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Chapitre 129 – L’Histoire de Richard et Zhou Qianlin

Traducteur en Français : Arpakshaad
Checkeuse : Miss X

Chapitre 129 - L'Histoire de Richard et Zhou Qianlin

Hua Li et Lan Jue sortirent du hangar. Hua Li n’arrêtait pas de lancer et de rattraper la gemme verte que Lan Jue lui avait donnée. « Si les gens savaient que tu utilise une gemme réparatrice comme ça, ils te traiteraient de tous les noms. C’est pas une petite pierre de rang B, tu sais. Chaque fois que tu l’utilises, c’est une de moins. Elle finira par disparaître. »

Lan Jue sourit. « Riche et obstiné, qu’est-ce que tu veux. Si ça peut vraiment motiver l’évolution de la Discipline de Tang Xiao, alors ça vaut le coup. Je t’en donne la charge d’ici quelques jours, vu que je pars pour ce voyage bientôt. »

La réponse de Hua Li fut amère : « Tu sors jouer, et tu me laisses avec tout le travail. Si j’avais su avant que ça tournerait comme ça, je ne serais pas venu t’aider, espèce d’ingrat ! »

Lan Jue claqua l’épaule de son ami et ricana : « D’accord, arrête de te plaindre. Je reviens dans quelques jours. A-Cheng devrait être arrivé d’ici-là. C’est dur pour nous de nous retrouver ces temps-ci. Quand il sera là, on aura besoin de faire du bon entraînement de groupe. On n’a pas le droit de perdre la compétition qui vient. »

« Quand tu rentreras, » commença Hua Li, « j’aurai encore ce concert. Je me disais qu’on pourrait le tenir à l’Université Nationale de l’Est. Tous les étudiants, là-bas, sont mes fans. »

« T’es malade ? » Lan Jue le châtia du regard. « T’as pas peur de briser ta couverture ? C’est quoi cette connerie ? »

Ce fut au tour de Hua Li de ricaner. « Je ferai mon concert là-bas, comme ça, je serai sûr que t’arrêteras de voler toutes les jolies filles. Je volerai cette Zhou Qianlin, et tu seras désespéré. »

« Bah ! Tu crois encore que toutes les femmes de la galaxie sont à tes pieds ? » Marmonna Lan Jue.

Hua Li donna tranquillement son avis : « Sauf si elles sont lesbiennes, ou qu’elles ne savent pas ce qui est beau, il n’y a pas d’exception. »

Lan Jue se frappa le front d’exaspération. « Ce petit punk prétentieux ! Fais ce que tu veux, assure-toi juste d’avoir assez de sécurité publique. »

« Tout est prévu. Gobi Entertainment en a déjà fait un bon paquet de ce genre de trucs. On n’a pas d’équivalent dans toutes les Trois Alliances. On sait exactement comment et quand tout gérer avec la coopération du gouvernement. »

Lan Jue releva un sourcil. « On dirait que t’es en train dire que Mo Xiao est déjà arrivée. »

Le visage de Hua Li devint amer. « Tu crois qu’elle le ferait pas ? J’ai eu son message hier. Je n’ai pas répondu, mais je ne peux pas me cacher longtemps. Tu connais son tempérament. Si je continue à l’éviter, je vais finir par avoir un ‘accident’. »

Lan Jue avait l’air d’apprécier sa chance. « Ton problème, c’est à toi de t’en occuper. »

« Tu ne vas pas m’aider ? » Lui répondit Hua Li indigné.

« Comment pourrais-je ? Tu veux sortir et dire à tout le monde que je suis Zeus ? Le pote de Poséidon ? N’oublie pas, je suis recherché dans toute l’Alliance de l’Est pour ce que j’ai fait. Si j’osais me montrer, je serais jeté hors de la ville. »

Hua Li lui grimaça. « Dans mon heure la plus sombre, on découvre que tu es complètement indigne de confiance ! Très bien, pars. J’irai trouver Mo Xiao. Si elle perd vraiment son sang-froid, je doute pouvoir gérer la situation. »

Les deux hommes se séparèrent à la porte de la Joaillerie. Lan Jue retourna à la surface et se dirigea immédiatement vers la verti-car. Il entra et mit le pilote automatique pour la ramener au garage. Il sortit alors son vélo. Et finit par arriver à son coin habituel.

