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Chapitre 131 – Planète Taihua

Traducteur en Français : Arpakshaad
Checkeuse : Miss X

Chapitre 131 - Planète Taihua

La verti-car se mit en marche en vrombissant, et le voyage commença. Ils avaient encore à aller au vaisseau spatial privé de l’école, qui les amènerait sur la Planète Taihua.

Wu Junyi était assis à côté du chauffeur. Sa tête sérieuse de directeur était partie, et il avait un léger sourire en s’adressant aux professeurs. « Professeurs, vous avez travaillé dur. Pour ce voyage, je serai votre guide. J’espère qu’il sera agréable et détendant pour vous tous. On sera bientôt en route, et de là, on aura vingt heures avant d’arriver chez le voisin le plus proche de Skyfire, Taihua. En arrivant, nous passerons les cinq prochains jours ensemble. Pour l’instant, asseyez-vous confortablement, détendez-vous, et profitez du voyage. »

Lan Jue répondit en mettant ses lunettes de soleil et en passant des écouteurs dans ses oreilles. Il s’enfonça dans son fauteuil, et ferma les yeux. Le son qui lui rentrait dans les oreilles était agréable, un cadeau impulsif de Hua Li avant son départ. C’était, en fait, Les Sons de la Nature, l’album qu’il allait sortir.

Le bus arriva bien vite au hangar public.

Le vaisseau argenté de l’université réfléchissait le soleil. Le sceau de l’UNE reluisait sur ses côtés. Les professeurs sortirent du bus les uns après les autres et entrèrent directement dans le vaisseau. Ils partirent alors pour Taihua.

En entrant, Tan Lingyun se choisit un coin, s’éloignant, apparemment dégoûtée. Même si Lan Jue appréciait qu’elle parte, sa fierté en avait encore pris un coup avec son attitude haineuse. Il se demandait ce qu’il avait de si détestable pour la faire agir ainsi.

Jin Yan n’était pas au courant de son humeur, et choisit donc de s’asseoir une fois de plus à côté de lui. Elle posa quelques questions sur ce que Jin Tao faisait, mais vit que Lan Jue était fatigué. Elle savait se comporter en société, et laissa tomber le sujet.

Lan Jue ferma les yeux. Il sentit un frisson parcourir le vaisseau, entendit le bruit du démarrage des moteurs. Il fut envahi d’un grand calme. En vérité, il appréciait le style de vie de l’université. C’était simple, et tranquille. Même s’il y avait des choses qui nécessitaient son attention au quotidien, et même s’il se souciait de ses élèves, et du sujet à enseigner, c’était une vie qu’il trouvait joyeuse et enrichissante.

Lan Jue sombra dans un état méditatif, promu par le sentiment de quiétude dans son esprit et l’apaisement qu’il ressentait. Sa conscience se tourna intérieurement, se répandant dans tout son corps.

Contrairement aux gens normaux, ses propres méridiens étaient bleu clair. Son squelette, argenté. Le flux de son sang et de ses fluides était le même que tous les humains, mais un examen minutieux aurait révélé une étincelle d’électricité passant entre ses érythrocytes.

C’était la marque du neuvième rang de talent, l’étrange condition du corps. La seule manière qu’un Adepte avait pour contrôler ce niveau d’énergie était de se conditionner en temps que conducteur de cette énergie.

Pour faire simple, il y avait de grandes similitudes entre un Adepte de haut rang, et une gemme de pouvoir. D’aucuns disaient que les Adeptes n’étaient rien de plus que des gemmes de pouvoir intelligentes. Bien sûr, ce n’était pas aussi simple, mais d’un autre côté, ce n’était pas complètement faux.

Chaque Adepte avait un Noyau, le centre de ses pouvoirs. Pour les Talents innés, ils les avaient à la naissance, et il grandissait au fil du temps. Pour eux, la force, ou absence de force était déterminée par la génétique.

Quand les Adeptes firent leur première apparition parmi les rangs humains, les plus puissants étaient au neuvième rang. Les Parangons d’aujourd’hui dépassèrent toutes les mesures courantes, atteignant leurs sommets à force de cultivation constante.

