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SRH – Chapitre 3 – Changement

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

Chapitre 3 - Changement

« Entre la vie et la mort, la terrible douleur détruira la volonté de survivre d’une personne. Lorsque tu seras face à un tel croisement, tu pourrais vouloir induire une profonde transe d’autohypnose et engourdir les nerfs qui transmettent la douleur ; pour concentrer ton esprit, pour penser pendant le temps le plus bref possible… »

C’étaient là les mots que Genya avait dit à Cillin, mais Cillin ne l’avait jamais vraiment utilisée auparavant, parce qu’il ne s’était jamais trouvé aussi complètement impuissant qu’il ne l’était maintenant.

L’hypnose.

L’auto-hypnose.

Son corps tout entier se convulsait. Après avoir difficilement pris une grande inspiration, Cillin ferma alors les yeux.

En regardant le pic qui s’était encore élevé à un autre niveau sur l’écran, les mains du vieil homme eurent un tremblement alors qu’il ôtait ses lunettes et pressait son visage plus près de l’écran. Ses yeux creux étaient complètement collés à l’écran comme s’il essayait de distinguer si tout cela était bien vrai.

La poignée avait déjà été tournée à deux-cent-soixante-dix degrés. Soixante quinze pour cent des bio-puces avaient été activées.

Il ne regardait pas Cillin sur le haut du banc d’expérimentation. Le vieil homme riait d’un rire quelque peu déformé. Puisque les lignes d’indication vitales étaient toujours en train de battre plutôt fortement, cela signifiait qu’il pouvait encore tourner la poignée !

Deux-cent-quatre-vingt degrés…

Deux-cent-quatre-vingt-dix degrés…

Trois-cents degrés…

Des signaux d’alarmes commencèrent à hurler des instruments. Le signe d’alerte rouge cramoisi et une sirène qui perçait les oreilles ne décourageaient pas le moins du monde le vieil homme. Là maintenant, ses yeux étaient complètement remplis de folie.

Il y avait eu près d’un millier de sujets de tests par le passé, et aucun d’entre eux n’avait réussi à tenir jusqu’à trois cents degrés. Mais aujourd’hui…
« Hé…Héhéhé… Moi, celui que l’on nomme Horay… je vais apparaître dans ‘Glory’ et dans ‘Code’ ! »

Cillin n’avait plus assez d’énergie pour prêter attention aux mots du vieil homme à ce moment là, ou alors il aurait pensé que ce vieil homme était complètement fou furieux ! Comment pouvait-il oser rêver d’apparaître dans ‘Glory’ et ‘Code’ avec seulement ces moyens là !?

‘Glory’ et ‘Code’ étaient les deux magazines électroniques les plus célèbres dans le réseau interstellaire. Ils étaient salués comme les ‘archives historiques’ de l’AG (Alliance Galactique). Avec ces deux magazines électroniques au premier plan, toutes les autres publications électroniques dans l’AG étaient reléguées dans l’ombre. Elles étaient aussi les deux seules publications à avoir atteint plus de quatre-vingt-dix points de contribution sur les cent points du système de publication électronique établie par l’AG. Cela revenait à dire que, les réussites de personnages ou les découvertes et inventions faites au terme de recherches qui étaient publiées dans ces deux magazines électroniques, étaient évaluées au minimum à quatre-vingt-dix points de contribution.

N’importe quel personnage, fait, recherche et plus encore qui apparaissait dans ‘Glory’ et ‘Code’ était à même de secouer l’AG toute entière. ‘Glory’ présentait la plupart du temps des généraux et des politiciens, alors que ‘Code’ présentait des universitaires et des techniciens.

Il importait peu que les enregistrements dans les deux gigantesques magazines soient un homme ou des faits : ils étaient tous construits au-dessus d’innombrables effectifs, ressources, richesses et temps. La planète Terre Brune sur laquelle Cillin se trouvait avait des nouvelles qui atteignaient au mieux la vingtaine de points de contribution, et ces nouvelles ne pouvaient être enregistrées seulement que dans des magazines de petite influence. En vérité, toute nouvelle qui excédait les dix points de contribution serait diffusée continuellement pendant dix jours par la station de TV planétaire, bien moins qu’une qui était au-delà de quatre-vingt-dix points de contribution.

