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Chapitre 172 – Echange de places

Traducteur en Français : Arpakshaad
Editrice & Checkeuse : Miss X

Chapitre 172 - Echange de places

Lan Jue ne prit pas longtemps à retrouver Jin Yan et Wang Hongyuan. Le temps qu’il arrive, ils avaient déjà réservé une place pour lui. Le professeur de danse le salua en lui fourrant une invitation dans les mains. « On se doutait que vous n’en auriez pas. »

Lan Jue poussa un petit rire. « En fait, je n’avais pas prévu de venir. Ce genre de choses est plus adapté à la jeune génération. Je ne suis sincèrement pas si intéressé ! »

Jin Yan soupira. « Vous parlez comme un vieux. Vous pouvez être encore plus asocial ? Vous savez que pour n’importe quel autre concert de Poséidon dans la galaxie, vous auriez eu besoin de vendre un rein pour y aller. Et ce concert-ci est à la fois à but caritatif et de sortie d’album. On est ici que parce qu’on a assez de chance d’être dans l’école qui accueille le concert. Sinon, aucun d’entre nous n’aurait eu la moindre chance de pouvoir y assister. »

« Très bien, » dit Lan Jue vaincu. « Je suis là, je peux aussi bien écouter. » Il nota dans un coin de sa tête qu’il devait demander à Hua Li de chanter pour lui, seul à seul, une fois.

Les gens commencèrent à rentrer dans l’auditorium. Les journalistes rentrèrent en premier pour s’installer correctement. Ensuite, les élèves eurent le droit d’entrer. Il n’y avait aucun étranger, comme Jin Yan l’avait dit, les entrées étaient impossibles à se procurer.

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La file avança jusqu’à ce que Tan Lingyun et Le Ziqian arrivent aux portes.

« Vos billets. » Dit le garde indifféremment.

Tan Lingyun donna l’enveloppe à l’homme sans plus y prêter attention. Il la lui prit. Ce faisant, une carte sombre et dorée en sortit et tomba au sol.

Le garde se dépêcha de la ramasser en changeant d’attitude. Il invita prestement Tan Lingyun à rentrer d’un signe de main. « Par ici s’il vous plait, madame. Il y a déjà du monde à l’intérieur, laissez-moi vous conduire à votre place. »

Le changement de comportement surprit la Déesse Sauvage. Après tout, tous les autres devant elle s’étaient simplement contentés de reprendre leur billet et d’avancer avec le reste de la foule. Qu’avait-elle de différent ?

Elle se tordit le cou pour lancer un regard à Le Ziqian qui rit en disant : « On dirait que les belles femmes ont le droit à un traitement de faveur. Allez-y, je vous rejoins juste après. »

Elle n’eut d’autre choix que de suivre le garde. Il leur fraya un chemin à travers la foule d’élèves surexcités jusqu’aux premiers rangs. Plus ils se rapprochaient de la scène, moins elle avait l’impression d’être à sa place. Elle n’était qu’une professeure, se disait-elle, elle ne devrait pas être ici avec les personnes plus importantes.

Il paraissait que l’école avait donné les mêmes billets aux élèves et aux professeurs dans une tentative d’égalité. Seules les personnes importantes de l’école étaient différentes, et avaient des places plus proches de la scène. Elle se rappelait aussi clairement du numéro de son siège, qui aurait dû être quelque part au milieu de l’auditorium.

« Excusez-moi, mais pourriez-vous revérifier ? Je suis sûre que ma place n’est pas aussi proche… »

Le garde se retourna avec un sourire amical. « Il n’y a pas d’erreur. Votre carte VIP est très spéciale : vous êtes tout devant. S’il vous plaît, laissez-moi vous amener à votre place. »

Et il en fut ainsi, puisqu’elle n’avait aucune idée de comment c’était arrivée, ou de comment s’en sortir. Encore étonnée par les circonstances, elle suivit l’homme jusqu’à arriver au tout premier rang. Ils s’arrêtèrent devant le siège que Lan Jue avait occupé quelques instants auparavant.

Chu Cheng était assis à côté du siège vide, l’air de s’ennuyer à mourir. Mais à l’instant même où il aperçut la tempête qu’était Tan Lingyun, il se redressa.

Ses yeux brillèrent, comme ils avaient tendance à le faire quand ils se posaient sur une jolie fille. Il passa son regard sur la svelte silhouette comme un scanner.

Cette fille, elle doit faire jalouser toutes ses amies ! Et son tempérament… habits noirs… ce doit être une enseignante.

Tan Lingyun, le cœur encore confus, confirma une nouvelle fois que c’était sa place auprès du garde. Il lui assura que c’était le cas. Elle s’assit donc.

