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SRH – Chapitre 93 – Les Dangers de la Jungle

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

SRH -Chapitre 93 - Les Dangers de la Jungle

Bien que les sondes et les six petites équipes éparpillées dans tous les endroits n’aient pas trouvé quoi que ce soit ressemblant à une civilisation de machines, tout le monde s’était armé jusqu’aux dents. Parfois, les plantes indigènes et les animaux étaient encore plus difficiles à gérer que les machines.

Le groupe de Cillin était mené par Dias pendant qu’ils marchaient dans les bois. La raison pour laquelle cette planète avait l’air verte, c’était parce qu’il y avait de nombreuses jungles. Ses arbres étaient luxuriants et nombreux, et il y avait beaucoup d’espèces qui n’avaient jamais encore été vues. La collecte et l’analyse des espèces de plantes seraient effectuées par les sondes, alors que le groupe de Cillin collecterait les données sur les animaux, en fonction de la situation. Même s’il ne s’agissait que de données, tant que l’espèce était nouvelle et spéciale, ses données vaudraient beaucoup d’argent.

Le résultat du travail de leurs senseurs serait affiché sur leurs masques. L’humidité environnante, la température, la pression atmosphérique, etc. seraient toutes affichées.

Des oiseaux volaient dans le ciel au-dessus des jungles. Leur vitesse était très rapide, et à travers une image instantanée ils pouvaient voir que ces oiseaux étaient similaires à des aigles, avec quelques différences mineures. Qui plus est, leurs cris était tantôt haut ou bas, aigu ou grave, long ou court.

Tout en marchant sur un épais tapis de feuilles, le groupe s’avançait avec prudence.

Cillin dégrafa le masque sur son visage et inhala une fois l’air autour de lui, identifiant la senteur mélangée à l’air.

Les espèces d’arbres dans cette jungle étaient le genre d’arbres avec des troncs reconnaissables, mais qui n’avaient jamais été vus auparavant. Dias coupa l’un de ces arbres qui avait grandi mieux que les autres et découvrit que sa dureté était plutôt impressionnante. Ils devraient être drôlement bien adaptés pour une certaine industrie de manufacture. D’après sa souche exposée, ils pouvaient voir les cercles et déterminer son âge. Ces cercles étaient très denses sans beaucoup d’espace entre eux. Dias envoya une photo des cercles de la souche de l’arbre vers l’aéronef, et qui fut à nouveau envoyée par les personnes dans l’aéronef au vaisseau à l’extérieur de la planète. Il y aurait des professionnels qui collecteraient, trieraient et analyseraient ces données.

« Hé, la fleur sur cet arbre est drôlement jolie. » dit quelqu’un.

Non loin de là, il y avait un arbre qui n’était pas trop grand, mais drôlement épais. Son diamètre avoisinait les cinq mètres, mais son tronc était aux environs d’un mètre de largeur. Il avait beaucoup de branches qui étaient déployées sur deux côtés comme des ailes étirées. Ses feuilles étaient très épaisses, et il y avait des rangs de points marron foncé qui étaient alignés verticalement sur son tronc principal.

Ce qui était étrange, c’est qu’il y avait quelques plantes ressemblant à des vignes vierges sur le tronc. Un bout de ces vignes était connecté à l’arbre, alors que l’autre bout était connecté à un grand nombres de fleurs colorées rouge et blanc.

Les pétales rouges et blancs étaient disposés de telle manière qu’ils ressemblaient à une couche d’écailles fines. Les rayons de lumière sporadiques disséminés par les fourrés tombaient sur les fleurs et étaient réfléchis par ces écailles, scintillant comme les lueurs brillantes des étoiles de l’univers. Une personne ressentirait l’impulsion de les cueillir uniquement pour leur apparence.

Tout en humant l’air, Cillin sentit qu’il y avait aussi une senteur attirante, légèrement sucrée qui flottait. Sans un masque, une personne normale n’aurait pas pu résister à cette tentation et se serait dirigée vers ces fleurs.

Bien que les fleurs soient jolies, pas une seule personne du groupe ne s’approcha pour mieux les voir. Même si la fleur était à couper le souffle dès le moment où ils avaient posé les yeux sur elle, leurs expériences leur avaient enseigné que plus la fleur était jolie, plus il était probable qu’elle contienne une menace cachée.

Cary découpa un autre morceau de la planque que Dias avait taillée un peu plus tôt et la lança sur l’arbre. Quasiment à l’instant suivant, le morceau de bois toucha l’une des fleurs, les branches environnantes, qui avaient l’air d’ailes, se plièrent ensemble rapides comme l’éclair pour capturer leur ‘proie’. Au même moment, tout le monde vit un rang d’épines aiguisées percer ce bout de bois dans une série de sons soufflants.

Ces épines aiguisées étaient les points marron foncé qu’ils avaient vu sur le tronc un peu plus tôt, et d’après cette chaîne de réactions, il était évident que le traquenard était littéralement un piège de la nature !

Tout le monde dans le groupe frissonna un peu à cette vue. Le bout de bois que Cary venait juste de jeter était plutôt solide, mais ces épines aiguisées l’avaient traversé comme s’il s’agissait de tofu. Cela montrait exactement à quel point ces épines étaient dures.

Dias agita la main, et le groupe continua d’avancer.

