skip to Main Content
Menu

Chapitre 115 – Dreamburgh

Traducteur en Français : Arpakshaad
Checkeuse : Miss X

Chapitre 115 - Dreamburgh

« Hein ? » En entendant la voix de Hua Li, Chu Cheng ne peut s’empêcher de sonner surpris. « Eh bien, t’es arrivé rapidement dis donc. »

La voix de Hua Li reprit cette qualité distinctement féminine qu’il affectionnait. « Bien sûr ! Mon affection pour A-Jue ne fait aucun doute ! »

« Ugh, par la… Arrête un peu, tu veux ? Ton intégrité se roule déjà dans la poussière. » Répondit Chu Cheng, sa voix agacée.

« Arrête les conneries, » dit Hua Li dont la voix était redevenue normale. « Si tu n’as rien de mieux à faire, ramène tes fesses. On ne va pas au Château tout de suite, A-Jue n’est pas tout à fait au meilleur de sa forme. Sans oublier que dans environ un mois, les gens du Pape vont se ramener sur Skyfire. »

« Bien reçu. Je serais arrivé d’ici-là. A-Jue, prépare une bouteille de brandy. » La voix de Chu Cheng résonnait dramatiquement.

« Chengcheng, viens viiiite ! » Roucoula cette jolie voix au poignet de Lan Jue.

« Ugh, erg… J-J’ai des trucs à faire. À plus. » La connexion s’interrompit.

Lan Jue se frotta le front. « Celui-là… Je suppose qu’un chien ne peut pas arrêter de bouffer de la merde1. Je suppose qu’un punk continuera de se comporter comme un punk. »

La voix de Hua Li était indignée. « Et le culot, de dire que je n’ai pas d’intégrité ! Comme s’il pouvait parler, lui. Je vais lui botter le derrière ! »

« Et bien, il sera bientôt là, » dit Lan Jue, rassurant son ami en lui posant une main sur l’épaule.

Hua Li lui lança un regard. « Très bien. Je vais commencer par m’occuper de toi, ensuite, je lui montrerai. Je lui ferai voir à quoi ressemblent ses boyaux. »

Un sourire étrange traversa le visage de Lan Jue et il hocha. « Ok ! »

Il n’y avait que cinq simulateurs, mais ils étaient tous haut de gamme. Après tout, la Joaillerie était un des magasins qui gagnait le plus de l’Avenue. En vérité, Lan Jue lui-même ne savait pas combien ils gagnaient, pas après qu’il ait délégué la gestion du magasin. Il laissait cela aux demoiselles.

Les jeunes hommes choisirent un simulateur chacun et montèrent dedans.

ζ

« Qianlin, tu veux que je te raccompagne ? Tu vas mieux ? » Richard lui parlait poliment en marchant à côté d’elle. Ils marchaient lentement sur le campus.

« Je vais bien, » répondit Qianlin tièdement.

Richard la regarda, surpris. « Mais quand je suis venu te voir hier avant dîner, tu m’as dit que tu étais trop malade pour nous rejoindre ? »

Qianlin s’arrêta, se retourna et fixa Richard des ses jolis yeux bleus. « Richard, tu ne comprends vraiment pas, ou tu le fais exprès ? Je ne veux plus te voir. C’est. Fini. Même s’il vaut mieux dire que nous n’avons même jamais commencé. »

Richard sembla comme frappé par un marteau. « Mais tu es ma fiancée, » dit-il amèrement.

Zhou Qianlin hésita, mais après un moment, prit sa décision. La détermination la remplissait alors qu’elle s’approcha de Richard.

Le visage de Richard s’illumina. Jusqu’à ce qu’il entende ce qu’elle avait à dire.

« Ce jour-là… L’homme qui m’a prise de notre mariage… il a fait ce qu’il voulait avec moi. »

Si Richard avait été frappé par un marteau avant, cette fois, c’était une bombe. Tout son corps tremblait, mais il semblait figé sur place.

« Je suis navrée. Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi. » Zhou Qianlin recula de quelques pas avant de se retourner et de s’en aller.

Tang Mi avait été à ses côtés tout du long. Même si sa voix avait été basse, elle avait quand même tout entendu.

