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SRH – Chapitre 85 – Cyborg

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

SRH - Chapitre 85 - Cyborg

Après avoir piloté son hoverboard dans la forêt, Cillin le remit dans son sac-à-dos, sortit une bombe et diffusa son contenu sur lui-même, enveloppant son corps d’une odeur qui sentait la même chose que les environs. Ensuite, il enfonça son sac-à-dos dans une crevasse, et se faufila tranquillement vers l’endroit où les oiseaux avaient été surpris.

Si Cary avait mené une analyse spectrale avec son équipement juste maintenant, il aurait découvert un schéma d’ondes particulièrement étrange. C’était comme le cri d’une machine qui était mélangé avec les cris d’oiseaux et de chats, et la cause de ce qui avait piqué la curiosité de Cillin. Il avait la sensation qu’il allait trouver quelque chose ici.

Cillin chercha lentement son chemin vers l’avant. Contrairement aux humains, les animaux avaient un sens de l’ouïe très développé, ce qui était la raison pour laquelle Cillin marchait avec la plus extrême précaution. S’il voulait savoir la vérité, alors il devait bien se cacher. Bien qu’il se soit aspergé du déodorant, Cillin choisit tout de même de se déplacer contre le vent. De cette manière, son odeur ne serait pas facilement détectée par les animaux contre le vent.

Les feuilles bruissaient dans la brise, et de temps en temps, il y avait des feuilles de la taille d’épingles qui tombaient des branches. Ces bruits infimes étaient suffisants pour aider Cillin à masquer son approche furtive.

Petit à petit, Cillin put entendre quelques grondements bas et les grondements de mise en garde d’un chat. Il s’approcha, et vit la situation devant lui.

Il y avait six loups et trois chats – non, quatre – chats. Un petit chat était entouré au centre par trois gros chats, et il avait l’air à la fois malade et démoralisé. Ses yeux étaient fermés, et sa respiration était un peu faible.

C’était comme Cary l’avait dit précédemment. Ces chats étaient aussi gros que des léopards, et en comparaison, le petit chat était le seul dont la taille pouvait être considérée comme normale. Le chat de taille différente était manifestement maintenu au centre par les trois gros chats.

Mais tandis que les chats étaient gros, les loups l’étaient encore plus. Avez-vous jamais vu un loup de la taille d’un ours ? Néanmoins, c’était la première fois que Cillin voyait un loup aussi gros, bien qu’il faille considérer le fait qu’il ait vu des souris de la taille d’un ours lorsqu’il était à Seven Lights, la nouveauté avait déjà déteint sur lui.

Cillin trouvait étrange que les six loups hésitent devant les trois chats, cependant. Le petit chat était bien évidemment un facteur négligeable. Logiquement, que ce soit en terme de taille ou de nombre, les loups avaient l’avantage absolu, donc ils ne devraient pas se comporter de manière aussi hésitante, comme s’ils voulaient charger, mais ne pouvaient s’empêcher de craindre quelque chose.

Quelque chose ne tourne pas rond.

Cillin retint sa respiration et continua à regarder la scène qui se déroulait devant lui. Il continuait à avoir l’impression que quelque chose n’allait pas, mais il ne trouvait absolument rien qui clochait. Il n’y avait ni activité mécanique ni flux d’énergie dans la zone. Il n’y avait que ces quelques animaux.

Un loup gronda deux fois sur un ton bas, et fit un pas en avant, provoquant immédiatement le hérissement du pelage des trois chats. Auparavant, seul le pelage sur leur dos était gonflé, mais maintenant, c’était comme si leur corps tout entier était devenu complètement crispé par la tension. Leur queue était levée en l’air, et leur pelage gonflé leur donnait l’air d’avoir une taille plus grosse que la normale. En même temps, les trois chats firent encore un demi pas en arrière et se rapprochèrent du petit chat.

Le loup ne mit pas plus de pression, et au lieu de cela se mit à tourner autour de la zone sans arrêt. Ses griffes taillaient le sol de pierre gelé par les températures négatives comme du tofu.

Peut-être était-ce à cause des grondements bas des loups et du son que leurs griffes faisaient en crissant sur le sol, ou peut-être était-ce à cause des grondements des trois gros chats tendus. De toute manière, le petit chat dans l’encerclement ouvrit les yeux avec une grande difficulté.

Le petit chat était appuyé contre un rocher qui n’était guère plus gros que lui, et il y avait aussi quelques fougères primitives dans les fissures du rocher. La première chose que le petit chat regarda n’était pas les gros chats ou les loups, mais les petites fougères dans les fissures.

Le petit chat ouvrit la bouche et révéla ses dents fines. Il n’était pas différent d’un chat normal, contrairement aux dents qui avaient l’air absolument sauvages que les grands chats possédaient. Le petit chat mordit dans les feuilles des fougères qui sortaient des craquelures du rocher, frotta ses pattes, ferma les yeux et laissa tomber sa tête sur le sol jusque comme auparavant. C’était comme si l’acte simple de mordre ces feuilles avaient consommé beaucoup de son énergie.

Les yeux de Cillin s’étrécirent. Clairement, quelque chose cloche !

À l’instant, lorsque le petit chat avait ouvert la bouche, les six loups avaient à l’évidence été secoués par cette vision. Les loups les plus proches avaient même reculé pour rester avec leurs compagnons, comme si c’était la seule manière de récupérer un peu de courage et d’assurance.

