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Chapitre 6

Warlock of the Magus World


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Traduction : Blazius
Édition : Magycio / Kayorko
Check : P’tit Lu


  Désaccord


« Institut Impérial de Chevalier, hein ? »

Leylin savait que l’Institut Impérial des Chevaliers était le meilleur institut pour les chevaliers du Royaume de Sarad d’où venait George. Non seulement ils ne recrutaient que des nobles, les conditions d’entrée étaient en plus extrêmement élevées. On disait que seuls les surdoués étaient acceptés !

« La maîtrise des techniques d’épée n’est qu’un passe-temps, alors qu’être un Mage est mon rêve de toujours ! »

La force d’un Chevalier était peut-être grande, mais c’était encore dans la sphère de faisabilité de Leylin. Cela ne dépassait pas les limites. Toutefois, les Mages des rumeurs étaient capables de manipuler les éléments, y compris la foudre et le tonnerre. Ils possédaient aussi une grande longévité !

L’éminence d’un Mage dépassait de manière flagrante les limites humaines, et Leylin ne pouvait même pas imaginer à quel point.

De plus, chaque Mage était un érudit débordant de connaissances. Les Mages avaient des attitudes strictes envers la compréhension du monde naturel. Ils tentaient d’étudier les lois de la nature afin d’amasser une quantité énorme de pouvoir, et de l’utiliser selon leur bon vouloir ! Ce style de vie était plus compatible avec l’ancienne vie de scientifique de Leylin.

« Oui ! Même s’il s’agit de Grands Chevaliers, ils ne peuvent au mieux que devenir les servants d’un Mage officiel. La puissance que détient un Mage est quelque chose qu’il est impossible pour nous d’imaginer… »

Le visage de George devint sérieux, et il dit ces mots sur un ton allègre.

« Comment se fait-il que tout ce que tu dis, qu’importent les mots, me donne l’impression d’avoir été prononcé par un barde… » Leylin leva un peu les yeux au ciel.

« Haha… La raison pour laquelle je suis devenu comme ça est parce que mon père m’a envoyé à la cour pour subir un entraînement pour les nobles ! » poursuivit George sur le même ton.

Soudain, en faisant un clin d’œil, il dit narquoisement : « Leylin, tu n’as pas de fiancée, n’est-ce pas ? Pourquoi est-ce que je ne te présenterais pas ma sœur Molly ! La réputation de sa beauté s’étend par-delà les… »

« Dégage ! »

Sous le clair de lune, les deux jeunes gens quittèrent les prairies tandis qu’ils plaisantaient.

« Bonne nuit George ! »

« Bonne nuit Leylin ! »

Après que Leylin eut donné la lame à croisière à George et lui eut dit adieu, il retourna à la calèche.

Dans la carriole faiblement éclairée, il n’y avait que lui. L’intérieur du chariot laissait filtrer une odeur très vague. L’odeur nauséabonde était un mélange de putréfaction et de sueur. Pour cette raison, beaucoup de jeunes nobles refusaient de rester dans la carriole plus longtemps que nécessaire. Chaque fois qu’ils faisaient des arrêts, ils s’échappaient dehors vers les prairies comme des étalons sauvages sortant pour jouer.

Le concept de relation dans ce monde était très ouvert d’esprit, ce qui valait d’autant plus pour la noblesse. Avec la puissante capacité de perception du processeur I.A., Leylin avait découvert de nombreux couples affectueux aux alentours, ce qui l’avait conduit à se chercher encore plus loin un endroit pour s’entraîner.

En utilisant sa vue en supervision pour jeter un coup d’œil à la scène précédente de bataille sauvage, le cœur de Leylin brûla de rage puisque cela lui fit se remémorer les anciens souvenirs de l’enfant gâté.

« Qui l’eût cru ! Après m’être réincarné dans un corps jeune, même mes désirs se sont intensifiés… » Leylin sourit amèrement.

Calmant ses émotions : « Processeur I.A., montre-moi les statistiques de mon corps.

[Leylin Farlier. Force : 1.5, Agilité : 1.6, Vitalité : 1.4, Statut : En bonne santé]

Cela faisait plus d’un mois depuis la première fois qu’il avait pratiqué la technique de respiration de Chevalier. À ce moment-là, l’état du corps de Leylin avait non seulement rattrapé ses pairs du même âge, mais avait aussi surpassé certains. Contre George, il avait dissimulé sa véritable force, ce qui avait causé à George de mal jauger sa force.

« Pas mal ! Je devrais poursuivre avec la cultivation d’aujourd’hui ! »

Leylin s’installa dans une bonne position, et entra dans l’état de cultivation. C’était son devoir quotidien. Selon les instructions du processeur I.A., après s’être entraîné la nuit, il devrait pratiquer la technique de respiration encore une fois pour avoir les meilleurs effets.

Après qu’une vingtaine de minutes fussent passées, Leylin était complètement trempé de sueurs, mais la quantité d’impuretés noires qui s’écoulaient étaient clairement réduites par rapport à avant.

