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SOTR-Chapitre 65

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Source : Version anglaise

Traduit et édité par : daotranslator


Chapitre 65 : Premier candidat pour la garde personnelle


 

La capitale d’Eastern, Qingyang Lane.

Le soleil du matin s’était répandu dans une cour, alors qu’un jeune homme portant un habille  grossier et de la sueur coulant sur son visage s’entraînait sur un ensemble de techniques du sabre.

La cour était extrêmement spacieuse, la porte principale laquée rouge, des murs forts et hauts, avec une disposition spacieuse dans l’ensemble, c’était une preuve de la grande fortune et de la prospérité qu’il y avait jadis dans cette cour.

Sauf qu’une grande partie de la peinture rouge avait été ébréché de la porte principale sous l’effet de l’érosion du temps, apparaissant plutôt comme des taches. Les murs forts et hauts présentaient aussi quelques lacunes, ils semblaient incapables de résister au vent et à la pluie de l’extérieur.

La disposition intérieure et spacieuse semblait aussi bien vide et déserte, sans aucune trace de n’importe quel mobilier décent.

Peu importe combien illustre et riche cette maison était, le propriétaire vivant ici était absolument descendu bien bas. Cela pouvait être vérifié par chaque détail.

Sauf que le jeune de la cour ne semblait pas vouloir accepter cette dure réalité. Il s’entraînait d’une manière extrêmement désespérée, il était inspiré par les émotions de sa famille prospérant à nouveau. Il pratiquait cet ensemble de techniques du sabre chaque fois qu’il entendait le cri du coq du matin, tous les jours, pendant pas moins de huit ans.

Il n’avait pas d’autre choix. Il semblait vouloir retrouver la splendeur perdue et retrouver l’illustre éminence de cette maison à travers le sabre en sa main.

Les portes laquées rouges avaient été ouvertes.

Une foule de serviteurs vils néfastes, comme une meute de tigres et de loups, entourait un jeune homme d’une vingtaine d’années.

« Guo Jin, tu gardes ta pose. Tu es toujours d’humeur à t’entrainer? Aujourd’hui est la date limite finale. Est-ce que tu renonces à cette maison et à sa cour environnante ou non? »

Le sourire du jeune homme était sinistre et impitoyable, son ton était celui d’une personne en confiance totale face à un jeune praticien à sa merci.

Le jeune Guo Jin s’arrêta et posa le sabre sur ses épaules, en disant froidement. «Toi, dont le nom de famille est Zhuo, cette maison et ses cours ont été transmises par mon ancêtre et de ses ancêtres,  c’est l’honneur et la gloire de ma famille Guo. Nous pouvons discuter d’autre chose, mais tu dois abandonner l’idée de me faire vendre ma maison ancestrale! »

« Pas d’accord? » Le jeune homme surnommé Zhuo avait un sourire menaçant. « Mettons alors les choses au clair. Tu es venu à ma maison de financement l’an dernier pour emprunter dix mille taels d’argent. Il y a une année entière maintenant. Combinant le principal et l’intérêt, tu dois nous rendre quinze mille taels d’argent. Soit tu paies immédiatement, soit je vais immédiatement faire une déclaration aux autorités locales pour confisquer ta maison.

Ne me blâme pas de ne pas t’avertir que les autorités locales vont tout avaler, sans laisser rien derrière. Moi, Zhou Tan, je suis prêt à payer quatre-vingts mille taels d’argent. Si nous allons aux autorités locales, s’il ne te reste que dix mille ou huit mille taels d’argent, ce sera parce que tu as eu de la chance que de la fumée verte s’élève des tombes ancestrales des Guo. »

Ce ‘’Zhou Tan’’ était le jeune patron de la plus grande entreprise d’échange et de transfert d’argent dans la capitale, il avait des méthodes à la fois légitimes et douteuses. Il avait envie de cette maison et n’avait aucun doute dans son esprit qu’il pouvait gérer ce jeune seul et impuissant dont la fortune familiale avait déclinée, que ce soit par les autorités locales ou par d’autres moyens.

