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SRH – Chapitre 96 – La Crise de Cary

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

SRH - Chapitre 96 - La Crise de Cary

Plus loin il allait dans la direction choisie, plus les buissons devenaient épais. À travers ces buissons qui arrivaient aux genoux, Cillin courut le long d’un sentier d’empreintes de pas et rencontra soudain une bête extraterrestre couverte d’une peau durcie rouge et noire morte. D’après les signes, cette grosse bestiole avait été tuée par une balle qui avait explosé à l’intérieur après avoir été tirée. Les insectes noirs avaient rampé hors du sol et étaient en ce moment même entrain de s’en nourrir.

Étrangement, le sentier herbu, non loin de l’endroit où se trouvait cette grosse bestiole, avait l’air différent. On aurait dit que quelque chose avait été tiré par terre. Il y avait beaucoup de vignes cassées dans les environs, et même si ces vignes n’était pas très épaisses, elles étaient drôlement tenaces. Il semblait qu’elles avaient été tirées de force.

Après avoir suivi la trace sur encore un peu de distance, Cillin vit l’autre grosse bestiole qui avait aussi reçu une balle et été tuée par une explosion interne. À partir de ce point, il y avait des signes évidents de lutte, et lorsque Cillin écarta les buissons, il découvrit trois marques profondes de griffe dans le sol. Cary les avait probablement faites avec son grappin lorsqu’il avait été tiré par les vignes. Cillin ne fit pas plus de quelques pas avant de voir quelques vignes coupées dans un fourré. Le moignon exposé était très lisse, et elle avait probablement été coupée par la lame de Cary. Plus loin devant, il y avait une déclinaison abrupte qui menait à une rivière d’un vert foncé en-dessous. La rivière n’était pas large, mais son courant était très rapide.

Cillin trouva l’un des pistolet de Cary sur la déclinaison. Cary avait probablement roulé le long de la déclinaison et était tombé dans la rivière. La combinaison protectrice était étanche, mais après un combat prolongé, la combinaison protectrice de Cary avait probablement subi quelques dommages. Les dommages devaient être drôlement sévères également, puisque son système de positionnement ne répondait pas non plus.

Cillin alluma son communicateur et était sur le point de laisser un message à Dias et aux autres, mais il découvrit qu’il n’y avait que des sons de statique sur son appareil, et l’affichage du signal apparaissait être complètement chaotique.

Que se passe-t-il ?!

Peu importe, je m’inquiéterai de ça plus tard. Trouver Cary est le plus important là maintenant.

Cillin installa un bouton-message sur la déclinaison. Si Dias et les autres terminaient leur combat et les suivaient le long du sentier, alors ils découvriraient certainement ce bouton.

Cillin exhala et commença à faire des recherches le long de la rivière. En espérant que Cary soit sain et sauf.

Donc, comment allait Cary là maintenant ?

Il était dans une mauvaise posture. Une très, très mauvaise posture.

Lorsqu’il était pourchassé par les deux grosses bestioles, sa jambe avait été attrapée par les vignes cachées dans les buissons. Cependant, c’était aussi grâce à ces vignes qu’il n’avait pas eu besoin de faire attention à ses pieds. La vitesse à laquelle il avait été tiré était rapide, lui permettant de concentrer toute son attention vers les deux grosses bestioles derrière lui. De plus, les deux grosses bestioles étaient aussi gênées par les vignes également, donnant donc à Cary l’opportunité de les tuer toutes les deux. Autrement, avec leur vitesse, il n’y avait aucun moyen qu’il puisse les descendre si facilement.

Cependant, les vignes l’avaient sauvé, mais les vignes l’avaient aussi maudit.

La combinaison protectrice de Cary avait été déchirée par l’une des grosses bestioles, mais il n’était pas blessé. Lorsque les vignes avaient attrapé Cary, les capillaires sur les vignes avaient percé la peau non protégée de celui-ci et avaient injecté des neurotoxines profondément dans son corps. Par conséquent, quand Cary coupait les vignes, sa conscience commençait déjà à se troubler et il eut le tournis. Ensuite, après avoir titubé sur quelques pas, il roula sur la déclinaison et tomba dans la rivière.

Avant de tomber, Cary avait appuyé sur le bouton de sauvetage avec difficulté avant qu’une bouée de sauvetage ne l’entoure.

Il ne savait pas à quelle distance il avait été emporté par les flots. Le génotype de rang A de Cary démontra sa supériorité alors que le symptôme d’étourdissement causé par la neurotoxine dans son corps se mit à disparaître. Si cela avait été quelqu’un d’un génotype de rang C ou inférieur qui avait souffert de cette neurotoxine, il aurait probablement été mort en un rien de temps.

Après avoir recouvré un peu de sa conscience et de son endurance, Cary appuya sur un appareil sur son bras et tira un filin-grappin. La pointe frappa contre un mur de roche près de la rivière et le pénétra. Ensuite, le filin se rétracta et tira Cary vers la berge. Après avoir grimpé sur la berge et enlevé la pointe fichée dans le mur de pierre, Cary regarda en l’air et vit une jungle peu différente de celle d’où il était tombé de la déclinaison un peu plus tôt. Il n’allait pas y grimper immédiatement cependant. Que ferait-il s’il tombait encore sur ces grosses bestioles ?

