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Chapitre 123 – Avoir quelqu’un de spécial

Traducteur en Français : Arpakshaad
Checkeuse : Miss X

Chapitre 123 - Avoir quelqu'un de spécial

De l’extérieur, Lan Jue ressemblait à tous les autres hommes. Ses pouvoirs de foudre et d’éclair étaient bien cachés, contenus. Ils restaient à l’intérieur tandis que la maîtrise de l’eau de Hua Li pénétrait Lan Jue pour l’aider à récupérer.

Une heure plus tard, Hua Li laissa ses pouvoirs se dissiper. Il poussa un long soupir, le son étrange, comme celui des vagues qui se fracassaient sur la plage. Le son n’était pas fort, mais il balaya la salle jusqu’au point où, si vous fermiez les yeux, vous jureriez être à la plage.

« Pas mal, tu récupères vite. À ce train-là, le temps que tu ailles à cette retraite de profs, tu seras à environ trente ou quarante pour cent du normal. Tu devrais être capable de gérer tout ce qui arrives sur ton chemin. » Hua Li descendit du lit.

Lan Jue le suivit, un léger sourire aux lèvres. « Ces trois dernières années, je ne me suis presque pas entraîné ou cultivé. Heureusement, à nos niveaux, le Talent croit un peu tout seul. Rester oisif pendant trois ans n’a peut-être pas été si mauvais. Avant, mon assimilation était si rapide qu’elle ne laissait pas le temps à mes fondations d’être aussi fortes qu’elles auraient dû. Ce temps-mort a peut-être résolu le problème. Si j’avais continué, mon niveau aurait certainement été plus élevé qu’il l’est maintenant, mais avec de mauvaises bases, j’aurais forcément eu un problème. »

« Pfft, arrête de te trouver des excuses. T’as laissé ma Discipline te rattraper. Il n’y a aucune bonne raison pour ça. Tu dois de te dépêcher et t’y remettre. Quelles que soient les circonstances de la compétition du prochain mois, on ne doit absolument pas perdre. »

Lan Jue ricana. « Bien sûr que non ! Au fait, Chu Cheng arrive dans combien de temps ? T’as des nouvelles ? »

« Encore quelques jours, » dit Hua Li. « Il vient de la Planète Luo, et ce n’est pas à côté. Sans parler des tensions entre l’Alliance de l’Est et du Nord qui compliquent le voyage inter-alliance. »

Lan Jue hocha la tête. « Donc il devrait arriver à peu près quand je reviendrai de ce truc de profs. Ton ami-e ? »

Le joli visage de Hua Li se raidit. « Mon ami-e mon cul. Arrête de dire des conneries. Notre relation est purement platonique. Que de l’amitié ! »

Lan Jue sourit cyniquement à l’inconfort de son ami. « D’accord, c’est bon. Tu crois que je ne sais pas ce qu’il y a entre vous ? Ça fait combien de temps que Mo Xiao te suit ? Au moins une douzaine d’années. Pendant tout ce temps, on n’a pas vu une seule autre femme proche de toi. Une beauté comme ça à ton bras, et tu dis qu’il ne se passe rien. Qui te croira ? Sans compter que la manière dont elle te regarde est identique à celle dont Héra me regardait au début. Tu crois que je l’invente ? »

Hua Li devint soudainement impétueux et pleurnichard. « D’accord, d’accord ! Arrête de gaspiller ta salive là-dessus. Tu dois me promettre, A-Jue, de ne pas aller sur ce terrain avec elle. Sur ta vie ! Elle est sensible. Je suis son meilleur ami. C’est comme une sœur, mais il ne se passe vraiment rien. »

Lan Jue leva les sourcils, surpris. « Rien vraiment ? Mo Xiao te suit depuis que tu es jeune. Toujours ton agent. Maintenant PDG de Gobi Entertainment. Franchement, t’es plus un homme de paille, maintenant. Tout le business de Gobi est géré par d’autres gens, qui t’aident à t’en occuper. Elle t’aime à ce point-là, tout ce travail, et ça ne fait pas battre ton cœur ? »

