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Chapitre 93 – Lan Qing


Source : Version anglaise

Traduit par : Arpakshaad
Checké par : Miss X


SKYFIRE AVENUE – CHAPITRE 93


Dans un éclair d’argent, la silhouette apparut au milieu des gardes de Skyfire.

« Qu’est-ce qui se passe ? » Une voix glaciale et claire brisa le silence. Alors que les mots roulaient dans le vent, la température autour du petit groupe baissa de manière perceptible.

Les gardes réagirent enfin, leur attention revenant en un claquement de doigts au passage de la figure. « Capitaine ! »

Les cheveux argentés coupés aux oreilles encadraient ses yeux argentés, et complétaient son uniforme argenté. C’était comme si elle était faite de métal, de métal ou d’un bloc de glace.

« C’est vous qui avez appelé ? » Elle tourna son regard froid sur l’homme en noir.

« En effet. Je cherche quelqu’un. » La réponse de l’homme était tranquille, réservée. Il semblait presque déconnecté, relayant les nouvelles comme si elles venaient d’un carton de notes.

An Liu poursuivit son interrogatoire. « C’est comme ça que vous appelez les gens ? »

« On m’a dit que je n’avais pas le droit d’entrer sans badge, » répondit-il. « Quand j’ai dit que je l’appellerais, le garde a dit que ça irait. J’ai donc appelé. »

« Est-ce vrai ? » dit-elle, se retournant pour regarder le garde en question.

« Oui, capitaine, » répondit rapidement le garde.

An Liu fronça les sourcils en considérant la situation. « Très bien. Puisque c’est le cas, aucune règle n’a été enfreinte. Vous êtes libre de partir. Cependant, l’usage de votre Discipline a dérangé la paix de l’Avenue. Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons permettre. Si cela devait se reproduire, ma réponse serait bien moins polie. »

« Je ne suis là que pour parler à quelqu’un, » affirma l’homme en noir.

« Et qui est-ce ? »

« Lan Jue. »

« Il n’y a pas de ‘Lan Jue’ ici, » répondit une An Liu désinvolte. « Et s’il y en avait, nous n’en saurions rien. Nous ne demandons pas beaucoup d’informations à nos Adeptes ici. Comme vous n’êtes pas de l’Avenue, vous devez suivre les examens de badge. Vous enregistrer, payer, suivre les règles. »

« Y a-t-il un moyen d’entrer sans ce badge, » demanda-t-il à nouveau, toujours calme et poli.

An Liu hocha. « Un autre moyen. »

« Quel est-il ? »

An Liu se retourna une nouvelle fois pour lui faire face. « Comme vous m’avez dérangé, me faisant me déplacer pour m’occuper de cette affaire personnellement, votre méthode sera plus difficile que la moyenne. Survivez à une attaque de ma part, et je vous laisserai le droit d’entrer. »

« Très bien, » répondit-il.

An Liu leva une main, et la tendit légèrement vers l’homme. Les gardes, comme s’ils avaient peur pour eux-mêmes, s’écartèrent rapidement.

L’homme resta debout, immobile, et silencieux. Il n’avait pas bougé, et l’expression pierreuse sur son visage n’avait pas bougé d’un pouce. Ses yeux sombres regardèrent la main s’approcher.

Juste quand sa main semblait prête à toucher son visage, l’air baissa de quelques degrés. De la paume de la jeune femme, une explosion de vents arctiques enveloppa le mystérieux homme.

Enfin, il bougea. Rapide comme un vent frais, il recula du cône de froid. Sa prise glaciale était rapide, mais il l’était plus. Mais alors que son mouvement était bref et simple, l’endroit qu’il venait juste de quitter avait changé. Dans son sillage apparut un vide aspirant. Les vents gelés furent dévorés sans faire de mal.

An Liu le regarda reculer et vit l’apparition du vide. Le pouvoir de sa discipline du froid fut retiré au loin dans l’obscurité, puis disparut. La traction résultante était tellement forte qu’elle lui fit faire un petit pas en avant.

« Hm ? » La surprise se glissa dans les yeux d’An Liu. Elle tendit à nouveau la main, et cette fois, un rayon de lumière bleue gelée surgit vers l’homme en noir.

Il ne fit aucun mouvement d’esquive. Le rayon fonça sur lui, mais quand il arriva à quelques centimètres, il se réfléchit dans toutes les directions, comme s’il avait rencontré une force invisible. L’homme vêtu de noir demeura, imperturbable. Il se tenait maintenant dans un champ de cristaux de glace, de dix mètres de diamètre.

