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Chapitre 72 – Tout le Monde a un Truc dans Sa Manche

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

Chapitre 72 - Tout le Monde a un Truc dans Sa Manche

Le communicateur à bord était inutile. À la fois les communications et le système de positionnement qu’ils avaient apporté étaient inutilisables. Il n’y avait pas de parachute, et le siège éjectable n’était pas accessible. Logiquement, le pilote assis dans le cockpit ne se sentirait pas bien non plus.

C’était exactement ce que les officiers voulaient voir. Dans une situation presque complètement désespérée, isolés et impuissants, le vrai visage des étudiants serait normalement exposé de manière bien plus véridique.

Les officiers étaient impatients de voir les réactions de ces quatre types, mais contrairement à leurs attentes, la réalité leur envoya une grosse baffe à travers la figure.

Laissons tomber Knight. Il avait très certainement un certain niveau de compréhension envers ce type de situation, et le fait qu’il soit capable d’y faire face calmement n’était pas au-delà de leurs attentes. Cependant, Ci Jincheng était encore plus calme que Knight. Tout du moins, Knight avait exprimé plus ou moins d’inquiétude à propos de ses camarades, mais Ci Jincheng n’avait pas du tout ce genre de souci. À l’instant où l’alimentation s’était éteinte, Ci Jincheng avait tranquillement sorti un livre et avait commencé à le lire avec la plus grande délectation. Avant de commencer à lire, il n’oublia pas de hocher la tête et de sourire poliment une fois en direction de la caméra cachée. Cela provoqua chez les officier à l’intérieur de la salle des écrans la perte de leur sourire.

Ça file le bourdon.

Ils regardèrent Lung.

Après que le système d’alimentation se soit éteint, le jeune maître Lung se figea pendant deux secondes avant d’exprimer son plus grand dédain. « Quand je pense que notre grande armée aurait acheté des biens si au-dessous de la norme. Mais, je me souviens que les fonds alloués à l’armée sont plutôt pas mal, se pourrait-ils qu’ils n’y ait que des biens défectueux qui restent lorsque l’on attribue des ressources dans cette zone ? Ou peut-être… »

Lung continua à parler tout seul sans cesse et n’accordait pas du tout d’attention à l’avion de chasse qui tombait. À la fin, il en vint même à une conclusion stupéfiante – comme il le pensait, l’armée qui était stationnée près des frontières était considérée comme la cinquième roue du carrosse.

Bien que les communicateurs du quatuor ne puissent pas être utilisés à cause des interférences, il y avait des caméras cachées dans les cockpits, et par conséquent, les officiers entendaient très clairement chaque parole que le jeune maître Lung prononçait.

Les chefs d’équipe dans la salle de contrôle regardèrent tous les officiers de la base d’un air plein de sympathie. Ce n’était pas qu’ils soient d’accord avec Lung, mais ils avaient de la commisération pour eux qui étaient méprisés par Lung.

Les officiers de la base faillirent en cracher du sang de pure colère. Notre Secteur n’a rien à voir avec les zones frontalières primitives des Secteurs Paumés, et même si cet endroit est à la frontière, c’est toujours la frontière entre les Secteurs B et C. Comment diable cela pourrait-il se comparer à ces frontières primitives ?!  Sans mentionner que leurs avions de chasse hautement armés et autres véhicules armés n’étaient pas placés dans le camp étudiant, mais ailleurs.

Il était complètement au-delà de leur imagination que, non seulement ils avaient échoué à intimider Lung, mais qu’en plus, ils étaient durement méprisés. Et le pire, c’est que ce n’était que le début. Après que Lung eut terminé de dévaloriser l’armée, et que l’avion de chasse soit descendu grosso-modo jusqu’à dix-mille mètres au-dessus du sol, Lung sortit soudain une petite boîte carrée et l’éjecta du chasseur par une petite issue. La petite boîte carrée se sépara en cinq autres petites boîtes à l’extérieur du chasseur avant de se coller respectivement contre les ailes, le fuselage et la queue de l’avion.

Lung tenait dans la main un appareil de contrôle de la taille d’une paume, et lorsqu’il appuya sur un bouton de l’appareil de contrôle, d’énormes ailes se déployèrent des cinq petits blocs. La vitesse de descente de l’avion de chasse ralentit abruptement, et finalement, le bloc sur la queue de l’avion de Lung se mit à cracher un genre de fumée blanche.

