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Chapitre 173 – Les Sons de la Nature de Poséidon

Traducteur en Français : Arpakshaad
Editrice & Checkeuse : Miss X

Chapitre 173 - Les Sons de la Nature de Poséidon

Zhou Qianlin ne savait pas quand le petit sourire était apparu sur son visage.

Lan Jue prit place à côté d’elle, sérieux dans son expression et dans ses gestes. Il regarda droit devant, ne tournant la tête ni à droite ni à gauche comme s’il ne connaissait personne, et que cela lui était égal. Il arrivait particulièrement bien à éviter d’attirer l’attention.

La gemme d’appel d’esprit se réchauffa.

Lan Jue :  Je l’ai avancé de quelques rangs. Il va dormir quelques temps. Le sommeil c’est important pour ce genre de garçons, avec un surplus d’hormones.

Zhou Qianlin : Mm. Un garde du corps qualifié.

Lan Jue : Bien sûr !

Qianlin :  Tu sembles assez bien accepter la position.

Lan Jue : Peu importe si je l’accepte. Si tu dois protéger quelqu’un, autant le faire sérieusement.

Zhou Qinalin ne dit rien de plus. Tous les professeurs et élèves avaient eu le temps de rentrer dans l’auditorium et de trouver leur place. Les lumières commencèrent à baisser.

Pas un seul siège ne restait libre. Il y avait même des gens dans les allées, assis sur des tabourets.

« Bienvenue, mesdames et messieurs, dans un monde d’océan infini. » Une voix de femme chaleureuse parcourut l’assemblée. Tous les yeux se tournèrent vers le podium.

Tout autour apparurent des halos lumineux. Ils ondoyèrent et grandirent comme mus par les vagues d’une mer immense. Le son de la mer remplit les oreilles de chacun et, avec les lumières, transforma l’arène en monde sous-marin.

L’air ambiant était humide et comme salé. Les ondes se fracassaient sur les figures cristallines suspendues en l’air. Les yeux des spectateurs s’illuminèrent alors que le monde autour d’eux s’animait d’une lumière intérieure. Les vagues se firent plus fortes, et quand le son d’un tsunami arriva, il saisit le cœur de tous les spectateurs.

Lan Jue observait, captivé. Silencieusement, il découvrit que le pouvoir de l’eau était pesant dans l’air. Ce n’était aucunement un effet spécial ; c’était évidemment le pouvoir d’un Adepte de l’eau. De plus, la puissance semblait homogène dans tout l’auditorium. Ce n’était pas le travail d’une seule personne.

L’audience garda collectivement sa respiration, essayant de tout prendre en même temps. Ils étaient tout un chacun comme consumés par le spectacle.

« Des myriades de créatures existent dans les profondeurs bleutées. Ici, il n’y a que le silence… et pourtant, il est vibrant. Ce monde est dirigé par un beau Monarque, qui garde son peuple. Sous son commandement, les vagues reculent, et ainsi, il nous protège aussi. »

La voix féminine s’éleva à nouveau, et comme sous son commandement, le fracas terrifiant des vagues recula.

Un silence paisible se posa sur l’arène. Seuls se firent entendre le doux clapotis de l’eau sur le sable et les derniers mots de cette charmante voix.

Le son de l’océan était presque imperceptible, mais là. Comme s’ils étaient eux même sous l’eau, ce qui donnait un aspect crédible à l’atmosphère.

Des sons ambiants surgit un chant. Il était doux, mélodieux, et juste assez fort pour être perceptible.

Il était doux et agréable. Rond comme une scène sous-marine. Il était accompagné d’une puissante gravité, un magnétisme qui captait tous ceux qui l’écoutaient. Comme un sentiment d’omniscience, comme s’il racontait une histoire. En fait, personne n’en comprenait les paroles, mais c’était un son apaisant et mystérieux. C’était comme s’ils étaient parmi les bêtes des mers, l’une d’entre elles, écoutant le chant de l’océan.

