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Chapitre 152 – L’Incertitude de Lan Jue

Traducteur en Français : Arpakshaad
Editrice & Checkeuse : Miss X

Chapitre 152 - L'Incertitude de Lan Jue

Lan Jue était assis sur l’un des grands et confortables fauteuils de Poséidon 1. Il était arrivé depuis environ une heure, mais se sentait encore un peu à l’ouest.

Poséidon 1 était déjà arrivé en orbite de Skyfire. Il leur faudrait peut-être une heure de plus avant d’atterrir. Il avait utilisé le communicateur de Hua Li pour contacter Jin Yan, son numéro étant le seul de l’université dont il arrivait à se rappeler.

Wang Hongyuan, ce mec… Un sourire grimpa au visage de Lan Jue.

Il tourna la tête pour regarder le Docteur, dormant profondément non loin. Il secoua la tête, profondément impressionné.

Il ne savait pas que le jeune médecin avait un tel talent de soigneur. Il avait senti la main froide de la mort l’accrocher. Il avait senti son corps et les dégâts qu’il avait subis : les os cassés, les méridiens brisés, les organes blessés. Après la décoction, il aurait dû mourir. Rien que le fait qu’il était encore vivant était un miracle. Mais là était-il…

La teinte de dorée qui l’avait parcouru après avoir pris la potion était encore là, mais considérablement moins présente. A présent, seul un regard attentif révélerait quelque chose. Cependant, c’était plus évident si la peau était palpée.

Ses méridiens étaient fermes et dégagés, mieux que ce qu’ils n’avaient été depuis des années. Les bienfaits s’étendaient jusqu’à son Noyau, qui était stable dans le creux de sa poitrine. L’ombre d’éclairs dorés planait encore dessus, mais il ne courait plus de danger. Il n’avait été éveillé qu’une heure, mais il pouvait se sentir aller mieux rapidement. Il estimait déjà être à mi-chemin de son rétablissement total. En somme, il ne pouvait pas aller mieux : il ne restait pas une égratignure de son combat avec Michel, ou du temps passé sur Taihua. Même les effets secondaires de la décoction Fantastica Genetica avaient disparu.

Était-ce à cause de la Génética ? L’avait-elle remodelé après la première poussée de pouvoir ? Mais ce serait juste trop incroyable. L’Alliance de l’Ouest avait accès à cette technologie depuis des années, mais leur recherche n’était jamais arrivée à quelque chose de semblable. La réponse la plus logique était donc que le Docteur l’avait, d’une manière ou d’une autre, sauvé au bord de la mort.

La question tournait dans la tête de Lan Jue. Malheureusement, il ne parvenait pas à tirer de réponse de qui que ce soit. Chu Cheng et Hua Li soutenaient que le Docteur avait terminé son traitement quand ils étaient arrivés. Le Docteur dormait. Le Maître des Vins se contentait de dire que c’était un miracle.

C’était un sacré miracle.

« Nous allons entrer dans l’atmosphère. Veuillez rester assis et attachez vos ceintures. » La voix électronique qui résonna dans la cabine sortit Lan Jue de sa rêverie. Son sourire s’agrandit.

Quelle que soit la raison, il respirait encore, et c’était une expérience importante. La traverser lui apportait un étrange sentiment de paix. Peut-être était-ce un nouveau départ. Il y avait encore tant de choses à découvrir dans l’univers. Sans oublier, la satisfaction de jouer au héros. Il commençait à comprendre pourquoi son frère était resté dans l’armée toutes ces années. Il avait goûté ce que c’était que d’être un gardien.

Il leva la main gauche en réfléchissant, et regarda sa paume. Une pointe de pierre violette dépassait à peine, pas plus d’un centimètre. De temps en temps, un éclair doré illuminait l’intérieur.

La Pierre Phylactère ! La gemme de pouvoir commençait déjà à faire partie de lui, accrochée inexorablement à sa force vitale, comme si elle avait toujours été là. Le pouvoir terrifiant de la Génética, ce pouvoir qui l’avait catapulté dans le domaine des Parangons, y était gardé en sécurité. S’il se concentrait, il pouvait en sentir la furie dévastatrice.

