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Chapitre 130 – Une Nouvelle Rencontre avec la Déesse Sauvage

Traducteur en Français : Arpakshaad
Checkeuse : Miss X

Chapitre 130 – Une Nouvelle Rencontre avec la Déesse Sauvage

Lan Jue rit et prit le chèque de sa main. « D’accord ! Oh, mais on dirait que l’espace pour marquer le montant est trop petit, avec tous les zéros auxquels je pense. »

Richard cligna des yeux, la curiosité évidente dans sa voix : « Tu veux combien ? »

« Pour abandonner une promesse et souiller ma réputation ? » Lan Jue regarda le jeune homme. « Une centaine de zéros au moins. Donc, je l’écris où ? » Au lieu d’écrire, pourtant, il lui rendit le chèque.

« Ne pousse pas le bouchon, » prévint Richard, sa voix dure.

Lan Jue se retourna, se dirigeant vers la rue. Il parla doucement par dessus son épaule : « Tu sais, au début, je ne te voulais aucun mal. Je te plaignais même. Mais maintenant, avec ce que t’as fait là, je comprends pourquoi Zhou Qianlin a refusé de t’épouser. La prochaine fois que tu veux quelque chose comme ça, rends-toi service et ne me dérange pas. » Il salua de la main, et sortit de la forêt.

Richard resta sur place. Le visage déprimé et en colère, il regarda Lan Jue partir. Des rayons de lumière tombaient sur ses épaules abattues, et soudain, il y avait quelqu’un d’autre avec lui. Silencieux, sombre, et presque sans poids, il était debout non loin.

« Jeune maître, dois-je… » La voix de la personne était profonde, sinistre. Il fit un signe de la main, montrant son cou.

Richard hésita. Il avait fait ses recherches, ou plutôt essayé. Il avait essayé de savoir tout ce qu’il pouvait sur ce Lan Jue, mais tout ce qu’il avait réussi à trouver était une connexion vague et ambiguë avec Skyfire Avenue. C’était un endroit qui l’inquiétait. S’il était vrai que Lan Jue n’était que ce qu’il disait : simplement le garde du corps de Zhou Qianlin, alors il n’y avait pas besoin de s’attirer les foudres de l’Avenue.

« Oublie. Garde juste un œil sur lui. » La voix de Richard était froide et funeste. Il était l’héritier de la plus grande dynastie politique de l’Alliance de l’Ouest, et ce que cela impliquait était apparemment plus sombre que ce que les gens savaient.

Le temps que Lan Jue retrouve son vélo, sa grimace s’était adoucie : « Il a donc décidé de ne pas agir. Il est plus intelligent que ce qu’il y paraît. »

Richard ne pouvait pas savoir la pitié, la culpabilité dans le cœur de Lan Jue. Maintenant, pourtant, elle avait disparu.

ζ

« C’est quoi ton problème ! Un petit message, puis tu t’enfuis je sais pas où ?! T’essaies de me faire chier, c’est ça ? » Mo Xiao était debout les bras croisés sur ses habits d’affaire. Elle cessait sa pose de temps en temps pour pointer un doigt furieux vers un Hua Li encapuchonné, masqué et qui se tenait debout comme un mouton devant elle.

Hua Li sourit pour se faire pardonner. « D’accord, d’accord. Ne sois pas furieuse. Tu dois me donner un peu de temps libre. Tu ne peux pas me faire travailler toute la journée, tous les jours ! Je vais m’épuiser si tu fais ça. Mais t’avais raison, tu vois, me reposer quelques jours a beaucoup amélioré ma peau ! » Il enleva le masque pour lui montrer ce qu’il voulait dire.

Son joli visage arborait un sourire suave, et ce fut assez pour détendre visiblement Mo Xiao un petit peu.

« Tu oses me parler de liberté ? Dis-moi juste combien de jours tu travailles par an. Mis bout à bout, ça doit pas être plus de deux mois. Le reste du temps, c’est moi qui fais tout le travail. Et là encore, tu oses t’enfuir, sans même me dire où tu vas. Pas même un message sur mon communicateur. Je dois faire la chasse aux indices, et si je n’avais pas entendu de nouvelles, tu te serais montré ? »

« Ça n’a rien à voir ! Je voulais te contacter aussi vite que possible. Regarde, tout le temps que j’étais avec toi, je pensais à toi. Allez, viens faire un câlin. » Il ouvrit les bras et essayer de l’attraper.