Par conséquent, toute personne normale aurait pensé que les mots du vieil homme n’étaient qu’illusion.

Le vieil homme tourna la poignée une fois encore.

Trois cent dix degrés…

Trois cent vingt degrés…

Bip – bip – bip –

La sonnerie d’alarme se fit de plus en plus urgente, et les fluctuations sur la courbe des signes vitaux de Cillin commencèrent à devenir erratiques. Quelques instruments commençaient à fumer et à trembler avec de nombreux bangs. Quelques boutons avait aussi explosé, et cela avait l’air d’aller de mal en pis. Même les tubes qui retenaient Cillin commencèrent à trembler comme s’ils étaient incapables de supporter la charge.

Peng !

Un des verrous qui maintenait les doigts de Cillin ricocha à cause de la charge élevée.

Peng !

Encore un autre.

Le vieil homme n’avait plus le temps de se soucier de Cillin car toute son attention était absorbée par les données sur l’écran. Ses doigts enserraient la poignée, et il n’en pouvait plus d’attendre de voir les nombres finaux.
Des boutons venant des instruments étaient en train de voler de partout.

Plus de temps à perdre. Cillin savait où étaient ses limites.

Ses deux doigts libérés avait attrapé un bouton parmi ceux qui avaient ricoché de quelques instruments inconnus. C’était la réponse d’une simple trace de raison qui restait après s’être auto-hypnotisé sous la douleur intense. C’était aussi la dernière chance de Cillin.

C’était seulement une trace de raison, et pourtant ses calculs étaient étonnamment précis – d’une précision sans précédent, juste comme l’analyse du contrôle et des erreurs menée par un instrument sophistiqué. En moins d’une seconde, Cillin renvoya le bouton qui était dans sa main.

Pan –

Le bouton volant rebondit trois fois sur le sol, le mur et le déflecteur d’un instrument avant qu’il ne tire dans l’œil gauche du vieil homme vers le système nerveux central du cerveau, en coupant son circuit neural et en le tuant instantanément. Au même moment, les doigts du fou furieux sur la poignée étaient prêts à faire les ajustements finaux, et les nombres sur la poignée pointaient déjà sur trois cent cinquante degrés. Donc il ne serait pas exagéré de dire que c’était pile à temps. Si la poignée avait été réellement tournée sur trois cent soixante degrés, alors Cillin n’aurait également pas survécu.

Dieu merci, le vieil homme était un vrai être humain, et dieu merci le vieil homme n’avait pas fait de modifications dingues sur son corps tout entier. Le vieil homme qui était mort en un instant était étendu à côté de l’instrument.

Dès le moment où le vieil homme mourut, tous les tubes qui ligotaient Cillin furent rétractés. Une alarme surgit sur le haut de l’instrument, et une voix synthétique résonna : « L’hôte est mort. Début du programme de suppression. »

Cillin ne pouvait pas se permettre d’assister son corps quelque peu paralysé encore alors qu’il se retourna et tomba de la table d’examen. Il ne pouvait pas se lever. Il ne pouvait que redresser la tête et regarder les images et les donnés qui brillaient instantanément à travers les écrans.

Chaque information qui était sur le point d’être effacée brillait une fois sur l’écran. Il était inimaginable que le vieil homme puisse avoir établi un schéma de suppression aussi étrange.

On n’avait jamais entendu dire qu’un classe B, ou même un humain avec un génotype de classe A, serait capable de saisir toutes ces images et données, et même s’il le faisaient, il ne seraient pas nécessairement capables de les mémoriser, et cette supposition n’était limitée qu’à un seul écran. Mais Cillin était capable de mémoriser toutes les informations des dizaines d’écrans dans sa tête. Dans le passé, cela aurait été absolument impossible. Même s’il avait une mémoire plutôt bonne avant cela, il n’y avait aucun moyen que sa vitesse de saisie puisse suivre le rythme, et encore moins de mémoriser des dizaines d’écrans en même temps !

