skip to Main Content
Menu

Chapitre 2

Warlock of the Magus World


Source

Chapitre précédent                                                                           Index                                                                               Chapitre suivant


Traduction : Blazius
Édition : Kayorko
Check : P’tit Lu


  Processeur I.A.


« C’est ? »

Les yeux de Leylin s’écarquillèrent quand il entendit la voix mécanique dans son cerveau.

« N’est-ce pas mon vieux processeur I.A. d’assistance de ma vie précédente ? Comment a-t-il pu se réincarner avec moi ? Ce n’est pas scientifique ça ! »

Leylin trouvait cela difficile à croire. Il dit dans sa tête : « Processeur I.A. ! Scanne mon esprit et recherche la location des systèmes d’assistance ! »

[Bip ! Scan terminé ! Aucune existence étrange n’a été trouvée dans l’esprit de l’Hôte !]

Après un court instant, la voix mécanique du processeur I.A. avait répondu.

« Maintenant, scanne mon corps entier, et affiche les statistiques de mon corps ! »

Un nouveau son mécanique.

[Bip ! Scan terminé !]

[Fang Ming (Leylin Farlier). Force : 0.4, Agilité : 0.5, Vitalité : 0.4, Statut : Saignement à l’arrière de la tête, nombreuses blessures aux tissus mous.]

[Aucun processeur I.A. présent dans le corps de l’Hôte !]

Un hologramme 3D apparut devant les yeux de Leylin. Il affichait le corps de Leylin, et montrait les stats sur le côté.

« Pas de processeur I.A. ? Je sais que la puce est équivalente à une substance matérielle. Comme a-t-elle pu suivre mon âme à travers la réincarnation ? Se demanda Leylin pour lui-même. Il semble que durant l’explosion ou ma réincarnation, une anomalie se soit produite et les fonctions du processeur I.A. ont fusionnées avec mon âme… »

« Si c’était encore mon monde précédent, ce serait une découverte majeure ! Cela confirme non seulement l’existence de l’âme, mais démontre aussi que la matière physique et l’âme ont la possibilité de se transformer l’un et l’autre. C’est définitivement quelque chose qui rendrait fou ces vieux de l’Académie Nationale des Sciences. C’est regrettable, je ne les reverrai jamais ! »

Ce genre de processeur I.A. était essentiel aux scientifiques dans l’autre monde. En raison des nombreux droits de l’homme et de la conscience, cette technologie ne possédait pas d’intelligence propre. Elle n’avait que deux fonctions : analyser et stocker l’information.

Sa capacité analytique ne pouvait être utilisée qu’en suivant les commandements de l’Hôte. Elle rassemblait les données et arrivait à une déduction basée sur des simulations.

Ses fonctions de stockage étaient encore plus simples. Elle pouvait utiliser toutes les informations récoltées parmi tout ce que les cinq sens de l’Hôte avaient ressenti et les enregistrer. Selon les calculs du monde précédent, ce genre de capacité de stockage était suffisante pour enregistrer plus de dix mille ans d’événements.

« Pourquoi est-ce que le processeur I.A. et l’âme ont-ils fusionné ensemble ? Je réfléchirai à ce genre de questions plus tard, quand j’aurai le pouvoir et les qualifications pour le faire ! Mais avec ce processeur I.A., j’ai quelques ressources dans ce monde ! »

Les coins de la bouche de Leylin s’incurvèrent soudainement pour former un éclatant sourire. Il savait que dans la période du Moyen-Âge, posséder un condensé de la technologie future ferait définitivement de son avenir quelque chose d’extraordinaire !

« Mais ! Le physique de ce Leylin est vraiment… » Leylin était sans voix après avoir vu les stats devant lui.

Ces statistiques affichées étaient basées sur chaque aspect de la physiologie de l’adulte. Théoriquement, les stats de l’adulte ordinaire avoisinent toutes 1. Bien que ce Leylin fût seulement âgé de treize – quatorze ans, ses statistiques étaient tout de même trop basses.

« Hm ? Ce n’est pas normal. Il est possible que les corps des gens de ce monde soient en général plus faibles ! Processeur I.A., scanne le corps des gens autour de moi et affiche leurs stats ! »

[Bip ! Tâche assignée ! Début de la collecte de données !]

Presque instantanément, des hologrammes 3D du corps des personnes alentour apparurent devant Leylin, affichant leurs statistiques.

