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Chapitre 89 – Vide et Canon à Positrons


Source : Version anglaise

Traduit par : Arpakshaad
Checké par : Miss X


SKYFIRE AVENUE – CHAPITRE 89


Au moment de l’impact, Michel comprit clairement qu’il y avait un fossé entre Zeus et lui en terme de contrôle de mécha.

Michel avait une expérience bien plus vaste que Lan Jue sur les méchas. Il avait passé sa vie autour d’eux, transformé par eux. Maintenant, il avait plus de cent ans. Quand il avait atteint l’âge de soixante ans, il avait commencé à entraîner ses pouvoirs vigoureusement, cherchant des moyens de rallonger sa vie. En bref, il était bien loin du sommet en terme de physique. La manipulation de mécha ne nécessitait pas que des compétences et de l’intelligence, les réflexes étaient aussi importants. En cela, il était clairement inférieur à Lan Jue.

Mais il était l’Ange de la Guerre pour une raison, acclamé pour ses facultés au combat, et premier des Séraphins du Château.

Il avait eu une révélation durant leur échange relativement court. Thor était simplement trop rapide – Même s’il avait le bénéfice de l’expérience, plus la bataille durerait, plus il lui serait difficile d’être victorieux. Son Ange doré était difficile à blesser, mais cela revenait uniquement à prolonger l’inévitable. Plus il prenait du retard sur Thor, plus sa situation devenait dangereuse. Il devait faire quelque chose de drastique.

La défense lente de Michel était délibérée. La lance de Thor avait bel et bien traversé l’Ange, mais au lieu de le clouer au fond du cockpit, elle avait simplement touché son épaule. Les énergies électriques qui le parcouraient l’avaient paralysé, mais elles n’empêchaient pas Michel d’utiliser sa propre Discipline.

Michel était assis saignant dans le cockpit tordu de l’Ange, son corps vibrait de flammes oranges qui emplissaient le cockpit. Les gemmes de pouvoir bordeaux incrustées dans la tête, dans les coudes et dans l’estomac du mécha les aspirèrent – la source du vide puissant.

Les gemmes se nommaient les gemmes de Flammes Abyssales. Une fois injectées de pouvoir, elles produisaient une flamme, mais contrairement à un feu normal, elles créaient un vide puissant dans la zone d’effet. L’augmentation en combustible et en oxygène les faisaient brûler à une température terrifiante. L’alliage moyen ne pouvait pas y résister longtemps.

Ces gemmes étaient la propriété exclusive du Château Pontifical. Ils mettaient beaucoup d’effort à s’en procurer et à les protéger, allant jusqu’à sacrifier des vaisseaux capitaux. Elles étaient considérées comme des gemmes de rang A.

Même les méchas les plus sophistiqués ne pouvaient pas supporter l’installation d’une gemme de rang S. Elles étaient simplement trop puissantes pour être sûres – la mécanique ne les supportait pas. Le rang A était au final une meilleure idée. Liées ensemble, elles pouvaient même approcher le pouvoir d’une seule gemme S.

Les flammes qui entouraient Michel étaient connues sous le nom de Feu du Sacrifice. Elles insufflaient ses saintes flammes vers des sommets encore plus hauts. Personne n’avait jamais échappé aux gemmes de Flammes Abyssales, et avec son sacrifice, elles en devenaient encore plus puissantes.

Les conséquences de l’utilisation d’une capacité aussi puissante étaient considérables. Chaque instant réduisait sa vitalité fondamentale, encore pire que l’absorption de son Adventus. L’Ange de la Guerre doré était aussi affecté alors que les gemmes ravageaient le mécha lui-même. Réparer la machine lui coûterait une fortune – s’il en avait la chance.

Mais Michel était déterminé, confiant dans sa décision. Une décision née de la peur – peur de ce que Zeus pourrait faire dans le futur.

Un homme avec deux disciplines, innées et puissantes. S’il lui était permis de cultiver ses pouvoirs, de les maîtriser, il serait l’adepte le plus puissant de l’histoire. C’était quelque chose que le Château Pontifical… en fait, la totalité de l’Alliance de l’Ouest ne pouvait tolérer.

C’est pour cette raison qu’il alluma les feux du sacrifice. Son cœur s’était déjà préparé à sa propre mort, et à celle de son ennemi.

