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Chapitre 141 – Salut Divin

Traducteur en Français : Arpakshaad
Editrice & Checkeuse : Miss X

Chapitre 141- Salut Divin

Maintenant, il était Zeus. Grand et tout puissant Zeus. Grâce à la Décoction Fantastica Genetica, il était plus fort qu’il ne l’avait jamais été, un pouvoir coulait dans ses veines comme du feu. Peu importait combien de bêtes de niveau neuf apparaissaient maintenant, aucune ne pouvait mettre la main sur lui.

Au cas où on l’oublierait, il était la convergence de deux pouvoirs : l’éclair et la foudre mélangés. Il était destiné à être imbattable.

Thor déchirait le ciel, laissant une traînée grise derrière lui. En quelques secondes, il quitta la stratosphère. Ce faisant, sa poitrine se mit à briller en bleu. Une silhouette dorée apparut dans l’espace devant Thor.

Les yeux froids de Zeus se baissèrent vers la planète grise. Des éclairs électriques courraient dans ses yeux, derrière ses paupières. Des éclairs d’or.

« Ces créatures ne peuvent pas être arrivées sans raison. Quand l’Est a colonisé cet endroit, ils ont dû envoyer sonde sur sonde justement pour éviter que ce genre de chose arrive. Taihua était un endroit adapté à la vie humaine, même sans beaucoup de ressources. Et certainement sans monstres vénéneux. Ils ont du venir d’ailleurs. D’où exactement ? Personne ne doit le savoir, mais ils ne peuvent pas venir sans fin. Leur vitalité doit venir de Taihua elle-même, quelque chose a dû les attirer ici, et la seule manière d’arrêter une infestation est de détruire le nid. »

« Thor, attends-moi là, » ordonna Zeus après son monologue.

Il se dissolut en un rayon de lumière dorée, et traversa l’atmosphère à nouveau. Il réapparut à environ cinq mille mètres du sol.

« Écoutez-moi ! Nuages, venez ! » Résonna loin la voix puissante de Zeus. Elle commença petite, puis augmenta jusqu’à ressembler à un coup de tonnerre.

Ascension ! Les décrets divins !

À ce moment, le ciel s’assombrit, lourd de sombres nuages.

« Amenez-moi la foudre ! »

Brooooooooooum ! D’énormes coups lui répondirent, résonnant au loin. Des éclairs, comme des serpents, dansaient dans les nuages, éclairant les cieux jusqu’à l’horizon.

« Réunissez-vous ! » Cria la voix de Zeus au milieu du tonnerre, le surpassant.

Les éclairs déchiraient le ciel, des centaines de milliers d’éclairs courraient dans toutes les directions. Les nuages se mirent à briller plus fort que le soleil, devenant un océan d’éclairs qui vous prenait tout le champ de vision. Les nuages et la brume s’épaissirent, les éclairs tombèrent plus rapidement. Et Zeus était leur point d’impact. D’innombrables éclairs lui tombèrent dessus, encore et encore et encore, jusqu’à ce que son aura dorée emplisse le ciel telle une supernova.

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Skyfire Avenue

« Qu’est-ce qu’il y a, Clairvoyant ? » demanda le Maître des Vins, les sourcils froncés.

Le dirigeant de Skyfire Avenue répondit avec hésitation. « Je viens d’avoir un mauvais pressentiment. Nous savions déjà, quand j’ai lu son avenir, qu’il devrait faire face au danger, mais qu’il finirait par triompher de ses épreuves. Pourquoi donc, suis-je soudainement incapable de voir ce qui va lui arriver ? »

Le Maître des Vins le regarda anxieux et confus. « Qu’est-ce que ça veut dire ? »

« Il n’y a que deux choses qui peuvent me faire perdre la vue, » dit-il. « D’abord, qu’il soit fini. Mais c’est une possibilité très improbable. Si c’était le cas, ce que je ressens aurait été bien plus fort. La seconde, est que ses pouvoirs ont augmenté à un niveau comparable au notre. Je ne peux pas prédire ce qui va lui arriver. Êtes-vous sûr qu’il est sur Taihua ? »

