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Chapitre 166 – Toujours moins que rien ?

Traducteur en Français : Arpakshaad
Editrice & Checkeuse : Miss X

Chapitre 166 - Toujours moins que rien ?

Lan Jue sortit du bâtiment des électifs, et prit le chemin de Skyfire Avenue. Il était impatient de faire le check-up de Zhou Qianlin pour mieux la comprendre. Mais ça devrait attendre le soir. Il lui restait suffisamment de temps pour s’entraîner au pilotage dans DreamNet.

Le campus tout entier bouillait de l’effervescence d’élèves papotant et de travailleurs occupés, tous occupés par le concert à venir. C’était, après tout, la première fois qu’une telle chose arrivait à l’université. Hua Li avait été baptisé le Premier Homme des Alliances : et c’était à peine exagéré. Que ce soit en termes de look, de pouvoir personnel, ou de l’influence de sa famille, il était loin devant le commun des mortels.

« Professeur Lan. » Alors qu’il était en route vers les portes de l’université, une salutation froide l’arrêta net.

« Hm ? » Lan Jue tourna la tête pour en trouver la source. Son regard trouva Tan Lingyun, marchant vers lui dans un tailleur noir et avec des lunettes à monture noire.

Avait-il vraiment aussi peu de chance ? Quelques pas de plus et il aurait été sauvé ! Son visage était tendu quand il lui adressa la parole.

« Ah, Professeur Tan. Bonjour, bonjour. » Il n’avait clairement pas envie de discuter avec cette ‘Déesse Sauvage’, mais il devait au moins dire bonjour.

« Où es-tu allé ce jour-là ? N’étais-tu pas au courant que nous sommes restés derrière pour te chercher ? As-tu la moindre idée de ce que ça a coûté ? » Lui siffla-t-elle sur un ton énervé, une lueur de colère grandissant lentement au fond de ses yeux.

Lan Jue lui lança automatiquement un regard noir. « Je ne pensais qu’à aider ceux que je pouvais. »

« Imbécile ! » Cria-t-elle.

Sa voix rebondit contre les murs, et attira inévitablement les yeux des professeurs alentours. Lan Jue cherchait désespérément un endroit où se cacher ou fuir.

« Professeur, nous sommes censés nous comporter comme des modèles. Profaner des injures en publique n’est… »

« Des injures ? Je devrais te frapper un bon coup ! La seule chose qui t’en préserve actuellement est le fait que t’es normal, et que tu ne serais pas capable de te défendre contre ma puissance. Sans oublier que sortir les poubelles moi-même ne ferait qu’abaisser mon statut. Tu sais, c’est les gens comme toi que je déteste le plus. Les moins que rien, des lâches. Débrouille-toi pour ne pas te retrouver dans mon champ de vision, je n’ai pas envie d’empoisonner mes yeux ! » Sans plus de cérémonie, elle lui donna un coup de pied dans le tibia avant de repartir d’un pas lourd.

« Hssss ! » siffla Lan Jue de douleur en se prenant le bas de la jambe. Il sautilla à cloche-pied comme dans un dessin animé.

BORDEL ! Mais pourquoi ?! Pourquoi est-ce qu’à chaque fois que je tombe sur la Déesse Sauvage, je finis toujours par souffrir ?

Lan Jue se faufila hors du campus. Sous le regard curieux des professeurs et des élèves qu’il croisa, il monta rapidement sur son vélo, et partit à toute allure.

Après quelques kilomètres, il se calma et ralentit. Il n’était plus au centre de l’attention. Mais ça piquait encore : c’était la deuxième fois que cette horrible femme le laissait être une faible victime devant tout le monde. La première fois, bien sûr, c’était la fois dans le couloir avec Richard.

Si c’est ce qu’elle veut, qu’il en soit ainsi. Elle ne veut pas me voir, et je n’ai certainement aucune envie de lui rentrer dedans une nouvelle fois.

Quand même, il se devait de respecter sa franchise. Sa colère n’était pas sans raison. Elle avait failli mourir ce jour-là, à courir dans la forêt à la recherche de Wang Hongyuan et de lui. Au final, c’était de sa faute, tout ce qui lui était arrivé à elle venait de lui.

Petit à petit, la colère et la déprime reculèrent, remplacés par un sentiment d’impuissance. Il ne pouvait rien faire pour Professeur Tan, mais elle avait le cœur au bon endroit. Au moins, elle était quelqu’un avec un fort degré du sens des responsabilités.

Y penser l’attristait.

Lan Jue rentra à la maison, entra dans sa cabine de DreamNet privée, et se mit à nettoyer un peu la maison. Les résultats circulèrent dans tout DreamNet un peu plus tard.

