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Chapitre 156 – Y aller ou ne pas y aller ?

Traducteur en Français : Arpakshaad
Editrice & Checkeuse : Miss X

Chapitre 156 - Y aller ou ne pas y aller ?

« Il y a quelque chose de bon à manger ? Des jolies filles ? » Lui parvint clairement la voix de Chu Cheng à l’autre bout du fil.

Lan Jue était presque sans voix. « Après réflexion, que dirais-tu de ne pas venir ? On cherche des invités avec un minimum d’intégrité. »

Chu Cheng ignora l’insulte d’un petit rire. « Hey, mon intégrité morale se porte bien. S’il n’y a pas de jolies filles, je survivrai. Oh, puisqu’on en parle, ton école ne manque pas de bombasses, hein ! J’ai vu une photo de celle qui ressemble à Héra. On dirait des jumelles ! Mais écoute, si c’est vrai que tu n’es pas intéressé, tu me laisseras peut-être tenter ma chance, non ? »

« Chu Cheng ! » La voix de Lan Jue n’était qu’un grognement, pleine d’une promesse de violence.

« Hah, je te charrie, frèro. » Lui parvint le rire de Chu Cheng à travers le communicateur. Il reprit sa posture en une minute. « Mais sérieusement, A-Jue, elle est vraiment pareille. Enfin, pas aussi bien, mais tu- »

Lan Jue raccrocha.

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Hua Li, en costard officiel, lança un coup de pied à l’homme à côté de lui. « Tu n’as rien de mieux à faire, ducon ? Lan Jue n’arrête pas de ruminer à cause de Héra, qu’est-ce qui te prend de remettre ça sur le tapis ? »

Chu Cheng était debout paresseusement sur le côté, une cigarette pendouillant dans le coin de sa bouche. « Fuir ne résoudra rien, » dit-il tranquillement. « En fait je suis surpris que tu ne voies pas ça comme une bonne opportunité. On a soudainement cette femme qui ressemble à notre Héra perdue comme deux gouttes d’eau. Qui nous dit qu’elle n’est pas la raison de la résurgence de Lan Jue ? »

Hua Li fronça les sourcils, une lumière curieuse dans ses yeux bleus. « Espérons que ce soit le cas. »

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Après avoir raccroché, les pensées de Lan Jue ne purent s’empêcher de se tourner vers cette attirante silhouette. Il se sentit étrangement agité.

Elle n’est pas Héra ! Elle n’est pas Héra ! Elle n’est PAS HERA !

Ce mantra sembla l’apaiser quelque peu.

Mais qu’est-ce qu’ elle avait fait ces derniers jours ?

Presque sans y penser, sa conscience se tourna vers la gemme d’appel d’esprit à son cou.

« Je suis rentré. » Il envoya ses pensées vers elle.

Pas de réponse.

Hm ? Un frisson d’appréhension le traversa. L’utilité de la gemme était que les pensées étaient instantanément transférées au destinataire. Elle aurait dû le savoir immédiatement, à part si elle l’avait enlevée.

« Je suis renté. » Réessaya-t-il.

« Compris. » Cette fois, il y eut une réponse. Elle était calme, comme s’il ne s’était rien passé d’anormal.

« Je suis prêt à continuer mes devoirs de garde du corps. Demain. Besoin que je t’amène à l’école ? »

« Très bien. » La réponse était courte, concise.

Lan Jue n’arrivait pas à mettre le doigt dessus, mais quelque chose clochait. Il demanda : « Où es-tu ? »

« À la maison. Je ne me sentais pas bien, j’ai raté la journée. »

« Tu ne vas pas bien ? Qu’est-ce qu’il se passe ? »

Zhou Qianlin resta longtemps silencieuses. Après ce qui sembla être la moitié de la nuit, elle répondit : « Depuis quand tu te soucies autant de tout ce que je fais ? »

Lan Jue cligna des yeux. Elle avait raison, depuis quand s’inquiétait-il pour elle ?

« Est-ce que tu vas recommencer tes cours demain ? » Changea-t-elle de sujet.

« Ouaip. »

« Alors je te verrai demain. »

« D’accord. »

Leur petite conversation terminée, Lan Jue se perdit dans ses pensées. Désagréable ? Malade ? C’était une femme forte. Quelle genre de maladie pouvait l’abattre aussi longtemps ?

