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Chapitre 47 – Prométhée


Source : Version anglaise

Traduit par : Kayorko
Edité par : Zareik
Checké par : Ptit Lu et Kiriate


SKYFIRE AVENUE – CHAPITRE 47


     Sur la planète An Lun de l’Alliance de l’Est.

Dans une vallée entourée de collines ondoyantes et de montagnes, dans une vallée bruissant de sons de métal ; des bâtiments en métal, des machines en métal, des verti-véhicules en métal. Et des Méchas massifs en métal.

Le ciel de la vallée était caché par les innombrables sommets qui l’entouraient et le plus grand parmi eux se trouvait à l’est, la tête cachée dans les nuages.

Deux personnes se tenaient debout au sommet de cette grande montagne.

Les nuages et la brume, telle une mer ondulante, rendaient les deux silhouettes presque indistinctes, semblables à des fantômes.

Chu Cheng avait les mains dans les poches. La lumière tremblotante d’une cigarette était visible à travers la brume, de même que le rouge vif de ses cheveux.

       – Donc je suppose que tu ne m’as pas appelé ici juste pour profiter de la brise avec toi, boss, dit Chu Cheng d’une voix traînante. Il était toujours comme ça, quelque soit la situation, comme s’il venait juste de se réveiller.

Un autre homme se tenait à quelques pas de lui, habillé en habits militaires noirs. Il était grand, trapu avec des épaules larges et un dos droit. Il n’approchait cependant pas le niveau de l’excès – il n’était pas trop large mais plus taillé comme un javelot.

Une étoile dorée était fixée sur l’épaulette de son uniforme.

Un général ! Cet homme aux cheveux noirs de jais, n’ayant pas plus de trente ans, était en réalité un général.

Dans cette ère de science et de technologie avancée, cela demandait un talent spécial et une capacité militaire extraordinaire pour monter dans les rangs.

Habituellement, selon les standards militaires, un homme de trente ans n’était qu’au début de sa carrière et rien de plus. Le général moyen de l’Alliance de l’Est avait cinquante et un ans. Avec une espérance de vie moyenne de cent vingt ans, un général de seulement trente ans était quelque chose de jamais vu auparavant.

       – Comment va-t-il, demanda alors l’homme qui venait de se tourner pour faire face à Chu Cheng.

Ses yeux étaient très verts et, couplés à ses cheveux noirs, lui donnaient une apparence malfaisante. Cependant, à cet instant, leur expression ferme retirait toute la lueur sinistre de ses iris. Son visage était droit, comme taillé avec un couteau. Un pouvoir imperceptible, oppressant, émanait de lui, comme une lame indestructible.

       – Pas si bien. Chu Cheng se frotta paresseusement le nez, luttant pour répondre face à la présence perçante de l’homme.

Les yeux de l’homme aux cheveux noirs de jais s’adoucirent.
       – Trois ans et il ne s’en ait toujours pas remis ?

La voix de Chu Cheng était douce tandis qu’il répondait,
       – Tu connais son tempérament. Si c’était si facile de le faire sortir et de l’aider à s’en remettre, nous ne serions pas inquiets pour lui. Boss, si tu as le temps, la meilleure chose que tu puisses faire est d’aller le voir toi-même. Vous avez tous ces non-dits entre vous qui vous rongent, mais tu as toujours été le plus convaincant. Sans mentionner le fait que tu es son grand frère.

Les yeux de l’homme redevinrent froids et durs.
       – Il n’a pas tort de me blâmer. C’était mon erreur de calcul qui a mené à la chute d’Héra.

Les sourcils de Chu Cheng se relevèrent.
       – Boss, nous savons tous ce qu’il s’est passé. Tu n’as pas besoin de porter tout le blâme sur tes épaules. Même après trois ans, il n’a pas tourné la page mais toi, tu es différent peut-être ? Trois ans dans ce camp à entraîner des soldats, comme une machine.

       – Je t’ai demandé de venir ici, grogna le général, et ce n’est pas pour que tu me dises comment vivre ma vie. Sa décadence, ton manque de progrès – vous avez tous les deux vos problèmes à régler.

