« Encore toi. » Ses yeux, aiguisés comme des rasoirs tombèrent instantanément sur Richard. « Je te l’ai déjà dit, arrête de harceler mes élèves. Je suppose que mes mots n’ont pas plus de sens pour toi que l’air qu’il me faut pour les dire. Je n’ai vraiment rien à faire de qui tu es, ici ,c’est l’Université Nationale de l’Est. C’est la troisième fois que tu fais ça, et tu sais ce qu’on dit sur les trois chances. On va au bureau de l’enseignement. »

Elle passa Lan Jue comme s’il n’avait pas existé, et attrapa Richard par l’épaule. « P-Professeur Tan, attendez un instant, » dit-il. « Je ne harcèle pas Qianlin. Je suis juste là pour la voir après les cours. Je suis son mari ! » Bégaya-t-il alors que Professeur Tan le traînait, et qu’il levait une main pour résister.

Mais malgré ses protestations, Professeur Tan semblait décidée. Sa poigne était féroce, et les malheureux efforts de Richards pour s’en extirper n’eurent pas beaucoup de résultats. Elle était comme une force de la nature, le tirant sans effort le long du couloir. Les efforts de Richard pour se débattre faillirent quand il perdit soudainement le contrôle et les sens de la moitié de son corps, presque complètement paralysé par une vague de pouvoir émanant de la main de Professeur Tan.

« Ah, Ah ! »

Elle était sauvage ! En regardant, Lan Jue pensa immédiatement à Mika. Les deux étaient remarquablement semblables sur certains points.

« Et tu es ? » Son regard perçant s’était tourné vers lui. « Au moins, celui-ci porte son uniforme, ce que tu as oublié de faire. Tu viens au bureau, toi aussi. »

Elle n’avait pas fini que sa main se tendait vers lui comme un pince.

« Ah ? » Lan Jue ouvrit la bouche, mais elle n’était pas intéressée par la réponse. Ses doigts se rapprochèrent. Lan Jue avait immédiatement reconnu quand elle avait saisi Richard que sa Discipline était atypique. Mais elle n’était que cela, atypique. Rien qui ne soit capable de l’inquiéter.

Presque sans réfléchir, Lan Jue leva la main. Si cela avait été une autre situation, le mouvement aurait suffit à arrêter l’avance du Professeur Lan. Mais il avait oublié qu’il n’était pas Zeus ici, et quoiqu’il en soit un Zeus blessé.

Une vague d’énergie sortit de la main du Professeur Tan. Lan Jue, cependant, sentit sa paume trembler. Il essaya de forcer sa Discipline à l’action, mais une douleur sourde emplit sa poitrine et il ne se passa rien. Ce fut assez de temps pour que Professeur Tan l’agrippe d’une poigne puissante au trapèze. Son corps fut presque instantanément engourdi. Même son visage se pétrifia.

C’est nouveau ça ! C’est la première pensée qui entra dans son esprit. Là était-il, Roi des Mercenaires, Adepte de niveau Neuf, au pouvoir de l’Éclair et de la Foudre, même capable de vaincre ce que le Château Pontifical avait de mieux à offrir… attrapé par une professeure en colère.

Il n’arrivait pas à se souvenir de la dernière fois où il s’était senti comme ça ! Professeur Tan poussa un soupir agité et descendit le couloir à pas lourds, traînant Richard et Lan Jue derrière elle.

Les grands yeux innocents de Richard se tournèrent vers Lan Jue. Zeus, quant à lui, souffrait de convulsions involontaires au visage. Il souhaitait désespérément utiliser sa Discipline pour se sortir de cette situation embarrassante, mais les capacités propres de cette femme n’avaient rien de drôle. Ses doigts comme des griffes étaient enfoncés douloureusement dans son épaule, et avec son propre corps affaibli par la blessure, il trouvait difficile de se défendre contre le plus petit assaut.

Est-ce là ma fin pitoyable, traîné à ma mort comme un chien ? Scandaleux, tout à fait honteux. Et mon costard !…

Désormais, la seule chose qu’il y avait dans la tête de Lan Jue était le désir désespéré qu’aussi peu de personnes possibles voient ce qui était en train de lui arriver. Mais la réalité était cruelle et refusa ses demandes. Presque tous les yeux se tournèrent vers eux. Les professeurs se tenaient sur le pas de leurs portes, et tous les élèves se serrèrent contre le mur. C’était un cauchemar, mais réel et se déroulant devant ses yeux instables.

« Professeur. »

« Bonjour Professeur Tan. »

« Bonjour Professeur. »

Elle passa tous les élèves d’un pas lourd. À chaque salutation, Lan Jue sentait vivement leurs yeux le suivre. Partie, envolée ! Son illustre nom. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était fermer les yeux et prier pour sa mort. Professeur Tan, cependant, fit un signe de tête à ceux qui la saluaient et poursuivit sa route.

ζ

Zhou Qianlin n’avait jamais aimé les foules à la sortie des cours. En conséquence, elle était souvent la dernière à sortir de classe. Il doit être là, pensa-t-elle. Richard aussi. Je me demande s’il l’a vu…

Richard n’était inscrit à l’école que depuis quelques jours. Depuis, il était venu l’attendre après chacun de ses cours, se comportant comme s’ils étaient mariés. Bien sûr, que ce soit légalement ou cérémonieusement, ils n’avaient rien qui les liait. Mais Zhou Qianlin avait été patiente avec lui. Elle se sentait coupable, mais la raison …

Elle poussa la porte et se tint dans le couloir, regardant à droite et à gauche.

« Eh ? Où sont-ils passés ? »

L’agitation qu’elle avait sentie en son cœur à l’idée de voir les jeunes hommes s’estompa, remplacée par de la confusion.

« La Déesse Sauvage a refait une scène, art perdu de la torture et de l’humiliation publique. Les deux ne l’ont pas vue venir, pauvres idiots. On dirait qu’elle était de mauvaise humeur aujourd’hui. »

Les mots de l’étudiant qui passait atteignirent ses oreilles. La Déesse Sauvage ? C’est comme ça qu’ils appellent Professeur Tan. Une femme assez gentille, mais ce tempérament…

Il était probable que Richard soit sa victime. Il avait déjà essayé de la rejoindre ici, et la dernière fois, il avait été prévenu explicitement de ne pas recommencer. Mais le deuxième ? Cela ne pouvait pas… Était-ce Lan Jue ?

Le concept la laissait pantoise. Comment était-ce possible, avec la puissance de Lan Jue? Professeur Tan était un morceau, mais sûrement pas de son niveau.

ζ

Bureau de l’Enseignement.

« Directeur Wu, ces deux jeunes hommes harcèlent mes étudiants. Je demande qu’ils reçoivent un avertissement officiel et une sanction de la part de l’école. » Tan Lingyun beuglait presque ses demandes.

« Eh ? Professeur Lan ? Que diable faites-vous là ? Ne venez-vous pas tout juste de rentrer, et maintenant, vous harcelez les étudiants ? Ugh, Professeur Tan, lâchez-le immédiatement. » Wu Junyi regardait la bouche ouverte le professeur dont il avait chanté les louanges quelques instants auparavant.

Les yeux de Lan Jue étaient encore fermés de honte et de chagrin.

Envolée ! Finie ! Ma réputation !


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  1. NdTEN : Sérieusement ?
  2. NdTFR : dans le texte anglais, Richard se vante ‘presque’ mais je l’ai enlevé parce que si sa dernière phrase est ‘presque’ de la vantardise, je suis la reine d’Angleterre!
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