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Chapitre 43 – Je les ai surestimés

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

Chapitre 43 - Je les ai surestimés

Huo Neil prépara des quartiers individuels spécialement pour Cillin.

Cillin n’avait pas été envoyé à l’infirmerie du vaisseau depuis longtemps avant que le son de combats intenses se mit à résonner depuis le bas. Il y avait même le souffle et les grondements d’artillerie lourde. Il semblerait que la grosse souris noire était devenue complètement dingue.

Cillin pouvait déduire la distribution de la puissance de feu de ses alliés d’après les sons du combat. Il pouvait dire que les souris noires devenaient de plus en plus désorganisées. La confusion de leur chef avait sévèrement affecté leurs mouvements.

« Eh bien, il semblerait que la bataille finale ait commencé. » dit l’un des membres du personnel médical qui traitaient les blessures de Cillin. Leur ton était un peu relaxé après avoir entendu de leurs collègues que la crise était presque terminée.

Le vaisseau qui était responsable des supports médicaux supplémentaires était arrivé dans la station spatiale à l’extérieur de la planète. Certain des médecins urgentistes avaient aussi déjà été envoyés, et au bout du compte, le reste du personnel médical serait probablement envoyé pour soigner les blessés.

« Ouais, Boss Huo a saisi cela. » dit un médecin qui entrait en apportant plus de fournitures médicales. Il regarda Cillin étendu sur le lit et demanda : « Êtes-vous aussi un étudiant ? »

Cillin hocha la tête.

Le médecin lui montra son pouce levé. « J’ai entendu dire ça par des camarades : vous vous êtes vraiment bien débrouillés pendant cette bataille. Cependant, les choses sont un peu malheureuses pour cet étudiant nommé Hard. »

« Hard ? Que lui est-il arrivé ? » Cillin était surpris. Maintenant qu’il y pensait, il n’avait rien entendu à propos de Hard jusqu’à présent.

« Il est dans l’unité de soins intensifs là maintenant. J’ai entendu dire qu’il avait souffert de plusieurs coups en sauvant ses équipiers, et puis quelques blessures de plus dans la dernière bataille. Les antisérums qui lui furent injectés ont été inutiles. Le poison de la souris s’est déjà propagé dans ses organes internes, et j’ai entendu dire qu’il n’en avait plus pour très longtemps. » dit le médecin avec regret. Il n’était qu’un étudiant dans son adolescence. À leurs yeux, il n’était qu’un enfant, et pour qu’un enfant soit capable de participer à la bataille courageusement et ne pas laisser tomber ses camarades, c’était incroyablement digne d’éloges.

Cillin sauta en bas du lit de l’infirmerie. « Dans quelle infirmerie est-il ? »

« La troisième salle d’urgence, en haut des escaliers, tourne à droite. »

« Hé, tes blessures ne sont pas… »

« Je ne vais pas mourir pour ça. » Cillin laissa le personnel médical derrière, sortit de la salle et se dirigea en haut des escaliers.

Lorsqu’il arriva en haut des escaliers, Cillin n’eut pas besoin de regarder le numéro de la porte pour savoir dans quelle pièce était Hard. Il y avait quelques soldats qui étaient enveloppés de bandages et qui se tenaient debout devant une porte. Ils étaient probablement les camarades d’escadron de Hard. Il y avait aussi un homme qui était adossé au mur et qui pleurait pendant qu’il se tenait la tête. C’était Sird.

Ce fut à ce moment que la porte de l’unité de soins intensifs s’ouvrit, et le docteur en sortit tout en se frottant la tête d’un air fatigué. « Je suis vraiment désolé, mais il n’y a rien que je puisse faire. Tous les antisérums que nous avons injecté ont été inutiles. Il est un homme fort avec un fort désir de vivre. C’est stupéfiant qu’il ait pu tenir aussi longtemps. Allez… Allez le voir, tous. Il… devrait être capable de tenir pendant cinq minutes au mieux. »

Sird et les camarades d’escadron de Hard se ruèrent pratiquement instantanément. Alors qu’il regardait l’apparence noircie et pourrissante de Hard, Sird se frotta les yeux, inspira profondément et s’avança à côté de lui.

Hard portait un masque à oxygène. Il était évident qu’il avait des difficultés à seulement respirer. Ses yeux étaient si gonflés qu’il était impossible de voir leur contour d’origine. Hard pouvait à peine voir les quelques personnes autour de lui au travers des fentes de ses yeux légèrement ouverts. Non seulement sa vision était incroyablement floue, mais son ouïe s’était beaucoup affaiblie également. Mais il savait qui ils étaient. Il n’avait eu besoin que de regarder leur silhouettes floues une fois pour connaître leur identité.

Hard ne pouvait pas prononcer le moindre mot. Cillin ne put distinguer ce qu’il disait qu’à partir du mouvement de ses lèvres.

« Je… ne… veux… pas… mourir… »

« Ça va aller, tu ne vas pas mourir.  Ne disais-tu pas toujours que tu allais devenir un général de telle manière que tu pourrais mépriser ces fils de putes sarcastiques avec tes narines ! Allez ! » Sird se mit presque à rugir ces paroles d’une voix tremblante.

Les larmes de Hard étaient teintées de la couleur du sang quand elle s’écoulèrent du coin de ses paupières sur l’oreiller blanc. Il savait très bien ce qui l’attendait. Il n’avait pas beaucoup de temps. Cependant, il voulait réellement rentrer à la maison ou tout du moins appeler sa famille là tout de suite. Mais ils était trop loin, et le temps que l’appel n’arrive, il serait déjà trop tard.