[Nom : Inconnu. Genre : Mâle. Force : 0.9, Agilité : 1.1, Vitalité : 0.8]

[Nom : Inconnu. Genre : Mâle. Force : 1.2, Agilité : 0.8, Vitalité : 1.0]

[Nom : Inconnu. Genre : Femelle. Force : 0.8, Agilité : 1.2, Vitalité : 0.7]

« Et bien ! Il semblerait que les corps de ces gens soient plus forts que ceux de mon précédent monde. Ce Leylin est même inférieur à une fille… Je commence à me sentir embarrassé pour lui… »

Leylin scanna les alentours. Les gens étaient tous des jeunes d’à peu près son âge. Il y avait une fille semblant très délicate et frêle dont les statistiques étaient des tonnes de fois meilleures que celles de Leylin, lui faisant ressentir un désespoir complet.

« Il apparaît que ce Leylin est une inutile sangsue, un déchet excessivement lubrique sans aucun contrôle ! »

[Nom : Inconnu. Genre : Mâle. Force : 3.3, Agilité : 2.5, Vitalité : 3.2. Alerte ! Alerte ! Cette forme de vie est extrêmement dangereuse. Recommandation : l’Hôte devrait immédiatement s’éloigner d’au moins 1000 mètres !]

Un avertissement rouge continua de clignoter trois fois successivement. Ceci fit tomber Leylin dans un état de choc.

« Une moyenne générale de 3.0 ! » Après que Leylin eût scanné les informations plusieurs fois pour confirmer que le processeur I.A. n’avait pas fait d’erreurs, il en fut complètement abasourdi.

« Même le champion du monde n’a pas ce genre de statistiques. Dans mon monde, cette personne pourrait sans problèmes s’habiller en Superman ! »

En tant que scientifique, Leylin était à même de comprendre qu’un chiffre de 3.2 signifiait que les capacités de combat, la résistance virale et la vitesse de régénération du corps étaient trois fois celles d’une personne normale !

Les diverses stats affichées correspondaient à trois fois celle d’une personne ordinaire et non simplement une addition de chiffres ensemble. Quel genre de concept était-ce ?

Cela signifiait que cette personne pouvait défaire des douzaines de gens à mains nues, et même sortir vivant d’une attaque groupée d’une centaine de personnes. Dans son monde passé, il aurait réellement été considéré comme un Superman !

« Je crains qu’une personne avec ce genre de stats ne puisse uniquement être créée qu’en modifiant génétiquement leur biochimie dans un labo. Quand bien même, seul un minimum serait possible ! Ce monde n’est en effet pas simple ! »

Leylin pensa tout seul en regardant la personne possédant ces stats terrifiantes encore une fois.

C’était une personne toute de noir vêtue, responsable de la distribution de nourriture. Il avait l’air d’avoir un âge moyen, et avait une cicatrice sur son visage qui s’étirait du front jusqu’aux lèvres. En somme, cela séparait son visage en deux et lui donnait l’air extrêmement féroce.

Le garçon aux taches de rousseur devant lui était complètement terrorisé par cette personne.

« C’est le servant de l’académie chargé de nous recevoir. On dit que ce n’est pas un mage, et il est pourtant déjà si terrifiant. De quoi a l’air un véritable mage alors ? »

Leylin se découvrit soudainement un fort intérêt et grande curiosité à l’encontre de la profession de mage. C’était au point où cela le démangeait d’aller maintenant à l’académie et de tout découvrir.

La queue était vraiment courte, et ce fut bientôt le tour de Leylin. Après que l’homme en noir à la cicatrice eut donné à Leylin un morceau de pain blanc et un peu de jus, il l’envoya plus loin sans un mot avec une expression impatiente sur son visage.

Si cela avait été le précédent Leylin, même s’il n’aurait pas osé traîner ce type dehors et le fouetter, son expression serait tout de même devenue hideuse, et il aurait probablement fulminé contre l’homme.

Mais le Leylin actuel n’était naturellement pas aussi stupide. Suivant ses souvenirs, il fit formellement la révérence et dit : « Merci ! Monsieur ! »

L’homme en noir resta indifférent en regardant Leylin se tourner pour partir.

« Ah ! Je n’aurais pas pensé que Leylin aurait vraiment l’air d’un noble après sa courbette ! » Les deux jeunes derrière Leylin ne purent s’empêcher de murmurer entre eux.

« Dépêchez et avancez ! » L’homme à la cicatrice cria, martelant soudainement les tympans des deux.

Le son très fort effraya tant l’un des deux jeunes qu’il tomba sur le sol.

Leylin ignora la discussion derrière lui tandis qu’il sondait la zone avec un regard froid. Il sourit ensuite amèrement : « Super ! Je ne suis vraiment pas le bienvenu ! »

Quand il regarda George, celui-ci détourna aussi rapidement son regard. Ses mains firent un geste discret dans son dos.

« Hé ! Bien ! Puisque tu m’as donné le remède, je ne t’exposerai pas ! » soupira Leylin, puis il trouva une place plus ou moins éloignée. Sans se soucier que le sol soit couvert ou non, il s’assit et commença à manger de bon cœur.