Ce qu’il devait au Docteur ne pouvait pas se résumer à des choses simples, pas juste pour lui avoir sauvé la vie, mais aussi tous les effets secondaires positifs qu’il avait gagnés. Il venait d’être sauvé du bord de la mort, la suite ne pouvait être que bien. L’énergie emmagasinée par la pierre était secondaire, car il y restait les capacités protomorphiques qu’il avait gagnés en tant que Parangon. Bien sûr, il n’avait pas été un vrai Parnagon, pas encore, donc les pouvoirs avaient été faibles. Mais ils étaient là. Que ce soit sous son Ascension, ou en tant que Parangon dans le futur, ce qu’il venait de vivre lui serait forcément utile.

Hhrrumnnnn… Poséidon frémit en entrant dans l’atmosphère. Une demi-heure plus tard, ils étaient dans le Hangar Public, avec une voiture privée de Gobi qui les attendait.

« Alors, comment tu te sens, A-Jue ? » Hua Li se leva et s’étira, secouant la fatigue du voyage.

Lan Jue sourit. « Je ne pourrais pas aller mieux. Peut-être trop bien, en fait. Je serais vraiment content de savoir pourquoi je ne suis pas handicapé. »

Hua Li répondit avec la même attitude paresseuse que d’habitude. « Mieux vaut ne pas étudier la bouche d’un cheval qu’on t’a offert. Tu n’as aucune idée, quand on n’a pas réussi à te joindre sur ton communicateur, on était sûr que t’étais mort. Heureusement que le Cosmagus et le Docteur étaient là pour te sauver. Et si la prochaine fois que tu t’en allais, tu réprimais un peu tes envies suicidaires ? »

Lan Jue leva les mains en signe de défense. « D’accord, vous avez gagné. Je suis encore en cours de rétablissement, pas besoin de me sermonner. »

Hua Li fourra ses mains dans ses poches, et repoussa sa mèche bleue d’un coup de tête. « Très bien, il faut que je prépare mon concert de toute façon. Si je rate plus de répétitions, je crois que Mo Xiao va me mordre. Bon ben, Chu Cheng, c’est toi qui t’occupes de ce bâtard maintenant. »

Chu Cheng rit dans sa barbe. « J’ai entendu de A-Jue qu’il y avait ce vieux Maître des Vins sur l’Avenue qui gérait la Cave Gothique. Ça fait une éternité que je veux y faire un tour. Il paraît qu’il y a plein d’excellentes bouteilles. Quel genre de soiffard on serait, si on ne le dévalisait pas au moins une fois ? »

Le Maître des Vins lui-même qui venait d’arriver d’un fauteuil pas loin s’arrêta net pour fusiller le jeune homme aux cheveux rouges du regard.

Lan Jue prévint Chu Cheng du regard, mais l’idiot ne le vit pas. Il dut tousser quelques fois avant que son ami mercenaire ne comprenne l’info.

Le Maître des Vins posa une main sur l’épaule de Chu Cheng avant de prendre les devants et de sortir du vaisseau. Sa voix agréable leur parvint au-dessus de son épaule. « La Cave Gothique vous souhaite la bienvenue. »

« Eh… » Chu Cheng était peut-être un idiot, mais il n’était pas complètement débile. Il se tourna lentement vers Lan Jue, les yeux grands ouverts.

« Ne me dis pas que le Cosmagus… »

Lan Jue sourit, apparemment satisfait de son sort. Il posa aussi la main sur l’épaule de Chu Cheng. « Je ne pense pas que tu devrais l’appeler poto. Réfléchis-y, si tu prévois de stocker des bons vins d’une autre époque, est-ce que des capacités interspatiales ne seraient pas utiles ? »

« Ah, je suppose que t’as raison. »

Hua Li intervint soudainement. « A- Jue, Jin Tao va bien. Il est actuellement en Sommeil Profond, que la mutation génétique a déclenché. J’ai mis Mika à le surveiller. Tu devrais parler à tes demoiselles, en fait. Est-ce qu’elles sont au courant de ce qui s’est passé sur Taihua ? »

Cela fit rire Lan Jue. « Bien sûr que non. Sinon, je serais déjà en train de me faire engueuler. »

Chu Cheng lui sourit d’un air cool. « Ah non ? Je suis plutôt sûr du contraire. Je viens d’entendre les dernières nouvelles, ils montrent même les dernières images satellites de Taihua. Ils parlent même de ces héros qui sont restés pour se battre. T’es sûr qu’ils n’ont pas pris d’images de Thor ? En plus, ton communicateur est hors ligne. Comment tu penses qu’elles vont réagir si elles n’arrivent pas à te joindre ? »

« Eh bien… » Lan Jue s’arrêta, son visage montrant de la peur, il arracha le communicateur de Hua Li et enfonça une série de chiffres.