Elle avait fini ses cours depuis précisément dix minutes. Elle n’avait pas encore utilisé la gemme d’appel d’esprit pour l’appeler. Mais elle s’était dirigée directement vers leur coin habituel. Son regard tombant sur Lan Jue, il se radoucit visiblement. Elle grimpa sur le vélo.

Lan Jue ne parla pas non plus, mais il savait que c’était son tour, et se mit à pédaler. Ils quittèrent lentement le campus universitaire.

« On va à l’hôpital aujourd’hui ? »

« Demain. »

« Oh, » répondit Lan Jue.

Ils continuèrent d’avancer sur la route, sans parler. Lan Jue l’amena au pied de la montagne que Qianlin appelait sa maison.

« Au revoir. » Il la salua de la main.

Elle lui retourna un sourire, fit un signe de main, puis monta la montagne.

Lan Jue la regarda partir, puis fit demi-tour.

« Hey cousin, j’espérais qu’on puisse avoir une petite discussion. » Juste alors, une voix glaciale lui parvint, proche.

Lan Jue s’arrêta, et tourna la tête pour regarder. Il vit Richard s’approcher, sortant des ombres d’à côté.

« C’est toi. » Lan Jue poussa son vélo vers le jeune homme. « De quoi veux-tu parler ? »

Richard répondit tout bas. « Trouvons-nous un endroit pour nous asseoir. » En parlant, il sortit son propre vélo de la lisière des arbres, et grimpa dessus. Ils se dirigèrent tous les deux vers le pied de la montagne.

Lan Jue s’était toujours senti coupable par rapport à Richard. Après tout, si ça n’avait pas été à cause de lui et de ses actions lors du mariage, Qianlin et lui seraient déjà mariés. Il avait essayé désespérément d’être bon et juste avec ce gamin les quelques fois où ils s’étaient rencontrés.

Richard semblait être assez familier avec la route et les environs. Ils pédalèrent pendant environ dix minutes avant de trouver une section déserte de rue où s’arrêter.

Ils arrêtèrent leurs vélos, les posèrent contre des arbres, puis quittèrent la route. Lan Jue plissa les yeux face au comportement étrange, mais suivit quand même.

Ils marchèrent encore pendant quelques minutes, jusqu’à être bien enfoncé dans la forêt. Richard s’arrêta, puis, le dos tourné à Lan Jue, il se mit à parler. « J’ai rencontré Qianlin par hasard. Elle était à un anniversaire, l’année dernière, et mon père était à l’Alliance de l’Est pour une visite d’état. Je l’accompagnais en tant qu’entourage, successeur de la Famille Austin. C’était l’anniversaire de son père, le Premier Ministre Zhou Xueguan. Je l’ai rencontrée à la fête. »

« Au premier instant, même si c’était la première fois que je la voyais, je fus captivé. Elle avait cette simple beauté, la quintessence de l’Est. Délicate, sans le moindre défaut. Si elle n’avait pas parlé, qu’elle était restée là, j’aurais cru que c’était une statue, l’œuvre du plus grand artiste de la galaxie. À ce moment-là, je sus, je ne pourrais pas m’empêcher de tomber amoureux d’elle. »

« Je fis tout ce qui était en mon pouvoir, et trouvais l’opportunité de lui parler. Elle me demanda si j’étais un genre de playboy. Je lui répondis évidemment que non, mais elle partit alors. Je la poursuivis, et lui demandai ce qui n’allait pas. Elle secoua la tête, et me dit qu’elle ne cherchait pas un playboy. Elle cherchait un bad boy. »