En regardant les yeux de Hard au travers des fentes de ses paupières, Cillin savait que Hard ne regrettait pas sa décision, même à l’instant présent. Il ne voulait pas mourir, mais il ne regrettait pas son choix.

Dias lui avait dit une fois : dans l’armée et sur le champ de bataille, la responsabilité d’un général est de commander, et la responsabilité d’un soldat est de mourir. Mais même les soldats ont leur propre gloire et leurs croyances. Il mourraient sans aucun regret.

En levant la main, Cillin plaça ses doigts sur le bras de Hard. Il semblait qu’il donnait à son camarade un encouragement final. Mais en vérité, Cillin était en train d’analyser le poison dans le corps de Hard. Ensuite, il fabriqua un anticorps spécial à partir de ce poison, et le secréta au travers du bout de ses doigts. Les anticorps s’infiltrèrent au travers des pores de Hard et entrèrent sous sa peau avant de circuler dans tout son corps via la circulation sanguine et d’autres fonctions corporelles.

Sird, qui faisait de son mieux pour identifier les intentions de Hard, réalisa soudainement que les yeux de Hard étaient fermés, et ses lèvres ne bougeaient plus. Ses larmes se mirent immédiatement à se déverser sur son visage.

Cillin tapota de la main le Sird qui pleurait, vautré dans sa tristesse, et dit : « Il s’est seulement endormi. Regarde les pulsations de son cœur sur le moniteur. »

Sird : « … »

Il… Il semble vraiment qu’il se soit juste endormi.

Cinq minutes plus tard, son cœur battait encore.

Dix minutes plus tard, ses battements cardiaques semblaient devenir de plus en plus forts.

Après avoir confirmé que la vie de Hard était sécurisée, il tapa une fois l’épaule de Sird et dit : « Appelle le docteur. Je suppose que le gars est tellement résistant que la Grande Faucheuse n’a pas pu le prendre. »

« Oh. » Sird avait encore un peu l’esprit ailleurs alors qu’il suivait les instructions de Cillin et qu’il appela le docteur.

En fixant le personnel médical qui s’affairait tout en regardant Hard avec ébahissement, Cillin secoua la tête et quitta la scène. Toutefois, il ne retourna pas à l’infirmerie et au lieu de cela se dirigea vers le laboratoire temporaire qui avait été établi à la hâte. Beaucoup de chercheurs étaient occupés dans cette zone. Certains d’entre-eux étaient du personnel qui s’était échappé de la station, et le reste provenait du vaisseau hôpital en tant que support. Cependant, ils n’avaient réussi à analyser qu’une douzaine d’anticorps jusqu’à maintenant. Il y avait encore un grand nombre de soldats qui étaient blessés par les souris noires et qui étaient infectés par du poison de souris, attendant qu’ils découvrent l’antisérum inconnu qui pourrait les guérir.

Cillin soupira de désappointement. Il les avait complètement surestimés ! Là maintenant, il pouvait réellement expérimenter la même déception que Mo Heng lorsqu’il était face aux autres chercheurs d’Ingénierie Mécanique à l’Institut de Seven Lights.

« Hé, qui êtes-vous ? »

« Sortez d’ici, ce n’est pas un endroit où un soldat devrait être ! »

« Qu’il est complètement indiscipliné et ingrat. Cessez d’interférer avec notre travail ! »

Cillin les ignora. Il se dirigea vers un analyseur de synthèse moléculaire de lui-même et vira le chercheur qui était assis là par le col. L’homme leva les sourcils et était sur le point de dire quelque chose, mais sans même le regarder, Cillin sortit un petit revolver et le pointa sur sa bouche.

Au moment où ils virent Cillin sortir son revolver, tout le monde dans les environs se calma. Les quelques personnes près de la porte sonnèrent pour appeler les soldats.

Il s’assit devant l’instrument. Il ne jeta qu’un seul coup d’œil au panneau de commande avant de regarder complètement ailleurs. Ses yeux fixaient le moniteur alors qu’il rangeait son revolver et commença à taper sur le panneau de commande. Ses doigts se mirent à danser parfaitement le long des touches sans aucune erreur comme s’il était très familier avec cet instrument.

La vitesse des mains de Cillin devint de plus en plus rapide tout en ayant l’air incroyablement habituées. Ce n’était pas tout. Les chercheurs à l’intérieur de la pièce réalisèrent que les instruments devant eux commencèrent à se mettre en route tout seuls et transféraient automatiquement toutes les données analysées dans l’instrument de Cillin.

Il avait vraiment contrôlé tous les instruments à l’intérieur du labo dans un laps de temps aussi court !

En premier, il y avait quelques chercheurs qui commencèrent à gronder Cillin pour ses conneries. Mais graduellement, les chercheurs à l’intérieur du labo devinrent silencieux.

Des formules moléculaires commencèrent à se former une par une sur l’écran de l’instrument de Cillin. Les données listées en-dessous des molécules qui tournaient leur disait qu’aucun d’entre-eux n’avait la qualification pour dire un seul mot là maintenant.

Une, deux, trois… Personne ne savait comment Cillin avait fait cela, mais les cartes moléculaires de presque une centaine d’anticorps étaient affichées sur l’écran.

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