« Boss, ça va ? » Lui arriva la voix de Mika, à l’autre bout du fil.

« Très bien, très bien. Je suis déjà sur Skyfire. À tout de suite. » Il luttait fort pour éviter de sonner fatigué ou inquiet. Il semblait l’incarnation de l’esprit tranquille.

« Le boss est rentré, » dit-elle à quelqu’un à côté d’elle.

« Vive le boss ! » répondit une autre voix féminine.

Il ne s’attendait pas à ce que la voix se transforme aussi rapidement en un grognement menaçant, mais quand elle reparla, il ne sentit plus de colère. « Alors comme ça, vous vous échappez sur Taihua en vacances, tombez sur une catastrophe, et perdez votre communicateur. Est-ce que vous avez la moindre idée d’à quel point nous étions inquiètes ? On est déjà sur Zeus 1. Un peu plus tard, et on serait en route pour Taihua. »

« Je suis désolé, je vous demande pardon ! » Répondit bêtement Lan Jue. « Mon communicateur s’est cassé. Je vais bien, vraiment. Je suis en pleine forme. Oh, et si ça veut dire que vous êtes dans le hangar. Moi aussi, sur le Poséidon de Hua Li. Laissez-moi vous rejoindre. »

Chu Cheng n’arrivait pas à cacher sa joie, et il rit doucement à côté de Lan Jue. « C’est ce que tu gagnes à rire du malheur des autres ! Au moins, tu t’occupes bien d’elles. Au fait, Hua Li m’a dit que c’étaient toutes des bombasses. Xiuxiu est hors concours, mais tu dois absolument me les présenter. Mhm. »

« Va te faire ! »

Malgré les vains espoirs de Lan Jue, il ne fut accueilli par aucun visage joyeux quand il retrouva les Amazones. Même Xiuxiu, la plus douce et la plus chaleureuse du groupe, le regardait avec une froide indifférence.

« Ugh, A-Li ! Je suis désolé, mais on n’a qu’une verti-car. Trop serré. Et si on en appelait une autre pour venir me chercher ? » Lan Jue sonnait coupable, un chien avec la queue entre les jambes.

« Boss ! » Comme une seule femme, elles frappèrent du pied, les mains sur les hanches, clairement énervées.

« Oublie ce que j’ai dit. » Lan Jue dit rapidement au revoir à Hua Li et Chu Cheng avant de se traîner vers sa propre verti-car.

Wooosh ! En un éclair, ils étaient en route pour l’Avenue.

Chu Cheng le regarda partir, puis cligna des yeux avant de se frapper le visage. « Ce mec ! Il m’a juste laissé là ! »

« N’est-ce pas ?! » Grogna Hua Li en direction de la verti-car qui s’éloignait rapidement. « Allez, je te ramène. »

Chu Cheng lui répondit d’une voix chantante. « Et toi ? À part Mo Xiao, t’as d’autres jolies filles qui te suivent ? Quelques petits bonbons visuels, non ? Avec l’autre qui essaie de monter un harem, je te dis. Pire, c’est un harem qu’il utilise même pas. Quel gâchis ! Il ne se rend pas compte que les plus grands pêchés de l’homme sont le gâchis et la corruption. »

« À plus ! » Hua Li frappa dans les mains, puis se retourna et commença à partir.

« H-hey attends, A-Li, tu ne vas pas me laisser là ! Écoute, j’ai rien dit. Et au pire, je tombe malade quelques jours, non ? Attends.. »

« Va te faire ! »

ζ

Dans la Verti-Car McKelly P12

L’atmosphère dans la voiture était pesante. Mika et Lin Guoguo étaient devant, Lan Jue était derrière entre Xiuxiu et Ke’er.

Les quatre femmes regardaient devant, le visage amer. Personne ne disait mot.

Lan Jue voulait dire quelque chose, mais à chaque fois qu’il ouvrait la bouche, il n’arrivait pas à trouver les mots. Tout ce qu’il pouvait faire était de fermer les yeux et d’essayer de faire une sieste.

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