« Je changeais rapidement de ton. Bien sûr que j’étais un playboy, lui dis-je. Un bad boy. Je lui racontais des choses que j’avais faites, des problèmes que j’avais causés. Regarder dans les toilettes des filles quand j’étais petit, etc. Elle se mit alors à me prêter attention. Puis elle me demanda, si je voulais me marier. Je me sentis… Tellement chanceux. L’homme le plus chanceux de la terre. Évidemment, j’acceptais immédiatement. Je commençais par l’apprendre à mon père, et il fut surpris, ce qui pouvait se comprendre. Il pensait que c’était un genre de piège du Premier Ministre. »

« Il me fallut du temps, mais je parvins à le convaincre. Après ses propres recherches, il conclut que ce n’était pas une ruse élaborée. Il décida donc d’utiliser cette opportunité pour renforcer les liens avec l’Est. Rien de ça ne m’importait. Je ne pensais qu’à faire de Qianlin ma femme. »

« Mais ce jour-là… Ce ne fut qu’un cauchemar. Le mec est sorti de nul part, volant Qianlin. Le mariage partit en vrille et mon père, enragé, me fit partir. Pendant longtemps, je ne savais pas quoi faire, j’étais perdu. Jusqu’à ce que j’apprenne qu’elle était saine et sauve, j’étais complètement à l’ouest. Je ne savais qu’une chose : je devais la retrouver, pour que nous soyons ensemble. »

En parlant, une forme de fanatisme était apparue dans les yeux de Richard. Il semblait presque fou, paranoïde, en colère, intolérant.

« Et puis il y a toi. Tu sais, de ce que j’ai compris, Qianlin n’a pas de cousin. Te faire appeler cousin n’est qu’un prétexte. Pourquoi. Pourquoi s’assoit-elle à l’arrière de ton vélo ? Sois franc avec moi. »

La folie dans ses yeux s’était transformée, se refroidissant amèrement. Les abysses glaciales de l’abandon.

Lan Jue plissa les yeux. Des pensées filaient dans sa tête en écoutant le jeune homme parler. Au début, il était triste pour Richard, mais maintenant, entendant son récit, il était pris par le doute. De l’histoire, il comprit que les deux n’avaient pas dû se connaître longtemps. Prévoir une date de mariage à la première rencontre ? Et pourquoi Qianlin voulait-elle un playboy ? Un bad boy comme mari ? C’était trop étrange.

« Je suis son garde du corps, » répondit Lan Jue, parlant franchement.

« Garde du corps ? » La compréhension le surprit.

Après avoir découvert que Qianlin n’avait pas de cousin, il avait considéré de nombreuses possibilités. Sa première pensée était évidemment qu’ils étaient ensemble. Il ne s’était certainement pas attendu à ce qu’il soit son garde du corps. La révélation de Lan Jue le laissa sans voix.

En tant qu’héritier de la famille Austin, son ‘sixième sens’ avait été aiguisé. Après avoir déterminé que Qianlin et Lan Jue n’avaient pas de lien de sang, il y avait quand même eu une étrange et inexplicable crise qui l’avait assailli. Il y avait quelque chose de bizarre avec ce Lan Jue, de particulier. Comme s’il n’était pas ce qu’il semblait être.

« Tu es le garde du corps de Qianlin ? Embauché par Oncle Zhou ? »1 Ses questions étaient rapides.

Lan Jue sourit, cool et détendu : « Le reste est entre elle et moi. Et pourquoi m’as-tu amené ici, Richard ? Pour montrer ta présence ? Pour me raconter ton histoire avec elle ? »

La voix de Richard se baissa, s’approchant du grognement. « Le mariage n’a jamais eu lieu, mais Qianlin est encore ma fiancée. Je ne veux plus que tu aies le moindre contact avec elle. En particulier pour aller la chercher. J’espère que tu es d’accord. Si tu es son garde du corps, alors ça devrait être facile à régler : voici un chèque. Écris un nombre, il sera accepté quelle que soit la banque. »

Il sortit un chèque en blanc de sa poche, et le tendit à Lan Jue.

C’était une chose étrange, faîte en une sorte de métal. Il possédait au moins une dizaine d’anti-faux, la meilleure monnaie d’échange électronique.

  1. NdTEN : Il parle du père de Zhou Qianlin
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