Les yeux de Hua Li se levèrent lentement pendant que Lan Jue parlait, comme s’il avait visé juste. Le silence suivit la question de Lan Jue, mais il finit par élever la voix. « A-Jue, après, on ne doit plus en parler, spécialement à Mo Xiao. Dans mon cœur, il y a toujours eu quelqu’un de spécial, mais ce n’est pas Mo Xiao. Je sais ce que je lui dois. Mais ces émotions, je ne peux pas les donner. Comme toi avec Héra. Même si elle n’est plus là, ton amour n’a pas faibli. »

Il était évident à Lan Jue que l’humeur de Hua Li était sérieuse, et triste. Il laissa le sujet tomber. « Très bien, on n’en reparlera plus. Bon, A-Li, demain, j’amène Jin Tao à l’Avenue avec moi. On va devoir se préparer, puis il sera temps pour lui de prendre la Fantastica-Genetica. Je vais avoir besoin de toi pour veiller sur lui pendant que je serai parti. »

Hua Li se remit vite des émotions de la conversation précédente. « Ne t’inquiète pas. Les premiers paliers de la Fantastica Genetica nécessitent beaucoup de support pour le corps. En cela, je suis meilleur que toi. C’est pour les derniers paliers, les plus critiques, où tes pouvoirs seront nécessaires. Si nous sommes là tous les deux, et qu’il ne parvient quand même pas à se protéger de la décoction, ça voudra dire qu’il n’avait pas la volonté nécessaire. Maintenant, par contre, je suis fatigué. Je vais me coucher. »

Sur ce, il s’éloigna et s’étala sur le canapé.

En regardant Hua Li partir après leur échange, il se sentait déconcerté. A-Li aimait quelqu’un ? C’était la première fois qu’il entendait ça. Avec son apparence, et le genre de milieu dans lequel il vivait, quel genre de femme pouvait le toucher aussi profondément ? Qui pourrait être mieux que Mo Xiao ?

ζ

Tôt le matin.

Lan Jue arriva à la montagne, attendant Zhou Qianlin pour l’amener à l’école. Une fois de plus, il vit la silhouette de Richard non loin. Après la crise d’hier, Hua Li ne l’avait pas accompagné cette fois.

Richard n’était pas arrivé en verti-car aujourd’hui, et il avait choisi de mettre un survêtement au lieu de ses habits formels d’hier. En fait, il était arrivé de la même manière que Lan Jue : à vélo. Le vieux truc ressemblait beaucoup à celui du professeur. Une telle antiquité, et en si peu de temps, il avait réussi à en trouver un pour lui !

« Hé cousin ! »1 Richard lui fit un signe affable de la main.

Lan Jue s’arrêta à côté de lui, montrant son vélo. « C’est quoi ça ? »

Richar rit dans sa barbe. « Maintenant que je sais que ma dame aime les vélos, j’en ai amené un pour la voir. Hé, cousin… c’est une affaire de famille, tu sais, entre mari et femme. J’apprécierais si tu ne t’en mêlais pas. »

Lan Jue n’en croyait pas ses oreilles. Le dévouement de cet homme est inhumain ! Secouant la tête, il poussa son vélo sur le côté, hors du chemin.

Richard le regarda bouger sur le côté, son front se plissa.

Peu de temps après, Zhou Qianlin descendit la montagne en uniforme. Là, elle vit Richard, son survêtement et son vélo, et en resta bouche-bée. Pourtant, elle continua au même pas. Elle se dirigea vers Lan Jue et sauta sur son siège habituel.

Lan Jue regarda Richard, haussa les épaules, et pédala.

Mais Richard ne se laissa pas faire, et de bonne humeur, il sauta sur son vélo et les poursuivit. Il les rattrapa rapidement. « Qianlin, tu penses peut-être que mon vélo n’est pas aussi neuf que celui de ton cousin, hein ? J’ai déjà demandé à ce qu’on m’en trouve un en meilleure condition. Quand ce sera fait, que dirais-tu de faire un tour sur le mien ? Comme ça, on n’aura pas besoin de déranger ton cousin tout le temps ! Ou peut-être que tu veux me vendre le tien, cousin. Donne ton prix et tu l’auras. »

Le front de Zhou Qianlin se tordit. « Richard, je t’ai déjà dit une douzaine de fois. On ne marchera jamais. Arrête de venir ici. D’accord ? Quand t’es comme ça, je me sens encore moins bien. Je ne peux juste pas être avec toi. »

Richard parut choqué. « Qianlin, ne dis pas de choses pareilles devant ton cousin. Si tu veux parler, rentrons et parlons-en. »

Qianlin secoua la tête, et refusa de parler plus.