Mo Xiao leva la main pour le repousser, mais pour une raison inconnue, elle se sentit trop faible pour résister. Elle se retrouva pressée contre sa poitrine. La connexion fut brève, mais quand il finit par la relâcher, le visage de Mo Xiao avait rougi. La colère dans son visage avait aussi diminué.

« C’est toujours comme ça, » marmonna-t-elle, rancunière. « Ok. Parlons affaires. » Ses yeux se clarifièrent et s’aiguisèrent. Ce n’était plus qu’une femme d’affaires. « Ton idée de tenir le concert à l’Université Nationale n’est pas mauvaise. J’ai déjà des gens dessus. Ils sont entrés en contact avec les gens de l’Université. Ils sont excités, mais ils ont un accord de confidentialité très stricte qu’on va devoir accepter. Tu vas aussi devoir répéter tes chansons. T’as pas intérêt à rater ça le jour j. Les prochains jours, tu seras sous surveillance accrue. »

« Pas possible. J’ai encore quelque chose à faire. » Hua Li la contredit, mais son ton était hésitant.

« Encore ? » Mo Xiao le fusilla du regard, en croisant les bras. « Je sais que tu ne t’enfuis pas sans raison. Accouche. Qu’est-ce qu’il y a de si important pour que tu te ramènes ici en courant ? »

« Encore A-Jue, » dit-il. « Depuis la mort d’Héra, il a paressé ici. J’ai entendu il y a pas longtemps de A-Cheng qu’il l’avait trouvé. Plus tard, il m’a contacté, m’a raconté cette rencontre qu’il avait eue avec le Château Pontifical. Comment il avait été blessé dans le combat qui avait suivi. Je suis venu le retrouver. Même si j’ai horreur de te laisser, j’avais mon devoir ! »

« A-Jue ? Tu veux dire Zeus ? » Son regarde devint encore plus tranchant, perçant, à la mention du nom. L’expression dans ce regard subit un grand nombre de changements rapides.

Hua Li, lui-même, la regarda étrangement. « Qu’est-ce qu’il y a ? »

Mo Xiao fit une moue en réfléchissant. « Ce n’est rien. Ça fait juste longtemps qu’on ne s’est pas vu. Comment va-t-il ? »

« Ça va, » dit-il. « Je ne peux pas dire bien, mais pas mal. Il se met enfin à se remettre de la mort d’Héra. »

Mo Xiao hocha la tête. « Alors c’est bien. »

ζ

Deux jours plus tard. Tôt le matin.

Comme toujours, Lan Jue était assis sur sa bicyclette, pédalant vers l’université. Contrairement à d’habitude, il avait échangé ses habits formels pour un survêtement.1 Cela lui donnait une apparence très énergétique.2 En vérité, il ressemblait beaucoup aux élèves à qui il enseignait.

L’ensemble de sport blanc lui allait comme un gant. Ses pieds portaient des baskets blanches similaires, simples et sans prétention. Un sac à dos complétait la tenue.

Il gara son vélo dans la zone sécurisée, et attendit patiemment devant le portail de l’école. Il ne tolérait pas le retard des autres, il devait donc naturellement respecter ses propres règles. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que tous les professeurs soient réunis. Comme lui, ils étaient habillés normalement. Après tout, c’était un long voyage. Environ cinq jours, sans compter le transport. Il n’y avait aucun besoin d’amener quoi que ce soit d’extraordinaire.

Jin Yan était aussi arrivée en avance. Elle portait des habits de sport violets qui marquaient sa délicate silhouette. Apercevant Lan Jue, ses yeux s’illuminèrent, et elle se dépêcha de le saluer.

« Les habits de sport vous vont bien, Professeur Lan ! » Elle lui offrit un joli sourire.

« Ça faisait longtemps que je n’en avais pas mis. » Admit-il. « Ça fait bizarre d’en remettre. Par contre, c’est confortable. »

« C’est bien ça. Vous faites très jeune. S’ils n’étaient pas sûrs du contraire, les autres croiraient certainement que vous êtes un élève. »

Elle s’arrêta quand elle vit le visage de Lan Jue se raidir, de manière presque surnaturelle. Elle suivit son regard à temps pour voir une silhouette élancée venir vers eux.

En passant, les professeurs s’écartaient presque inconsciemment de son chemin. Seuls quelques-uns des plus courageux, en groupe, osaient la saluer.