« Qianlin… Ça ne peut pas être vrai, si ? Toi et Zeus avez vraiment … »

Elle n’émit pas un son de plus, et se contenta d’accélérer son rythme. Tang Mi était arrivée, et se tut alors qu’elle accélérait pour la rattraper.

Après plusieurs longs moments, regardant les deux filles s’en aller, les mains de Richard se serrèrent à en faire blanchir ses phalanges. Cette journée était encore claire dans son esprit, comme si cela avait été hier. C’était le jour le plus honteux de sa vie, apporté par cet homme au masque d’or. Sa voix résonnait encore dans ses oreilles. « Je suis ZEUS ! »

Tang Mi ne dit rien avant qu’elles n’arrivent aux portes de l’école. « Qianlin, ce que tu viens de dire à Richard. C’était juste pour qu’il arrête ou c’était vrai ? »

Qianlin laissa sa tête tomber, et quand elle parla, sa voix était basse. « Petite Mi, tu sais que je suis vraiment désolée pour Richard en vrai. Avant, quand j’ai accepté ses avances, je croyais que c’était un tombeur. Puis, quand j’ai vraiment appris à le connaître, j’ai découvert que c’était un homme bien. Malheureusement, ça ne pourrait jamais marcher. Il vaut mieux une douleur forte pour peu de temps, qu’une douleur sourde pour toujours. »

Tang Mi cligna de ses grands yeux. « Mais ce n’est pas ça mon problème ! Ce que je veux savoir c’est si toi et Zeus l’avez VRAIMENT fait, comment était-il ?! Est-il aussi bon amant que mercenaire ? Présente-le moi. Je sais qu’on est sœurs, mais on gardera la compétition juste. »2

Zhou Qianlin se retourna si vite que ses cheveux s’envolèrent. Ses yeux bleus étaient meurtriers.

« Eh… bien, je … Je vais y aller. » Tang Mi se retourna et fuit.

« Arrête-toi tout de suite ! »

ζ

DreamNet. Dreamburgh.

Les cieux étaient un arc-en-ciel de couleurs. Tout ressemblait à un conte de fées, comme un rêve. Les immenses bâtiments brillaient d’un faible blanc-titane, impeccables, sans défaut. C’était un monde de paix et de tranquillité, confortable. De douces brises poussaient de paresseux nuages qui nageaient dans le ciel arc-en-ciel au-dessus. Un léger parfum dansait dans le courant, mais plus que cela, c’était l’humidité rafraîchissante qui vous purifiait le corps et l’esprit.

« Ça fait longtemps que je ne suis pas venu ici. À chaque fois, c’est comme si j’étais coincé entre le rêve et la réalité. »

C’était un homme grand et fin qui avait parlé. En robes d’or, cheveux d’or et masque d’or. Un unique mot flottait au-dessus de sa tête, presque transparent : Zeus.

« Ouais ! Ça fait un bail. Ça doit faire plus de trois ans que tu n’es pas venu au Sanctuaire. Si tu avais attendu plus longtemps, ils t’auraient probablement expulsé. »

Le compagnon de Zeus lui ressemblait, grand et fin. Ses robes étaient bleues foncées, et étaient brodées comme de l’eau en mouvement. Ses longs cheveux bleus tombaient derrière lui comme s’ils avaient une vie propre. Son masque était en argent. Le nom au-dessus : Poséidon.

Dreamburgh était un endroit spécial de DreamNet. Presque tout DreamNet avait un endroit qui lui correspondait dans le monde réel, et était en général aussi vivant. Seule une petite poignée de personnes avaient les qualifications nécessaires pour entrer dans ce grand endroit isolé du réseau.

Ici, les meilleurs services de DreamNet étaient disponibles. La plupart étaient compatibles avec le vrai monde du dehors. Ici, il y avait des enchères de gemmes de rang S, ou des plans pour des méchas très hauts de gamme, des choses presque inimaginables à l’extérieur. Ils pouvaient être trouvés ici.

C’était bel et bien un endroit sélectif, réservé à quelques personnes spéciales. Les dieux eux-mêmes.

Les pilotes de rang Dieu se tenaient au sommet du monde du pilotage. Le statut était aussi valable dans DreamNet. Pour chaque pilote, c’était un honneur de venir ici. La possibilité d’en faire partie rendait tout futur combat simulé inutile. Le plus important était l’échange entre deux pilotes de même calibre.

