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SRH – Chapitre 89 – Parasite

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

SRH - Chapitre 89 - Parasite

La mission de cinq ans était un standard pour mesurer la force globale d’un escadron et son état de développement. Elle pouvait propulser un escadron au sommet et les mettre sous les feux de la rampe de toute l’AG, et elle pouvait également transformer un escadron en objet de moquerie mondial également. C’était aussi la deuxième fois que Shawton réaliserait sa mission de cinq ans après être devenu le commandant de l’Escadron Six B. La performance de sa mission précédente n’était ni bonne ni mauvaise. Elle ne le rendit pas célèbre ou connu, mais tout du moins elle prouva sa capacité en tant que commandant de l’Escadron Six B.

Une mission de cinq ans était une tâche très difficile à accomplir, cela au moins était certain. Ils pouvaient se retrouver face à une crise sans précédent, et personne, pas même le commandant ou les lieutenants ne pouvaient garantir qu’ils survivraient à une mission de cinq ans intacts et sans blessure.

Perdre une partie de ses hommes et modérer l’autre partie, c’était la manière dont les régiments de Hunters se renforçaient et grandissaient. Les Hunters avaient l’habitude de danser sur la frontière entre la vie et la mort pendant toute l’année, et c’était exactement parce qu’ils s’étaient habitués à une vie aussi excitante et aventureuse qu’ils ne se sentaient ni nerveux ni paniqués lorsqu’ils entendirent qu’il y aurait une mission dangereuse, mais plutôt presque une excitation intolérable. C’était spécialement le cas des Hunters vétérans.

Après avoir obtenu l’affirmation de Dias, Cary et les autres poussèrent des cris de joie. Il n’avaient pas eu la possibilité d’avoir beaucoup d’expérience pendant la dernière mission de cinq ans, et ils n’avaient pas obtenu grand-chose juste en suivant la conduite de leurs seniors non plus. Cette fois, ils devaient absolument apprécier la mission de cinq ans au maximum ! Lorsque Cary et les autres pensèrent à cela, ils se mirent à travailler plus vite également.

Cillin les rejoignit dans leur travail, pendant que Tang Qiuqiu et le chat gris étaient accroupis à gauche et à droite de Cillin pour regarder le traitement du butin.

En voyant que le chat gris était si absorbé à cette vue qu’il ne clignait même pas des yeux, Tang Qiuqiu demanda : « Wheeze, est-ce que cela t’intéresse ? »

« Appelle-moi Whebeze ! » Le chat gris était très mécontent.

« Mais Wheeze sonne cordial. »

Cordial ? Le chat gris se sentit immédiatement enchanté et ne fit plus d’histoires pour la manière dont Tang Qiuqiu s’adressait à lui. Cependant, il ne mentionna pas qu’il devait de l’argent à Cillin ; c’était vraiment trop embarrassant d’admettre qu’il était l’esclave d’une dette ou quelque chose du genre.

Après avoir fini de traiter les ours polaires, le groupe retourna dans sa base temporaire, fit le ménage et fit décoller les aéronefs vers leur vaisseau garé à la station spatiale.

Le chat gris se balada partout dans le vaisseau la queue en l’air comme s’il patrouillait sur son propre territoire. Dough le suivait avec enthousiasme, excité à l’idée qu’il avait finalement rencontré un autre être comme lui qui n’était pas un humain sur le vaisseau. S’il se retrouvait dans le pétrin à l’avenir, au moins, il aurait quelqu’un avec qui partager son destin.

Bien que la mission de cinq ans n’ait pas encore commencé, les gens à bord du vaisseau ne restèrent pas sans rien faire. Ils devaient examiner leur approvisionnement en nourriture, en énergie, en armes et en équipements, et inspecter le vaisseau lui-même soigneusement pour voir s’il y avait des pièces trop vieilles qui demandaient à être changées. Puisqu’ils ciblaient un gros truc, ils ne devaient pas permettre à la moindre bévue de se produire. Le diable est dans les détails après tout.

Cillin et les membres de l’équipe responsable de l’ingénierie sur le vaisseau inspectèrent celui-ci ensemble. La personne chargée de l’ingénierie, Enji, était aussi un homme-pieuvre. La différence entre lui et Bao Dao résidait dans leur physique. Ba Dao était robuste alors qu’Enji était mince. Bien que la taille incroyable d’un homme-pieuvre soit évidente, en terme de poids réel, il se pouvait qu’Enji ne puisse même pas se comparer à Cillin. Il y avait plein de personnes comme Enji. Ils appartenaient à la division de soutien, et ils ne combattraient pas au front. Bien entendu, un technicien qui pouvait travailler longtemps dans un régiment de Hunter ne pouvait pas être une personne commune, et au moins il ne manquerait de rien dans le département courage. S’il en était besoin, il pouvait tout aussi bien prendre un fusil et se ruer sur le champ de bataille.

Pendant qu’ils faisaient leur service, Enji et Cillin échangèrent des connaissances approfondies entre eux. Enji admirait beaucoup le jeune Cillin. Bien que Cillin soit jeune, il avait une véritable capacité et des connaissances, et il était capable d’identifier les zones critiques de la structure de certaines machines d’un simple coup d’œil. Qui plus est, Cillin était capable d’accepter l’opinion des autres et les suggestions avec modestie, ce qui était un trait très admirable pour quelqu’un de son âge.

Les six bras d’Enji travaillaient sans arrêt ; en tenant des outils, des pièces détachées et des appareils avec chaque main. Cillin faisait des enregistrements à côté.

