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WMW – Chapitre 45

Traducteur Français : DrizztDoUrden
 Éditrice : Sehri
Check : Sehri

Chapitre 45 : Enquête discrète

Les sourcils de Leylin se froncèrent lorsqu’il jeta un coup d’œil dehors. Ses deux chevaux semblaient avoir suscité quelques problèmes.

Ses lèvres formèrent un rictus pendant qu’il se retournait et s’empressait de sortir du pub.

Plusieurs ruffians locaux encerclaient ses chevaux noirs et les mesuraient. Leurs yeux étaient remplis d’avidité après qu’ils aient vu les trois chevaux vifs ainsi que les coffres. L’un d’entre eux était en fait en train de retirer impatiemment leurs rênes.

« Essayez-vous de prendre ce qui m’appartient ? » Leylin s’avança.

De toute évidence, son armure de cuir et la lame courbée accrochée à sa ceinture avaient un effet dissuasif. Mais cela ne suffisait pas.

Un des ruffians, strabique, cria vers Leylin. « C’est évidemment le cheval que j’ai perdu ! Comment se fait-il que vous l’ayez ? Vous l’avez volé chez moi, hein ? Satané voleur ! »

Les membres de ce gang pensaient que Leylin, bien qu’étant un soldat armé, ne pouvait pas tous les battre.

« C’est vrai ! Capturez-le et emmenez-le voir la sécurité publique ! » intervinrent les autres bandits.

Les habitants des alentours regardaient cela avec dégoût. Mais aucun d’entre eux n’avait assez de courage pour s’interposer.

« Allons-y ! Il est seul ! » Le Bigleux sortit une dague de ses robes et se précipita à l’attaque.

Leylin ricana, « On dirait que ça va être l’occasion pour moi de détendre mes articulations craquantes. » Il esquiva, évitant la dague du Bigleux. Il attrapa immédiatement le poignet droit de ce dernier et le serra légèrement. Le Bigleux hurla d’agonie et relâcha son emprise sur sa dague, qui tomba par terre.

« Argh ! Ça fait mal ! Que faites-vous ? Laissez-moi partir ! Mon beau-frère est un officier de la sécurité publique. Il ne va pas vous laisser partir comme cela ! » gémit de douleur le ruffian.

« Oh ? Vraiment ? Un officier de la sécurité publique ? Woaaah j’ai trop peur ! » cria exagérément Leylin avant de lui tordre vicieusement le poignet.

* Crac ! * Le son perçant de fractures d’os retentit. Le Bigleux s’évanouit immédiatement à cause de la douleur atroce.

La puissance physique de Leylin avait déjà atteint le niveau de Chevalier. Il n’avait naturellement pas besoin de déployer beaucoup d’efforts contre ces ruffians.

« Boss ! Boss ! » crièrent les autres bandits, sans oser s’approcher.

* Bang ! Crac ! Argh ! *

Des cris plaintifs furent émis par les bandits et le douloureux son d’os se faisant fracturer pouvait être constamment entendu. Leylin était comme une rafale de vent noire. En quelques mouvements, il réussit à tous les mettre à terre et chacun d’entre eux avait une jambe ou un bras cassé.

Leylin leurs sourit aimablement et marcha vers l’endroit où le Bigleux s’était évanouit. Il leva son pied et piétina brutalement la jambe droite du boss.

« Argh ! » La douleur le réveilla brusquement quelques instants plus tard. Ses deux yeux roulèrent et il tomba ensuite une nouvelle fois dans les pommes.

« Prenez votre boss et partez ! Vous pouvez m’appeler à n’importe quel moment si vous voulez prendre votre revanche. Mais si vous le faites, ce ne sera pas aussi simple que d’avoir un bras ou jambe cassé ! » dit Leylin aux bandits.

Pour eux, le sourire de Leylin était comme celui du Diable.

Après avoir vu les ruffians s’échapper, Leylin rentra dans le bar.

« Il a au moins la puissance physique d’un apprenti Chevalier ! » grogna le barman en son for intérieur, pendant qu’il simulait une expression plus noble et humble.

« C’est un honneur de vous revoir, Monsieur ! Que puis-je faire pour vous ? »

Voyant le silence de mort qui régnait dans tout le pub, Leylin ne put s’empêcher de sourire intérieurement.

Il ne voulait pas être vu comme un monstre. Mais il avait rapporté de nombreuses possessions avec lui donc qu’aurait-il fait si quelqu’un l’avait volé pendant qu’il se trouvait dans sa chambre ? Bien qu’il ait laissé un sort de Mouchard sur ses biens, si ce sort disparaissait, Leylin n’aura même plus aucun endroit où pleurer.

Cependant, Leylin venait de montrer la force d’un apprenti Chevalier et cela dissuada la plupart des personnes qui arboraient de mauvaises intentions à son égard.