Et ainsi, les officiers dans la salle de contrôle regardèrent Lung piloter l’avion qui, malgré le fait d’avoir perdu son système d’alimentation, flottait lentement, jusqu’à ce qu’un énorme Smiley soit dessiné dans le ciel.

Gerrard continuait à se frapper le front. Il ne savait vraiment pas quoi dire à propos de ce jeune maître de la Famille Andrea.

Quant à Cillin, au moment où l’alimentation s’était éteinte, il balaya du regard le cockpit avant d’ouvrir un endroit, sortir l’appareil de contrôle à distance à l’intérieur, ouvrir le panneau de contrôle, et commença à entrer un programme de décodage sur le terminal de contrôle, dont l’écran avait clignoté, de manière à reprendre la main.

En même temps, les doigts de la personne devant l’écran dans la salle de contrôle dansaient alors qu’il entrait son propre programme de contrôle pour arrêter le décodage de Cillin.

Quinze secondes plus tard, l’écran dans la salle de contrôle affichait les mots ‘Connexion Interrompue’. Cela signifiait que les droits d’accès à l’avion étaient complètement tombés entre les mains de Cillin. L’officier en face de l’écran devint rouge comme une tomate, incapable de prononcer le moindre mot pendant un long moment. Il s’était réellement fait éliminer par un étudiant de l’académie, et en moins de vingt seconde, pas moins !

Gerrard lui tapa sur les épaule, et dit : « Il n’y a pas de raison d’avoir honte. Son mentor est ce vieux Mo, Mo Heng. Donne-lui un couteau suisse, et il sera capable de démonter entièrement cet avion en ses composants de base, et de le remonter comme s’il était neuf. »

Les paroles de Gerrard pouvaient bien être un peu exagérées, mais on ne pouvait pas nier que les capacités de Cillin les avaient vraiment stupéfiés.

Après avoir récupéré les droits d’accès de l’avion de chasse, et avoir réactivé le système d’alimentation, Cillin pilota l’avion et vola vers le bas. Il ne fallut pas beaucoup de temps avant que Cillin ne voie les avions de Ci Jincheng et de Knight récupérer leurs capacités de vol et que leur systèmes d’alimentation respectifs ne reviennent à la normale.

Le quatuor chercha une place pour se garer et firent atterrir leurs avions. Knight expliqua aussi à Cillin et aux autres les blagues que l’armée faisait souvent. La plupart du temps, les avions de chasse des nouveaux étudiants étaient modérés, et pouvaient être contrôlés à distance. Parfois, l’avion aurait une aile brisée, parfois son système d’alimentation tomberait en panne, parfois, toute son énergie tomberait à zéro, etc. C’était juste une blague faite par les officiers aux dépens des étudiants, bien que ce soit aussi la manière dont les officiers réévaluaient les capacités d’un étudiant.

« Pffff, il faut toujours qu’ils rendent les choses tellement mystérieuses. Mon grand-père a dit une fois que l’on ne devait pas complètement se reposer sur quelqu’un d’autre pendant une crise. On doit apprendre à se sauver, et à économiser pour les jours de pluie. » Tout en jonglant avec la petite boîte carrée dans ses mains, Lung montra ostensiblement son pouce levé à Cillin. « Cela dit, Cillin est certainement impressionnant ; récupérer rapidement les droits d’accès à l’avion de chasse juste comme ça. C’est comme donner à cet organisateur une énorme claque en pleine figure ! C’est génial ! »

Lorsque le quatuor retourna au camp, les regards des étudiants environnants étaient à l’évidence différents d’auparavant. La nouvelle qu’ils avaient été l’objet d’amusement par les officiers mais qu’ils étaient restés sains et saufs et avaient géré la situation facilement s’était propagée. Sird, Hard, et quelques autres personnes étaient impressionnées par cette prouesse. S’ils en avaient été les victimes, ils se seraient définitivement ridiculisés devant ces officiers. Bien qu’ils ne sachent pas comment le quatuor avait vraiment géré la situation, cela n’affecta pas l’opinion qu’ils avaient d’eux.

Les regards des étudiants des académies militaires étaient encore plus compliqués. Ce n’était pas à la portée de n’importe qui de faire péter les plombs à leurs officiers, et à en juger par leur expression, personne, à l’exception du colonel Gerrard, n’avait l’air heureux aujourd’hui.

« Pfff, je veux vraiment savoir comment ils ont fait ça. » soupira Yue Lou en s’adossant contre la rambarde.

« Ah, j’ai hâte. » Feng Haicao referma l’appareil dans sa main. L’appareil ne pouvait afficher que l’état de vol de l’avion de chasse, et non pas les réactions des pilotes à l’intérieur.

