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Chapitre 76 – On ne Juge Pas un Livre à sa Couverture (partie 1)

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

Chapitre 76 - On ne juge pas un livre à sa couverture (partie 1)

« Quel genre d’effets ont ces choses ? » demanda Lung montrant du doigt l’assortiment de plantes classées sur le rocher qui avaient presque fini de sécher.

« Tu le sauras en temps voulu. »

Cillin s’occupa du reste des plantes dans ses mains avant de les mettre de côté. Cillin n’avait pas vraiment pensé à utiliser cette méthode de prime abord, mais au moment où Lung avait mentionné les laxatifs, l’idée lui était immédiatement venue à l’esprit.

Seulement, Lung n’avait jamais vu des chercheurs isoler les propriétés médicinales d’une plante avant de créer plus de drogues en se basant sur sa formule chimique fonctionnelle. Mais maintenant qu’il voyait Cillin faire la même chose, il pensait que c’était incroyablement nouveau. Son choix était le bon après tout ; ce ne serait définitivement pas ennuyeux de faire équipe avec Cillin. Hmm, il semble qu’il y ait une énorme opportunité commerciale là…

 

« Est-ce que ces choses vont réellement fonctionner ? » Ce n’est pas que Lung ne le croyait pas, mais parce qu’il avait l’impression que c’était nouveau. Il y avait ici de nombreuses plantes qu’il ne reconnaissait pas. Il arrachait n’importe quelle herbe que Cillin lui faisait arracher, et le traitement pour chaque plante était également différent. Concernant certaines fleurs, il devait collecter le pollen, et pour certaines, il devait collecter leur nectar ou leurs pétales. Bien que Lung ait mémorisé tout cela, il ne comprenait pas vraiment comment on pouvait s’en servir.

Cillin montra du doigt les herbes ramassées et dit : « Sais-tu qu’avant que les humains entrent dans l’âge des machines, il n’y avait pas de synthétiseurs de drogues, pas d’aiguilles, pas d’antibiotiques, pas d’analyseurs ou n’importe quel genre de mécatronique du tout, mais ils étaient quand même capables de créer toutes sortes de drogues ? Que ce soit du poison ou un tonique, ils étaient tous fabriqués en utilisant la méthode primitive, et par le biais de cette méthode, nous serons capables de mélanger les drogues dont nous avons besoin. »

« De cette manière, nous pouvons empoisonner leur lac et leur filer la diarrhée ? » Lung étrécit ses yeux comme s’il pouvait déjà voir dans son esprit les Quatre Académies Militaire chier en masse.

« Non, c’est inutile de jeter du poison dans le lac : toute leur eau potable serait filtrée et détoxifiée… Ne fais pas n’importe quoi avec ces herbes ! » Cillin lança une pierre et frappa la main de Lung qui tripotait les herbes.

« Ce n’est rien que de l’herbe, de plus, est-ce que nous ne l’avons pas déjà touchée tout à l’heure dans la forêt… Aïe ! » Lung regarda sa main droite. Une éruption cutanée rouge apparut là où il avait touché les herbes, et c’était à la fois engourdi et urticant. Mais contrairement à ce qu’on pouvait attendre, non seulement il n’avait pas la moindre gêne de toute manière, il se fendit même d’un sourire idiot comme s’il prenait tout le crédit de son acte. « Regarde, ça marche vraiment ! »

Mais bon sang qu’est-ce qu’il y a de si drôle ! À quel point peux-tu être encore plus stupide ?!

Ça démangeait Cillin d’envoyer valdinguer cet idiot avec un coup de pied.

Il y avait une bouteille en grès à côté, et il y avait plusieurs sortes d’herbes qui trempaient dedans. Si quelqu’un se mettait à la renifler, il sentirait même la senteur du nectar. Cillin en versa un peu et l’appliqua sur la main de Lung, et cinq minutes plus tard, les éruptions cutanées rouges disparurent graduellement en ne laissant derrière qu’une légère marque. Dix minutes plus tard, la marque elle-même avait disparu.

Lung commença à tourner sa main d’avant en arrière et l’examina sous toutes les coutures comme si c’était un objet rare. Ensuite, il utilisa sa main gauche pour toucher à nouveau les herbes…

« Hein ? Cillin, pourquoi n’y a-t-il plus de réaction ? » Lung leva sa main gauche et ne vit pas la moindre éruption rouge.

Cillin roula des yeux. « C’est un type de drogue allergène. Après la première réaction allergique, le corps va produire les anticorps pour la combattre, bien qu’une personne ordinaire ne pourrait pas s’y habituer aussi rapidement. Cela signifie que tu as une constitution drôlement bonne. »

Cillin envoya un message secret à Knight en utilisant un chiffrage acoustique. Ils avaient défini chaque représentation du chiffrage acoustique, donc même s’ils étaient interceptés par une équipe ennemie, ils ne comprendraient pas la signification derrière le message secret.

Pendant que Cillin fabriquait des drogues de son côté et que Knight mettait au point le plan de la prochaine opération, Sird et Hard étaient tombés sur les étudiants de la Quatrième Académie Militaire. Sird avait été marqué en rouge, et Hard s’était arrangé pour s’en échapper par chance.

Au même moment, dans la forteresse de Seven Lights, Kang Man, qui manœuvrait le système de surveillance Sentinel, découvrit soudainement un intrus qui se montrait dans leur zone d’alerte. Qui plus est, cette personne marchait de façon décontractée et ouvertement, sans la moindre intention de se cacher.

