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SRH – Chapitre 109 – Abattement

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

SRH - Chapitre 109 - Abattement

Tout le monde dans l’aéronef se sentit glacé jusqu’aux os en voyant les débris éparpillés.

Que s’était-il passé ? Même s’ils l’avaient déjà deviné, il y avait encore une voix dans leur cœur qui hurlait un démenti à cette réponse.

Où était le motif familier, la couleur familière, et le symbole familier parmi les bouts de métal déchirés. Ils avaient tous piloté un chasseur une fois, mais maintenant les chasseurs s’étaient transformés en morceaux éparpillés dans cet espace froid et infini. Avec l’univers en toile de fond, cela avait l’air particulièrement tragique et désolé.

Certains morceaux de ferraille n’appartenaient clairement pas à l’Escadron Six B, mais on ne pouvait pas encore confirmer à qui ils appartenaient. Au vu de la quantité de déchets qui s’offraient à leurs yeux, ils savaient exactement à quel point le combat avait été intense.

Le vaisseau mère de l’Escadron Six était tranquillement parqué au même endroit, et le vaisseau de l’Escadron B juste à côté. Que ce soit le vaisseau mère ou le vaisseau de l’Escadron B, ils étaient tous les deux abîmés par des entailles, des bosses et des trous. Quelque chose s’était à l’évidence rué sur eux d’une manière féroce dans ce qui était presque certainement une attaque par vagues. On pouvait voir les robots ingénieurs qui se pressaient de réparer.

Cary perdit lentement le contrôle alors que l’aéronef s’approchait peu à peu du vaisseau. Il avait envoyé une transmission vers le vaisseau mère et le vaisseau de l’Escadron B pendant tout ce temps, mais il n’y avait pas de réponse de toute façon. Finalement, la transmission passa.

Le visage exténué de Shawton apparut sur l’écran du communicateur. « Nous parlerons sur le vaisseau. »

Ensuite, il coupa la communication immédiatement. Cary envoya alors une demande de communication à Dias de manière répétée, mais il n’y avait personne pour répondre. Cary ignorait ce que les autres disaient sur le vaisseau. Il continuait juste à appuyer sur le bouton de communication.

Tang Qiuqiu s’assit sur une chaise tout en serrant contre elle son petit sac à dos. Elle était tellement silencieuse que c’en était effrayant. Il pouvait bien y avoir un grand nombre de choses qu’elle ne comprenait pas, mais elle était née dans le Secteur V après tout. Elle savait très bien ce qu’un combat à cette échelle signifiait. Tang Qiuqiu enfouit son visage dans son sac à dos, et pour la première fois de sa vie, elle craignit de connaître les résultats.

Cillin fixa d’un regard inexpressif la scène extérieure qui s’affichait sur les panneaux d’affichage. Ses doigts caressaient le dos du chat gris sans cesse, et le chat gris restait bien sagement tranquille.

À l’instant où l’aéronef atterrit sur le vaisseau et s’arrêta, Cary sortit immédiatement en courant. « Tout le monde… Où est tout le monde ? Beaver ? Eudy ? Où est le lieutenant ?! »

Cillin le suivit lentement. Lorsque l’aéronef était entré dans le vaisseau, il avait compris qu’il n’y avait pas moyen qu’ils puissent sortir à nouveau. De multiples couches d’acier avaient scellés le couloir de vol derrière eux. C’était probablement l’action de Shawton de peur qu’ils puissent s’envoler de manière impulsive dans un chasseur ou un aéronef.

Peur qu’ils puissent agir impulsivement ? La situation était-elle déjà aussi sombre ?

Beaver, Eudy, Petit Huit (NdT : Ba Dao, alias Eight Claws), Xiao Shang, Dias… Personne n’était là.  

Ils avaient parcouru le vaisseau de l’Escadron B. Après qu’ils soient entrés, le vaisseau s’amarra avec le vaisseau mère.

Normalement, à chaque fois qu’un aéronef revenait de l’espace, il devait subir une inspection de routine. C’était pour éviter que quiconque ramène une forme de vie menaçante de l’extérieur dans le vaisseau sans le savoir. La personne en charge de l’inspection avait toujours été Enji, mais aujourd’hui, la personne qui se montra plutôt fut l’assistant d’Enji. Bien que l’assistant portât un masque protecteur qui camouflait son expression, Cillin réalisa que sa main qui tenait un tube de nettoyage tremblait encore.

C’était silencieux. C’était tellement silencieux que c’était oppressant ; si silencieux qu’ils ne pouvaient pas respirer.

Après que les hommes de Shawton les eurent emmenés vers le vaisseau mère, il se mit à expliquer brièvement tout l’incident.

Un jour après que Cillin et les autres fussent partis, l’Escadron Six B rencontra Poison Fang. C’était exactement ce que Shawton avait essayé d’éviter pendant tout ce temps, mais qui finalement avait échoué. Personne n’aurait pu penser que Poison Fang passerait par ici. Ils n’avaient pas caché leurs traces, donnant l’impression de vouloir dire à tout le monde exactement par où ils entraient dans le Secteur Z, par où ils passaient, et vers où ils allaient.

Poison Fang eux-mêmes avaient été surpris de tomber sur l’Escadron Six B de la Vanguard, mais cette rencontre inattendue avait aussi allumé leur soif de sang. À chaque fois qu’ils tombaient sur l’un des quatre grand Régiments de Hunter, leur mode opératoire était de les combattre sans donner la moindre chance de réconciliation.