Chu Cheng avala sa salive et recula inconsciemment d’un pas.
       – Tu es en colère envers A-Jue boss, ne la retourne pas contre moi !

       – Je ne suis pas en colère, répondit légèrement l’homme. Mes propres capacités ont besoin d’être entraînées et, quelle chance, tu es ici. Montre-moi à quel point tu as progressé depuis ces dernières années.

Tout en parlant, ses longues jambes le portèrent vers l’avant et en un instant, ses yeux verts se mirent à briller d’une lumière aveuglante. Les nuages autour de lui se dispersèrent, remplacés par une colonne de lumière bleue verte.

       – Boss, tu es sérieux ? Chu Cheng tressaillit et son expression indolente fondit immédiatement. Une flamme brûlante jaillit de son dos. Le cœur des flammes était noir.

L’homme aux cheveux noirs de jais n’ajouta rien. Il leva la main et la colonne de lumière se rassembla dans sa main pour former une lance brillante de lumière.

Dans la vallée, le personnel, occupé, fit une pause pour regarder ce qu’il se passait lorsqu’ils virent le sommet de la montagne entouré de lumière.

En un instant, l’horizon entier se retrouva teinté de couleurs qui variaient entre le rouge et le vert. Les deux colonnes d’énergie lumineuse se rencontrèrent et les fluctuations dues à l’échange firent fuir tous les nuages de la vallée.

*****

Une demi-heure plus tard…

       – Boss, tu es pire qu’inhumain ! Chu Cheng pressait une main sur son visage rouge et gonflé tout en s’asseyant sur le sol avec un soupir. Ses vêtements étaient quasiment en lambeaux.

Des parties des vêtements de l’homme aux cheveux noirs de jais étaient aussi brûlés et noircis, mais il se tenait aussi droit et digne qu’au début de leur affrontement.

       – Il n’y avait aucune envie. Je ne prends aucun plaisir à te battre, répondit platement l’homme.

Le visage de Chu Cheng prit une tournure verte.

– Tu me roues de coups et maintenant tu me descends encore plus bas que terre avec tes paroles ? Comment des personnes peuvent-elles encore dire que toi et ton frère êtes des personnes décentes ? Tu es assoiffé de sang et A-Jue est un loup dans des vêtements d’agneau, prêt à rouler tout le monde. Je m’en vais ! Et tu peux être bien sûr que je ne reviendrai pas te voir sur ta planète pourrie. Si tu te sens mal, va relâcher la pression sur ton petit frère la prochaine fois.

       – J’irai le trouver, répondit l’homme.

Chu Cheng s’apprêtait à se lever, mais il s’arrêta de surprise.
       – Tu vas vraiment aller le voir…

L’homme aux cheveux corbeau ne fit que hocher la tête.

       – Mais j’ai entendu dire que tu es sur le point d’avoir une promotion, dit Chu Cheng. Peux-tu vraiment partir maintenant ?

       – Qu’est-ce qu’un titre. Les yeux froids de l’homme fixaient Chu Cheng.

Chu Cheng leva les deux pouces vers l’avant.
       – Bien. Tu mérites d’être appelé Prométhée.

L’homme répondit légèrement.
       – Ici tu peux m’appeler Lan Qing. Je ne suis Prométhée que sur le terrain.

Prométhée, le dieu de la sagesse !

       – Je m’en vais. J’ai hâte d’entendre dire que tu as roué de coup A-Jue. Si tu veux, tu peux même me dire quand tu y vas, je viendrai assister aux festivités.

Lan Qing agita la main avant de se tourner et de descendre dans la vallée.

Maintenant que les nuages étaient partis, la vallée semblait beaucoup plus claire. Le monde de métal reflétait la lumière du soleil sur toutes les surfaces.

Chu Cheng se tenait silencieusement au même endroit et, avec un sourire sur le visage, il leva un doigt en l’air. Il se mit à descendre de quelques pas avant de s’arrêter. Une lumière rouge descendit des cieux avec une énorme silhouette en son centre. Une lumière sanguine brillait à l’intérieur de la silhouette.

Parmi ses quatre frères, Chu Cheng avait aussi un surnom…

Hadès, le Seigneur des Enfers.

*****

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