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Chapitre 167 – Le Pilote

Traducteur en Français : Arpakshaad
Editrice & Checkeuse : Miss X

Chapitre 167 - Le Pilote

Quand ils arrivèrent à Skyfire Avenue, Lan Jue ne les amena pas directement chez lui. Il leur fit faire un arrêt par une boutique pas loin.

La façade avait l’air nettement plus moderne que la plupart des autres magasins de Skyfire Avenue. Le mur noir arborait un motif semi-circulaire, avec une série de lignes en dessous qui se regroupaient dans un coin.

En dessous se trouvaient quelques lettres : Wendy Wong.

« On est où ? » Demanda Qianlin en jetant un regard interrogateur à Lan Jue.

« Chez la Couturière ! Je t’ai dit qu’elle me pressait de t’emmener, hier. Je l’ai déjà appelée pour lui dire que nous venions. » Lan Jue ponctua sa phrase en marchant vers le magasin.

Zhou Qianlin le suivit. « C’était un magasin de vêtements ? »

Lan Jue répondit : « Pour être exact, c’est une boutique de sur-mesure. La Couturière gagne bien sa vie, en effet, et les habits qu’elle crée sont universellement célébrés. C’est elle qui a fait la plupart de mes costumes. »

« Génial ! » Dit Qianlin, ravie.

La porte était fermée, ce qui obligea Lan Jue à pousser un bouton discrètement placé à côté de la porte. Après quelques instants, la Couturière apparut.

Elle portait un chemisier blanc de haute qualité avec un col en dentelle rentré dans un pantalon à la dernière mode. Les habits surlignaient sa fine silhouette. Les manches relevées, elle semblait prête à travailler.

En ouvrant la porte, la Couturière arborait un énorme sourire. « Bonjour Qinalin. C’est un plaisir de te revoir ! »

« Bonjour Couturière, » dit la jeune fille sur un ton pareillement enjoué.

La Couturière poussa un petit rire. « Tu n’es pas une de ces personnes de l’Avenue un peu trop coincée. Appelle-moi par mon nom : Wendy. »

« D’accord. »

La Couturière fit un pas de côté, laissant entrer ses deux invités dans le magasin. C’était un endroit assez petit, en comparaison, avec seulement quelques mannequins portant des costumes finis à l’intérieur.

L’intérieur n’était pas aussi moderne que l’extérieur le laissait suggérer. En fait, le décor avait quelque chose de plus classique. Des plaques de bois de haute qualité couvraient les murs, un beau parquet couvrait le sol, des armoires sur-mesure occupaient les coins, un dais avec trois miroirs de plein pied dominait le centre, et un bureau italien était poussé sur un côté. Ce n’était pas grand, mais la pièce criait l’élégance. Le mot ‘confortable’ lui irait tout aussi bien.

Il y avait quelqu’un d’autre en plus de la Couturière dans le magasin. Un homme en pantalon et veste gris sur une chemise blanche, et arborant une splendide cravate. Il semblait ferme et digne, mais laissait suggérer quand même une pointe de quelque chose de plus sauvage.

Il fit un léger signe de tête en voyant Lan Jue. « Maître des Joyaux. Ça fait longtemps. »

Lan Jue était surpris de retrouver cet homme ici. « Pilote, quand êtes-vous rentré ? On m’a dit que vous étiez à une compétition. »

Celui qu’ils appelaient le Pilote sourit. « C’est exact ! Quand la compétition s’est finie, j’ai entendu dire que l’Avenue allait bientôt avoir des trucs importants à gérer. Je suis donc rentré rapidement pour proposer mon aide. »

Lan Jue acquiesça d’un signe de tête. Il se retourna vers Zhou Qianlin, qui se tenait silencieusement à côté d’eux. « Voici le pilote de voitures de course de Skyfire Avenue. Nous l’appelons le Pilote. Et voici Zhou Qianlin. Elle est là pour se faire faire des habits par Wendy. »

« En fait, je vous attendais, » révéla le Pilote. « Vous voulez un verre ? »

Un sourire moqueur grimpa au visage de Lan Jue. « Bien sûr ! Et pourquoi ne vous ai-je pas vu chez le Maître des Vins ? »

Le Pilote secoua la tête. « Je suis pas particulièrement adepte de boire avec ce vieux croûton. Je préfère de loin boire avec des gens de mon âge. » Tout en parlant, il alla chercher des bouteilles dans le cabinet, comme s’il connaissait déjà très bien le magasin. Il mit deux verres à whisky et les bouteilles sur la table devant eux.

«  Et vous, Miss Zhou ? » Demanda le pilote en levant un sourcil vers la jeune femme.

Elle lui renvoya un sourire. « Un verre d’eau, s’il vous plaît. »

« Très bien. » Répondit-il en sortant une bouteille d’eau et en la plaçant devant elle. Lan Jue s’assit en face de lui.

