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Chapitre 135 – La Créature violette

Traducteur en Français : Arpakshaad
Editrice & Checkeuse : Miss X

Chapitre 135 – La Créature violette

Tan Lingyun poussa un rire plein de dédain : « Les hommes ne se soucient que de leur honneur. Si tu peux me battre, je te laisserai être chef d’équipe. » Soudain, sans plus de discussion, elle se précipita sur Wang Hongyuan. Comme un oiseau de proie, elle se défoula sur l’homme tordu.

Comme elle s’élevait dans les airs, la sensation d’accumulation d’énergie revint. Elle l’entoura comme les instants avant une explosion.

Les conjectures de Lan Jue furent confirmées, et il connaissait sa capacité : Supernaturel !

C’était une Discipline extrêmement rare et spéciale. Elle lui permettait de manipuler les énergies qui l’entouraient, quelque soit l’environnement, pour augmenter sa propre puissance physique. Même dans le vide de l’espace, elle serait capable d’attirer les radiations de l’univers, la rendant plus forte. Cela voulait dire que quelque soit l’endroit où elle devait se battre, elle pouvait manipuler l’environnement à son avantage. Elle était toujours à la maison.

C’était la première fois que Lan Jue rencontrait quelqu’un avec une vraie Discipline Supernaturelle. Il avait entendu dire, qu’il y a cinquante ans, il y avait eu un Parangon avec ce genre de faculté. Même s’il avait fini par tomber, à son apogée, il était l’un des êtres les plus puissants à avoir jamais vécu.

Cette capacité expliquait sa faculté à communiquer avec son environnement, à sentir la peur qu’elle disait que les plantes ressentaient. Sa capacité était clairement puissante. Elle avait étendu son pouvoir dans l’environnement, ne faisant plus qu’un avec lui. Ce n’était donc pas qu’elle, mais tout ce qui l’entourait, qui lui donnait de telles facultés.

Wang Hongyuan resta planté droit comme un piquet devant l’assaut. Il tendit les bras, et deux grandes ailes noires se déployèrent dans son dos. Elle battirent l’air une fois, et soudain, il était à côté de Tan Lingyun. Ses mains griffues cherchèrent ses épaules.

C’était un conflit, mais ses attaques étaient mesurées. Il n’essayait pas de la tuer. Tan Lingyun fut prise par surprise, réagissant lentement. Juste assez lentement pour permettre à Wang Hongyuan de l’attraper.

La fierté de l’homme fut bousculée quand il eut la sensation de tenir une chose en métal indestructible. Alors que ses mains atteignaient leur cible, l’épaule de Tan Lingyun se tourna, percutant directement sa poitrine.

Il réagit rapidement, baissant la poitrine, en penchant son abdomen. Les ailes dans son dos se mirent à battre furieusement. Il semblait, l’espace d’un instant, voler à l’envers, mais ce n’était que la vitesse de sa retraite qui donnait cette illusion. Ce n’était pas un coup solide, mais il sentit quand même des spasmes au fond de son estomac.

Évidemment, tel était le pouvoir de la Déesse Sauvage. Wang Hongyuan se sentit trembler. Il savait qu’il n’était pas faible, mais les capacités de cette femme étaient bien supérieures aux siennes.

Tan Lingyun grogna. Elle tendit une main vers lui, son poing se serrant en l’air. Wang Hongyuan sentit, un instant plus tard, comme si l’espace se matérialisait. La vitesse dont il était si fier était en train de disparaître.

La Déesse Sauvage prit une profonde inspiration. L’aura verte et fraîche qui l’entourait explosa de vie en feu d’artifice. Se faisant, elle se solidifia dans son dos, révélant un fantôme vert. L’énorme bête leva la main, et l’envoya s’écraser sur le professeur d’électifs aux ailes noires.

Boooom !

Lan Jue se tendit inconsciemment, fermant les yeux. C’était comme si Wang Hongyuan n’était qu’une mouche, se faisant écraser par une tapette géante. Il s’effondra sur le sol.

La lumière verte autour d’elle s’estompa. Elle tourna la tête pour regarder les autres : « Quelqu’un d’autre veut essayer ? »

Grand silence.

