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Chapitre 142 – Le Dieu contre Goliath

Traducteur en Français : Arpakshaad
Editrice & Checkeuse : Miss X

Chapitre 142 - Le Dieu contre Goliath

« Zeus, les anomalies satellites ont été découvertes par l’Alliance de l’Est. À en juger par les communications que j’ai interceptées, la première vague d’unités de reconnaissance devrait arriver dans trois heures. D’après mes estimations, l’Est devrait essayer de préserver l’intégrité de la planète, et ne va donc pas mettre ses vaisseaux en jeu. » Dit Thor qui relaya toutes les informations qu’il trouvait à Zeus.

« Zeus, condition physique ? » Revint la voix de Thor. Surprenamment, cette fois, la voix mécanique semblait presque inquiète.

« Je vais bien. La décoction a déjà catalysé mes capacités. Pour l’instant, je n’ai aucun mal à supporter la puissance. Je l’utilise pour augmenter la capacité de mon Ascension. Aussi longtemps que les effets de la décoction restent, il ne devrait pas y avoir de problème. »

« Et quand elle se sera épuisée ? »

Zeus resta silencieux un moment.

« Je ne sais pas. »

Honnêtement, il ne savait pas. Au moment d’ingérer la décoction, il savait juste qu’elle augmenterait ses pouvoirs, et le risque qu’il encourrait. Il avait peur que, s’il n’avait pas eu immédiatement recours à son Ascension et à la puissance qu’elle nécessitait, il aurait déjà été détruit. Mais la suite, il ne savait pas comment elle allait se dérouler. Il ne connaissait que la puissance qui coulait en lui en ce moment même.

« Zeus. Je crois que je l’ai trouvé. Coordonnées. »

Un filament d’information serpenta jusque dans son esprit. C’était quelque part dans la mer.

Malheureusement, Hua Li n’était pas là. Cette pensée lutta contre la marée de pouvoir. La mer, c’était le domaine de Poséidon. Toute zone aqueuse fortifiait ses pouvoirs aux niveaux les plus élevés.

Aucun des ‘Poséidon’ d’avant n’avaient été Parangon. Mais sur les océans, cultivés au niveaux les plus hauts, ils étaient plus terrifiants que bien des maîtres des niveaux inférieurs.

Zeus se retourna en plein air, et fila dans les cieux dans la même direction que Thor.

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Le vaisseau en forme de dirigeable était d’un blanc crème et petit. Il n’avait la place que pour dix voyageurs. À côté d’un vaisseau de guerre, il n’avait rien de remarquable. À côté de Zeus-1, personne n’y prêterait la moindre attention. Son seul avantage était la vitesse, et c’est ce qui lui valait son surnom : le Colibri Cosmique. Sa vitesse était sans égale, et il pouvait atteindre celle de la lumière en un rien de temps.

Malheureusement la distance n’était pas un de ses atouts. Ses réserves d’énergie étaient limitées.

Zhou Qianlin était assise aux commandes du Colibri, les mains courant sur les boutons et les leviers. Le vaisseau gagnait lentement en vitesse puis tout d’un coup, en un flash, il fut réduit à un rayon creusant dans la noirceur de l’espace.

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Skyfire Avenue, Arène du faucheur.

Une zone hexagonale s’étendait dans toutes les directions. Le sol était gravé de lignes dorées qui formaient de splendides dessins. Les parties centrales des veines dorées étaient incrustées d’innombrables gemmes.

Deux silhouettes occupaient le centre de l’arène spéciale. Le premier était le Maître des Vins. Il semblait aussi tiré à quatre épingles que d’habitude, ses cheveux peignés, et en costard. En face se trouvait un autre homme, grand et fin, et assez beau. Il semblait avoir la vingtaine, avec de longs cheveux noirs qui lui tombaient aux épaules. Il avait une expression calme et désintéressée. Contrairement à son aîné, il était vêtu d’une blouse de docteur propre, et ses mains étaient fourrées dans ses poches.