Son corps s’adaptait rapidement. Les yeux de Cillin apparaissaient être dans le vague, mais en fait il était en train de graver toutes les informations des écrans dans son cerveau. La chose que le vieil homme lui avait injecté était comme une bombe inconnue – s’il ne pouvait pas déchiffrer ces informations alors il ne pourrait pas savoir comment il était mort.

Cinq minutes plus tard, les programmes avaient été complètement effacés, et toutes les informations relatives aux expérimentations – en incluant les informations sur le vieil homme, Horay Hanson – avaient été mémorisées dans la tête de Cillin tant qu’elles avaient brillé sur l’écran.

« Programme de suppression terminé. Le programme d’autodestruction sera exécuté dans cinq minutes. Compte à rebours pour la désertification dans… »

Merde !

Cillin jura. Il bougea un peu son corps qui avait retrouvé quelques sensations, se leva avec difficulté et tituba en direction de la sortie.

Toutes les portes sous le laboratoire souterrain étaient ouvertes. Ces autres salles étaient utilisées pour l’entreposage, comme les ‘spécimens’, la nourriture, les équipements, les médicaments, etc. Le vrai cœur de ce labo était cette salle où Cillin était resté, donc il n’avait ni la pensée ni le temps de vérifier les produits qui se trouvaient dans les autres salles. En se fiant à sa mémoire, il retraça son chemin de retour par le chemin par lequel il avait été emmené jusque là.

Toutes les portes étaient ouvertes, et il ne fut pas entravé pendant tout le chemin. C’était comme si tout avait été prémédité. Cela faisait exactement cinq minutes.

Le programme de désertification s’activa lorsque Cillin atteignit les conduits au bout du laboratoire. Une dépression telle des sables mouvants apparut au centre du labo, et elle s’étendit vers l’extérieur et transforma le sol, les instruments de labo et le vieil homme mort en sables mouvants. L’aire de désertification commença à s’étendre. Lorsque Cillin grimpa hors du conduit et retourna dans le bâtiment d’avant, la désertification avait juste atteint les conduits.

Cillin n’avait pas le temps de se reposer. Il savait que le soi-disant ‘programme d’autodestruction’ du vieil homme ne serait certainement pas une simple désertification. De manière à s’assurer que les résultats de ses recherches ne soient pas compromis, il avait même lié sa propre vie à chaque programme de cet endroit. S’il pouvait être aussi impitoyable, alors il s’assurerait d’une destruction encore plus minutieuse.

Heureusement, le soleil n’était pas encore levé, et il n’y avait personne dans les rues. Sous le couvert de l’ombre, Cillin se déplaça tout en se collant aux chemins sous les avant-toits et les baraquements. S’il était découvert par le ‘Sky Eye’, alors, tout ça n’aurait servi à rien.

Et effectivement, peu de temps après que Cillin soit parti, l’énorme son d’une explosion réveilla tous les hommes de leur sommeil. Il y avait un nuage en forme de champignon qui gonflait dans le ciel. Des flammes éblouissantes. Un gouffre profond et large dans le sol. Les bâtiments qui furent affectés par l’onde de choc s’écroulèrent et il n’en restait que des murs brisés et en état de ruine. Les enfants qui avaient été réveillés pleuraient et hurlaient, et les adultes juraient sans s’arrêter.

Avant que des curieux ne puissent s’approcher du site de l’explosion, une lumière blanche descendit du ciel pour couvrir la zone entière de l’explosion dans une prison de lumière et l’isola du monde extérieur. Le ‘Sky Eye’ avait donné sa réponse : il faudrait peu de temps avant que les patrouilles des forces de police n’arrivent et vérifient la situation.

Mais ce n’étaient pas les affaires de Cillin. Lorsqu’il se glissa dans sa petite chambre de dix mètres carrés dans la zone pauvre, ses nerfs relâchèrent finalement petit à petit leur haute tension comme il sombrait dans un profond sommeil.

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