La voix grondante de Tan Lingyun continua : « On part. Tout de suite. On retourne au camp. » Elle ne laissa pas plus de place pour argumenter. Jin Yan poussa un cri quand leur chef de groupe la jeta sur son épaule sans plus de cérémonie. Les deux autres professeurs d’électifs furent attrapés, un dans chaque main. Et ainsi, elle partit d’un bon pas.

Les deux autres instructrices de mécha suivirent rapidement. Lan Jue lança un regard à Wang Hongyuan, puis suivit les autres.

« Professeur Tan, qu’est-ce qu’on fait de Professeur Wang ? » Demanda Jin Yan, ballottée sur le dos de Tan Lingyun.

« Vous inquiétez pas, » dit-elle, « c’est un dur à cuire. Il va bien. Je suis sûre qu’il nous rattrapera vite. »

Lan Jue resta à l’arrière. Il avait secrètement des critiques à lui reprocher, car même si la Discipline vampirique de Wang Hongyuan était difficile à gérer, cette claque n’était pas douce ! Le pauvre…

Peu après que les autres soient partis, peut-être quelques minutes, Wang Hongyuan parvint enfin à se relever. Le sol sous ses pieds portait la marque de son corps.

Dévasté depuis si peu par son adversaire, il n’avait plus de fierté ou d’arrogance dans les yeux. Il ne lui restait plus qu’un sentiment d’anxiété et de doute.

« Un Talent de rang huit ? Cette femme est aussi forte ? »

Il serra les dents. Avec quelques battements d’ailes, il partit à la poursuite des autres.

ζ

Un grand boom à faire trembler la terre traversa l’horizon peu de temps après le début de la fuite du groupe de Lan Jue.

Hooooooooouuhhmm ! Des profondeurs de la forêt vierge, s’éleva une forte lumière rouge. Au milieu se trouvait un énorme cocon rouge. Là où il avait atterri, la zone avait aussi pris une étrange couleur violette. Une fumée d’une couleur similaire qui paraissait toxique serpentait proche du sol.

Un petit animal, une étrange bête sans nom, se déplaçait sur le sol. Curieux, il pénétra dans la fumée, mais au moment où les étranges volutes le touchèrent, ses poils se mirent à tomber. Puis sa peau, ses muscles, ses organes et enfin ses os. Il se dissolut en une sorte de liquide. Après sa mort, une faible lumière rouge en sortit, qui se dirigea vers le cocon.

Brrrrrmmm ! Un grondement sourd sortit de l’étrange objet. Le cocon grossit, puis redevint normal.

Pffftt. Le son de l’air enfin relâché se fit entendre, et puis, un objet fin comme une lame en sortit. Alors que l’œuf se perçait, une marée de fluide violet s’échappa.

L’ovale fut percé encore et encore, déchiqueté, comme si une énorme bête essayait d’en sortir.

Des scènes semblables à celle-ci se déroulaient à travers toute la forêt vierge de Taihua.

Lan Jue courrait derrière le groupe devant lui. Mais, se faisant, une étrange sensation le parcourut et il leva les yeux au ciel. La dense végétation rendait la vision indistincte, mais il était évident que, d’une certaine manière, le ciel s’était assombri. Une nuée grise couvrait la planète.

Les décisions de Tan Lingyun étaient correctes. Il se passait quelque chose.

Lan Jue courrait délibérément lentement, prenant du retard sur les autres. Il leva la main gauche, et pointa la lumière verte de sa bague sur son petit doigt vers la forêt. La lumière verte disparut dans les profondeurs feuillues.

« Qu’est-ce qui vous arrive, fatigué ? » Tan Lingyun s’était retournée pour l’appeler.

« Hein ? Non, je vais bien. J’arrive. » Répondit Lan Jue rapidement, puis il accéléra le pas.

Eeee ! Eeee ! Eeee ! Juste à ce moment là, des cris d’alarmes à vous fendre les oreilles sortirent des communicateurs aux poignets des professeurs.