« Ce pain blanc tout simple n’est pas aussi bon que celui du monde d’avant ! Mais selon les souvenirs de Leylin, c’est déjà considéré comme un met que l’on ne peut avoir que durant les fêtes ! »

Leylin pensa tout en mangeant.

D’après les souvenirs de Leylin, les capacités de production dans ce monde étaient plutôt faibles. Le pain blanc était un met d’aristocrate. Les nobles ordinaires, de moindres importances ne pouvaient en savourer que durant les célébrations des grands jours fériés.

Pour les paysans, qui n’avaient que du pain noir dur, sans nutriment à manger, c’était un suprême délice.

Quand il pensa au pain noir aussi dur que du roc, Leylin soupira : « C’est une bonne chose que j’ai eu de la chance ; que je sois un noble ou un mage, je suis tout de même dans les hautes sphères de ce monde, donc je n’aurai pas besoin de souffrir ! »

Il engloutit voracement le pain, et but aussi le jus d’un trait. Leylin s’essuya ensuite la bouche avec satisfaction, et retourna à la carriole.

Selon l’expérience tirée de sa mémoire, les jeunes nobles devraient monter des tentes dans le camp et se reposer pour la nuit entière avant de repartir. Cependant, il était clair que personne n’allait inviter Leylin à les joindre. Il n’avait pas de tente lui-même, il ne pouvait donc que dormir sur la dure et froide calèche.

« En regardant juste avant, il semblait y avoir dans les cinquante apprentis, vingt-cinq robes noires, et trois avec le statut le plus élevé en robes blanches ! »

Quand il pensa à la scène, les poils sur le corps de Leylin se dressèrent.

Son processeur I.A l’avait couvert d’avertissements : [Découverte d’une source de radiation inconnue !] ; [Perturbations d’un champ de force inconnu, impossible de scanner !]

Cela assombrit le cœur de Leylin !

« Il semble que même avec le processeur I.A., je sois encore extrêmement faible dans ce monde ! Mais c’est précisément pour cette raison que je désire obtenir la force d’un Mage ! »

Les yeux de Leylin s’illuminèrent tel un brasier.

« C’est mieux si je dors plus tôt ! Je dois encore me dépêcher avec le voyage de demain ! »

Leylin enleva sa veste et l’étendit sur le plancher pour rendre son sommeil plus confortable.

« Jusqu’ici, depuis que le voyage a commencé, plus de trois mois sont déjà passés. Nous avons traversé quelques douzaines de royaumes, pourtant, nous n’avons toujours pas atteint notre objectif. Ces conditions de transport antédiluviennes sont vraiment… »

Il ferma les yeux et devint engourdi. Après quelque temps, l’entrée de la calèche s’ouvrit avec bruit.

Leylin se mit prestement en position assise. Son nez fut assailli par un parfum de rose.

C’était doux et aromatique, extrêmement plaisant pour le nez. Cela fit aussi palpiter son corps, faisant resurgir des souvenirs.

« Ley… Leylin ! Tu te sens bien ? » dit une égayante voix féminine.

« Bessita ? Je t’en prie, entre ! » Leylin se déplaça.

L’odorant parfum dans la carriole se fit soudain plus persistant tandis qu’une magnifique jeune fille entra.

Elle avait la peau claire, et portait des vêtements rouges et moulants qui accentuaient ses courbes voluptueuses.

Ce qui marqua encore plus fortement Leylin fut les cheveux platinés de la fille, et ses yeux semblables à des joyaux incarnats. Combinés à son beau visage, cela dégageait un charme exotique.

C’était la fille qui avait causé à Leylin un tabassage, et même sa mort, Bessita !

« Puis-je te demander si tu as quelque chose à me réclamer ? » Bien que cette fille fût bien développée et apparaissait très attirante pour Leylin, venant d’un monde différent et ayant expérimenté une suite sans fin (de beautés), cette fille n’était qu’un peu jolie pour Fang Ming.

Son attitude était extrêmement froide et indifférente.

Il était clair que ses manières choquèrent un peu la jeune fille, puisque les mots qu’elle s’apprêtait à dire ne quittèrent pas ses lèvres.

Après un long moment de silence, elle sortit un petit flacon et la plaça dans les mains de Leylin : « C’est… C’est un remède pour les blessures. Si tu l’appliques sur ton corps, ça te soulagera ! Je suis… désolée ! »

La fille fit une révérence, révélant les amples courbes de sa blanche poitrine, faisant battre le cœur de Leylin plus rapidement.


Chapitre précédent                                                                           Index                                                                               Chapitre suivant

Cet article comporte 1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
error: Contenu protégé
Back To Top