« Maître des Vins, ma venue est-elle essentielle ? J’ai beaucoup de choses à faire. J’ai un rendez-vous avec l’Esthéticienne, et demain, je dois aller voir le Barbier pour qu’il me coupe les cheveux. Le Gourmet a aussi évoqué un morceau de mouton de choix, un ragoût que nous devons partager demain. Laissez-moi un peu, ça fait longtemps que je n’ai pas pu apprécier les mets du Gourmet. Ah, et je dois aussi voir le mécanicien, j’ai du travail pour lui. »

« La ferme ! Vous n’êtes pas mieux que le Comptable ! » Coupa la voix grondante du Maître des Vins.

« Parce que j’ai pas envie de venir, » couina le Docteur. « Depuis qu’il est là, j’ai de moins en moins d’attention de la part des propriétaires femmes. Qui accepterait d’aider un compétiteur aussi rude ? »

La réponse du Maître des Vins fut douce et mesurée. « Docteur, êtes-vous au courant des conséquences si vous continuez à me déranger pendant ce transfert ? »

« Aucune idée, » dit le jeune homme d’un ton plat. « Hé, vous pouvez vraiment bouger toute cette planète dans l’espace ? C’est pas trop dangereux ? »

« Oh, c’est assez dangereux. » Le Maître des Vins le fusilla du regard. « Normalement, on a une probabilité de quatre-vingt dix pour cent que tout se passe bien, mais on se dirige vers cinquante pour cent si vous continuez à poser des problèmes. Je devrais réussir à envoyer, oh, un bon coin de la planète là où nous allons. Et vous, vous serez coupé en morceaux dans l’espace inter-dimensionnel, comme si un scalpel était passé un millier de fois sur vous. Je suis assez certain que les jolies filles ne voudront plus avoir à faire avec vous après ça, pas vous ? »

« Sans doute ! » Le Docteur avait soudainement décidé d’être sérieux. Son attitude paresseuse s’était aiguisée et calmée. Il ne perdit plus de temps en vaines paroles.

Le Maître des Vins acquiesça. Il fit un signe du doigt dans l’air, et presque immédiatement, le monde se mit à se tordre autour d’eux. Les innombrables cristaux incrustés à leurs pieds s’illuminèrent.

Avec l’argent qu’ils dépensaient pour lui, même s’il se plaignait, il était prêt à partir.

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Les grands océans de Taihua auraient dû être bleu-ciel, mais la présence de polluants les avait changés. Un énorme vortex y tourbillonnait, rouge sang, et sur plusieurs kilomètres de long. Un pâle rayon violet en sortit, suspendu un instant en l’air avant de disparaître. Si quelqu’un avait été capable de voir dans les profondeurs de la mer, il aurait pu voir la quasi totalité de la vie marine se faire dévorer par le vortex.

Dans un éclair doré silencieux, Zeus apparut dix mille mètres au dessus. « Le voilà, » s’exclama-t-il. L’Adepte divin ferma les yeux, se concentrant sur les pulsation énergétiques qui émanaient du siphon.

En fait, les énergies qui sortaient n’étaient pas particulièrement puissantes. À la place, il y avait comme un sentiment… d’extinction. Il pouvait sentir les innombrables cellules qui formaient le vortex, chacune dévorant le monde autour d’elle à un vitesse alarmante. Elles parvenaient à maturité, étaient expulsées, et propulsées sur de longues distances.

C’était le nid de ces bêtes hideuses !

Pour l’instant, savoir d’où venaient ce nid n’était pas important. L’objectif principal était sa destruction. C’était le seul moyen d’arrêter la marche incessante de ces bêtes. Sinon, le vortex continuerait de dévorer toute la vie des océans, vomissant des monstres jusqu’à ce que toute la planète soit envahie.

Mais qu’est-ce que c’était ? Il y avait d’innombrables choses étranges dans l’univers, mais la chose qui se trouvait sous Zeus était complètement inconnue. Il n’avait jamais vu ni entendu parlé d’une telle chose avant.

Les yeux de Zeus brillèrent, et sur le mouvement d’un de ses doigts, l’aura divine qui l’entourait se répandit aux alentours. Une fois de plus, les cieux s’assombrirent de nuages. C’était facile de produire des nuages au-dessus de l’océan, puisque l’air était saturé d’humidité.