Chaque pilote était connu ici par son surnom. Personne ne connaissait leur identité sous leur masque. Cela, aussi, n’était pas insignifiant. Ici, c’était le territoire des dieux. C’était ici qu’ils s’entraînaient, leur permettant d’avoir les qualifications nécessaires pour atteindre le haut de la pyramide.

Il fut un temps où les Quatre Divins Monarques étaient les rois parmi les rois ici, connus et reconnus. Ils avaient même eu une série de cent victoires à la suite en combat à cinq contre cinq, juste eux quatre. Même aujourd’hui, le record n’avait pas été battu.

Il y avait évidemment des inégalités. Les pilotes de rang Dieu du vrai monde et ceux de DreamNet n’étaient pas les mêmes. Ici, les membres n’étaient que des pilotes : aucune Discipline n’était utilisée. Les pilotes du vrai monde étaient une combinaison de gemmes de pouvoir, de Talent et de capacité personnelle.

Encore aujourd’hui, tous les jeunes pilotes rêvaient d’entrer un jour dans Dreamburgh. Pour eux, c’était le Valhalla.

Cela faisait vraiment une éternité depuis la dernière visite de Lan Jue. Si longtemps, en fait, que s’il avait été un citoyen lambda, il n’aurait plus eu le droit de rentrer. Mais Zeus n’était pas un citoyen lambda. Il n’y avait pas une personne qui ne le connaissait pas, au moins de réputation. Ici, dans le sanctuaire, trois listes différentes de classifications arboraient son nom, et il était dans les dix premiers de chaque.

Le Sanctuaire était un endroit pour que les pilotes de plus haut rang puissent se rencontrer et comparer leurs notes. Il y avait une liste de chaque participant. Le contenu de la liste était connu de tous dans DreamNet, transmis de bouche à oreille.

Dire qu’il n’y avait qu’une seule liste serait faux. Il y en avait en fait plusieurs : une pour les hommes, pour les femmes, un classement par capacités de combat, ratios de victoire, et ainsi de suite. Mais parmi celles-ci, il y en avait une qui parlait plus, et à laquelle la plupart adhérait. C’était l’Analyse de la Compréhension de Pouvoir. Elle avait le dernier mot quand il s’agissait des capacités des pilotes du Sanctuaire. Surtout la vitesse manuelle.

Il était bien connu que la manipulation d’un mécha était une combinaison de commandes mentales et de mouvements physiques. Plus haut était votre rang, plus grand était votre contrôle. Ainsi, la vitesse manuelle était un facteur important à connaître.

La plupart des gens qui regardaient la liste avait la même réaction : inhumain !

Il y avait aussi le classement des Équipes Divines. Une unité normale de méchas comprenait cinq membres, mais c’était quelque chose de difficile pour des pilotes de ce niveau. En fait, le nombre effectif d’équipes de ce niveau était très faible. Une petite centaine dans tout DreamNet. Faire partie d’une équipe était synonyme de faire partie des meilleurs parmi les meilleurs.

Le nom de Zeus était sur chacune d’entre elles.

Classement d’Équipes Divines : Les Quatre Monarques. C’était comme cela qu’ils s’étaient fait connaître, et qu’ils avaient gagné leur surnom.

Classement de vitesse manuelle : Zeus était quatrième. Il comptait le nombre de commandes exécutées en une courte période de temps. À côté de son nom, on pouvait lire 87.

Ce que cela voulait dire, c’était qu’il pouvait exécuter quatre-vingts sept commandes en une seconde. C’était un nombre qu’il devait maintenir pendant une minute entière pour qu’il soit comptabilisé.3

  1. NdTFR : C’est la traduction littérale du chinois (qui a été gardée telle quelle par le traducteur anglais parce qu’il trouvait ça trop bien et je suis assez d’accord. En gros c’est le même adage français que « on ne se refait pas »
  2. NdTEN : Lol
  3. NdTFR : donc si vous faites le calcul, ça veut dire qu’il peut faire 5220 APM (Actions Par Minute). Pour vous donner un ordre de grandeur, les meilleurs e-athlètes coréens tournent à 400APM, et le plus haut que j’ai trouvé, c’est 818APM. Alors 5220 APM, c’est juste inhumain x)
Cet article comporte 7 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Contenu protégé
Back To Top