Le jeune homme Guo Jin secoua la tête, « Zhou Tan, tu peux me tuer si tu veux, mais je ne trahirai jamais mes ancêtres ou abandonnerai cette maison. »

« Trahir tes ancêtres? » Zhou Tan avait un rire plutôt significatif. « Tu réfléchis trop. Tu es un jeune qui ne sait simplement rien du tout. Comment peux-tu encore avoir le courage de mentionner tes ancêtres avec un père aussi infâme que le tien, ce déserteur? Si c’était moi, j’aurais quitté la capitale il y a bien longtemps et j’aurai trouvé un endroit éloigné pour me cacher. »

Déserteur!

C’était comme si ce mot était la foudre, faisant convulser légèrement le corps du jeune Guo Jin. Ses yeux à l’origine calmes faisait jaillir une aura meurtrière d’une bête sauvage devenue folle.

« Zhou Tan, essaie juste de le répéter à nouveau! »

La main qui serrait la poignée du sabre tremblait légèrement alors que les yeux de Guo Jin étaient devenus rouges, il était prêt à bondir et à se battre à mort à n’importe quelle seconde.

Son père était un sujet tabou qui ne pouvait pas être touché dans le cœur de Guo Jin!

« Hein. Parler de ce sujet ou non, cette réputation existe depuis longtemps dans la capitale. Même si tu m’interdis de le dire, peux-tu fermer toutes les bouches menaçantes dans la capitale? » Zhou Tan n’avait manifestement pas remarqué la férocité de Guo Jin.

Cependant, il était là pour comploter et se saisir de la maison, il ne voulait pas se battre jusqu’à ce que l’un d’eux soit mort.

« Foutaises, ce sont des foutaises! J’ai dit que mon père n’était pas un déserteur de l’armée, ce n’est pas un déserteur! Je vais combattre toute personne prétendant le contraire. Zhou Tan, essaie juste de le redire une fois de plus! »

Les veines de son cou se gonflèrent alors que le jeune hurlait, le visage était rouge écarlate, apparemment il était vraiment en colère.

Le visage de Zhou Tan s’assombrît, « Guo Jin, je n’ai aucun intérêt dans les affaires de ton père. Je suis ici aujourd’hui pour te donner un dernier ultimatum. Soit tu me donnes la maison soit je passe par les autorités locales pour confisquer ta maison! Tu as seulement ces deux choix! Ne crois pas que tu peux me faire peur en me défiant à mort. Ce petit peu de fortune et de gloire que tes ancêtres avaient laissés a depuis longtemps disparu. Et même s’ils étaient encore présent, et alors?

Moi, Zhou Tan, je fais honneur à la famille Guo en voulant prendre leur maison. Si c’était un autre, et que tu me supplies d’accepter ta maison, je ne daignerai même pas lever le petit doigt!

Les enfants, préparez-vous. Si ce gamin Guo reste insensible, jetez-les lui et la vieille dehors avec des coups de bâtons. Ne vous retenez pas, nourrissez-les aux chiens s’ils meurent! »

Il était évident que Zhou Tan n’avait plus de patience.

L’ensemble des serviteurs funestes frottaient leurs poings et essuyaient leurs paumes en entendant l’ordre de leur maître. Ils commencèrent à s’approcher avec des intentions malveillantes.

Guo Jin donna un grand coup de son sabre et prononça avec rage, « Celui qui ose s’approcher mourra en premier! »

Zhou Tan dît froidement, « Guo, il semble que tu refuses de renoncer jusqu’à ce que tout espoir soit parti. Foncez, c’est sur moi si vous le battez à mort. »

Papapapa!

A ce moment, un tonnerre d’applaudissements se fît entendre soudainement de l’extérieur de la grande porte.