Des éclairs illuminaient le ciel. Le tonnerre grondait. Et l’air était saturé de charges électriques. Petit à petit, il fit de plus en plus sombre, là où seuls les éclairs brefs et violents éclairaient le monde.

Zeus flottait au milieu d’eux, les yeux fermés. Il absorbait tout, sentant et comprenant tout ce qui se passait autour de lui. Il était calme, son esprit était vide.

L’Ascension de Zeus lui donnait le contrôle sur les lois de la nature. Bien sûr, une puissance aussi ultime n’était que temporaire. Mais à présent, il était comme les Parangons. La puissance qu’il manipulait, sous l’influence de la Fantastica Genetica, était absolue.

Mais était-ce vraiment tordre les lois de la nature ? Tous les terrifiants arcs électriques dorés semblaient nés de ses propres pouvoirs, pas un produit du monde. Chaque nuage noir comme une partie de lui.

Pas étonnant que l’on dise que les méchas n’étaient pas une part importante de la vie de Parangon. Il n’existait pas de mécha, aujourd’hui, capable de rivaliser avec leur seule puissance destructrice.

Pendant un instant, il sembla que le vortex prit conscience de la pression comme une montagne du monde qui l’entourait. Les mers roulèrent et se soulevèrent. Des flashs de rouge et de violet brillaient dans leurs profondeurs, et un rugissement en sortit, comme un défi.

En vérité, ces eaux mouvantes, cette mer tumultueuse ressemblait presque à un gigantesque visage. Un visage pas si différent du béhémoth que Lan Jue avait détruit dans ses premiers instants après avoir ingurgité la décoction.

Zeus pointa la paume de sa main en bas, vers la mer.

Boom… !

Un épais éclair doré se mit à descendre des cieux. Il perça loin dans le ventre du vortex. Le cœur du siphon brilla en doré, puis cracha un pilier d’eau de quelques milliers de mètres de haut. De grandes bulles de fluide violet restaient suspendues en l’air avant de se faire balayer par le vent.

De la vapeur d’eau flottait bas au-dessus de le mer, et la surface se brisa comme si elle bouillait, ou qu’elle tremblait de rage. Des geysers montèrent vers les nuages, alors que la brume magenta, maintenant familière, se matérialisa au-dessus des vagues.

Zeus leva haut son bras droit. En réponse, les nuages au-dessus s’éclaircirent, comme si les cieux s’ouvraient sous son commandement. Tout l’horizon brilla en doré. Lentement au début, mais de plus en plus vite, de nombreuses orbes électriques tombèrent vers la terre comme des étoiles filantes. Ils frappèrent la colonne d’eau vivante encore et encore, un bombardement d’artillerie lourde.

Boom, bang, crack, boom ! Coup sur coup, à vous percer les tympans, les attaques dévastatrices explosèrent sur l’océan. La tornade ne parvint pas à tenir longtemps l’assaut, et se dissipa.

Un fois de plus, Zeus leva sa main droite au-dessus de sa tête. En un éclair, une lance d’électricité serpentante apparut là où il n’y avait rien. Elle brûlait d’un feu doré qui tourbillonnait derrière elle alors qu’elle tombait vers la mer déchaînée. Elle ne s’arrêta pas avant d’avoir transpercé le cœur du vortex.

Les vagues s’arrêtèrent, comme si le temps s’était arrêté. La surface de l’eau se mit à briller sur une énorme distance.

Booooooommmmm ! Une dernière colonne d’eau jaillit, comme les derniers instants d’un mourant. Un tsunami partit de là où l’éclair avait frappé, et fila dans toutes les directions. Un halo doré brillait sur la scène.

« Aaaaaaaaaagghoooooooo ! » Un grand cri de douleur se fit entendre, le cri d’une créature enragée. Des bulles de fluides violet sortirent des profondeurs de l’océan, et explosèrent en touchant la surface, envoyant du fluide partout en l’air. Avec elles, apparut le corps d’une bête titanesque.

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