En premier, on pouvait penser que les trois chats entouraient le petit chat au milieu pour le protéger du mal, mais la vérité pourrait être que les trois gros chats étaient seulement effrayés, et que ce qui effrayait réellement les six loups n’étaient pas des trois chats, mais de ce petit chat à l’air maladif qui était étendu sur le sol !

Cillin continua à observer, mais la situation resta la même. Il ne pouvait pas laisser cela continuer comme ça. De manière à confirmer ses présomptions, Cillin attrapa une aiguille et la lança sur l’un des loups. Ce n’était qu’en aggravant le conflit que la situation pourrait mieux se résoudre d’elle-même.

C’était pendant cette impasse où les deux parties se montraient les dents, que le loup qui avait reçu l’aiguille dans le derrière sauta en l’air et laissa échapper un couinement. Ce n’était pas un couinement de douleur, mais de surprise. La peau du loup était très épaisse, et l’aiguille de Cillin ne pouvait pas être entrée profondément dans la chair. Mais le loup, dans un état de tension élevée, avait eu le réflexe de sauter et de faire un pas en avant après avoir ressenti la petite douleur dans son arrière-train. Les deux loups derrière lui semblèrent encouragés par ses mouvements et bondirent en avant également. En voyant que les loups étaient véritablement sur le point de les charger, les trois gros chats décidèrent de se lancer à fond également. La situation tomba instantanément dans le chaos.

C’était exactement grâce à ces retombées que Cillin vit quelque chose qui le choqua au plus profond de lui.

La tête du petit chat qui était à l’origine étendue avec découragement sur le sol, donnant l’impression qu’elle exhalait plus qu’elle n’inspirait, se mit soudainement à gonfler pour devenir plus grosse que les loups eux-mêmes. Son pelage gris se contracta rapidement et se transforma pour révéler une peau métallique, et à cet instant là, il ne ressemblait pas du tout à un animal, mais plus à un robot. Mais non, le petit chat devrait être une combinaison entre un animal et une machine, car en excluant sa tête mécanique bizarre, son corps et ses membres restaient les mêmes qu’auparavant.

La tête mécanique gonflée ouvrit la bouche et avala le loup le plus proche en une seule bouchée. Ensuite, la tête mécanique du chat rétrécit lentement jusqu’à sa taille originelle, perdant son lustre métallique, le pelage ayant repoussé. Il récupéra son apparence originelle et redevint le chat délicat et à moitié mort sur le sol.

Lorsque le petit chat s’était transformé, les six loups avaient tout de suite essayé de bondir hors de la zone de combat. Mais le loup qui était le plus proche du chat n’arriva pas à s’échapper à temps et en subit la conséquence fatale. Les autres cinq loups s’échappèrent la queue entre les jambes jusqu’à ce qu’ils se soient éloignés de cinquante mètres, en haletant lourdement après  leur bond.

Pendant ce temps, Cillin fut pris de sueur à cette vision.
Bon sang de bonsoir, cette chose est un Transformateur ! Ce n’est peut-être pas une machine complète, mais il avait très certainement l’air d’un robot il y a un instant !

Est-ce un Cyborg ?

Le sujet des cyborgs était apparu une fois dans quelques articles que Cillin avait lu dans des magazines électroniques avec de nombreux points de contribution. Ce genre de forme de vie était incroyablement instable, et ne pouvait vivre que pendant un très court laps de temps. Il y avait de nombreux chercheurs qui avaient essayé une fois de créer une telle forme de vie qui était faite pour moitié de chair et pour moitié machine, mais les résultats n’avaient jamais été aussi bons qu’ils l’avaient imaginé. Avec la limite de temps étant son unique défaut, la transformation naturelle entre une forme de vie basée sur le carbone et une forme de vie mécanique d’un cyborg était proche de la perfection, alors qu’un cyborg artificiellement créé ne serait pas en mesure d’obtenir ce niveau de perfection. Il aurait toujours une évaluation soit en-dessous ou au-dessus du point d’équilibre.

Un des deux géants parmi les magazines de l’AG, ‘Code’, avait une fois spéculé sur les causes possibles de la formation d’un cyborg, mais l’explication fournie était très vague. Il se pouvait que le privilège de lecture de Cillin ne soit pas assez élevé pour accéder aux véritables secrets des recherches.

Les chercheurs décrivaient cette forme de vie semi-mécanique extraterrestre comme un miracle de l’univers. Une certaine substance qui se formait au hasard dans l’univers était le cœur de la formation de ce genre de forme de vie. Ces substances ne pouvaient pas être répliquées, et lorsqu’elles dérivaient sur une planète contenant la vie, ces substances captureraient alors les informations génétiques d’une certaine créature, et avec ces informations génétiques comme base, se transformeraient en une pseudo forme de vie. C’était ce qu’ils appelaient une forme de vie cyborg.

L’univers est un endroit où toutes sortes de miracles se produisaient. Cillin ne savait pas comment cela se formait, ni ne savait si ces chercheurs avaient déjà réussi à produire un cyborg parfait. Toutefois, cet être devant lui était très certainement une forme de vie cyborg de transformation parfaite !

Cet article comporte 11 commentaires
  1. Merci pour le chapitre!

    Oh cool un mignon petit chat! Enfin, il faut pas l’énerver en tout cas si on veux pas finir dévoré xD
    En tout cas, si il devient son familier, alors ils iront bien ensemble entre un chat-cyborg et un homme avec nano puce dans le corps.

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