« Très bien, nous avons terminé l’entretien de cette zone. Allons nous reposer un moment avant d’aller vers la zone suivante. »

Enji accepta l’eau que Cillin lui passa et but deux longues gorgées. Après avoir repris son souffle, il regarda les notes de Cillin.

« Très bien, ce sont des notes très professionnelles. » Enji ne tarissait pas d’éloges alors qu’il dépliait une chaise et s’assit, en déposant les outils un par un dans la boîte à outils.

« Grand frère Enji, qu’est-ce que c’est ? » demanda Cillin en montrant un petit bloc de cristal brun-rouge à l’intérieur de la boîte à outils d’Enji.

« Oh, ça. » Enji sourit et ramassa le petit bloc avant de le passer à Cillin. « Regarde-le soigneusement et vois si tu peux deviner ce dont il s’agit. »

Cillin accepta le petit bloc cristallin. Tout le bloc ne mesurait que la moitié d’un pouce.

« De la résine ? » Cillin pouvait différencier la composition principale du produit, et en même temps il avait aussi remarqué qu’il y avait un organisme prisonnier à l’intérieur. Sa longueur était de moins d’un centimètre, et son corps avait une forme semi-circulaire. Il avait une paire de jambes mobiles et beaucoup de chélipèdes 1. Il avait l’air plutôt sinistre. « Je n’ai jamais vu un tel organisme. »

« Il y a toutes sortes de formes de vie dans l’univers, et il est naturel que tu n’aies jamais vu ça auparavant. » dit Enji en souriant. « Peux-tu deviner comment je me le suis procuré ? »

Cillin secoua la tête. Bien qu’il existât de nombreux organismes dont l’environnement pouvait être déduit seulement d’après leur physique, il y en avait encore plus qui étaient au-delà de son imagination. L’instinct de Cillin lui disait que cet organisme emprisonné à l’intérieur de la résine n’était pas si simple.

Enji pouffa doucement et reprit le petit bloc brun-rouge. Alors que ses doigts frottaient contre la surface de l’objet, il soupira. « C’est un parasite ! »

« Un parasite ?! » Cillin savait ce dont Enji parlait n’était pas le genre de parasite qui vivait à l’intérieur d’un corps humain, mais le genre qui vivait dans les vaisseaux spatiaux et les véhicules qui pouvaient traverser l’univers.

« Ouais. C’est une chose à laquelle nous prêtons une attention spéciale à chaque fois que nous faisons l’entretien du bâtiment. Nous devons l’inspecter de temps en temps pendant les longs trajets, et si un parasite était découvert, alors nous devrions l’éliminer ou alors nous ferions face à des ennuis sans fin. Ils sont peut-être petit, mais ce petit truc à lui seul peut potentiellement détruire un vaisseau entier. Ils peuvent supporter les rayons cosmiques et le vide tandis qu’ils se cramponnent fermement sur un aéronef. Qui plus est, la plupart des substances qu’ils sécrètent peut également éroder un aéronef. Bien que ce ne soit pas visible au premier abord, si l’érosion continue pendant trop longtemps et n’est pas trouvée à temps, alors il sera trop tard. Sais-tu ce qui se produit lorsqu’un trou apparaît soudainement sur un vaisseau en vol, et que ce n’est pas réparé à temps ? »

Cillin frissonna inconsciemment. Effrayant.

« Ce n’est pas tout. Ils peuvent endommager certaines zones critiques du vaisseau également. Que ce soit le système d’armement, les conduites d’énergie, ou quelques ports d’interface, ils sont tous potentiellement des habitats pour parasites. Il y a toutes sortes de parasites dans l’univers, et ils ont chacun leur environnement favori. Certains parasites adorent les endroits avec une grande quantité d’énergie, et certains adorent les endroits comportant beaucoup d’oxygène. En résumé, ce que nous devons faire, c’est inspecter tout le bâtiment périodiquement pour éviter tout risque potentiel. »

Enji jeta en l’air le petit bloc dans ses mains avant de l’attraper à nouveau. « Chaque fois que nous réalisons une inspection, nous préparons un fluide de scellement de manière à y incruster ces petits parasites. On dirait vraiment de l’ambre, et ils peuvent aussi se vendre pour un bon prix aux chercheurs ou aux amateurs après les retombées d’une mission. Il y a beaucoup de personnes qui aiment collectionner les parasites du cosmos, et dans une certaine mesure, les parasites du cosmos ne peuvent se trouver que par hasard. C’est pendant la dernière mission de cinq ans que j’ai eu ce parasite ; j’en ai vendu un et gardé celui-là pour moi en souvenir. Si cela t’intéresse, je t’appellerai pour jeter un œil si je trouve et nettoie des parasites à l’avenir. »

« C’est super. Merci beaucoup, grand frère Enji ! »

« Pas la peine d’être si courtois, gamin ! Viens, allons faire l’entretien de la zone suivante. »

Après que Cillin eût terminé de faire l’entretien du bâtiment avec Enji, il se prépara à retourner au salon et s’allonger pendant un instant. Mais avant qu’il ait pu faire quelques pas, il entendit tout à coup le rugissement de Cary.

« Cillin, viens voir l’œuvre de ton chat ! »

  1. Chélipède = pattes thoraciques chez certains crustacés qui servent à la préhension, comme les pattes avec les pinces des crabes
Cet article comporte 5 commentaires
  1. Merci pour le chapitre!

    Ah, qu’est-ce qu’à fais ce chat ? :p Une connerie ou la chasse au parasite (Il nous a fais toute un chapitre sur ça alors il y a des chances xD) ?

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