 

 Chapitre 76 – On ne Juge Pas un Livre à sa Couverture (partie 2)

 

 

Kang Man avertit Ci Jincheng et Fu Luo. Ci Jincheng et Luo Feng, tous les deux, connaissaient bien la personne sur l’écran.

« Ce type… » Fu Luo n’exprima pas son opinion, mais elle ne dit pas à Kang Man d’activer le Sentinel ni de l’attaquer non plus.

« Ignore-le. » dit Ci Jincheng après avoir jeté un œil à l’intrus.

« Mais il tient une arme. »

« Tu ne verrais réellement pas son arme s’il voulait vraiment attaquer ; tout spécialement ce type d’arme. »

« Très bien. » Kang Man ne mit pas le Sentinel en route, mais il ne baissa pas sa garde non plus. Il pensait seulement que l’homme était très dangereux.

Cependant, dépassant tout ce que Kang Man pouvait imaginer, après que l’homme fut passé dans la zone d’alerte du Sentinel et fut arrivé à l’aéronef à l’intérieur de la forteresse, il se mit à ouvertement frapper à la porte.

« Ouvrez, je suis crevé à mort là ! »

Kang Man regarda Ci Jincheng. Lorsque les autres étaient dehors, Ci Jincheng était le responsable de service à l’intérieur de la forteresse.

« Ça va, ouvre juste la porte. » dit Ci Jincheng.

Kang Man soupira. Puisque Ci Jincheng avait donné l’ordre et que Fu Luo n’avait pas exprimé son opinion à ce sujet non plus, ce n’était pas quelque chose dont il devait se soucier. Il ouvrit l’écoutille et laissa entrer la personne.

« Hé, belle-sœur Feng, ça faisait longtemps ! » Le gars salua en souriant Fu Luo lorsqu’il entra et la vit, agissant comme s’il la connaissait depuis longtemps.

« Yue Lou, qu’est-ce que tu es venu faire ici ? » Fu Luo haussa un sourcil en entendant la salutation ‘belle-sœur Feng’ avant de lui poser la question.

Yue Lou haussa les épaules. « C’est trop bruyant là-bas. Ils sont occupés à marquer en rouge la Seconde Académie Militaire, et puisque je n’ai rien à faire, je suis venu ici me taper une sieste. »

Rien à faire… se taper une sieste…

Kang Man ne pouvait que penser au ridicule de la situation. Pendant que ses équipiers étaient occupés à se battre, ce type avait vraiment le loisir de rechercher un endroit tranquille pour dormir ?! Mais en regardant l’expression de Fu Luo et de Ci Jincheng, ils semblaient être bien coutumiers de ce genre de déclaration.

« Si tu ne vas pas les aider au combat à marquer les autres en rouge, alors pourquoi as-tu rejoint le concours de guerre intégrée ? » demanda Fu Luo.

« Pour regarder un spectacle, bien sûr, sans mentionner que je suis en vacances en ce moment. Je n’ai rien à faire de toute manière, donc je suis venu m’amuser. »

En voyant que Kang Man fixait de près l’arme qu’il portait, Yue Lou sourit, donna une pichenette d’un doigt, et ensuite démonta l’arme en plusieurs pièces détachées avant de les envoyer retomber proprement sur la table ronde à côté.

Les yeux de Kang Man se contractèrent. Ce type était une personne dangereuse !

Yue Lou bailla et demanda : « Est-ce qu’il y a un endroit où je peux dormir ? »

« Trouves-en un toi-même. » Ci Jincheng répondit sans même se retourner.

« Est-ce que je peux aller dans les chambres ? »

« Non. »

Yue Lou regarda autour de lui avant de tirer quelques chaises et de les rassembler. Ensuite, il s’allongea sur les chaises et se fendit encore d’un autre bâillement. « Réveillez-moi lorsqu’ils retourneront de mission. Autrement, ne me réveillez pas même s’ils sont tous marqués en rouge. »

Lorsqu’il finit de dire cela, Yue Lou ferma les yeux et se mit immédiatement à dormir sans même se soucier d’en avoir eu ou non la permission.

Kang Man était médusé. Ce gars était sérieusement un type bizarre.

« Ignore-le. Prétends juste qu’il n’existe pas. » dit Ci Jincheng à Kang Man.

Comment pourrais-je possiblement ignorer un homme aussi dangereux ? Kang Man retroussa ses lèvres et s’assit devant le moniteur, reprenant son travail précédent. Cinq minutes plus tard, Kang Man ne put se retenir plus longtemps et tourna la tête vers Ci Jincheng et Fu Luo pour leur demander : « Mais qui est donc ce type ? »

« Étudiant de deuxième année de la Première Académie Militaire, âgé de 18 ans. À la Première Académie Militaire, il est considéré comme un génie qui n’apparaît seulement qu’une fois par millénaire. En première année, il était déjà le roi incontesté sur le tableau de classement de tir, et c’était aussi pendant la même année qu’il a commencé à exécuter des missions pour l’armée. Après son diplôme, au minimum, il sera engagé en tant que sous-lieutenant dans l’Alliance Galactique. » Fu Luo présenta Yue Lou à Kang Man.

Un sous-lieutenant de l’AG… de 18 ans ?!

Les échelons des grades militaires dans l’AG n’étaient pas du tout faciles à gravir !

« Pour lui, les armes à feu employées dans le concours de guerre intégrée ne sont pas du tout des armes à feu. Par conséquent, il n’a probablement pas encore tiré une seule balle. »

Tout en écoutant les explications de Fu Luo, Kang Man regardait l’homme qui ronflait sur les chaises. C’était vraiment comme le disait le proverbe : on ne juge pas un livre à sa couverture.

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