Plus ils marchaient, plus le groupe avait un sentiment d’étrangeté. La jungle était en fait relativement sûre, outre le petit nombre de plantes mortelles qu’ils avaient rencontrées plus tôt. Et il n’y avait pas beaucoup de plantes vénéneuses dans les environ non plus. Cependant, hormis quelques insectes sur lesquels ils étaient tombés, est-ce que cet endroit n’était pas un peu trop tranquille ? Par tranquille, ils n’entendaient pas du genre audible, car ils y avait les sons occasionnels émis par les insectes battant des ailes, et des oiseaux invisibles qui volaient à travers le ciel tandis que la verdure au-dessus du groupe devenait de plus en plus épaisse. Ce qu’ils voulaient dire, c’était qu’après avoir marché à travers la jungle pendant si longtemps, ils n’avaient pas rencontré un seul animal, même pas un tout petit chouïa !

Des lapins, des singes, des sangliers, des souris, rien ! Le groupe rechercha dans quelques trous et grottes qui pourraient cacher un animal ou deux en utilisant leurs expériences passées, mais cependant, ils ne trouvèrent rien du tout !

Ce pourrait-il qu’il n’y ait réellement aucun animal dans un aussi bon environnement ? Bien sûr que non. Plus tôt sur le vaisseau mère, ils avaient vu quelques animaux féroces et de grande taille d’après les image capturées par les sondes dans l’espace. Alors que l’on pouvait dire qu’il n’y avait pas de civilisation de machines sur cette planète, ses espèces devaient avoir évolué à un niveau plutôt élevé.

Le cœur de Dias était rongé par le doute. Il ressentait une étrange sensation de crise qui lui semblait n’avoir ni queue ni tête. Il avait toujours cru en ses instincts, et ses instincts lui disaient que la situation dans laquelle ils se trouvaient là maintenant était très mauvaise. Ils étaient maintenant profondément à l’intérieur de la jungle, et plus ils s’enfonçaient, plus il avait l’impression qu’il y avait d’énormes mâchoires au bout du chemin, les attendant pour les engloutir en entier.

Pendant que le groupe réfléchissait, leurs senseurs leur envoyèrent un avertissement. Par l’information relayée par leurs masques au regard de la zone environnante scannée, le groupe découvrit qu’il y avait beaucoup de formes de vies inconnues qui se dirigeaient dans leur direction. Les formes de vies inconnues se dénombraient à environ trente, et étaient trois fois plus nombreuses que le nombre de leur groupe. Qui plus est, elles se déplaçaient rapidement.

Dias n’eut pas besoin de dire quoi que ce soit. Le groupe se mit immédiatement en formation et ils préparèrent leurs armes.

Les choses étaient proches. Ils pouvaient les entendre courir, tambouriner et émettre des grondements bas, même sans les scanners.

Bang, bang, bang, bang !

Le groupe ouvrit le feu avant que ces choses atteignent complètement leur ligne de mire. S’ils ouvraient le feu seulement après les avoir vus, il serait déjà trop tard.

Tous dans le groupe étaient des combattants expérimentés, et même quelques nouveaux membres comme Cillin, Ba Dao et Xiao Shang avaient plein d’expérience par eux-mêmes. Par conséquent, les hommes ne ressentirent aucune panique, brandirent leurs armes fermement, et tirèrent précisément devant cette situation. Avec les cibles verrouillées sur leurs masques, ils pouvaient se vanter d’une précision de tir de quatre-vingt-dix pour cent même si cent pour cent n’était pas possible. L’affichage infrarouge leur permettait de tirer sur leurs ennemis lorsqu’ils quittaient la couverture des fourrés.

Préserver les munitions étaient une habitude qu’ils avaient cultivé au fil de nombreuses années d’expérience, mais cette fois, ils ne pouvaient pas se permettre de le faire. C’était parce que ces choses ne mouraient pas, même après avoir été touchées. Il y avait une pause momentanée, mais cela n’affectait pas leur zèle, alors qu’ils chargeaient tous vers le groupe comme s’ils ne s’arrêteraient pas jusqu’à leur dernier souffle.

Dias fit un calcul mental et découvrit qu’il fallait environ cinq balles pour tuer ces choses. Il était sûr que ses balles frappaient la tête de la chose à chaque fois, et pourtant, elle ne mourrait pas. Ce n’était qu’à partir de la quatrième ou cinquième balle que ces choses s’arrêtaient finalement. Peut-être étaient-elles vraiment mortes alors. Dias ne pouvait pas en être sûr.

En observant leur vitesse, le temps d’écart entre chaque quatre ou cinq balles était définitivement suffisant pour qu’elles couvrent beaucoup de terrain. Qui plus est, ils n’étaient que douze personnes, et pas tout le monde ne pouvait tuer trois de ces choses avant qu’elles ne chargent.

Cillin avait déjà tué deux de ces choses. Sa fréquence de tir était si rapide que les autres suspectaient qu’il gâchait des balles.

En réalité, à travers l’affichage infrarouge de son masque, Cillin ouvrait le feu et touchait une bête si elle glissait de sa couverture pendant même un instant. Il avait même calculé à la fois la vitesse de la balle et la vitesse de course de ces choses de manière à ce qu’il puisse obtenir une précision presque parfaite. De plus, Cillin visait trois de ces choses en même temps, donc lorsque les autres avaient juste tué leur première cible, il était déjà en train de descendre sa troisième.

Finalement, la première chose sauta hors des buissons, et elle fut tuée presque au même moment par Cillin et Xiao Shang. Peut-être avait-elle reçu une balle auparavant, ce qui était la raison pour laquelle elle s’écroula après seulement deux tirs.

Dias n’eut pas le temps d’examiner la chose de près, et donc y jeta un coup d’œil rapide. Il réalisa immédiatement la raison pour laquelle la chose était aussi résistante.

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