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Chapitre 78 – Le Palais Moonfiend


Source : Version anglaise

Traduit par : Arpakshaad
Checké par : Miss X


SKYFIRE AVENUE – CHAPITRE 78


« Lâchez vos armes, à terre, les mains sur la tête ! »

S’en suivit le son des armes tombant au sol, juste avant que chacun des hommes à capuche cyan ne joignent ses mains sur sa tête et ne s’agenouillent. Les habitants de la ville qui passaient par là regardaient tous abasourdis, incapables de comprendre ce qui se passait.

« Tu ne peux pas t’en empêcher, n’est-ce pas Guoguo ? » marmonna Lan Jue désespérément.

« Et qui a dit qu’ils avaient le droit de pointer des armes sur mon boss ? » Lin Guoguo lui lança un regard aigri.

Ke’er ricana. « Guoguo a bien fait ! Elle a juste été plus rapide que nous. »

Il regarda découragé vers l’intérieur de la ville. « Au départ, j’espérais pouvoir éviter de faire autant de bruit. »

Les notes perçantes d’une alarme leur parvinrent, et des canons s’abaissèrent du haut des portes du palais. Plusieurs verti-cars se dirigeaient déjà vers eux depuis l’extérieur de la ville.

Les élégants sourcils de Ke’er se redressèrent, mais avant qu’elle ne puisse faire un mouvement, elle sentit la main de Lan Jue sur son épaule. L’instant d’après, un nuage électrique se leva, les entourant lui et les trois femmes. Le temps qu’il se dissipe, l’espace qu’ils avaient occupé était vide.

Il ne fallut que quelques secondes aux patrouilles de pirates motorisées pour être sur place. Le temps qu’ils arrivent, les gardes à genoux avaient repris leurs esprits, mais aucun d’eux n’avait une quelconque idée de ce qui s’était passé. Cela n’avait pas d’importance, car il n’y avait aucune de trace de Lan Jue ou de ses amazones pour prouver qu’ils avaient été là.

Quelque part d’autre, des filaments d’électricité multicolores passèrent en hauteur. Ke’er parla au petit groupe qui venait d’apparaître. « Boss, ton électro-portation n’a jamais été aussi bien ! N’étais-tu pas en train de déprimer maladivement ces trois dernières années ? »

Lin Guoguo la châtia d’un doigt dans les côtes, alors que Mika s’efforçait vaillamment de cacher un rictus ironique. « Ça c’est notre Ke’er, aussi franche et honnête que possible. »

Lan Jue frappa doucement Mika sur le dos du crâne. « Ouais, parce que tu ne parles jamais trop, toi. »

Mika lui tira la langue. « Favoritisme ! »

Alors que les résidus de l’électro-portation se dissipaient, ils se trouvèrent devant les portes de la vieille ville.

« Et vous êtes qui vous ? »

La voix clairement confuse d’un garde à capuche argentée leur parvint. Lui et son partenaire regardaient les quatre silhouettes qui étaient soudainement apparues dans un nuage d’étincelles et de couleur.

Lan Jue leva la tête et un éclat de lumière bleue emplit l’endroit. Les hommes à capuche argentée s’effondrèrent. « Petite Yue, si tu pouvais te donner la peine. » En parlant, le son fut emporté par une étrange lumière bleue, qui s’éloigna dans les airs.

Un éclair était, évidemment, de la lumière. Avec la bonne implémentation et réception, c’était un meilleur conducteur phonique qu’un mégaphone.

Un grand cri comme celui d’un oiseau sortit de l’intérieur du palais, et juste après, une silhouette dorée apparut devant eux.

« Qui êtes-vous ? »

C’était une fille en robe dorée, pas plus de dix-huit ou dix-neuf ans. Elle avait une allure étrangement imposante, avec ses bras étirés sur ses côtés. Mais ce n’était pas sa pose qui était surprenante – au lieu, c’était la paire d’ailes qui sortaient de son dos. Elles se déployaient derrière elle, émettant une apaisante lumière blanche. Une épée en bronze, qui semblait très ancienne, était fermement tenue dans sa main droite. Malgré son apparence, elle n’émettait aucun sentiment de force ou de violence.

Lan Jue regarda la jeune femme, comme absorbé. « Je ne crois que nous ayons eu le plaisir de nous rencontrer. Tu as probablement rejoint le clan les quelques dernières années. Quelle est ta Discipline ? »

« Assez ! » La voix de la jeune fille était dure et froide. L’épée en bronze serrée dans sa main jaillit. Au même instant, la lumière blanche autour de ses ailes devint plus forte, et commença à se solidifier autour d’elles. En bougeant, la lame aussi brilla d’une lumière blanche incandescente. Un certain sens de sainteté et de droiture les enveloppa. De grands reflux de pouvoir passèrent sur Lan Jue et ses camarades.