Son esprit ressassait le problème pendant qu’il poussait son vélo vers la sortie.

« Professeur Lan ? » Un voix surprise l’arrêta.

Il leva la tête pour voir une Tang Mi aux cheveux dorés trotter vers lui.

Il la salua d’un signe de tête. « Bonjour Tang Mi. »

Elle le regarda de bas en haut plusieurs fois. « C’est bien que vous soyez de retour, Professeur. Vous n’êtes probablement pas au courant, mais maintenant il y a plein d’étudiants qui veulent rejoindre notre cours. Ils disent que vous enseignez un tas de trucs qu’on ne peut apprendre nul part ailleurs. Vous n’êtes pas aussi allé sur Taihua ? Du moment que vous êtes revenu sain et sauf, ça va. Ça a dû être flippant avec tous ces monstres. »

« J’ai eu de la chance, » dit Lan Jue. « Je n’ai pas vu un seul monstre. Sinon, je ne serais probablement pas en train de te parler. »

Tang Mi bomba le torse. « On a tous eu de la chance ! »

Ce fut à Lan Jue de lui poser une question. « Tang Mi, et qu’en est-il de cette jeune fille brune que je vois toujours avec toi. Je ne vous ai pas vues ensemble depuis un moment. »

Tang Mi sembla surprise, puis un peu blessée. « Vous les hommes ne tournez qu’autour de Qianlin. Elle est chez elle, malade. »

Lan Jue poussa un petit rire face à son mécontentement. « Ce n’est qu’un professeur qui s’inquiète pour son élève, voilà tout. C’est grave ? »

« Je ne pense pas, » répondit-elle. « Je suis allée la voir. Probablement juste un rhume. Elle se sent faible, donc quelques jours de repos à la maison et elle ira bien. »

Lan Jue sentit sa poitrine se desserrer un peu. « Très bien, j’arrête de te déranger alors. Les cours devraient reprendre dans quelques jours. »

Tang Mi le rappela. « Professeur, vous les hommes, vous n’aimez vraiment que ce genre de jeune femme douce ? »

Lan Jue lui répondit avec une expression sérieuse. « C’est une école, jeune fille. Tu devrais te concentrer sur tes études, pas t’occuper le cerveau de ce genre de trucs. J’ai entendu dire que tu étais déjà un pilote de classe Empereur, ce qui est extraordinaire pour ton âge. De ce fait, tu devrais te concentrer sur l’utilisation de ton talent naturel. Tu ne voudrais pas gâcher cette chance, durant cette période spéciale de ta vie. »1

La jeune femme répondit en tirant la langue. « Ne soyez pas comme ça Professeur Lan ! On vous trouve drôle et intéressant comme prof, vous ne devriez pas vous comporter autant comme Directeur Wu. »

L’expression de Lan Jue changea subitement : « Directeur Wu est là. »

Tang Mi se couvrit la bouche en gloussant. « C’est ça. C’est rigolo de taquiner les gens. Mais vous ne devriez vraiment pas vous comporter comme lui. »

« Se comporter comme qui ? » Dit une voix grave et impérieuse derrière Tang Mi.

Le visage de la jeune pilote se raidit d’un coup. « Ah ! Eh b-bien Professeur, j’ai des choses à faire. C’est l’heure de l’entraînement ! » Elle s’enfuit sans regarder en arrière.

Directeur Wu regarda Tang Mi s’enfuir en secouant la tête. « Cette fille. Toujours excitée. Elle devrait se calmer un peu, ça l’aiderait vraiment à progresser. En fait, elle a même plus de Talent que son frère. Ces deux-là font la fierté de l’école. »

Lan Jue confirma d’un hochement de tête. « Je suis prêt à recommencer les cours quand vous voulez, Directeur Wu. »

Wu Junyi se positionna à côté de Lan Jue. « Du moment que vous vous sentez bien, tout va bien. Ce dernier voyage nous a tous fait peur, dommage. Pour ça, je suis vraiment désolé. Nous ferons une nouvelle activité plus tard pour que la faculté puisse se racheter. »

Une autre activité ? Lan Jue dut s’empêcher de se recroqueviller physiquement. « C’est bon, vraiment, » assura-t-il hâtivement. « Ce qui s’est passé était tragique, personne n’aurait pu le prévoir. »

Saluant le Directeur, Lan Jue se dirigea ensuite vers les bureaux des professeurs d’électifs. Cependant, les deux personnes qu’il espérait voir n’y étaient pas.

