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Chapitre 118 – Consentement

Traducteur en Français : Arpakshaad
Checkeuse : Miss X

Chapitre 118 - Consentement

Piao Hong fit une pause, s’arrêtant un moment. Quand elle rouvrit la bouche, sa voix était encore plus grave. « D’après nos propres calculs à DreamNet, il y a une probabilité de soixante-quatre virgule soixante-dix-huit pour cent qu’ils viennent vers nous. Si c’est le cas… L’Humanité pourrait être en guerre. »

« À en juger par la distance, cela peut prendre des années avant que nous ayons à faire face à ce risque, mais nous devrions nous y préparer à l’avance. Pour cela, nous à DreamNet espérons améliorer la qualité de notre défense civile. Nous commencerons par enflammer la passion de la jeune génération. Quel meilleur moyen de faire cela, que de mettre en scène un combat en équipes de dieux, disponible pour toute la population humaine. Ce serait un événement sans précédent, un pour les âges à venir. Les Quatre Monarques, le haut du classement, serait l’événement principal. C’est bien que vous soyez venus aujourd’hui : trois jours de plus et j’aurais dû vous trouver par des voies différentes. J’espère, qu’à la lumière de ces circonstances, vous considérerez le futur de la race humaine. J’espère que vous participerez, pour le bien de tous. »

« Bien sûr, DreamNet corporation vous dédommagera pour tout cela. Pour l’instant, il vous suffit de participer à la compétition. En plus de la décoction que vous avez demandée, vous recevrez aussi une gemme de rang S chacun. Et, trente pour cent des bénéfices de diffusion. Cela ne compte pas les coûts d’affichage ou de publicité, un trente pour cent pur. Avec ce genre d’argent, vous devriez pouvoir vous faire chacun, un mécha d’élite tout neuf. »

Piao Hong resta silencieuse. Zeus et Poséidon restèrent debout à contempler l’idée.

Trois planètes aliènes…. les mots pesaient lourd sur leur conscience. L’univers était bel et bien vaste et sans limite, et qui savait le nombre d’espèces intelligentes et de planètes habitables qui existaient ? Quand l’humanité avait lancé ses programmes interstellaires sérieusement, elle avait rencontré de nombreux mondes et d’étranges espèces. Certaines étaient dangereuses, mais elles étaient peu nombreuses.

Cependant, ils n’avaient jamais rencontré quelque chose capable de rivaliser avec leur propre puissance destructrice. Ces trois corps planétaires avaient d’une manière ou d’une autre, la puissance brute d’un bastion spatial. C’était une menace sans précédent. Une force qui menaçait leur propre existence.

« On ne peut pas repousser notre responsabilité ! » La tête de Zeus se releva quand il exprima ses pensées.

Poséidon ne dit rien.

« Je ferai part de cette information à nos deux compagnons, et vous donnerai une réponse aussi rapidement que possible, » conclut Zeus.

« Très bien. Mais soyez rapides s’il vous plaît. » Piao Hong fit un signe de tête en direction de Zeus, et son aura roulante rouge ondula. N’ayant rien de plus à dire, elle disparut.

Zeus se tourna vers Poséidon, qui le regarda en retour. Ils savaient ce que pensait l’autre, et un consentement tacite fut trouvé. Une lumière brilla et, eux aussi, disparurent.

Lan Jue et Hua Li sortirent du simulateur et se firent face.

« T’en penses quoi ? » Les yeux de Hua Li étaient vivants d’incertitude.

« Il n’y a aucun doute que c’était une Gardienne, » marmonna Lan Jue. « L’information devrait être fiable. »

Le front de Hua Li se plissa, ajoutant une touche de mélancolie à ses jolis traits. « Ta réponse était trop rapide. Tout ça est … trop rapide. Et puis, pour quoi as-tu besoin de Fantastica Genetica ? »

« Les capacités de Tang Xiao sont déjà solides, » commença Lan Jue. « Il a commencé à débloquer son potentiel. Mais le talent génétique de Jin Tao est minuscule, et sans une sorte de catalyseur, j’ai peur qu’il ne passe jamais le troisième rang. Le seul moyen qu’il lui reste est fait de la main de l’homme. »

Hua Li leva un sourcil à son ami. « Tu comptes vraiment t’occuper de ces deux apprentis, hein ? »

Un sourire démoniaque s’étala sur le visage de Lan Jue. « T’as aimé ma petite blague ? »

« %!*$! »1 Hua Li présenta son majeur au nez de Lan Jue, son visage sombre.