« Alerte rouge, alerte rouge. Taihua subit une attaque d’une provenance indéterminée. Tous les touristes doivent se diriger vers le camp de base le plus proche aussi vite que possible. Je répète, alerte rouge… »

L’alarme confirma, sans doute possible, les suspicions de Tan Lingyun. Les deux professeurs d’électifs qui se débattaient avant, n’avaient plus de problème maintenant. En courant, leurs visages étaient marqués par la panique.

ζ

Aaaaaaahhh ! Un cri perçant retentit. Au son, la mine de Wu Junyi se déconfit.

Il se baissa, légèrement accroupi, puis se propulsa dans les airs. Il s’éleva sans peine sur une douzaine de mètres avant de se hisser au sommet d’un grand arbre.

Il pouvait voir la scène, non loin. Il se mit à grimacer.

Une énorme créature se tenait dans la forêt. Sa silhouette violette faisait peut-être une dizaine de mètres de hauteur, avec trois têtes et six ailes comme des rasoirs. Elle se tenait sur quatre énormes et puissantes jambes. Son abdomen était composé de couches de magenta d’intensités différentes. Son torse était triangulaire, et de ses côtés, six puissants bras, comme ceux d’un mante religieuse, cisaillaient l’air comme autant de faux. Les pinces articulées faisaient chacune sept mètres de long, et comme Wu Junyi regardait, la bête dégagea une zone de dix mètres de diamètre autour d’elle. Les arbres géants et puissants tombaient comme des mouches.

Encore plus étrange que son apparence était la fumée qu’elle dégageait. Les volutes violettes transformaient tout ce qu’elles touchaient, leur donnant la même couleur maladive. Tous les animaux et toutes les plantes qu’elles touchaient flétrissaient immédiatement et mourraient. Quoi qu’elle fut, la fumée dévorait toute vie qu’elle touchait. De son point de vue, Directeur Wu pouvait voir une silhouette, humaine, allongée sur le sol alors que la brume la recouvrait. Un professeur et, sous ses yeux, il fondit sous le nuage nocif.

« Sale bâtard ! » Cria Wu Junyi, plein de rage, à la chose monstrueuse. Ses poings se levèrent quasiment tout seuls et frappèrent sa poitrine. Il rugit, et bondit hors de l’arbre.

La carrure, d’habitude peu impressionnante de Wu Junyi, gonfla alors qu’il rugissait comme une bête. Se habits se déchirèrent et tombèrent et, rapidement, le directeur des études était devenu un babouin de six mètres de haut.

Son corps tout entier était recouvert d’une lumière cuivrée, et chacun de ses poils était hérissé. Ses bras étaient particulièrement forts, et ils se déployèrent en fonçant comme des boulets de canon vers la créature.

« Dépêchez-vous ! Rentrez au campement et montez dans l’avion ! » La voix caverneuse de Wu Junyi résonna dans la forêt vierge. Les professeurs non loin faillirent se marcher dessus pour fuir.

Environ la moitié des professeurs venus en voyage enseignaient une matière élective. La plupart n’avaient pas de véritables capacités de combat. Et même si les autres étaient des instructeurs de mécha, aucun n’avait amené de mécha avec eux en vacances, bien évidemment !

Maintenant, tout ce qu’ils pouvaient faire était de courir comme des poulets décapités.

La créature-mante regarda Wu Junyi lui foncer dessus dans l’air. Ses appendices coupants se mirent en mouvement.

« Raaaaaaaaggghh !! » Hurla de menace l’énorme babouin, frappant ses poings sur sa poitrine. En fonçant comme un bulldozer, une lumière dorée sortit de lui. Quand elle s’écrasa sur les pinces ce la bêtes, celles-ci furent balayées sur les côtés. Sans obstacle, Wu Junyi se dirigea droit vers les trois têtes de la hideuse créature.

Mais la bête-mante était, de manière surprenante, agile, ses quatre jambes fortes. Elle fit un pas de côté pour éviter l’attaque.

Boom ! Wu Junyi s’écrasa sur le sol. Ses deux jambes puissantes creusèrent de profondes tranchées là où elles atterrirent.

Clank, chink, screech ! Une série de crissements métalliques se fit entendre. La bête s’était mise à bouger, et avait envoyé une série d’attaques meurtrières vers le dos de Wu Junyi.

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