Techniquement, l’Escadron Six n’aurait pas dû être aussi désavantagé, même si leur nouvelles armes énergétiques n’étaient pas encore développées. Mais malheureusement pour eux, lorsque Poison Fang était arrivé, il y avait quelques équipes qui étaient en train d’explorer la planète et qui furent donc coupée du vaisseau. Par conséquent, lorsque Poison Fang avait relâché une vague de chasseurs, la situation était incroyablement désavantageuse pour l’Escadron Six.

Les hommes de Poison Fang avaient attaqué de manière suicidaire, avec un mépris absolu concernant les conséquences, donc il était simplement inimaginable de savoir quels types d’attaques les équipes d’exploration avaient subi sur la planète.

Les personnes qui étaient revenues saines et sauves de la planète se dénombraient à moins de la moitié. Dias et Lu Suo étaient grièvement blessés et étaient toujours en observation. Les deux lieutenants commandants Akai et Wa Qing, et plus de trente membres, avaient été faits prisonniers. Quant à savoir pourquoi ils avaient été faits prisonniers et non… éliminés avec une méthode différente, Shawton ne le dit pas.

Il y avait aussi quelques membres qui étaient rentrés sur le vaisseau avec des blessures sérieuses et se trouvaient dans un état critique comme Beaver, Eudy et d’autres.

Bien que Xiao Shang et Ba Dao soient blessés, leurs blessures n’étaient pas sérieuses. Ils étaient restés sur le pont médical du vaisseau mère.

Le pont médical tout entier était rempli de personnel soignant qui se pressait et des membres qui attendaient anxieusement à l’extérieur des salles d’urgence.

Lorsque Cillin arriva, il vit Ba Dao et Xiao Shang qui étaient debout devant la porte d’une salle de soins intensifs. Leur expression était abattue, et tout leur être était enveloppé d’une grande tristesse. Après que Cary ait échangé quelques phrases avec eux, il leva sa main et se couvrit les yeux, s’appuyant contre le mur.

Sentant quelqu’un lui attraper la main, Cillin tourna la tête pour voir Tang Qiuqiu attraper son sac à dos d’une main et sa main de l’autre. C’était comme si elle se raccrochait à la vie. Jusqu’à maintenant, Tang Qiuqiu n’avait pas dit un mot ni versé une larme. Elle se contentait de fixer d’un regard hébété la salle de soin. Elle ne pouvait pas voir clairement qui était dans la salle de réanimation, et elle avait peur de savoir de qui il s’agissait. Ses jambes étaient enracinées au sol comme si elles y étaient clouées.

Cillin s’accroupit et porta Tang Qiuqiu. Plus ils étaient proches, plus la prise de Tang Qiuqiu devenait serrée.

À travers l’écran transparent, Cillin vit les patients à l’intérieur de la salle de réanimation. Il y avait Eudy, Beaver, et quelques autres personnes de la même équipe. Ils étaient silencieusement étendus dans la salle de soins intensifs, et d’après les instruments connectés à leur corps et les nombres affichés sur les moniteurs, Cillin savait qu’ils n’étaient pas encore sortis de l’état critique. On ne pouvait pas dire combien de temps ils resteraient comme ça, et qui survivrait à la fin.

« Où est le lieutenant ? » Cillin regarda vers Xiao Shang.

« Il est… dans ce… service. »

Xiao Shang pointa du doigt une salle de soins, sa voix encore tremblante et contenue. Cependant, lorsque Cillin vit la salle de soins que Xiao Shang montrait, il laissa échapper un soupir de soulagement. Ces salles de soins étaient pour les gens qui étaient sortis de l’état critique.

Tout en portant Tang Qiuqiu, Cillin se dirigea vers la salle de soins que Xiao Shang lui avait désignée et vit Dias à travers l’écran. Il était étendu sur un lit, et il semblait qu’il dormait. Asiya le surveillait tout près, les yeux rougis et le visage défait.

Ce ne fut qu’après que Cillin et Tang Qiuqiu furent entrés dans la salle de soin qu’ils réalisèrent qu’il avait perdu un bras.

En voyant les chiffres stables sur les instruments, Cillin frotta la tête de Tang Qiuqiu et dit : « Le lieutenant va bien. Il se réveillera après une bonne sieste. Reste avec le lieutenant commandant Asiya et tiens compagnie au lieutenant, pendant que je vais aller chercher les autres, d’accord ? »

Tang Qiuqiu baissa la tête et acquiesça. Asiya se leva et tira Tang Qiuqiu gentiment pour la faire asseoir. Ses mouvements étaient incroyablement légers. Elle semblait avoir peur que le bruit puisse déranger Dias.

Outre la salle de soins de Dias, Cillin demanda de nouveau son chemin et se dirigea vers une salle de soins dans l’unité de soins intensifs.

L’état des personnes dans cette section de l’unité de soins intensifs était encore pire que celle d’Eudy et de Beaver. Tout au moins, Eudy et Beaver avaient encore une chance de se battre, alors qu’en gros on avaient donné aux personnes ici un diagnostic fatal. Les soigner revenaient à simplement les garder vivants dans ce monde pour un peu plus longtemps.

Le personnel non médical n’avait pas la permission d’entrer dans la salle de soins parce qu’ils transportaient des germes avec eux. Cillin se tint simplement silencieux et regarda la personne à l’intérieur.

La personne étendue sur le lit de malade était presque complètement couverte d’instruments médicaux, et sembla avoir remarqué quelque chose. Elle leva sa main pour tirer les instruments au-dessus de sa tête. Le personnel médical à côté essaya de l’en empêcher, mais fut repoussé. Il était inimaginable qu’il ait encore autant de force dans son état.

« Entre, Cillin. »

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