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Chapitre 67 – Festin Glouton


Source : Version anglaise

Traduit par : Arpakshaad
Checké par : Ptit Lu


SKYFIRE AVENUE – CHAPITRE 67


Ce goût ! C’était la première chose qui frappa Zhou Qianlin quand elle mit le roulé dans sa bouche. Elle ne pouvait pas imaginer comment elle avait fait pour ne pas avoir mangé quelque chose d’aussi délicieux avant. Elle prit une petite gorgée de ce vin doux et épicé, qui éleva le goût à d’encore plus hauts sommets.

Pendant un long moment, Zhou Qianlin essaya de se contenir, mais rapidement, elle ne put s’empêcher de se pencher vers Lan Jue. « Incroyable, » dit-elle doucement.

« Le meilleur est encore à venir, » chuchota-t-il dans son oreille.

Son souffle dans son oreille fit rougir son visage un tout petit peu. Elle s’éloigna.

Peu de temps après que les roulés ne soient finis, le deuxième plat arriva. On servit à chacun un petit pot en cuivre avec un brûloir à alcool dessous pour chauffer l’assiette. À l’intérieur du ‘pot chaud’ frémissait une simple soupe aux herbes.

Ensuite, on apporta des assiettes sur lesquelles se trouvaient de longs morceaux de poisson. Ils étaient légèrement plus foncés que ceux utilisés dans les roulés.

« Viande du milieu de l’abdomen. Placez les morceaux dans l’eau. Une fois bouillie et que la viande devient blanche, elle est prête à être mangée. Mais ne la laissez pas trop longtemps. » Le Gourmet s’assit pour rejoindre ses invités. Lan Jue lui servit un verre de vin.

Il se retourna ensuite vers Zhou Qianlin. « C’est aussi une partie du ventre du poisson, mais pas aussi riche. On peut la manger crue ou bouillie. Pour l’équilibre on veut éviter la sensation huileuse de quand on la mange crue, alors on la mangera bouillie. »

Après avoir servi tous les invités en sauce, le Gourmet prit une gorgée du xérès. Il lança un regard rapide au Maître des Vins.

Le Maître des Vins répondit avec une indifférence tranquille. « Ne me regarde pas comme ça. On est trop. » Plus de gens, impliquait plus de consommation en vin. Et chaque bouteille appréciée était une bouteille de moins en stock. C’était particulièrement vrai pour son stock de vins rares.

Les soupes se mirent à bouillir, et le poisson fut placé dedans. En quelques instants, le rose devint blanc, et le poisson fut sorti de l’eau chaude pour être mangé. Il était recouvert d’une sauce vinaigrée, rehaussée d’ingrédients secrets avant d’être avalée. L’extérieur était bouilli à blanc alors que l’intérieur restait rouge comme un cupcake de cenelles.

La viande n’avait pas le goût des morceaux d’abdomen supérieurs d’avant, mais couplée avec la sauce, c’était incomparable.

Des plats de légumes marinés furent ensuite éparpillés sur la table afin d’accompagner le repas.

Les pots chauds furent débarrassés, et des tranches de sashimi de poisson furent préparées, de toutes les parties du poisson. Rose clair, rouge clair, rouge foncé – ils étaient apportés par vagues, petites et grandes pièces. C’était présenté avec du radis et du wasabi, et tous se turent en appréciant la nourriture.

Même à huit c’était difficile de terminer cinquante-deux livres de poisson. Cependant, le Gourmet avait déjà prévu cela et prévoyait d’apporter les restes au Sous-Sol de Skyfire pour entretenir d’autres hôtes de marque.

« Le dernier plat. Tête et cou de poisson frits. » Le Gourmet revint avec un énorme plateau sur lequel se trouvaient la tête et le cou bien dorés. Il le déposa sous le regard de ses invités.

Le visage lui-même était féroce, et semblait un peu moins appétissant comparé à ce qui avait précédé.

« Ça ne paraît pas très bon. Est-ce que c’est vraiment bon ? » Le Comptable regarda le plateau, peu convaincu.

À peine avait-il fini sa phrase que deux invités s’étaient précipités dessus. Deux paires de vieilles baguettes chinoises dorées avaient pris les yeux, et revinrent quelques instants plus tard pour prendre la viande qui restait.