Le Maître des Vins hocha de la tête. « Je le suis. En vacances, officiellement… »

La voix du Clairvoyant était basse, et perturbée. « Allez-y. Ce n’est pas si loin, ça ne devrait pas poser trop de problème. »

« D’accord. »

Le Maître des Vins se retourna pour partir, mais le Clairvoyant leva une main, arrêtant l’homme sur place. « Attendez un instant. Quand vous irez, amenez le Docteur. Il est rentré il y a quelques jours. »

« Le Docteur est rentré ? Très bien. » Le Maître des Vins se retourna une nouvelle fois et partit.

Pour la première fois de puis longtemps, le Clairvoyant se sentait impuissant. « Ce gamin ! Il ne laisse jamais les autres se reposer un peu. Il va finir par me tuer. »

ζ

Université Nationale de l’Est.

Zhou Qianlin était penchée sur une équation, seule à son bureau. Elle était studieusement au travail, restée bien plus tard que d’habitude. L’équation elle-même était difficile, et bien plus complexe que ce qu’elle avait déjà étudié. Mais elle avait quand même l’impression d’avoir bien progressé, à la fois dans sa recherche et dans ses connaissances personnelles.

« Qianlin ! » Le bruit la surprit, et elle sursauta sur sa chaise. Ses dernières pensées étaient perdues. Elle lança un regard irrité vers la porte.

Tang Mi courut dans la salle comme si elle était pourchassée. « T’as entendu ? » Demanda-t-elle en essayant de reprendre sa respiration. « Qianlin, il s’est passé quelque chose sur Taihua. Des tonnes de bêtes inconnues sont soudainement apparues. »

Qianlin prit tranquillement une gorgée du verre d’eau posé sur la table. « Tu viens en courant ici pour m’annoncer une nouvelle sans importance et me faire perdre le fil de ma pensée ? On parle de combien de bêtes ? »

« Sans nombre, » répondit-elle. « Elles sont étendues sur toute la planète, j’ai entendu. Et elles sont vraiment fortes. Si tu ne me crois pas, t’as qu’à demander à ton père. »

Soudainement, Zhou Qianlin se figea. Taihua… Taihua. Il avait pas dit… ?

Sa voix prit une tournure d’urgence. « Xiao Mi, notre école ne vient-elle pas d’envoyer un paquet de professeurs sur Taihua ? »

Son amie hocha gravement de la tête. « Ouais ! Pourquoi crois-tu que je sois entrée en courant ? Notre professeure principale Tan Lingyun est avec eux. »

Crash ! La tasse en céramique éclata en morceaux, oubliée par Zhou Qianlin qui venait de se lever précipitamment. Ses doigts volèrent sur les boutons de son communicateur.

Il ne fallut qu’un court instant pour joindre l’autre ligne. « Qianlin, je suis en réunion, je ne peux pas parler pour l’instant. »

Sur ce, son père raccrocha.

Elle respira un grand coup, et essaya de garder son calme. Elle réussit, du moins en surface, car ses yeux d’habitude doux prirent une tournure calme mais déconnectée. Elle entra un autre numéro dans son com. Sa volonté entra dans la gemme d’appel d’esprit au même moment.

« Le numéro que vous essayez de joindre est hors service. » La voix flegmatique pré-enregistrée eut l’effet d’un coup de poing à l’estomac.

Il n’y avait pas de réponse de la gemme.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » Demanda Tang Mi, surprise par sa réaction. Elle ne la reconnaissait qu’à peine.

Qianlin secoua la tête. « Xiao Mi, rentre. J’ai quelque chose à faire. » Elle courut hors de la salle avant que les mots aient eu le temps de se dissiper.

Tang Mi la regarda partir, complètement déconcertée. « Depuis quand est-elle aussi rapide ? »

Qianlin courait dans les couloirs à perdre haleine, enfonçant à nouveau les touches de son communicateur.