« Je croyais que vous aviez dit une attaque, » dit l’homme platement.

La femme s’arrêta, le regardant de haut en bas. « C’est ce que j’ai dit. Je suppose que vous avez passé le test. Nous avons encore quelques formalités d’enregistrement, mais vous êtes libre d’accéder au Sous-Sol de Skyfire. »

« Merci. » Il offrit un hochement de tête, un simple mouvement de reconnaissance. Ses traits et mouvements ne faisaient aucun effort excessif. Juste ce qu’il fallait.

An Liu regarda attentivement. Elle connaissait ses pouvoirs, elle pouvait contrôler leur force. Même si elle s’était retenue, le second coup aurait fait reculer un adepte de niveau sept. Bien sûr, cela ne les gèlerait que temporairement.

Mais il le repoussa comme si de rien était. Si c’était aussi facile de les dévier, ses pouvoirs devaient être considérables…

An Liu sentait qu’elle pouvait gérer l’homme si nécessaire, mais elle décida que cela nécessitait plus de recherche. S’il se révélait être un talent de niveau neuf, elle devrait le rapporter au Conseil.

L’homme finit la procédure d’enregistrement rapidement, et fut mené par un garde à l’ascenseur du Sous-Sol. An Liu jeta un œil sur ses informations pendant ce temps.

« Lan Qing. Discipline : vent. »

Le processus d’enregistrement de l’Avenue était bref et superficiel. Ils le faisaient pour le secret des Adpetes et leur protection. Cependant, il y avait quelque chose du nom qu’An Liu reconnut. Elle n’arrivait pas à mettre son doigt dessus…

Elle devait en découvrir plus. Elle se tourna pour rejoindre l’homme en noir, laissant les données aux gardes.

ζ

L’homme en noir, Lan Qing, sortit de l’ascenseur et s’arrêta pour observer les environs. Il regarda en silence la scène bouillonnante et turbulente devant lui.

« Digne du nom. Skyfire Avenue… C’est plus grand que ce à quoi je m’attendais. » Il y avait de l’admiration dans ses yeux maintenant, poussant pour un peu de place dans son regard froid.

Il marcha lentement sur l’Avenue, ses yeux balayant les vitrines. Il examina chacune attentivement, comme s’il cherchait quelque chose.

« Alors, qui est-ce que vous cherchez ? D’après le nom, je devine quelqu’un de votre famille ? » Les tons glacés chatouillèrent ses oreilles de derrière lui.

« Mon petit frère, » répondit-il, même s’il ne prit pas la peine de tourner la tête.

« J’ai vérifié les livres, » dit An Liu. « Il n’y a jamais eu qui que ce soit de ce nom qui soit venu ici. »

Lan Qing s’arrêta, puis se retourna pour la regarder. « Merci, » dit-il, mais il n’y avait aucune trace d’expression de remerciement. Cependant, cela apaisa An Liu.

« Mais ce n’est pas un visiteur. C’est l’un des vôtres. »

An Liu cligna des yeux. « Un propriétaire ? Alors je ne pourrais certainement pas le trouver par son nom. Ce serait une perte de temps d’essayer. Ici, nos propriétaires sont appelés par un titre. Êtes-vous familier avec celui de votre frère ? »

Lan Qing s’arrêta pour réfléchir. « Je pense que c’est possible. Ah, oui… Je crois qu’il s’appelle le Maître des Joyaux. » Le nom revint d’un coin de sa mémoire, probablement mentionné par Chu Cheng la dernière fois qu’ils s’étaient vus.

« Le Maître des Joyaux ? » Cela eut pour effet d’arrêter sa démarche paresseuse, et regarder vers l’homme plus vieux.

« Y a-t-il un problème ? » Lan Qing fixa An Liu de ses yeux sombres.

Mais c’étaient ses yeux à elle qui portaient les faits les plus intéressants, parce qu’à part leur profondeur glacée inhérente, de la curiosité y bouillonnait.

Le Maître des Joyaux ? C’est le grand frère du Maître des Joyaux ? Pas étonnant qu’il soit si fort… Mais le Maître des Joyaux est éclair. La sienne est le vent ?

« Aucun. Nous avons bel et bien un Maître des Joyaux ici. Mais j’ai peur que vous n’ayez fait le voyage pour rien, » dit-elle.