Il y avait pas mal de personnes que Knight connaissait dans les académies militaires, comme par exemple Stantine de la Deuxième Académie Militaire. Pendant l’heure du dîner, Knight fut appelé par Stantine pour un jeu à boire, et il n’était pas parti depuis longtemps avant que les communicateurs de Cillin et des autres se mirent à sonner.

« Descendez vite, bordel, ces bâtards sans vergogne ont l’intention de se liguer à plusieurs contre moi ! »

L’hébergement de la Deuxième Académie Militaire était au sixième étage, et l’hébergement de Seven Lights était au huitième. Lorsque Cillin et les autres descendirent les escaliers, ils virent Knight et dix autres personnes de la Deuxième Académie Militaire qui étaient autour d’une table dans la salle de séjour commune d’un des hébergements. Knight avait un pied sur le tabouret et un bras sur sa taille. Son visage était déjà rouge à cause de la boisson, et lorsqu’il vit Cillin et les autres s’avancer vers lui, il laissa échapper un grognement de rire. « Dites bonjour à mes frères d’hébergement. Aujourd’hui, nous quatre allons tout donner contre vous, ouais ! Voyons voir qui va tomber en premier ! »

« Va te faire voir et ramène encore plus de personnes, autrement, tu vas te plaindre qu’on t’a eu à cause du surnombre… N’y-a-t’il pas une fille chez vous ? » Stantine laissa échapper un ricanement rusé.

« Pas besoin. Nous quatre c’est suffisant ! » Lorsque le tempérament entêté de Knight s’enflammait, personne ne pouvait le faire changer d’avis.

« Ouais, à nous quatre, ça devrait le faire. Je vais en prendre quatre, et vous les gars, partagez les six qui restent entre vous. » dit Cillin en marchant près de la table.

Bang !

Avant que les étudiants de la Deuxième Académie Militaire ne puisse proférer une opinion, Knight avait déjà frappé du poing sur la table et dit : « Je vais en prendre quatre, et vous autres prenez les six ! »

Lung tapota l’épaule de Knight et dit : « Hé, pas la peine de nous battre entre nous. Nous en prendrons trois chacun et laisserons le dernier gars pour Ci Jincheng. »

Ci Jincheng releva les sourcils, mais ne dit rien.

« Comment allons nous boire ? » demanda Cillin.

« Mais qu’est-ce que tu racontes comme conneries, bien sûr qu’on va boire une bouteille entière en une fois ! Ne me dis pas que tu vas boire gorgée par gorgée comme une fille ? » hurla Stantine.

Sans aucun mot, Cillin prit une bouteille, et la descendit tout entière en cinq secondes.

« Très bien, tu es le vrai Shadow X, très bien, ça fait longtemps que j’ai envie de me battre contre toi. » Stantine prit une bouteille de lui-même et commença à la déverser dans son gosier.

Cette nuit là, l’officier en chef de la Seconde Académie Militaire avait une expression si sombre qu’il ressemblait à un orage menaçant.

Les dix avaient vraiment perdu au jeu à boire contre un groupe d’adversaires de quatre personnes !

Knight avait vraiment trop bu, et tomba après avoir défié tout seul trois personnes. Il fut ramené vers son lit par Cillin. Lung aussi avait trop bu, mais sa performance en état d’ébriété était différente dans la mesure où il devint excessivement excité, hurlant qu’il ‘allait jouer aux cartes’, et s’il n’arrivait pas à jouer aux cartes, il allait ‘chanter’, et s’il n’arrivait pas à chanter, il allait ‘faire une scène et refuserait de partir’.

Cillin ramena Knight en haut des escaliers avant de revenir pour attraper l’un des bras de Lung pendant que Ci Jincheng attrapait l’autre, le ramenant de force en haut.

Cette nuit-là, Lung chanta des chansons d’amour pendant toute la nuit. Dieu merci, chaque chambre avait une isolation phonique excellente, ou les instructeurs auraient bien pu juste lui tirer une balle dans la gorge.

Ils s’étaient bien amusés. Lorsque les gens des dix instituts furent rassemblés, le concours de guerre intégré débuta officiellement. Les étudiants de la Deuxième Académie Militaire se frottèrent les poings et s’époussetèrent les mains. Ils avaient perdu le jeu à boire, et ils avaient été appelés par leur officier pour ‘dessaouler’ à minuit. Ils devaient prendre leur revanche.

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