Cela était suivi par des rires, « Oser entrer dans la maison de quelqu’un et de le tuer en plein jour. Sommes-nous encore dans le territoire d’Eastern? »

Cette scène était en dehors des attentes de Zhou Tan. Il n’avait pas pensé qu’il y aurait quelqu’un qui oserait mettre son nez dans les affaires de sa famille Zhou dans la capitale Qingyang Lane. Y avait-il quelqu’un qui estimait qu’il aurait vécu trop longtemps?

« Qui es-tu? Il s’agit d’un différend de dette entre ma maison de financement Zhou et du débiteur. De quel droit te mêles-tu? » Il était évident que Zhou Tan avait l’habitude de faire sa loi dans la capitale.

«À l’origine, ce n’était pas mon affaire, mais maintenant je fais mon affaire.» Un jeune homme avec un sourire confiant, sans hâte, et des yeux clairs qui balayaient l’entourage lentement. Il avait quatre hommes de main.

Cette personne était naturellement le jeune duc de Jiang Han, Jiang Chen.

Whoosh!

La bande des méchants serviteurs de Zhou forma immédiatement un cercle autour de Jiang Chen et son escorte des Sheng.

Jiang Chen ignora la brillance de leurs sabres et les ombres de leurs épées. Au lieu de cela, il était resté calme et composé tout en traitant les affaires urgentes, il jeta un regard sur Zhou Tan. « Combien vous doit-il? »

Zhou Tan rît froidement. « Qu’est-ce que cela à avoir avec toi? Ce n’est pas une question d’argent maintenant, il a utilisé cette maison comme garantie et a manqué à son prêt. Je suis ici pour prendre cette maison. Monsieur, peu importe votre origine, je vous conseille de ne pas vous mêler de cette affaire. Il y a certaines affaires dont vous ne pouvez pas vous mêler. Et certaines personnes ou vous êtes incapable de subir les conséquences en les provoquant! »

«Oh?» Jiang Chen sourit. « A en juger par le ton, tu sembles être un sacré personnage. »

« Hein. Ma maison Zhou des financements fait parti de l’élite dans le royaume tout entier. Qui es-tu? Qui est ton père? Est-il un officiel ou un homme d’affaires? »

Jiang Chen ignora complètement l’existence de Zhou Tan. Au lieu de cela, il se tourna pour demander à Guo Jin « Votre nom de famille, est-il Guo? »

Guo Jin était également surpris de voir quelqu’un intervenir. Voyant que cette personne semblait avoir l’intention de le protéger, il hocha de la tête honnêtement.

« Ton grand-père est Guo Shun, tuteur Guo? »

«  Oui. » La poitrine de Guo Jin se gonfla en entendant le nom de son grand-père et une trace d’orgueil s’écoula de ses yeux. Il y avait encore des gens aux grandes capacités qui comptaient parmi les ancêtres Guo et qui avaient joui des richesses et de l’honneur.

« Bien, combien d’argent devez-vous à la maison de financement Zhou? » Demanda Jiang Chen à nouveau.

«Au départ, j’avais emprunté dix mille taels d’argent pour guérir la maladie de ma mère. Avec l’intérêt  qui s’est accumulé, je dois quinze mille taels d’argent. » Guo Jin était également un peu abattu quand il parlait de la dette qui était aussi lourde qu’une montagne.

« Quinze mille taels d’argent. » Jiang Chen hocha la tête et dit à Sheng Un à ses côtés, « Sheng un,  compte quinze mille taels d’argent. »

Au moment où les quatre frères du bataillon Sheng avaient suivi Jiang Chen, ils avaient été témoins de toutes sortes de miracles et de prodiges étonnants venant de Jiang Chen. Leur relation avec Jiang Chen était maintenant plus profonde qu’une relation  de supérieure à un subordonné.

Ce n’était plus la simple relation originale de l’accomplissement d’une mission.

Les quinze mille taels d’argents furent comptées, Sheng un les remit directement à Zhou Tan. « Comptez-les! Le jeune maître de ma maison lui rembourse l’argent. Ne revenez plus ici chercher à faire des histoires à l’avenir! »

Sheng un venait de l’armée et avait naturellement une présence menaçante.