Avoir un Talent inné était ce qu’il y avait de mieux, comme le considéraient la plupart des gens, même s’ils n’avaient pas leur puissance suprême dès la naissance. Si c’était le cas, leur propre puissance détruirait leur corps. Comme pour tout le reste, il leur fallait aussi s’entraîner. Grâce à la cultivation, ils pouvaient amener leur Noyau à grandir, à s’étendre et à interagir avec les énergies externes qui composaient le monde qui les entourait. Avec du temps, leurs pouvoirs grimperaient vers de hauts sommets.

Mais les séances d’entraînement étaient difficiles, et ennuyantes. Bien des Talents moyens restaient coincés dans la médiocrité parce qu’ils ne supportaient pas le processus. Ils gâchaient leur opportunité, et le temps de l’entraînement adéquat les avait passés. Les fondations n’étaient jamais construites, et ils restaient donc dans la moyenne, pour le restant de leurs jours.

Le Noyau d’un Adepte n’était pas fixe, et sa localisation variait d’un individu à l’autre. La Marée Psychique, par exemple avait son Noyau entre les sourcils. C’était le meilleur endroit pour son Talent particulier. Pour un grand nombre d’Adpetes de haut niveau, leur Noyau était fixé au creux de leur ventre. Mika et Ke’er en faisaient partie. Puis il y avait les cas particuliers, comme Xiuxiu. Son Noyau était en fait dans son bras droit. Elle menait donc ses combats avec le bras droit.

Le Noyau de Lan Jue était dans le creux de son estomac. Pourtant, contrairement à la plupart des Adpetes, son Noyau était légèrement différent.

Le sien avait une forme de diamant, suspendu exactement au centre de son torse. Il était bleu profond. Il brillait à chaque respiration de Lan Jue, tirant dans toutes les directions à chaque inspiration, et brillant quand il expirait. La cadence dépendait de son rythme cardiaque et de sa respiration.

Autour du noyau de diamant, brillait une lumière blanche pure. C’était un éclair de lumière blanche qui frétillait de pouvoir, plus rapide que l’œil nu. Mais son instabilité était claire.

Son Noyau en diamant et l’éclair semblaient tous deux plus faibles qu’ils ne devraient l’être. Leur clignotement était lent. Ce résultat provenait évidemment du contrôle méticuleux de Lan Jue.

L’éclair et la foudre étaient les Disciplines les plus explosives. En combat, leur force était connue. Le contre-coup était l’instabilité, car ils étaient aussi volatiles que puissants. Pour s’en protéger, la première chose que Lan Jue avait fait après sa blessure avait été de bloquer la puissance de son Noyau. Sinon, la puissance de sa Discipline se serait certainement retournée contre son corps.

« Quand tu seras capable de joindre ton éclair et ta foudre, de les unifier en un seul, alors tu seras un Parangon ! Quand ce sera le cas, ce sera l’occasion pour toi de suivre mes pas. »

La voix âgée résonnait dans les oreilles de Lan Jue. À chaque fois que cette voix lui venait, une douleur sourde suivait. Le souvenir malheureux de sa jeunesse lui revint à la suite de ce son détestable.

Les difficultés de Tang Xiao et de Jin Tao étaient sérieuses, mais comparé à la souffrance de sa propre jeunesse, ils étaient chanceux. Pour lui et son frère, leurs jeunes années furent passées en enfer ! Le fait qu’ils y aient survécu relevait du miracle.

Lan Jue secoua doucement la tête, et se réveilla de sa méditation. Le mouvement lui permit aussi de balayer ces souvenirs indésirables.

Pour aider à repousser les pensées amères, il ouvrit les yeux et regarda dans le hublot vers l’univers au-delà. Grâce à la distance relativement courte entre leur point de départ et leur point d’arrivée, il n’y avait pas besoin d’avoir recours à un trou de vers ou à un sommeil profond. Il pouvait rester assis et apprécier la vue.