« Aidez-moi à porter mes coffres jusqu’à ma chambre, mettez mes chevaux à l’écurie et donnez-leur le meilleur fourrage en votre possession ! » dit Leylin tout en jetant une autre pièce d’argent au barman.

« Y a-t-il une organisation ou autre derrière le ruffian de tout à l’heure ? »

Le barman baissa sa tête, «  Monsieur, vous n’avez vraiment aucun souci à vous faire à ce propos. Il a fait quelques ententes douteuses avec un officier de la sécurité publique mais ce n’est rien de bien sérieux. »

Le fait d’avoir la force d’un apprenti Chevalier signifiait que la personne avait accès à une technique d’entraînement de Chevalier.

De tels individus étaient soit des gens issus de la noblesses soit des personnes aidées par de grandes puissances. Un officier de la sécurité publique d’une petite cité n’oserait pas faire quelque chose.

« Montre-moi le chemin de ma chambre ! » demanda Leylin d’une manière informelle.

Le barman l’emmena spécialement jusqu’à une chambre se situant à l’arrière du bâtiment, la plus éloignée du pub. Il prit une clé et ouvrit la porte de la chambre.

Un rayon du soleil passait à travers la fenêtre.

Le lit se trouvait au milieu de la chambre et ses draps semblaient être très propres. Un vase bleu rempli de fleurs sauvages inconnues était placé sur la table de chevet.

« Cela à l’air d’être très propre. Cet endroit me convient ! » approuva Leylin.

« Voici la clé, prenez soin de la garder ! » Le barman lui remit poliment une clé en laiton.

Leylin prit la clé et envoya le barman s’occuper de ses chevaux. Il défit le contenu de ses coffres et ordonna qu’un steak lui soit envoyé dans sa chambre. Après avoir dit au barman de ne pas le déranger, il ferma la porte.

Il trouva, en fermant la porte en bois, que la protection sonore de la chambre était assez bonne. Les bruits de l’extérieur furent grandement amoindris.

« Les actions d’aujourd’hui ont attiré un peu trop les regards ! Je n’avais cependant pas d’autre choix. La Cité de Pierre Grise est trop petite, les activités de n’importe quel étranger attirent définitivement l’attention, bien que non voulue. Mais il est quand même plus sûr d’être dans l’enceinte de la cité. Les gens y penseront au moins à deux fois avant de lancer des sorts à grande échelle ! »

« De plus, il y a une chance sur deux que l’organisation, qui avait placé des individus pour bloquer la route, ait envoyé quelqu’un à ma poursuite. Ce serait bien que ce ne soit pas le cas. Sinon, je vais devoir tuer mes poursuivants afin de m’échapper facilement. »

Leylin était perdu dans ses pensées, « Les ondes énergétiques de la force spirituelle et de l’esprit déployées afin de suivre mes traces sont à première vue l’œuvre d’un Mage. Mais cela semble être une perte de ressources. Après tout, qui irait envoyer un Mage pour qu’il traque et tue un acolyte de niveau 2 ? »

« La plus grande possibilité est que ce soit un acolyte de niveau 3 détenteur d’un artefact magique ou un quelconque animal dressé par un Mage ! »

« Je devrais me reposer et rester vigilant sur ce qui se passe dehors, ainsi que me tenir prêt à répondre à une attaque ennemie ! J’ai aussi besoin de lancer mon sort de transfiguration chaque jour ! »

Leylin réfléchit à cela pendant qu’il mettait un morceau de steak encore fumant dans sa bouche.

Le goût de ce steak était assez bon et Leylin le mangea très rapidement étant donné qu’il était affamé. Lorsqu’il eut fini, il demanda au barman de donner un coup de nettoyage. Enfin, Leylin plaça un panneau en bois « Ne pas déranger » sur la porte, après que le barman soit parti. De plus, il plaça une couche de particules d’énergies pour l’utiliser comme une alarme, tout cela avant de se plonger dans un état profond de méditation.

La méditation était quelque chose qu’un mage se devait de faire régulièrement. Bien que cela ne donne qu’une petite quantité de force spirituelle, Leylin persévérait de jour en jour.

Après avoir peiné pendant plus d’une heure, la tête de Leylin s’avachit et il entra dans un sommeil.

….

À l’extérieur de la Cité de Pierre Grise, dans le ciel au dessus des bois carbonisés.

* Pss Pss ! * Une créature verte ailée descendit soudainement en piqué.

« Doris a enfin reniflé l’odeur de l’ennemi ! » Doris, le farfadet vert, rétracta ses ailes et marcha à travers les bois carbonisés avec sa peau dénudée et arborant une étrange expression.