Elle n’avait aucune idée du danger dans lequel elle se trouvait.

Elle décida de se laisser aller, et de s’adapter en fonction de ce qui allait se passer. En plus, elle était incroyablement proche de la scène. Comment cela pouvait-il être mal ?

« Bonjour. »

Ses pensées furent interrompues par une voix magnétique provenant du siège à côté.

Tan Lingyung tourna la tête en direction de la source du bruit, posant les yeux sur Chu Cheng.

Même s’il était assis, elle pouvait quand même voir qu’il était grand. Il explosait même de testostérone. Il portait une veste et un pantalon bordeaux, et une chemise d’un blanc immaculé. Une cravate noire complétait l’ensemble. Il semblait… propre.

Elle salua d’un signe de tête. « Bonjour. »

« Vous êtes une amie de Lan Jue ? » demanda-t-il.

Son visage se crispa instantanément. « Lan Jue ? Vous voulez dire cette immonde pustule ? »

« Pustule ? » Chu Cheng pivota la tête et la regarda. Il connaissait Lan Jue depuis des années, et c’était la première fois qu’il entendait quelqu’un parler de son frère comme ça.

La voix de Tan Lingyun était basse, mais mordante. « Vous ne parlez pas de ce lâche gâchis d’air ? Aussi inutile qu’un porte-monnaie. »

« A-hehm ! » Chu Cheng se couvrit la bouche, feignant de tousser le temps de chercher son expression. Son estomac le secoua alors qu’il se battait désespérément pour garder en lui le rire qui voulait absolument sortir. Il ne voulait pas gâcher son image auprès de la dame.

Il n’arrivait vraiment pas à imaginer ce que Lan Jue avait pu faire pour mériter une telle réaction. Et pourtant, c’était à elle qu’il avait donné sa place. Intéressant, pensa-t-il, très intéressant. Tout du moins, il savait qu’il n’y avait rien entre elle et Lan Jue, dont il aurait eu à faire attention.

« Nous parlons peut-être de deux personnes différentes. Ehm, laissez-moi me présente. Je suis Chu Cheng. » Il changea rapidement de sujet, et retrouva le contrôle de son visage. En parlant, il tendit la main poliment vers elle.

Elle hocha de nouveau la tête, mais ne fit aucun mouvement pour lui serrer la main.  « Vous n’êtes pas de l’école, évidemment, » répondit-elle de la même voix tranquille.

Chu Cheng hocha de la tête. « En effet. Je pense qu’on peut dire que je fais partie de Gobi Entertainement. »

Sa voix devint subitement glaciale. « Fermez les yeux et gardez vos pensées pour vous-même. Faîtes attention et vous n’aurez pas de problème. » Elle s’enfonça confortablement dans son fauteuil et croisa les bras, les yeux rivés devant elle sur la scène. Il était assez évident, pour elle, que tout ceci avait été préparé d’avance.

La main de Chu Cheng se raidit, suspendue en l’air. Un sacré caractère, celle-là.

Mais, en un rien de temps, Chu Cheng avait fait des ajustements à son approche. Il laissa retomber sa main et se rassit correctement dans sa chaise. Il avait passé des années à perfectionner sa technique d’approche, il avait beaucoup d’expérience. Si une méthode ne marchait pas, il avait un pléthore d’autres astuces à essayer. Cette Tan Lingyun avait piqué sa curiosité.

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L’auditorium était empli d’une multitude de sons différents, de soupirs d’admiration et de cris de surprise quand les élèves découvraient les décorations. C’était le chaos total.

Lan Jue entra dans l’auditorium une nouvelle fois, mais cette fois en tant que professeur. Il suivit de près Jin Yan et Wang Hongyuan qui se déplaçaient dans la foule. Leurs places étaient plus proches de l’arrière.

« T’es dans l’arène ? » chuchota la voix de Zhou Qianlin dans l’esprit de Lan Jue.

« Ouaip, je viens de rentrer, » dit-il.

« L’étudiant de Lir d’hier matin vient de s’asseoir à côté de moi. »

« Coïncidence ? » Le visage de Lan Jue s’assombrit.

« Probablement, » répondit-elle. « Il vient de commencer à me parler. »

Lan Jue réfléchit un instant. « Je vais échanger de place avec lui. »

« D’accord. »

Il se leva et se mit en mouvement. Il n’avait pas besoin de demander à Qianlin où elle était, puisque par vertu de la gemme d’appel d’esprit, il savait sa position exacte.

Un rapide coup d’œil lui montra plusieurs grands élèves, mais aucune Qianlin.