« Pfiou ! » Leylin ouvrit ses yeux et regarda son corps. Il dit un peu exaspéré : « Les effets de la technique de respiration s’estompent, ce qui est logique. Selon l’estimation du processeur I.A., la technique de respiration de la maison Farlier, même après optimisation, va complètement perdre effet d’ici que j’augmente les statistiques de mon corps jusqu’à 2. C’est le niveau des Chevaliers Préparatoires. Après cela, je devrai utiliser mon propre pouvoir, ainsi que les stimulations externes d’expériences de mort imminente, afin de tenter d’éveiller mon énergie vitale. Alors seulement, je serai capable de m’améliorer à nouveau… »

Tout en réfléchissant, Leylin sortit un fruit de couleur jaune de sa poche. Il y avait des points noirs à sa surface, lui donnant un air plutôt horrifiant.

Leylin le mit directement dans sa bouche, et ensuite prit une racine d’herbe, les mâchant ensemble.

[Bip ! Le corps de l’hôte récupère lentement de la fatigue. Il est possible de continuer avec une nouvelle série de respirations !]

La voix du processeur sonna.

« Excellent ! » Ces concoctions d’herbes avaient été créées par Leylin durant le mois dernier après d’innombrables expérimentations en utilisant le processeur I.A.. Cela pouvait réduire sa fatigue, et augmenter le nombre journalier de fois qu’il pouvait pratiquer sa technique de respiration.

En ajoutant de plus quelques remèdes fortifiant le corps, le physique de Leylin s’était amélioré à une vitesse extrêmement rapide.

« Encore ! » Leylin entra à nouveau en état de cultivation.

Durant le mois passé, le groupe avait déjà passé plusieurs petits royaumes. Finalement, ils étaient entrés complètement dans les régions sauvages et désertiques.

Il y avait peu de monde dans le désert. Ce n’était qu’une étendue désolée de sable, avec des marques récentes faites par de féroces bêtes sauvages ou des bandits montés à cheval.

Depuis que le groupe avait atteint cette zone, ils avaient affronté le danger plusieurs fois. Même si personne n’était mort, les sens de Leylin s’étaient mis en alerte. Il ne pouvait attendre d’étancher sa soif de pouvoir.

Quand les rayons de l’aube se faisaient voir, le groupe de voyage reprenait son trajet.

Leylin s’asseyait tout seul dans un coin, les bras croisés. Les jeunes autour de lui l’évitaient tous avec dégoût, lui permettant d’avoir un peu d’espace.

« Je ne sais pas quelles méthodes Bessita a utilisées. Les gens dans la calèche continuent de m’exclure. S’il s’agissait d’un gamin ordinaire, il serait devenu cinglé depuis longtemps ! C’est dommage qu’ils m’aient à la place ! »

Leylin s’étira avec complaisance. Il s’était entraîné jusque tard dans la nuit hier, ce qui l’avait rendu extrêmement fatigué. Cet espace vide était suffisant pour lui permettre de se reposer un moment.

« En tout cas, ce monde est vraiment immense ; le groupe a voyagé pendant six mois, mais n’a toujours pas atteint sa destination. Nous n’avons pas encore aperçu l’océan non plus… »

Tandis que les pensées de Leylin dérivaient, il entra dans le sommeil les yeux mi-clos.

Ding ling ling !

À ce moment, le groupe de voyage s’était déjà arrêté. L’homme en noir secouait la cloche entre ses mains : « Mesdemoiselles et messieurs ! Il est temps de descendre du chariot pour prendre le souper. ! »

« C’est à nouveau l’heure ? » Leylin ouvrit les yeux. « Ce genre de vie est vraiment ennuyant ! »

Après avoir débarqué la carriole et avoir reçu sa portion de nourriture, Leylin mâchait un morceau de pain blanc tandis qu’il marchait vers un espace d’herbes à côté du camp.

Il avait déjà utilisé toutes les herbes de substitution qu’il avait récoltées précédemment, il se préparait donc à se refaire un stock.

Alors qu’il marchait, il observait nonchalamment les plantes des alentours. « C’est un Fruit à Racine de Jade, il est déjà dans la base de données. Il ne me sert à rien ! »

« Mn ! Herbe de Samun, c’est une sorte de plante qui ne peut être trouvée que dans les régions sauvages. Je peux la récolter ! » Leylin arracha une tige d’herbe sale et de couleur brune. Il y avait de nombreuses épines pointues sur les côtés de la plante. Leylin cassa prudemment le brin en deux et utilisa ses doigts pour essuyer le liquide couleur de jade qui en coulait continuellement. Une expression de déception apparut sur son visage alors qu’il mit ses doigts dans sa bouche.

« Je l’ai trouvé, un Fruit Serpent sans fleur ! » Leylin jeta l’herbe de Samun sur le sol. Alors qu’il marchait tranquillement, il avait noté du coin de l’œil le même fruit jaune qu’il avait mangé le jour précédent, qui poussait sur un arbuste. Son visage exprima la joie.

« Héhé ! Qu’est-ce que je vois là ? Leylin ! Je devrais dire ‘comme on peut l’attendre d’un petit noble de la cambrousse’ ? Tu manges vraiment les fruits sauvages poussant sur les bords de routes ? Tu ternis vraiment la réputation de la noblesse… »

Juste après que Leylin eut arraché le Fruit de Serpent sans fleur et l’eut mis dans sa poche, une voix agaçante se fit entendre.