« Angélisme. Acquis, pas génétique ? Quelque chose que tu as obtenu du Château Pontifical, je suppose. » Lan Jue regarda la jeune femme attentivement.

Elle s’arrêta, étonnée, mais l’hésitation fut rapidement rattrapée par un regard meurtrier. Elle se leva sur la pointe des pieds, et fonça sur Lan Jue en un instant, sa lame pointée comme une lumière blanche et perçante, prête à séparer sa tête de son corps.

« Stop ! Luo Shang ! » La commande régale résonna, mais avait malheureusement une seconde de retard. La lumière blanche avait déjà atteint Lan Jue.

« Stop ! » Lin Guoguo éleva la voix, froide comme de la glace. Ses yeux verts étaient devenus aussi dorés que la robe de la jeune femme.

Le corps de la jeune femme trembla aux yeux de tous. Elle s’arrêta en l’air, alors qu’au même moment, un feu surgit à côté de Lan Jue. Le mur de feu était comme un bouclier, empêchant la fille d’avancer plus loin.

Les lumières blanches et rouges se fracassèrent. Rien ne pouvait pénétrer le flash qui en résulta. La fille en doré avait déjà reculé, et flottait dans les airs, les ailes grandes ouvertes.

Une silhouette descendit vers eux, vêtue d’une robe noire voluptueuse. Elle était fine, et ses longs cheveux noirs flottaient librement derrière elle comme une ombre vivante, lui arrivant jusqu’aux mollets. Sa peau était aussi blanche que de la crème. En fait, il n’y avait que ses pâles yeux rouges qui avaient un peu de couleur. Alors qu’elle flottait vers le sol, elle devint le centre d’attention de tous.

Des troupes entières d’homme à capuche argentée se déversèrent des portes du palais alors que la femme aux yeux rouges faisait son apparition. Parmi eux, deux hommes en or vinrent se tenir derrière la jeune femme. L’un d’eux, en voyant Lan Jue, eut un mouvement de recul. De la peur passa derrière ses yeux.

« Impératrice. » La fille se retourna vers la femme et l’appela respectueusement.

« Luo Shang, je vais m’en occuper. » Sa voix était dure, son expression encore pire, et elle émettait un sentiment palpable de majesté. Avec sa seule présence, l’air autour d’elle semblait se figer de son aura.

« Comme vous le voulez. » Elle recula derrière sa reine. Elle prit position aux côtés de ses deux autres compatriotes dorés.

La femme en noir se rapprocha sensuellement de Lan Jue. Chacun de ses pas augmenta la sensation oppressante de son aura, emplissant l’air jusqu’à saturation.

Elle s’arrêta à cinq mètres de lui.

L’instant d’après, son expression glaciale fondit comme neige au soleil. Et un charmant sourire apparut de sous le givre. Elle lui lança une légère remontrance. « Qu’est-ce que tu fais là à jouer à qui est le plus fort ? »

Lan Jue eut un rire d’excuse. « Ça fait longtemps, Petite Yue. Je n’avais pas l’intention que ça se passe ainsi. Malheureusement, les codes com que tu m’avais donnés pour Crescent City ont expiré. »

L’Impératrice se dirigea à nouveau vers Lan Jue, continuant son grognement coquet. « Ça fait longtemps, et même pas un mot. » Sa main se leva en parlant, et se posa sur le bras de Lan Jue. Si les pirates d’élite présents ne regardaient pas déjà dans un silence étonné, ils le feraient maintenant. Leur noble et majestueuse Impératrice, réduite à une gamine qui drague ?

« Pas si près. » Mika se jeta entre les deux, face à face avec l’impératrice.

« Mika … toujours si pleine de haine, » gazouilla la femme, des plis apparaissant sur son front.

Mika remonta ses lunettes sur son nez, et secoua doucement la tête. Le mouvement fit tomber ses cheveux qui étaient retenus en un chignon sur sa tête. En tombant, ses cheveux se mirent à changer, devenant rouge grenat de la plante à la pointe.

Un pouvoir palpable et horrible jaillit telle une marée. Les hommes à capuche argentée ne purent s’empêcher de faire un pas en arrière avec appréhension. C’était une aura monstrueuse et pas moins étouffante que celle de l’Impératrice.

Tel était le pouvoir de l’une des Amazones de Zeus : Mika, la Succube Stygienne1 !

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  1. Stygienne veut dire qui vient du Styx, le mythique fleuve Romain des Enfers
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