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Les Infos de Nuit de DreamNet. Zeus, le puissant mercenaire et légende de DreamNet, est soudainement réapparu après une longue absence. De dix heures du matin à trois heures de l’après-midi, pendant cinq heures consécutives, Zeus gagna contre cent-trois adversaires sans une seule défaite. Personne ne réussit à faire face sa puissance explosive ; en fait, aucun ne réussit même à le toucher une seule fois.

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« Pourquoi t’as l’air aussi fatigué ? » C’était la première chose que Qianlin lui dit, quand elle le retrouva à leur coin habituel après l’école.

« Ce n’est rien, » répondit-il. « J’ai fait un peu d’exercice, peut-être un peu trop. »

Zhou Qianlin acquiesça d’un signe de tête, comme si elle venait de comprendre quelque chose ; « Je vois. Et bien essaie de te souvenir de ton âge et de ne pas te surmener. »

Le visage de Lan Jue s’assombrit, mais quand il tourna la tête pour la regarder, il aperçut immédiatement son sourire narquois. « Très bien, » dit-il de bonne humeur, « je t’en prie, appelle-moi papy. »

« Eh cousin, on dirait que t’as des problèmes de mémoire. » Pour la deuxième fois de la journée, Lan Jue fut interrompu par une voix malpolie venant de derrière lui.

Seulement cette fois, il n’avait pas besoin de se retourner pour savoir de qui elle venait. Sans hésiter, il se retourna et se dirigea vers la source à grandes enjambées.

Le visage de Richard ne portait que du mécontentement. Zhou Qianlin avait été absente quelques jours, et il espérait pouvoir renouer avec elle à son retour. Il ne s’attendait pas à tomber sur elle et Lan Jue bavardant et aussi complices.

« Richard, » grogna Lan Jue, « je te le répète pour la dernière fois : laisse ma famille tranquille. Ou alors, quand j’en aurai fini avec toi, même ton père ne te reconnaîtra plus. » Il agita un poing menaçant sous le nez du jeune homme, puis se retourna d’un mouvement fluide, élégant, comme répété des milliers de fois. Il monta sur son vélo, et invita Qianlin à le suivre.

Richard était réellement étonné. La férocité et la cruauté de Lan Jue étaient à l’opposé du professeur calme et bien élevé dont il avait l’habitude. L’espace d’une seconde, il ne sut pas quoi répondre.

Mais le temps qu’il retrouve ses esprits et qu’il ait une réponse adéquate, Lan Jue était déjà loin avec Zhou Qianlin.

« Connard ! » Cracha Richard en frappant du pied. Soudain, une figure sombre et mystérieuse apparut à côté de lui.

« Maître, » siffla l’ombre, « voulez-vous que je m’occupe de lui ? »

Richard le coupa d’un signe de la main. « Non. Il est avec Qianlin. Si nous voulons nous occuper de lui, il faut que ce soit quand personne n’est là pour le voir. Nous devons faire particulièrement attention à ce que Qianlin ne sache pas que je suis derrière tout ça. Je ne suis pas juste intéressé par son corps. Je veux son cœur aussi. »

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Lan Jue pédalait tranquillement sur la route cabossée, un sourire aux lèvres. « Assez intimidant, non ? »

« Oh oui, » dit Qianlin, « Comme un délinquant, le genre qui pourrait kidnapper une fille. Et depuis quand est-ce que je fais partie de ta famille, hein ? Je m’appelle Zhou, et toi Lan. Ais un peu de dignité. »

Lan Jue répondit en ignorant les piques. « Je suis ton garde du corps. Bien sûr que t’es de ma famille. Du moins, tant que je travaille. Il est de mon devoir de te protéger, et il voulait que je reste loin de toi. Je dois le forcer à partir, si je veux pouvoir faire mon travail correctement. »

La réponse de Qianlin avait baissé en volume. « La famille Austin est la famille la plus influente de l’Ouest. Tu devrais faire attention. »

Lan Jue sourit d’autant plus. « Sois tranquille, ne t’inquiète pas. Je suis un bon garde du corps, je te le promets. »

Zhou Qianlin changea subitement de sujet. « Je prévois d’aller à l’Hôpital de Grâce demain. Tu m’accompagnes ? »

« Ouaip ! En fait j’aime bien y aller. On se sent bien, sain de corps et d’esprit. »

Le doux rire de Qianlin flotta dans les airs alors qu’ils parcouraient le sentier sur la montagne.

Cet article comporte 4 commentaires
    1. merci à toi de le lire !
      En effet, il y a un peu moins d’action en ce moment. C’est que justement, l’auteur prend le temps de se poser un peu, de bien poser certaines choses importantes pour la suite. Mais ne t’en fait pas, les événements annoncés seront à la hauteur de ce qui a été vendu 😉

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