Une paire de jeans moulants surlignaient ses longues jambes et exagéraient le bas de son dos qui ressortait. Elle portait un haut de sport blanc, un peu comme celui de Lan Jue. Ses cheveux noirs étaient attachés en queue-de-cheval dans son dos et elle n’avait pas mis de maquillage. Pourtant, elle était belle, un don naturel. Même si son haut était lâche, il ne parvenait pas à cacher sa silhouette attrayante. Debout, là, on pouvait aisément la comparer à une marguerite à peine éclose.

« Pourquoi la Déesse Sauvage est-elle là ? » Son cœur s’était mis à battre plus fort.

Jin Yan comprit la situation et rit sous cape. « Professeur Tan est gentille en vrai. Elle a juste… un tempérament explosif. Si elle ne l’avait pas, avec son charme, la file de prétendants serait sans fin. »

L’estimation de Lan Jue n’aurait pas pu être plus éloignée que celle de Jin Yan. Il secoua la tête. Et pourtant, il resta à un distance respectable d’elle. « Sa beauté n’a pas d’importance. Avec un tempérament aussi cruel, aucun homme n’osera lui parler. »

« Si vous avez quelque chose à dire, parlez plus fort. » Une voix l’interrompit soudainement non loin.

Lan Jue tourna la tête, et vit Wang Hongyang. Il n’était pas sûr de savoir quand l’homme était apparu exactement. Le professeur de danse les regarda, plein de dédain.

Il était aussi habillé en survêtements aujourd’hui, mais en noir. On ne pouvait pas dire grand chose de ses cheveux huilés et de sa peau, mais il prenait en effet grand soin de sa personne. Ses habits étaient serrés et collaient à sa silhouette. Il se tenait droit sur ses jambes, et le regardait.

Lan Jue le salua d’un sourire aisé, et ne se soucia pas du salut impoli. Jin Yan, en revanche, était moins contrainte.

« Qu’est-ce qui vous prend à parler comme ça, Professeur Wang. N’oubliez pas que nous sommes tous professeurs d’électifs ici, et vous vous comportez de manière aussi récalcitrante.

« Je ne peux juste pas tolérer que quelqu’un parle dans le dos d’un autre. » Dit-il derrière une grimace.

Le sourire de Lan Jue disparut : « Et qu’ai-je dit de mal ? »

Wang Hongyan renifla de manière arrogante, la tête haute, il s’éloigna d’un pas lourd.

« Ne soyez pas fâché, Professeur Lan. Parfois, Wang Hongyang est juste comme ça. Il est un peu difficile à gérer des fois, mais il a un bon cœur. J’ai entendu les autres professeurs dire qu’il dépense la moitié de son salaire à aider les étudiants pauvres. »

« Oh ? » Lan Jue regarda avec surprise le professeur qui s’éloignait. Il ne s’attendait pas à ce que la moindre partie de cet homme vaille quelque chose.

L’heure du départ arrivait rapidement, et une grande verti-car approchait doucement. Elle s’arrêta devant eux, et les portes s’ouvrirent pour révéler le Directeur Wu.

« Très bien, si vous voulez bien tous monter en voiture. Vous êtes tous adultes, alors je ne vais pas passer beaucoup de temps sur les règles. Rappelez-vous que la Planète Taihua n’est pas complètement développée. En arrivant, assurez-vous de rester en sécurité, et de vous aider les uns les autres quand c’est nécessaire. Évitez tout ce qui est dangereux. »

Il se trouvait que la manière de mener de Directeur Wu était plus celle d’un vieil ami que scolaire. Cela fit sourire Lan Jue.

Son petit discours terminé, les professeurs entrèrent dans le véhicule. Naturellement, les professeurs d’électifs s’assirent essentiellement ensemble. Et naturellement, Jin Yan s’assit à côté de Lan Jue. Mais ce qui le fit déprimer fut le fait que, pour une raison inconnue, Tan Lingyun choisit de s’asseoir de l’autre côté. Il y avait une allée entre les deux, mais cela n’augmentait pas le confort de Lan Jue dans cette situation. Cela empira quand, ses yeux le balayant, le visage de la jeune femme se tordit en une grimace pleine de dédain.

On dirait qu’on va devoir être ennemis mortels. À partir de ce moment là, Lan Jue ne regarda plus dans sa direction, comme s’il n’y avait rien à voir.

  1. NdTEN : Pourquoi est-ce que les riches mettent toujours des survêtements ? C’est kitsch
  2. NdTEN : TSS est d’accord
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