« Wow, même le visage. » Le Comptable regardait encore le poisson indécis. En revanche, il savait que les autres étaient de fins gourmets, surtout les deux premiers à s’être servi – le Maître des Joyaux Lan Jue et le Maître des Vins d’ordinaire plus restreint. Avec ces preuves, la tête devait être délicieuse.

Les autres se dépêchèrent aussi, et il ne fallut que peu de temps à la tête pour n’être réduite à presque rien.

Zhou Qianlin regardait Lan Jue alors que ses doigts filaient comme l’éclair pour attraper du poisson, et même si ses papilles étaient encore pleines du goût d’avant, elle faisait confiance au choix de Lan Jue.

« Les yeux de poisson, ils clarifient la vision et nourrissent les yeux. Les rendent comme du cristal. Prends-en. » Lan Jue plaça l’œil qu’il avait pris sur l’assiette de Zhou Qianlin.

Son visage se referma de dégoût, et elle repoussa le petit morceau sur son assiette à lui. « Je te le laisse. »

Lan Jue la regarda platement. « Tu n’as pas peur dis-moi ? » L’œil fut renvoyé comme une balle de ping-pong.

Le visage de Zhou Qianlin devint rouge, mais elle ne dit rien.

« Très bien, essaie ça alors. » Il échangea l’œil pour un morceau de visage.

Le Gourmet ricana sur le côté. « Les gloutons savent reconnaître la bonne nourriture. La plupart des gens n’auraient pas envie d’essayer la tête ou le cou du poisson. Ce sont habituellement les chefs avares qui gardent cette part pour eux. Le Thon Rouge, en tant que poisson des mers profondes, n’a pas beaucoup de viande sur le visage. À la place, il est composé de colloïdes, la partie la plus goûteuse. La crème de la crème. »

Évidemment, alors que le morceau passa ses lèvres, Zhou Qianlin fut envahie des fortes saveurs de la viande et de la texture reconnaissable du colloïde. L’explosion de goûts serait à jamais gravée dans sa mémoire.

Le Comptable s’était mis à participer, mais était incapable de s’en procurer beaucoup. Sa force et sa dextérité étaient bien inférieures comparé aux autres assis autour de la table. C’était un défaut de ses gènes que, s’il n’était pas considéré comme lent, ses talents naturels étaient moindres en comparaison. Rajoutez le fait que le Mécanicien n’arrêtait pas de le pousser, cela ne laissait au Comptable que de la peau croquante et brune à apprécier. La peau était délicieuse en elle-même, mais ne contenait aucun colloïde que les autres étaient en train de déguster.

Le merveilleux festin vint à son terme, et s’il y avait de l’amertume évidente dans les yeux du Comptable, personne ne lui prêtait attention.

« Merci Gourmet. Je vais y aller. » La Couturière se leva, fit un signe de tête poli au Gourmet et s’en retourna. Elle s’arrêta, cependant, devant Zhou Qianlin. « Qianlin, rappelle à Lan Jue de t’amener à mon magasin une fois. Tu as une excellente silhouette, tu as besoin d’une belle garde-robe pour l’accompagner. J’y réfléchirai, et quand tu passeras, on te prendra tes mesures. »

« Je te raccompagne. » Le Maître des Cafés se leva et rejoignit la Couturière. Elle lui lança un regard désobligeant, mais ne dit rien. Elle fit ses au revoir et partit.

Lan Jue se leva aussi. « Il est temps pour nous de partir aussi. » Il n’avait pas besoin de remercier, sa relation avec le Gourmet ne le requérait pas.

« Si tu croises quelque chose de particulièrement goûteux pendant ton voyage, tu penseras à moi, » dit leur hôte.

« Hm ? » Lan Jue cligna des yeux, regardant le Gourmet suspicieusement. « Comment as-tu su que je partais en voyage ? »

Le Gourmet se tourna vers le Comptable. « Avec la grande gueule de celui-là, comment aurais-je pu ne pas savoir ? »

Le visage de Lan Jue s’assombrit en regardant le Comptable, le faisant frissonner.

« Tu oses fourrer ton nez dans mes affaires ? »

« Eh… M-Maître des Joyaux, écoute. Je n’ai pas fait exprès. Je suis juste tombé sur l’information. Je sais juste que toi et tes jolies travailleuses vous vous préparez à quelque chose de peu conventionnel, hehe, au-aucune idée de ce que vous voulez faire précisément ! »

 

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