Lan Jue s’adressa doucement à Jin Yan, assise à côté de lui. « Professeur Yan, je viens de voir un ami. Je vais aller dire bonjour. Dans quelques minutes, il se peut que quelqu’un vienne et prenne ma place, parce que j’ai quelque chose à dire à cet ami. »

Jin Yan semblait un peu déçue. « Ça ne sert pas à grand-chose, si ? Le concert va bientôt commencer, vous n’aurez pas le temps de vous dire grand-chose. »

Lan Jue se content de glousser avant de partir.

Zhou Qianlin était assise diagonalement derrière Lan Jue. Il dut marcher un grand tour avant de la retrouver, finissant par arriver par le côté opposé.

Quand il arriva, il trouva un Xiao Han particulièrement irrité.

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Les actions de Xiao Han l’autre matin avaient surtout pour but de poser des problèmes à l’UNE, mais il ne pouvait pas ignorer l’attraction qu’il avait pour la fille.

D’après ses estimations, elle avait quelque chose de spécial. Elle avait une sorte d’aura différente. Elle était pure, immaculée, tranquille et parfaite. Il avait toujours été l’élu de l’Université de Lir, et en conséquence, il n’avait jamais manqué de fille à côté de lui. Qui sait combien de jolies filles avaient été son partenaire d’étude. Mais aucune n’était comme Zhou Qianlin. C’était une première.

En fait, il avait passé les derniers jours à essayer de se renseigner sur elle, finissant par comprendre que c’était la plus belle fille de l’école.

« Salut beauté, on dirait que c’est le destin qui nous lie. Zhou Qianlin, c’est ça ? » Lui dit-il avec un léger sourire sûr de lui sur le visage.

Qianlin garda son regard fixé devant elle, ne daignant pas répondre à ses avances.

Xiao Han ne se découragea pas, et continua comme un homme à son aise. Il savait où il était, et comprenait bien que poser des problèmes à quelqu’un qui était toujours le centre de l’attention n’était pas une bonne idée.

« Et bien Qianlin, je suis Xiao Han. Et si nous nous présentions proprement, cette fois. Je suis de l’Université de Lir. En fait, tu me verras dans l’arène quand la compétition commencera. Si tu as le temps, tu devrais venir voir. Tiens, c’est mon numéro. » Il sortit un morceau de papier de sa poche de chemise et le lui tendit.

Qianlin, cependant, resta assise sans bouger.

Un regard dur passa derrière les yeux de Xiao Han. Il n’avait jamais rencontré une telle résistance à l’université.1 Même les jeunes mariées ne le traitaient pas aussi froidement. C’était comme s’il n’était que du vide.

« Tu m’as pas entendu ? Prends-le. » Sa voix était basse, dure.

Pas un son ne vint de Zhou Qianlin.

Son visage se raidit. Il lutta intérieurement pour ne pas juste lui enfoncer le papier dans la main.

Tout d’un coup, une main lui attrapa l’épaule. « Bonjour, jeune élève, » lui parvint une voix chaude. « Puis-je avoir un mot avec vous ? »

Malheureusement, Xiao Han ne put pas vraiment entendre la salutation. Il était trop occupé par le fait que tout son corps venait de s’engourdir. Puis, tout devint noir.

Pour tout le monde, il semblait que Xiao Han avait entendu le professeur, hoché la tête, puis s’était levé pour le suivre. Lan Jue l’amena quelques rangées en avant à sa propre place.

« Hey, pourquoi tu ne resterais pas ici quelques temps. Moi et mon amie avons quelques choses à nous dire. Merci beaucoup. »

Xiao Han resta simplement assis là, comme s’il était fait de bois. Rapidement, cependant, il ferma les yeux et se mit à ronfler.

Lan Jue secoua la tête, comme impuissant, et s’adressa à Jin Yan. « Les jeunes d’aujourd’hui, n’est-ce pas ? Toujours à se coucher tard, c’est mauvais pour eux. Et maintenant, il dort alors qu’un concert aussi incroyable va commencer. Bon, moi, il faut que j’aille parler à mon amie. »

Wang Hongyuan lui lança un regard bizarre. D’un petit coup de Discipline, il isola l’air pour que seuls lui et Lan Jue puissent s’entendre. « Mais qu’est-ce que vous faites ? »

Lan Jue lui répondit de la même manière. « Je vous laisse une chance ! Vous ne m’aviez pas dit que vous vouliez que j’évite Professeure Jin à tous prix ? Regardez comme je suis bon pour vous. Vous m’en devez une, compris ? »

Il n’attendit pas la réponse de l’instructeur. Et recula de quelques rangées pour s’assoir dans le siège vide à côté de Zhou Qianlin.

  1. NdTEN : ici, en Chinois, il est écrit littéralement ‘Il n’avait jamais frappé un clou aussi dur’. Just pour partager ça avec vous.
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