« Pourquoi cela ? » Lan Qing leva les sourcils.

« Parce qu’il n’est pas là. » Elle haussa une épaule avant de continuer. « Il est parti il y a peu. Je pense qu’il avait quelque chose qu’il avait besoin de faire. »

« Il est parti… » Lan Qing prit la nouvelle avec un certain degré de surprise. Se pourrait-il que son frère ait enfin surpassé ses difficultés ?

« C’est exact. » Hocha-t-elle en confirmation. An Liu ne pouvait pas être certaine de la véracité de tout ce que l’homme devant elle lui avait dit, mais c’était son apparence et son pouvoir qui l’avaient convaincue de rester avec lui un peu plus longtemps.

« Cela vous dérangerait-il de me diriger vers son magasin, pour que je puisse voir par moi-même ? » Dit Lan Qing après un moment.

« Pas de problème, » dit-elle sans hésitation. Ce n’était pas une demande étrange. Ils marchèrent en silence alors qu’An Liu les menait à l’emplacement du Sous-Sol de la Joaillerie de Zeus.

L’Avenue ne faisait que deux mille quarante huit mètres de long. C’était un attribut partagé entre le sous-sol et la vraie Skyfire Avenue. Ainsi, il ne leur fallut pas beaucoup de temps avant que la façade bleue et le panneau en éclair reconnaissables n’apparaissent devant eux.

Bien sûr, le magasin était proche. Un panneau avait été accroché à la porte, confirmant l’interruption des ventes.

« Il a pris ces quatre femmes, travailleuses, avec lui. Peut-être sont-ils partis refaire le plein. » An Liu se rattrapa soudain, surprise à ses mots. Elle venait tout juste de rencontrer l’homme, et pourtant elle lui racontait tout ce qu’elle savait. C’était certainement peu approprié. Était-ce simplement parce qu’il se disait frère avec le Maître des Joyaux ?

« Encore merci. » Lan Qing se posta devant la porte de la joaillerie et regarda à l’intérieur. Il resta là, silencieux, comme perdu dans ses pensées.

Après quelques instant, il retourna son attention sur An Liu. « Quand il reviendra, reviendra-t-il ici ? De ce que je comprends, il y a un autre magasin sur l’Avenue du dessus. »

An Liu lui renvoya son regard. « J’ai bien peur de ne pas pouvoir y répondre. » Elle était déterminée à ne plus répondre aux questions de cet homme. Elle avait déjà peur d’avoir trop répondu.

« Oh. » Lan Qing s’arrêta une nouvelle fois. « Suis-je incapable de visiter l’autre magasin ? »

An Liu hocha en confirmation. « L’avenue du dessus est réservée principalement aux citoyens. Citoyens avec des moyens. Il y a un nombre d’évaluations nécessaires avant que vous puissiez entrer. »

«À peu près combien, pensez-vous ? Quelles sortes d’évaluations ? »

« Étiquette, style, dégustation de vin et de nourriture… » An Liu énonça la liste simplifiée.

Lan Qing écouta sincèrement. « Pourrais-je passer ces évaluations tout de suite ? »

An Liu fut stupéfaite. « Passer les évaluations ? Elles ne sont pas juste sur la force de votre Discipline. »

« Si Lan Jue peut les passer, moi aussi. Nous avons grandi ensemble, après tout. »

« Je dois demander, » énonça An Liu. « Y a-t-il un moyen pour que vous puissiez prouver votre relation avec le Maître des Joyaux ? »

Lan Qing ne dit rien, et se contenta de chercher quelque chose dans la poche sur sa poitrine. Il le tendit à son inquisitrice.

An Liu prit la preuve. C’était une étoile en métal, à cinq branches. La surface avait été polie en un reflet de miroir. Elle était entourée d’un rayonnement bleu pâle. D’un seul regard, il était évident qu’elle était faite de quelque chose de spécial.

An Liu la retourna, et ce qu’il y avait derrière capta son attention.

« Vous êtes… » Elle retourna son regard vers Lan Qing, ses yeux grands ouverts. L’incrédulité avait attrapé sa langue.


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Cet article comporte 7 commentaires
      1. La suite arrive demain, pas de panique 😉

        Pour Panlong on n’a malheureusement pas plus de nouvelles pour l’instant. Mais ça ne devrait pas tarder, ne t’en fait pas.
        N’hésite pas à checker les autres novels si t’en peux plus 😉

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