« Mademoiselle. » Lui répondit une plaisante voix féminine.

« Donnez-moi les nouvelles les plus récentes de Taihua. » Dit-elle d’une voix impérieuse. « J’ai besoin des dernières imageries satellites et du vaisseau le plus rapide qui pourra m’y amener. »

« J’ai bien peur que toutes les voies pour Taihua aient été coupées, Mademoiselle. Apparemment, il s’est passé quelque chose. » La voix de la femme était douce et lente, mais il était évident qu’elle contenait de la surprise face aux demandes de Qianlin.

« Je m’en fiche du prix ! Je suis en route pour l’aéroport civile en ce moment même. » Elle coupa la connexion avant que la femme ne puisse donner plus d’arguments.

Elle leva le nez juste à temps pour voir une silhouette lui barrer la route.

« Qianlin, où vas-tu comme ça ? » Lui dit Richard en clignant des yeux.

Elle s’arrêta. « Ta verti-car est dans le coin ? »

« Ouais ! Au parking. » Dit-il en pointant un pouce au-dessus de son épaule.

« Merci, je te la rendrai. » Elle était repartie, disparaissant de la vue de Richard aussi vite qu’elle était venue.

« Qianlin… Qianlin ! Qu’est-ce que tu fais ?! Je viens avec toi ! » Cria-t-il en courant après elle.

« Compris ! »

Trente seconde plus tard, une verti-car s’élevait du parking. Elle s’illumina, flasha, puis disparut.

« M. Austin, vous avez violé les règles de trafique de l’université. Veuillez rentrer immédiatement et vous présenter au bureau de l’enseignement pour une correction disciplinaire. »

« Mère- » Richard réussit tout juste à s’empêcher de défoncer son communicateur par terre.

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Une lumière aveuglante brilla dans les cieux. Zeus était au centre, resplendissant comme s’il était fait d’or pur. La lumière émanait de lui dans toutes les directions. Son corps s’était mis à grandir, à gonfler. Il faisait déjà dix mètres de haut. Immense, doré, suspendu en l’air, il ressemblait vraiment à un avatar des dieux.

Les éclairs électriques qui dansaient autour de lui s’amenuisaient. Zeus se tenait debout au milieu des flashs, se tournant pour regarder son domaine. Deux grands rayons de lumière sortirent de ses yeux, baignant le sol de splendeur tandis qu’il traversait le ciel quelques cinq mille mètres au-dessus.

Thor aussi était en mouvement, cinq mille mètres au-dessus de son maître. Le radar du mécha était réglé à sa plus haute fréquence, et il balaya la planète en filant dans une autre direction.

« Zeus, toute imagerie satellite de la planète est en train d’être interceptée. Aucun signe de votre présence ne sera permis. » Résonna la voix mécanique de Thor dans sa tête.

« Bien. » Il accéléra.

Son corps ressentait tous les effets de la décoction Fantastica Génética. Heureusement, c’était la capacité de la décoction capable d’améliorer sa discipline qui lui permettait de garder le contrôle, l’empêchant de se faire réduire en miettes.

À ce moment-là, avec le pouvoir dont il disposait, il n’était plus un talent de niveau neuf. Il était un Parangon. À ce niveau de contrôle, il se sentait comme le maître de l’univers. Où qu’il regarde, il voyait tout, sentait tout.

Un cocon d’énergie dorée entourait Zeus alors qu’il fonçait dans le ciel. De nombreux éclairs électriques dorés partaient de lui et dans toutes les directions sur son passage. Toute créature qui croisait son chemin, quel que soit sa force ou sa taille, était instantanément balayée de la réalité. Dans les yeux d’un Parangon, ils n’étaient rien de plus que des morceaux de papiers.

Son communicateur était parti. Il avait été détruit longtemps auparavant dans son assaut effréné contre les monstres. Il n’y avait plus de Lan Jue, que Zeus. Tout ce qui restait de l’homme d’avant était la gemme d’appel d’esprit, et la Promesse de Thor.

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