La voix de Lan Jue intervint, calme et désintéressée. « Continue comme ça. Je prendrai une photo et l’enverrai à tes fans de DreamNet. Voyons ce qu’ils vont penser de leur héros. »

« A-Jue, » marmonna Hua Li. « Ça fait longtemps que je ne t’ai pas vu. T’es vraiment devenu un chieur ! »

« La première fois que j’ai rencontré Tang Xiao dans DreamNet, ce petit con m’a sorti la même comédie. J’ai tout juste réussi à gagner le combat. J’ai gagné grâce à l’oscillation, et c’est alors qu’il m’a supplié pour que je lui enseigne, et qu’on se voit. Je l’ai battu violemment pour soulager ma colère. »

« A-Jue, je viens de penser à quelque chose… »

« Hein ? » Lan Jue regarda Hua Li d’un air interrogateur.

La superstar ricana de manière sinistre. « Il y a des gens qui ne peuvent pas utiliser leur Discipline pour… diverses raisons. Moi aussi, je cherche un peu d’agitation. Qu’est-ce que tu penses que je devrais faire ? »

Le sourire auto-satisfait de Lan Jue disparut. « A-attends un peu que je finisse de parler. On devrait pas tabasser les gens comme ça, ce n’est pas bon pour nos facultés. J’ai utilisé l’électricité pour donner un petit choc au gosse, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il ait, en fait, un incroyable talent. Et même en évolution naturelle. »

« Évolution ? » Hua Li semblait soudainement faire attention. « C’est plutôt rare en effet ! Alors t’es en train de dire qu’il serait capable d’arriver au neuvième rang ? »

Lan Jue hocha la tête. « L’endurance du gamin est presque surnaturelle. Il n’a pas l’air de grand chose, mais il a le cœur d’un vainqueur. Il est aussi très intelligent. Il savait pertinemment pourquoi je le frappais ce jour-là, mais il était encore prêt à m’appeler professeur. Dans ses yeux, j’ai vu ce regard familier, la poursuite du pouvoir. La deuxième fois que je l’ai vu, quand il m’a accepté en tant que maître, j’y ai aussi vu de la sincérité. Je n’avais rien à faire, du temps libre à moudre. J’ai vu son talent, et ai décidé d’en faire mon élève. Mais l’endroit où il finira ne dépendra que de lui. »

« Et pour ce qui est de Jin Tao, il … m’a touché. Ce mioche timbré. Il ne prend absolument pas en compte le fait que son talent génétique soit quasiment inexistant. Mais son désir, son cœur dépasse ses capacités de deux-cents pour cent. Son désir a été étouffé pendant longtemps, il veut changer, et encore plus que Tang Xiao. Je dois garder un œil sur son tempérament. »

« T’as fini ? » Les bras de Hua Li étaient croisés sur sa poitrine. Il sourit à en décontenancer Lan Jue.

« Ouaip. D’accord, allons-y, j’ai besoin de boire quelque chose. T’as envie de quoi ? » Lan Jue se retourna calmement et se mit en route.

« Tout ce que je veux, c’est de ME DÉFOULER UN PEU ! »

« A-Li, ne sois pas comme ça ! »

« Je vais te défoncer jusqu’à ce que tu salisses ton pantalon ! »

« AAAHH… ! »

Une demi-heure plus tard.

« Tu veux lui dire, ou est-ce que je le fais, moi ? » Hua Li était assis sur le sol de la Joaillerie de Zeus, buvant une eau gazeuse.

Lan Jue était perché sur une chaise, massant tendrement son visage. Il n’y avait aucune marque, mais de son expression endolorie, on pouvait deviner le traitement inhumain qu’il venait de souffrir.

« Je vais le faire ! Je vais dire à mon frère que tu me fais du mal, hmph ! » Lan Jue cracha la menace.

Hua Li baissa les yeux vers son ami. « Aies un peu d’intégrité, mec. Ne va pas courir dans les jupons de ta famille comme un gosse. »

Lan Jue s’indigna. « Parce que taper sur les infirmes compte comme étant intègre ? Je suis blessé, et tu en profites un peu trop. »

Hua Li battit de ses longs cils. Ces beaux yeux bleu-ciel, pleins de joie, brillaient à son ami. « Mais ne suis-je pas en train de t’aider à aller mieux ? »

« Peux-tu m’aider avec la douleur dans mon cœur ?! »

Cela prit Poséidon par surprise, et son apparence joueuse se calma. « Vas-y, » dit-il. « Appelle-le. »

Lan Jue renifla une nouvelle fois pour appuyer son idée, puis entra un numéro dans son communicateur.