« Est-ce que c’est Ourin ? » Leylin leva la tête, et vit le meurtrier qui avait tué le précédent propriétaire de ce corps.

Ourin avait des cheveux roux, et était un tas de muscles. Ses bras étaient aussi larges que les cuisses de Leylin. Il avait les bras croisés alors qu’il lançait un sourire moqueur à Leylin.

Il y avait quelques jeunes nobles à ses côtés, qui s’étaient tous réunis pour le ridiculiser.

« Processeur I.A., scanne leurs statistiques ! »

[Scan complet ! Ourin. Force : 1.7, Agilité : 1.2, Vitalité : 1.5, Statut : En bonne santé] rapporta le processeur I.A.

D’après les données devant ses yeux, la force d’Ourin n’était pas si mal. Sa force équivalait presque à celle de deux adultes. Rien d’étonnant à ce qu’il ait été capable de blesser mortellement le précédent Leylin.

En tant qu’enfant de la noblesse, du moment qu’ils étaient capables d’endurer les souffrances et de persévérer dans leur entraînement quotidien, ce n’était pas anormal d’atteindre de tels résultats. Surtout qu’ils pouvaient en plus s’aider de techniques de respiration.

Les nobles aux côtés d’Ourin n’étaient pas si forts ; la plupart d’entre eux étaient en dessous de 1. Leylin avait même vu un jeune au visage pâle dont les stats tournaient autour des 0.5, entrant en compétition avec le précédent Leylin.

Calculant mentalement les statistiques, la force d’Ourin ne différait pas tant de la sienne. Mais son maniement de l’épée et ses mouvements ne pouvaient assurément pas rivaliser avec ceux de Leylin, qui avait l’aide du processeur I.A.

Quant au reste, ils n’étaient là que pour faire bonne figure. La disparité entre ses stats et les leurs était trop grande. Ce serait un jeu d’enfant de s’occuper d’eux, tel un adulte malmenant un enfant.

« Y a-t-il un problème ? demanda Leylin, la voix calme.

« Tu… » La réaction de Leylin avait de toute évidence dépassé les prévisions d’Ourin. Il n’était réellement ni furieux, ni apeuré, et ceci le rendit muet.

« S’il s’agit de l’ancienne affaire au sujet de Bessita, ne me suis-je déjà pas excusé ? Bessita aussi m’a pardonné… » ajouta Leylin.

En même temps, son cœur commença à palpiter ; ce qui était en train de se passer pouvait lui permettre de déterminer si la situation avait été organisée par Bessita ou non. Après avoir enduré pendant un mois, elle ne pouvait finalement plus le supporter plus longtemps ?

« C’est correct ! C’est à cause de Bessita ! Elle t’a pardonné, mais moi pas ! » dit Ourin d’une voix forte, les poings fermement serrés.

« D’accord ! Alors, qu’est-ce que tu veux ? » Leylin tendit ses mains, comme s’il était impuissant. Toutefois, il y avait un reflet de moquerie au fond de ses yeux.

Ourin n’avait pas pensé que Leylin serait aussi docile, et il lutta un long moment avant de balbutier : « Tu dois faire le serment de ne plus jamais déranger Bessita dans le futur ! »

« D’accord ! » consentit immédiatement Leylin, et il plaça même sa main droite sur les armoiries épinglée à sa poitrine. Les armoiries représentaient une lame à croisière et la forme d’une alouette, qui étaient les emblèmes de la maison Farlier !

« Sur mon honneur, en tant que membre de la famille Farlier, je jure que, selon ma volonté, je ne dérangerai plus jamais Bessita ! »

Utiliser la réputation d’une famille pour faire une promesse était le plus solennel des serments que pouvait faire un noble. Ceux qui revenaient sur leur parole s’exposaient au dédain de tous les nobles.

« Alors ! Monsieur Ourin ! Puis-je partir maintenant ? »

Leylin s’inclina légèrement, suivant l’étiquette d’un parfait noble.

« Attends ! » Ourin n’avait pas pensé que Leylin ne montrerait aucune résistance, et à ce moment, ses yeux brillèrent d’une lueur avare : « Selon le code de conduite des nobles, tu dois encore me compenser. Remets-moi tous les Cristaux Magiques que tu as ! »

« Cristaux Magiques ! » s’exclamèrent les spectateurs alentour, surpris.

« Cristaux Magiques ? » répéta Leylin. D’après sa mémoire, les Cristaux Magiques étaient une sorte de monnaie entre Mages. Ils étaient des objets de première nécessité pour les Acolytes sans références pour entrer dans une académie.

Leylin ne connaissait pas le montant exact requis pour entrer dans une académie, parce qu’il n’avait lui-même pas un seul Cristal Magique. Le Vicomte John avait tenté plusieurs méthodes pour en obtenir. Toutefois, il avait été incapable ne serait-ce que de s’en procurer un seul. Cela étant, on pouvait se rendre compte à quel point ces Cristaux Magiques étaient précieux !


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