Richard pédala plus vite, amenant son vélo à hauteur de Lan Jue. Il sourit en lui parlant. « Hé, alors tu veux combien pour ton vélo ? »

« Désolé, pas à vendre, » répondit Lan Jue.

Richard ouvrit la bouche pour parler, mais Lan Jue le coupa. « Fais gaffe. » Sa main gauche jaillit pour attraper le bras de Richard et attira le jeune homme vers lui. Richard réagit lentement, mais suffisamment rapidement pour rester sur ses pieds. Heureusement, son centre de gravité s’ajusta assez pour le décaler sur le côté. Son vélo n’eut pas autant de chance, et fonça droit sur un gros arbre sur son chemin. Le vélo rebondit et s’écrasa au sol, sa roue avant en ruines.

Le jeune homme n’avait clairement pas fait attention à la route, obsédé comme il l’était par Qianlin et son ‘cousin’. Lan Jue ne pouvait que secouer la tête en pédalant. Richard resta debout à côté de son vélo tordu, il semblait découragé.

« Il est tenace celui-là. Il essaie vraiment de faire les choses bien par contre. » Lan Jue rit à lui-même, plaignant Richard.

Zhou Qianlin, cependant, répondit en tons glacés. « Si tu penses à me dire de me mettre avec lui, tu ferais mieux de la fermer. Tu es la dernière personne ayant le droit de parler à ce sujet. »

Lan Jue sourit amèrement. En effet, c’était lui qui avait gâché ses chances d’avoir une famille. De quel droit pouvait-il se permettre de parler ?

« Je m’excuse. »

Zhou Qianlin choisit le silence, et ne fit que hocher la tête en réponse. Ses yeux devinrent perceptiblement plus rouges dans les coins.

Soudain, à la grande surprise de Lan Jue, elle mit ses bras autour de sa taille et enfouit sa tête dans son dos. Le mouvement soudain faillit lui faire perdre le contrôle du vélo et un éclair d’étonnement le traversa. Avant qu’il ne puisse parler, il sentit sa fine figure trembler derrière lui. Il n’eut pas le cœur de briser son étreinte.

Il continua, silencieux, incertain sur la marche à suivre.

À quelques kilomètres du campus, Zhou Qianlin finit par séparer ses mains. Elle se rassit à l’arrière du vélo comme si rien ne s’était passé. Le temps qu’ils atteignent leur coin habituel, c’était comme si de rien était. Son visage ne révéla aucune expression et, en tirant son sac sur son dos, elle se dirigea vers les portes de l’université sans un mot pour son garde du corps.

Pendant un moment, Lan Jue la regarda partir. Il se frotta doucement le front, puis se mit à pousser le vélo vers l’école lui aussi.

En s’approchant, l’air le fouetta alors qu’une surface-car rouge feu le dépassait en trombes, aussi rapide que le vent. Elle était rapide et agile. Malgré les nombreux piétons sur la route, la voiture se fraya un chemin sans mettre qui que ce soit en danger.

Vroosh ! La voiture s’arrêta abruptement devant la porte aussi habilement qu’elle était arrivée. Les portes s’ouvrirent et une charmante silhouette en sortit.

Elle avait de longs cheveux blonds2 et des jambes qui n’en finissaient pas : Tang Mi. La suivant juste derrière, une deuxième voiture fonça et s’arrêta. Celle-là était blanche, et de l’intérieur sortit une jeune femme aux longs cheveux violets.

Elle était aussi jolie que la jeune fille qui venait d’arriver. Une petite taille, le teint pâle, et les cheveux violets. Pleine de vitalité et d’allure.

Si on pouvait dire que Zhou Qianlin était aussi belle qu’un lotus immaculé, alors Tang Mi avait l’attrait enflammé d’une rose, et cette nouvelle fille était une violette féerique.

  1. NdTEN : tu te fous de ma gueule?
  2. NdTFR : je sais pas pourquoi, mais l’auteur a tout d’un coup décidé de lui changer sa couleur de cheveux, on va dire qu’il s’est trompé, et je lui garde ses cheveux blonds, et pas rouge-feu comme le veut le texte original, si jamais ils restent rouge, je rechangerai
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