Un air d’opéra ! C’était exactement cela. La voix était parfaitement accompagnée par les sons de la mer et des vagues, comme s’ils étaient des instruments. Un trio parfait.

Une douce lumière bleue descendit des cieux, illuminant la scène. Juste assez pour voir les rideaux se retirer. La scène était entièrement bleue et reflétait et réfractait les lumières comme un cristal. Ce qui était normal vu que c’était un cristal, un aquarium de cinquante mètres de haut pour cent de long. Il était rempli à ras-bord d’eau de mer.

Mais aussi étonnant que cela puisse être, ce n’était rien face au contenu de l’aquarium.

L’eau dansait sous les lumières prismatiques des murs cristallins qui l’emprisonnait. Et au milieu se trouvait un énorme palais de bleu et d’or. Les deux couleurs se complétant parfaitement l’une l’autre, comme dans un rêve. Il était entouré de murs de corail et d’une motte d’algues qui se mouvaient lentement. Toutes sortes de poissons y nageaient paisiblement. En un instant, l’audience fut transportée des marées au cœur de l’océan.

Ce n’était pas une projection holographique, ni un jeu de lumières et d’ombres. C’était une vraie scène, construite au milieu de l’arène. Bien plus nette que n’importe quel hologramme pourrait jamais l’être, et tellement réel.

La voix qui chantait doucement venait de l’intérieur du palais doré. Les poissons faisaient ce qu’ils faisaient de mieux : nageant dans tous les sens sans but apparent, et pourtant, à mesure que la voix s’intensifiait, les poissons ralentirent, s’arrêtèrent et se tournèrent vers le palais. Comme s’ils écoutaient.

Sous le regard de ses sujets, les portes du palais s’ouvrirent lentement. Une figure apparut, de plus en plus claire à mesure qu’elle flottait dans la lumière.

Ses mouvements étaient lents, contrôlés. Ils reflétaient harmonieusement la voix mélodieuse. La première chose que l’audience remarqua était son vêtement. Une armure, d’un bleu marin profond qui brillait. Il était le cœur même de l’océan.

Des mèches de cheveux bleus flottaient librement derrière, tenus sur sa tête par une couronne dorée, richement décorée. Une unique gemme en forme de goutte était incrustée en son centre.

Ses yeux étaient de la couleur de l’océan, comme portant son esprit. Il avait une peau pale et une arrête nasale haute sur le visage. 1 Le tout se matérialisait dans un visage à couper le souffle. Immaculé. Parfait. Il était exactement ce qu’un roi de l’océan devait être.

Aussi rayonnant qu’il soit, le fait qu’il était au milieu de l’océan ne resta pas inaperçu. Comment arrivait-il donc à chanter ? C’était une astuce, pensèrent-ils, et personne ne crut qu’il chantait vraiment.

Sous le poids de la performance, l’audience s’était calmée, silencieuse. Personne ne prononçait un seul mot. Tout ce qu’il y avait, c’était la voix vivide et vivace parmi les bruits de la mer. Elle devint plus forte, plus puissante dans le silence. Même les journalistes les plus endurcis étaient impressionnés par la performance.

Poséidon avait un petit sourire aux lèvres. Il s’avança inexorablement jusqu’à passer la barrière de corail. Etrangement, les bancs de poisson aux portes ne fuirent pas devant lui. En fait, ils se rapprochèrent de lui.

Il tendit une main fine, ouvrant de longs doigts un à un. Un tout petit poisson rouge s’approcha et se mis dedans. Tout en continuant de chanter, il posa les yeux sur le poisson. Et le poisson semblait lui rendre son regard. Sa voix devint encore plus forte, et au moment où le public allait exploser, le volume chuta. Poséidon regarda avec surprise une lumière bleue envelopper sa main.

La puissante lumière recouvrit rapidement tout l’aquarium. Elle en sortit avec la puissance d’un tsunami, enjoignant un petit cri d’étonnement dans l’audience.

Les rayons de lumière cristallins finirent par disparaître, redonnant place au paradis sous-marin. Le palais n’avait pas changé, et son roi non plus. Mais il n’y avait plus de petit poisson rouge dans sa main. Devant lui se trouvait une adorable petite sirène.