Crrrrrrrrunch. Les deux gigantesques méchas se serrèrent violemment l’un contre l’autre. Thor trembla à vue d’œil, mais cette fois, l’Oscillation ne fit rien pour lui. En fait, sous la pression intense, le mécha devint visiblement plus lent.

Des éclairs ondulants coururent le long de l’armure de Thor, créant un bouclier. Ils servirent à endurer temporairement la chaleur des flammes abyssales. Mais, avec la puissance supplémentaire des feux sacrificiels de Michel, la chaleur se révéla trop forte. Alors que les boucliers du mécha s’affaiblissaient, Lan Jue était assis rageant dans son cockpit.

« Micheeeeeeeeeel ! »

ζ

Les blanches colonnes de lumière servaient efficacement de cage à Asura. Il n’y avait aucun espace pour le plus petit mouvement. Malgré cela, le Chérubin Uriel, assis dans son cockpit, regardait la scène d’un œil noir.

Une énorme entaille tachait la surface du mécha de l’épaule à l’abdomen. Elle était assez profonde pour révéler la cabine dans laquelle il était assis.

Il avait mal calculé les capacités d’Asura, à tel point que cela lui avait presque coûté son mécha et sa vie. La grande coupure qui le coupait presque le montrait. Même s’il en était sorti victorieux, sa victoire lui avait coûté plus qu’à Xiuxiu.

Asura était une machine inférieure à son Chérubin, mais sa force offensive brute fit que la victoire vint à un grand prix. Il faudrait un minimum de trois mois pour le réparer, et même là, le Chérubin ne serait plus pareil.

« Avez-vous trouvé le vaisseau de Zeus ? A-t-il essayé de quitter l’atmosphère ? » Uriel parla dans son communicateur.

« Maître Chérubin, aucun vaisseau n’a essayé de quitter l’atmosphère de Moonfiend. Le vaisseau dispose d’un système de camouflage supérieur. Nous n’avons trouvé aucun signe de lui. »

Uriel grogna à la voix qui crépitait dans son communicateur. « Continuez la surveillance. Moonfiend et tous ses satellites. Si quoique ce soit essaie de passer au travers, vous le descendez. »

« Oui, monsieur ! »

« Hm ! » Un grognement profond chatouilla l’oreille d’Uriel. Il tourna son regard, mais ni lui ni son mécha ne furent capables de déterminer l’origine de cette étrange et vieille voix.

Il en fut encore plus déconcerté quand les lumières s’éteignirent. Tout l’espace entre lui et Asura devint noir, et les colonnes de lumière semblèrent glisser au loin comme si on les aspirait.

Ses doigts frappèrent les contrôles de son mécha, lançant un diagnostique externe. Le résultat lui fit écarquiller les yeux.

« Une singularité ? » D’une certaine manière, dans l’espace entre lui et Asura, un vide puissant était apparu spontanément. Il n’était pas différent du vide spatial, à ceci près qu’il ne continuait pas son expansion.

« Canon à positrons ! » La vieille voix revint, plus forte qu’avant.

Sa réaction était rapide et sans hésitation. Un sifflement emplit l’air, et Uriel lâcha immédiatement son contrôle sur Asura et recula sauvagement au loin comme un météore.

Un rayon de lumière aveuglante perça l’endroit qu’il venait juste de quitter. Dans son sillage, toute forme de système de reconnaissance ou de radar s’éteignit.

« Singularité… canon à positrons… c’est le Monarque des Arcanes ! C’est vraiment lui ! » Uriel battit en retraite aussi vite que son Ange pouvait le porter. Son visage était blanc de peur.

Le Monarque des Arcanes – un des Grands Parangons ! Et pire, dans le top trois en terme de pouvoir destructeur pur.

Comment le Monarque des Arcanes a fait pour se retrouver ici ? Uriel n’arrivait pas à se débarrasser de la confusion qui lui brouillait la tête. Un bouclier de vaisseau de guerre ne pouvait pas survivre à un coup de charge de positron, un mécha encore moins. C’était une arme utilisée par les vaisseaux capitaux. Les vaisseaux capitaux, et le Monarque – un homme qui pouvait relâcher des charges de positrons rien qu’avec son corps. Un homme qui pouvait plier l’espace pour attaquer de n’importe où.

Il en était de même pour la singularité.

Mais il n’y avait pas de fluctuation d’énergie – que de la lumière ? Son cœur s’arrêta, et ses traits redevinrent sombres.

« Non… On m’a eu. »

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