L’horizon sans fin de l’univers s’étendait devant lui. Quel que soit votre statut, quels que soient vos pouvoirs, ou la montagne de problèmes devant vous, dans l’étendue de l’univers, ils ne valaient rien.

Au loin, une orbe bleu pâle tournait silencieusement dans le noir. Même d’ici, il était facile de voir l’attrait de Taihua. Le bleu et le vert se mélangeaient dans les tons principaux. Il semblait que les pensées de Lan Jue n’avaient pas été brèves. Ils allaient bientôt arriver à destination.

« Elle est vraiment pleine de vitalité ! » Jin Yan soupira d’admiration et regardant la planète qui s’approchait.

Lan Jue hocha lentement de la tête. « Tout à fait. Elle mérite d’être une destination touristique. J’espère que le voyage en vaudra la peine. »

« Vous n’êtes jamais allé sur Taihua avant ? » Demanda Jin Yan, perpplexe.

Il secoua la tête. « En fait, je ne suis pas de Skyfire. Je n’ai jamais vraiment visité les environs. »

L’intérêt de Jin Yan était piqué. « Oh, alors d’où vient Professeur Lan ? »

« La planète mère. »

« La planète mère ? L’environnement n’y est-il pas insupportable ? La destruction de l’ancienne ère fut terrible. Si ce n’avait pas été pour la migration interstellaire qui avait suivi, la planète mère… » Jin Yan s’arrêta, grimaçant comme pour s’excuser, et jetant un coup d’œil à Lan Jue.

Il sourit, montrant que cela ne le gênait pas. « Vous avez raison ! L’ignorance de notre race a failli détruire notre ancienne maison. Mais c’est notre maison, l’origine de notre lignée. En fait, Taihua ressemble un peu à ce à quoi notre planète ressemblait. Si notre maison n’avait pas dû souffrir du chaos, elle serait juste magnifique. »

« Votre attention s’il vous plaît. Nous allons bientôt pénétrer dans l’atmosphère de Taihua. Veuillez attacher vos ceintures. » L’avertissement et les bips réveillèrent les passagers de leur léthargie. Jin Yan s’attacha, entendant le petit clic. Ils s’assirent tous confortablement dans leurs sièges.

Le vaisseau subit une violente secousse, et les hublots ne laissèrent passer qu’une lumière rouge-feu. Les lumières intérieures du vaisseau clignotaient alors qu’ils traversaient l’atmosphère de la planète.

Le passage dans l’air de plus en plus dense fut rapide, et les violentes secousses s’estompèrent en même temps que la friction. Le vaisseau se stabilisa, et la vue revint de l’autre côté des hublots. La vitre était piquée de gouttes alors qu’ils passaient les nuages, puis un frisson parcourut le vaisseau quand ils se mirent à réduire leur vitesse.

Quand la brume se dissipa, elle révéla un énorme océan bleu. Là où il s’arrêtait se trouvait une grande étendue verte. Plusieurs professeurs étaient déjà venus, mais ils avaient quand même le nez collé aux hublots. L’un après l’autre, ils poussèrent un soupir d’appréciation.

« C’est beau. » Lan Jue, aussi, ne put s’empêcher de dire ce qu’il pensait.

« Oui ! C’est tellement joli. Ça serait bien si je pouvais passer ma retraite là. » La voix de Jin Yan était pleine d’attente.

« Je croyais que le développement était interdit, » dit Lan Jue, « On peut encore s’y installer ? »

« Il y a une petite section réservée au développement, pour favoriser le tourisme, » expliqua Jin Yan. « Et vous savez aussi bien que moi que dans l’Est, il n’y a rien que l’argent ne puisse obtenir. Si vous vouliez vivre ici, ce ne serait pas impossible, juste très, très cher. Et de toute façon, c’est trop cher pour nous. »

« Je vois, » répondit Lan Jue.

Le vaisseau se mit à descendre, lentement, afin de laisser les passagers s’adapter au changement de pression dans la cabine. Une demi-heure plus tard, le vaisseau atterrissait sur le tarmac au milieu d’une forêt verte.

Quand les portes s’ouvrirent, ils furent frappés par une vague d’humidité et de vents frais.

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