Il ne savait pas si son communicateur était cassé ou s’il n’y avait pas de signal, mais il ne fonctionnait pas. Pendant qu’il se reposait, Cary regarda en direction de la rivière vert sombre. La rivière était si verte qu’elle avait l’air un peu inquiétante. Cette section de la rivière coulait d’une manière bien plus calme.

Hmm ?

C’est alors que Cary vit de nombreuses choses bleu-vert de la taille d’un œuf de poule flotter vers lui sur la rivière. Bien que sa vision ne soit pas aussi aiguisées que d’habitude à cause des effets de la neurotoxine, Cary était cependant certain qu’il n’avait vu rien de tel précédemment !

Les protubérances bleu-vert sur la rivière augmentèrent en nombre tandis qu’elles convergeaient dans la direction de Cary.

« Merde ! »

Même si son cerveau était un peu plus confus qu’il ne l’était déjà, il savait pourtant que ces choses n’étaient rien de bon !

Il tira une fois encore son filin-grappin et le balança sur la déclinaison au-dessus du mur de pierre. Après s’être attaché sur la déclinaison, des griffes d’escalade sortirent de ses poignets alors qu’il commença à grimper sur le versant de la colline très, très lentement. Que ferait-il s’il tombait accidentellement encore, autrement ?

Après avoir grimpé sur la déclinaison, Cary s’étendit sur le sol près d’un gros rocher, le visage en l’air. Là maintenant, il se sentait comme un tas de nouilles cuites sans la plus petite once de force restant dans son corps. Les symptômes de la neurotoxine pouvaient bien avoir disparu, et sa conscience était bien plus claire qu’auparavant, mais il se sentait encore faible des pieds à la tête.

Il n’avait pas la moindre idée de l’endroit où se trouvaient ses armes. S’il tombait encore sur ces bêtes extraterrestres couvertes d’une peau durcie rouge et noire, alors la mort serait sa seule option. Dans son état actuel, il lui était même difficile de couper un fruit avec sa lame de poignet.

Tout en réfléchissant, Cary entendit soudain un grognement bas familier. C’était un grognement lent, rythmique qui ressemblait à une respiration.

Est-ce que j’entends des choses ?

Après s’être concentré et avoir écouté pendant un moment, il leva la tête.

Je suis un triste, triste Hunter aujourd’hui.

Cary gémit dans son cœur. Il venait juste de penser à eux, et puis ils étaient apparus directement !

Un, deux, trois… il y avait six bêtes extraterrestres au total !

Qu’est-il arrivé à Dias et aux autres ?! Pourquoi y a t-il six de ces créatures ici ?!

Si possible, Cary voudrait bien attraper un canon et faire un combat contre ces créatures. Il n’aurait aucun regret même s’il devait mourir dans le processus ! Cette situation, toutefois, était quelque chose qu’il trouvait difficile à accepter.

Les six bêtes extraterrestres rouges et noires ne chargèrent pas Cary à la hâte. Au lieu de cela, elles marchèrent lentement vers lui avec un regard qui donna le sentiment à Cary d’être un singe sur un étalage.

Attends. Leurs yeux ?

Cary regarda attentivement, et réalisa que leurs yeux révélaient un genre d’expression qui les différenciaient des animaux ordinaires. Ils avaient l’air similaires aux yeux humains et avaient quelque chose que l’on nommait… intelligence ! C’est vrai, c’est ce qu’Eudy aurait dit.

Alors qu’il regardait les six grosses bestioles qui approchaient graduellement de lui, Cary fit reposer lentement le haut de son corps contre le rocher et sortit sa lame de poignet. À dire vrai, le bras qui était connecté à la lame de poignet tremblait. La neurotoxine n’avait pas encore complètement été nettoyée de son système, et ses muscles étaient un peu crispés. Mais il avait encore une grenade dans le sac autour de sa taille.

Certaines personnes pourraient choisir le suicide en face d’une mort certaine comme celle-ci, mais Cary ne le ferait pas. Il se battrait à mort, et n’hésiterait pas à emporter ses ennemis dans les abysses avec lui. C’était sa croyance ; la croyance qu’il avait choisie pour lui-même lorsqu’il avait marché sur le chemin du Hunter.

Voyant la lame de poignet développée de Cary, les six grosses bestioles l’inondèrent de regards dédaigneux.

« Venez, saloperies de mochetés ! »

Lorsqu’ils arrivèrent dans un rayon de dix mètres de lui, la main non blessée de Cary atteignit la grenade, complètement prête à pousser le bouton du détonateur.

ROAR —

Ce fut à ce moment qu’un long rugissement traînant, un qui résonnait comme s’il provenait d’une bête ancienne gigantesque se produisit et faillit faire exploser les tympans de Cary. Cependant, Cary faillit verser une larme lorsqu’il entendit cette voix.

Une ombre grise passa près de lui en un éclair.

BANG !

Il y avait six bêtes extraterrestres. L’une fut défoncée, et une autre se retrouva piétinée par ses griffes. Les quatre qui restaient furent littéralement soufflées à vingt mètres plus loin par la vague de son assourdissante.

Avec un corps au pelage soyeux qui brillait d’un lustre métallique, et une posture d’une grâce extraordinaire, Wheeze fixa du regard les quatre bêtes extraterrestres rouges et noires à vingt mètres de lui.

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