Son pas en avant provoqua la contraction du cœur de Zhou Tan. Il regardait fixement Jiang Chen, une pensée se faisait de plus en plus pressente, que ce jeune semblait bien épaulé.

Cependant, Zhou Tan n’avait jamais eu peur de personne depuis qu’il était petit.

Il n’accepta pas l’argent, mais sourît plutôt bizarrement. « Il me semble avoir dit tout à fait clairement qu’il a manqué à un prêt. Je veux la maison maintenant, et pas l’argent. »

« Manquement au prêt? Avez-vous des preuves? » Jiang Chen n’était pas en colère.

Un homme de main apporta le certificat d’endettement après un signe de la main de Zhou Tan. Bien sûr, ce certificat était plein de pièges différents et portait la signature de Guo Jin et sa marque personnelle.

Jiang Chen tordit ses mains doucement et déchiqueta directement ce certificat. « Maintenant, avez-vous en d’autres? »

Zhou Tan avait été complètement pris au dépourvu par ce coup. Il n’avait pas pensé que ce jeune homme qui avait un air inhabituel autour de lui aurait soudainement et délibérément détruit la preuve!

C’était toujours lui, Zhou Tan, qui commettait ce genre de coups. Penser que quelqu’un d’autre lui ferait le même numéro aujourd’hui!

« Tu … tu courtises la mort! » Le tempérament de Zhou Tan éclata complètement à ce moment.

Jiang Chen entra dans la cour sans tourner la tête, en disant froidement, « Sheng un, prend l’argent et ces gens puis jette les dehors! »

Les quatre frères du bataillon Sheng étaient tous du domaine avancé du qi et des hommes forts qui avaient depuis longtemps foulé les champs de bataille. Ils avaient naturellement pu capturer ces vils serviteurs avec facilité.

En quelques mouvements ils avaient jeté le maître et ses serviteurs à l’extérieur de la grande porte. Ils avaient aussi jeté les billets de quinze mille taels d’argent après eux, «Le jeune duc de ma maison est un homme de raison. Prenez l’argent, si vous voulez encore créer des problèmes, réfléchissez à nouveau. »

Le cœur du jeune Guo était rempli de toutes sortes d’émotions alors qu’il regardait les frères du bataillon Sheng battre les serviteurs de Zhou à plate couture, comme s’ils étaient des loups ou des tigres.

D’une part, il était très reconnaissant que ce groupe de personnes avait offert de l’aide en un temps aussi opportun, comme offrir du fuel en un temps de neige. Leur attitude était unique et rendît le groupe malveillant de Zhou complètement incapable d’agir sauvagement en face de ces personnes.

D’autre part, il était anxieux et craintif car il ne savait pas quels étaient les motifs de ce groupe de personnes d’origine inconnue.

En regardant la figure de Jiang Chen, un brin d’émotion inhabituelle s’éleva dans son cœur. «C’est un jeune homme avec une noble attitude. Ce sont les méthodes d’une personne très fortes! Moi, Guo Jin, je dois être comme lui et avoir la tête et les épaules au-dessus des autres, faisant changer à ce genre de tyrans locaux leur chemin quand ils me voient! »

Jiang Chen sentît que les environs étaient familiers même si c’était sa première visite. En entrant dans la cour intérieure de la maison Guo, il vit que les tablettes honorant les ancêtres Guo du passé  étaient posées en face de la salle.

En voyant cette situation, Jiang Chen marcha et alluma un bâton d’encens, payant pieusement ses respects. Quand il enfonça l’encens dans le brûleur d’encens, il vît de la poussière sur le brûleur. Jiang Chen agita sa manche et essuya le brûleur.

Un simple geste de cérémonie – juste quelques mouvements très ordinaires – suffisaient à faire brûler le cœur de Guo Jin, une surabondance d’émotion lui étouffait la gorge, lui donnant l’impression d’être ému jusqu’aux larmes.

 


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