« C’est là où l’odeur se termine. » À ce moment-là, le farfadet vert des bois n’avait plus la même apparence que la dernière fois.

Il faisait auparavant à peine la taille de la tête d’un homme. Mais Doris était maintenant aussi grand qu’un enfant de 7 ou 8 ans.

De plus, son magnifique visage d’origine était maintenant recouvert de plusieurs couches de verrues. C’était très répugnant.

Sa bouche était remplie de canines et sa langue dansait constamment, comme celle d’un serpent.

Son corps avait maintenant plusieurs plis, ainsi que d’étranges écailles.

Les Farfadets Verts des Forêts étaient à la base une sorte de créatures représentant la beauté suprême. On ne pouvait maintenant plus faire un lien entre Doris et ses autres congénères.

Doris poussa un hurlement plein de haine, « Humain, tu ne seras pas capable de t’échapper ! » Sa langue dansa. Il déploya d’un coup ses ailes et vola en direction du cheval que Leylin avait libéré.

Leylin resta à l’intérieur de sa chambre durant les deux jours qui s’ensuivit et récupéra enfin sa force et sa force spirituelle à leur maximum.

« Cela fait déjà deux jours et ils ne m’ont toujours pas rattrapé ! On dirait que ce n’est pas un acolyte qui me poursuit parce qu’il aurait déjà utilisé de la magie pour me suivre à l’odorat ! C’est probablement un esclave ou une créature dressée par un Mage ! » présuma Leylin.

Ses mouvements avaient été très silencieux ces deux derniers jours. Le seul événement méritant d’être mentionné était le moment où l’officier de la sécurité publique amena des cadeaux lorsqu’il rendit visite à Leylin. L’officier lui dit qu’il était là pour implorer le pardon de Leylin à propos de son jeune beau-frère. Il essaya ensuite de connaître le passé de Leylin mais ce dernier lui mentit et ne lui révéla aucune informations.

Leylin se vêtit plus tard de robes noires et mit la capuche sur sa tête pour cacher son visage alors qu’il sautait par la fenêtre.

Dans une ruelle sombre.

« Monsieur ! » « Monsieur, vous êtes là ! » Quelques ruffians s’avancèrent pour le recevoir, après avoir vu les robes noires de Leylin.

« Alors ? Y a-t-il eu des événements assez étranges aux alentours de la Cité de Pierre Grise au cours de ces derniers jours ? »

« Je vais parler en premier, je parlerai en premier ! La vache de ma Tatie Sofia, située dans un village proche, a donné naissance à un veau à deux têtes. Les gens disent qu’il est maudit ! »

C’est ce que dit rapidement le ruffian qui avait bousculé ses camarades pour parler en premier.

[La circulation sanguine de la cible a augmentée de 12.4 %. Ses ondes cérébrales semblent être stables. Évaluation : Ce n’est pas un mensonge !] dit la voix du Nanoprocesseur I.A dans son esprit.

Leylin hocha la tête et lança une pièce d’argent au ruffian.

« C’est mon tour maintenant. Oncle Hugo et son fils ont disparu dans les bois environnants lorsqu’ils étaient en train de voyager ! Des traces d’une meute de loups ont été découvertes là-bas ! »

….

Ils étaient des ruffians que Leylin avait soumis ces deux derniers jours. Ils étaient très utiles pour récolter des informations.

Ils avaient, au début, essayé de lui donner de fausses informations afin d’avoir la récompense, mais comment Leylin aurait-il pu se laisser berner par de simples humains comme eux et avec l’aide du Nanoprocesseur I.A ? Il avait immédiatement cassé les mains du menteur et cela fit un choc à toutes les personnes présentes à ce moment-là.

Sous la contrainte de l’argent et de la violence, ces ruffians rapportèrent rapidement et avec loyauté toutes les informations sur ce qui se passait à l’intérieur et à l’extérieur de la Cité de Pierre Grise.

« Qu’as-tu dit ? Des corps humains ont été découverts ? Il y avait aussi des traces de liquide vert foncé ? » Leylin était évidemment intéressé, « Parle-moi de cela clairement et cette pièce d’or sera à toi ! »

Un jeune homme maigre et aux cheveux rouges avala sa salive, « Ce sont des informations que j’ai entendu. Quelques corps ont été découverts dans le moulin à côté du Village Messi. Tout le sang a été bu. Tout le monde suspecte que c’est l’œuvre d’un vampire. Le seigneur de la ville a même envoyé plusieurs Chevaliers pour mener une enquête ! »

« Hum ! Très bien ! » Leylin demanda une nouvelle fois le lieu et réalisa qu’il était très proche de l’endroit où il avait supprimé ses traces. Il hocha la tête et donna la pièce d’or au jeune homme. Il quitta enfin la ruelle après avoir écouté le reste des informations.

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