Le statut de Wang Hongyuan en tant que pilote de classe Empereur avait été révélé. Il était en train de donner un cours, comme si de rien était. Jin Yan aussi était en cours.

Lan Jue s’occupa à ranger son bureau, et à organiser son matériel pédagogique. Il prévoyait d’attendre leur retour pour dire bonjour. Cependant, il se mit au travail pour lutter contre le sentiment qui grandissait en lui.

Le temps passa, et même s’il ne se souvenait pas avoir quitté l’école, il se retrouva debout au pied de la Montagne de Skyfire quand il s’extirpa de ses pensées.

Elle est juste malade ?

Ne devrais-je pas aller voir comment elle va ?

Est-ce vraiment la bonne chose à faire là ?

Je ne voudrais pas que les gens aient de fausses impressions.

Juste un instant alors.

Une silhouette apparut au sommet de la montagne, à l’orée des bois qui entouraient la villa. Pour Lan Jue les divers protocoles de sécurité n’en avaient que le nom.

C’était l’équivalent de la Maison Blanche pour l’Est, et elle était assez grande pour son statut. Sa sécurité était renforcée, probablement à cause de l’incident au mariage.

Lan Jue devait être à cinq cent mètres de la villa. De minuscules éclairs couraient dans ses yeux alors qu’il observait la faible lueur de rayons infra-rouges. C’était la première ligne de défense de la maison.

« Combien d’histoires d’amour auraient échoué si toutes les maisons des femmes étaient comme ça ? » Marmonna Lan Jue. Il poussa un petit rire avant de se mettre en mouvement.

Une lumière électrique bleue apparut, Lan Jue au milieu. Il s’accroupit, et enfonça son bras dans la terre. Soudainement, et sans un bruit, il disparut.

Où que la foudre puisse aller, lui aussi. Il était une créature de foudre et d’éclair. Ce pouvoir d’entrer et de sortie avait un nom spécifique : la Fulmenation.

La main qu’il avait enfoncée dans le sol avait attrapé un câble. Après cela, toute la structure métallisée de la maison et le réseau électrique étaient à la merci de Lan Jue.

Tout devint une extension de lui-même. Il voyait tout.

Il trouva Zhou Qianlin au lit, sobrement vêtue d’un pyjama blanc traditionnel. Elle était couverte jusqu’à la taille d’une couette et ses cheveux étaient éparpillés autour d’elle. Elle tenait un livre mollement dans les mains, et bougeait de temps en temps.

Son visage était un peu pâle, et ses yeux n’étaient pas aussi brillants que d’habitude. Elle tourna quelques pages de plus puis, comme si elle était fatiguée, ferma les yeux et déposa le livre.

Une étincelle électrique sortit d’une prise dans un coin, matérialisant une forme humanoïde.

Elle semblait en paix, reposant sur le lit, aussi pure qu’un lys. Elle semblait tellement faible qu’il ne put s’empêcher de la prendre en pitié.

Il trouva la gemme d’appel d’esprit, toujours à son cou. Lan Jue remonta doucement la couverture pour la couvrir. Il tendit un doigt et le plaça contre sa jugulaire, cherchant un pouls.

Un instant plus tard, un curieux regard envahit son visage, de la spéculation, qui lui fit secouer la tête. Il se déplaça jusqu’à l’autre côté du lit, et grimpa dessus. Il plaça doucement la paume de sa main sur son dos.

Un instant plus tard, il poussa un long et silencieux soupir. Il se retourna et descendit du lit. Il disparut dans une prise aussi vite qu’il était arrivé.

Une minute après son départ, les longs cils de Zhou Qianlin battirent l’air. Elle ouvrit lentement les yeux. Elle sortit une main de dessous la couette pour toucher son cou. Le coin de ses lèvres se tournèrent en un petit sourire.

  1. NdTEN : En Chine, même si ce n’est pas illégal de sortir avec quelqu’un au lycée/université, c’est quand même mal vu. On attend des élèves qu’ils se concentrent uniquement sur leurs études. Ils ne sont supposés trouver une femme qu’après avoir été diplômés. Bien sûr, ils sont alors supposés avoir une voiture, une maison, et un travail qui paie bien (pour les hommes).
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