La Couturière attrapa Zhou Qianlin par la main, et la tira en arrière avant qu’elle n’ait pu s’asseoir. Elle tira un rideau pour leur donner un peu d’intimité. « Laisse-moi prendre tes mesures. Ne fais pas attention aux garçons. »

Le Pilote montra les bouteilles qu’il avait sorties du cabinet. « Laquelle voulez-vous ? »

Lan Jue approuva l’idée de son compagnon d’un gros pouce en l’air. « C’est clairement plus drôle de boire avec vous. Au moins, vous n’êtes pas aussi coincé que le Maître des Vins. »

Le Pilote éclata de rire dans le magasin. « N’oubliez pas de le lui dire la prochaine fois que vous le verrez. »

Lan Jue étouffa un rire en prenant une bouteille déjà ouverte. Il tira sur le bouchon, ouvrit la bouteille et en versa un doigt au Pilote et à lui. « Commençons par celui-là, un Glenfiddich de dix-huit ans d’âge. Il a un goût plus doux. Typique des whisky de malt des highlands. »

Le Pilote sourit face à l’expertise de son copain de boisson. « On commence doucement, on dirait que vous prévoyez de finir tout ce qu’il y a devant vous ! »

Lan Jue trinqua avec le Pilote, le son cristallin de leurs verres se rencontrant flottant quelques instants dans les airs. « Vous les avez toutes sorties, non ? Si je ne les bois pas, je vous ferais perdre la face ! »

Les deux tombèrent dans un silence en dégustant le riche liquide doré. Sa chaleur leur remplit l’estomac, puis s’étalant dans le reste de leur corps les réchauffant confortablement. La riche odeur de malte leur ouvrit les pores.

Lan Jue soupira d’aise. « Il n’y a pas longtemps, j’ai demandé au Maître des Vins s’il voulait boire du Talisker de 1985 avec moi. Il n’était tellement pas content qu’il a failli me virer à grands coups de pieds, du coup on a convenu d’un Talisker 18. »

Le Pilote éclata de rire. « Ça lui ressemble pas mal au vieil hibou. Avec tout l’alcool qu’il a, tu pourrais te mettre la tête dedans tous les soirs, et ne pas en voir le bout en une vie entière. Il ne comprend pas, si tu passes tout ton temps à chercher plus d’alcool, tu n’auras jamais la satisfaction d’en boire, concrètement. »

« Il n’a pas tout à fait tort, par contre. » Dit Lan Jue en prenant la défense du vieil homme. « Après tout, la plupart des grands alcool de l’ancienne ère ne peuvent pas être reproduits. Vous le buvez, et il disparaît à jamais. »

« J’ai entendu dire que votre dernière visite à Taihua a été dangereuse, » dit le Pilote, changeant de sujet.

Lan Jue hocha de la tête. « Ouaip. Je récupérais encore d’une vieille blessure, j’ai eu de la chance de pouvoir revenir. Heureusement, le Docteur et le Maître des Vins sont venus à ma rescousse. S’ils n’étaient pas venus, nous ne serions pas en train de partager cette excellente bouteille. »

« Pour notre seconde bouteille, nous avons un Macallan 25 traditionnel. Rare et bon, » expliqua le Pilote.

Lan Jue hocha de la tête. « En effet ! Le label Macallan a une longue histoire qui la ramène jusqu’à l’Ancienne Ère. On l’appelait le Roi des Whiskys. En fait, tout le monde n’appréciait pas son goût placide. Mais à cet âge-là, il avait un goût riche, et un arrière-goût qui venait couche par couche. Complexe. Je suis personnellement un grand amateur. Et pour ce qui est de boire des spiritueux, on le fait correctement : on n’a pas besoin de boire toute la bouteille d’un coup, et en fait, on peut en essayer un certain nombre en les étalant bien. Les différentes boissons donnent des sensations différentes, non ? Il n’y a pas autant de règles que pour apprécier un bon vin rouge. »

Dans la salle de derrière.

La Couturière n’arrêtait pas de complimenter sa jeune homologue en la mesurant de part en part. « Oh, ta silhouette est vraiment parfaite. Les proportions sont vraiment parfaites, c’est presque troublant. Et tous les charmes d’une dame en plus. »

Le joli visage de Zhou Qianlin se mit à rougir. « Vous êtes trop gentille, Mlle Wendy. »

Cet article comporte 4 commentaires
  1. Merci pour le chapitre, petite faute de frappe : « TypiAue des whysky… »

    NB: Le nom du whysky 25 ans d’âge est McCallan et non McCarran , je pense que c’est dû au même problème de transcription écrit/ oral du R et du L pour arigatou.

      1. Merci à toi pour ton commentaire.
        En effet, j’aurais dû faire plus de recherches et trouver le nom du whisky, parce que j’avoue que j’y connais rien ^^
        Je m’en vais changer ça de ce pas 🙂

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