Elle devait avoir sept ou huit ans, jeune et avec un joli sourire. Un peu comme son auditoire, Poséidon en fut surpris. Lentement, la surprise laissa place à un petit sourire, et il lui fit signe de venir d’un mouvement fluide de la main.

La petite sirène gloussa, et dans sa joie sa queue orange vif battit l’eau. Tous les autres poissons étaient autour d’elle maintenant et dansèrent autour d’elle et de Poséidon. Même les meilleurs danseurs ne pouvaient pas faire mieux.

Le chant se refit plus fort. Mais cette voix n’appartenait pas à Poséidon. Elle était à elle, cristalline, claire, et belle. Comparée à la voix de Poséidon, elle pouvait sembler immature, mais elle était aussi douce et naïve. Elle amena un sourire sur toutes les lèvres. Elle était confortable et sentimentale.

La petite sirène était comme un esprit, un gardien de l’amour. Sa voix était lumineuse et pleine d’espoir.

Poséidon tendit la main en souriant, et la petite sirène s’approcha. Elle le laissa lui tapoter gentiment le sommet du crâne.

Poséidon se remit alors à chanter, et sa voix portait les mêmes notes d’espoir et de vitalité que la petite. Il y avait aussi de l’affection, comme un grand frère pour sa petite sœur. Et tout ce temps, on pouvait entendre les sons de la nature.

C’est si beau ! Tels étaient les pensées des spectateurs. Que ce soient au niveau sonore ou visuel, tout était tellement parfait, à la limite du possible. Un rêve, une illusion peut-être.

Les journalistes faisaient la tête parce qu’ils savaient que, quelque soient les équipements qu’ils avaient amenés, rien ne pouvait capturer et rendre correctement ce qu’ils vivaient. Mais ils appréciaient leur chance, leur possibilité d’être là, de voir le concert des Sons de la Nature de leurs propres yeux.

Lan Jue regardait l’incroyable performance de Hua Li sur scène. Mais il ne put s’empêcher de ne pas y prêter toute son attention. Était-ce vraiment son proche et vieil ami ? A-Li, vraiment ? Il ressemblait vraiment au roi de la mer, se dit-il. Et beaucoup trop bel homme pour son propre bien.

Zhou Qianlin était aussi très intéressée, et regardait tout le spectacle d’un œil avisé.

Sa voix fluide résonna dans toute la salle. Elle flotta, rebondit, jusqu’à remplir la moindre parcelle.

Chu Cheng regardait depuis le premier rang. Au bout d’un moment, il se pencha vers sa voisine, Tan Lingyun. « Bel homme, hein ? Vous aimez comment ça sonne ? »

Les yeux de Tan Lingyun n’avaient pas quitté la scène depuis le début du spectacle. Elle hocha de la tête et répondit d’une voix sincère : « Oh, bel homme. Probablement le plus bel homme que j’ai jamais vu. Et sa voix est incroyable. »

La poitrine de Chu Cheng se serra, et des jurons lui montèrent aux lèvres. N’importe quel homme essayant de serrer avec Hua Li dans les parages courait à sa perte !

« C’est ça que vous aimez, hein ? » Il pouvait aussi bien faire semblant d’être fauché.

Lingyun fit non de la tête. « Nan. »

Ce qui surprit Chu Cheng. « Pourquoi pas ? »

Elle tourna la tête pour le regarder. « Vous parlez beaucoup. Regardez le spectacle. Et évidemment je ne l’aime pas parce qu’il est trans. »

Trans ?! Chu Cheng n’en put plus et explosa de rire.

De nombreuses paires d’yeux désapprobatrices du premier rang se tournèrent vers lui, mais ce fut de courte durée. Ils ne voulaient pas rater le spectacle.

« Eh bien, belle demoiselle, et si je vous montrais ce que c’est qu’un homme, un vrai ? Il est temps pour moi de monter sur scène. » Dit-il avec un sourire espiègle sur le visage.

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