« Hm ? » La voix de Lan Qing leur parvint depuis son poignet. « T’as appelé ? »

Lan Jue lui transmit ce qu’il avait lui-même appris quelques instants auparavant de la Gardienne de DreamNet.

Lan Qing resta silencieux, écoutant Lan Jue attentivement. Il finit par parler. « Je connais les gardes de Dreamburgh. Si tu peux t’assurer de leur identité, alors ce qu’ils t’ont dit devrait être vrai. Et top secret. Je le laisserai savoir aux échelons supérieurs, et verrai si je peux être libéré. Pour ce qui est de la compétition, je suis partant. »

« Très bien, » dit Lan Jue.

« Comment tu te sens ? »

« Pas de problème. A-Li m’aide à aller mieux. Ça ne devrait pas prendre trop de temps avant que je revienne à la normale. »

« Bien. S’il n’y a rien d’autre, on a des trucs à faire. »

« Mn. »

Hua Li regarda l’échange silencieusement jusqu’à ce que Lan Jue coupe la connexion. Son front se plissa légèrement. « Si je ne vous connaissais pas encore, je ne devinerais jamais que vous êtes frères. Ça ne va toujours pas avec lui ? »

Lan Jue secoua la tête. « Je ne peux pas lui en vouloir… pour lui, dans son cœur, le devoir viendra toujours avant la famille. Mais cette fois, quand il est venu me voir, la haine était partie. »

Hua Li soupira. « En vrai, il se fait beaucoup de soucis pour toi. Après tout, tu es sa seule famille. »

« Ouais, ben… » Lan Jue fit un signe de la main ; comme s’il voulait balayer le sujet déplaisant.

Hua Li poursuivit. « Repose-toi pour le moment, puis on reprendra les soins. »

« D’accord. »

ζ

« Grand-mère Bess, je vous ai lavé vos habits. Ils ont été séchés, et je les ai rangés dans votre armoire. Je dois rentrer, mais faites attention à vous. Buvez de l’eau chaude.2 » Zhou Qianlin déroula ses manches, souriant poliment à la vieille dame perchée sur le côté du lit.

Elle semblait avoir un âge particulièrement avancé, avec une tête pleine de longs cheveux blancs qui lui arrivaient aux épaules. Sa blouse rose était accompagnée d’un chouchou rose qui nouait ses cheveux en arrière. En dessous se trouvait une chemise rose. Son pantalon était noir.

Elle était particulièrement fine, et le contour de ses os était clairement visible. Mais ses deux yeux verts étaient clairs et brillants, sans aucune once de confusion. Elle regardait tranquillement par la fenêtre, ses pensées demeurant un mystère.

« Je vais y aller, Grand-mère Bess. » Zhou Qianlin approcha une petite couverture, la drapant sur les genoux de la vieille dame. Elle se leva alors tranquillement et partit.

Quand la porte se ferma, la vieille femme se retourna pour regarder l’endroit où Zhou Qianlin venait de se tenir. Elle resta silencieuse, mais ses yeux clairs brillaient d’émotion. Elle leva le bras droit, et ses doigts squelettiques s’étendirent. Les ongles sur chaque doigt brillaient comme du cristal, et de leurs bouts sortirent de soyeux fils de lumière rouge. Doucement, ils s’amoncelèrent, s’entortillèrent, jusqu’à former une silhouette familière : celle de Zhou Qianlin, remarquablement vraisemblable.

« Vas-y ! » Ordonna la femme. Un instant plus tard, le contour rouge brillant disparut sans laisser de traces.

La femme retourna ses yeux clairs sur le monde hors de sa fenêtre. Soudain, ces yeux verts se floutèrent, semblant distants, comme s’ils revivaient un vieux souvenir.

  1. NdTFR : c’est la traduction exacte ^^
  2. NdTEN : ‘Boire de l’eau chaude’ est un phénomène culturel chinois qui veut que littéralement tous les maux du monde peuvent être soignés en buvant de l’eau chaude. Un rhume ? Eau chaude. Hémorroïdes ? Eau chaude. Lupus ? SIDA ? Cancer ? Accident de voiture ? Eau chaude. Toujours pas mieux ? Il vous faut évidemment plus d’eau chaude.
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