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Chapitre 7 – Leng Lingxi


Source : Version anglaise

Traduit par : Kayorko
Vérifié par : Zareik


SKYFIRE AVENUE – CHAPITRE 7


      Noir comme la nuit et infini. L’univers.

Mais, même dans l’univers le plus sombre, parfois, des visions d’extrêmes beautés pouvaient être aperçus. Un exemple avait justement lieu à ce moment !

Un trait de lumière argenté fendait l’espace noir du vide.

C’était un vaisseau spatial. Un vaisseau spatial de passagers comme on en voyait souvent dans la Nouvelle Ère, aussi connu sous le nom de navette interstellaire. Il faisait 534 mètres de long et 168 mètres de large. Il était blanc ; de la couleur de l’Alliance du Nord, le plus puissant des trois grands pouvoirs ayant émergés après le début de la Nouvelle Ère.

Cette navette interstellaire était capable de simultanément transporter des passagers ainsi que des biens en grande quantité. Elle avait un itinéraire prédestiné. Elle passait à travers les trous de ver sûrs découverts par l’humanité cents ans plus tôt et qui avaient mené à la situation actuelle.

Pas loin, une énorme planète était visible. C’était la capitale de l’Alliance du Nord, la planète de Luo. C’était une planète administrative qui était bien plus large que la planète Skyfire et dont la moitié de la surface seulement était viable pour les humains.

À l’approche de sa destination, la vitesse de la navette interstellaire diminua pour préparer son entrée dans l’atmosphère de la planète de Luo.

Sa vitesse ne pouvait pas être trop rapide lors de son entrée dans l’atmosphère. Elle courait, en effet, sinon le risque d’entrer en fusion et d’exploser lors du changement des conditions atmosphériques.

Juste au moment où la navette interstellaire descendit à approximativement trois fois la vitesse du son, l’espace vide, à sa droite, se distordit soudain et une ombre apparue avant de s’attacher silencieusement à elle.

Étonnamment, la navette interstellaire n’eut aucunes réactions. Ses radars sensitifs semblaient avoir été complètement incapables de sentir la présence et l’arrivée soudaine de cette ombre.

À ce moment, la navette fut traversée d’une importante secousse. Son côté droit révéla de fines traces d’éclairs électriques bleus et le vaisseau se mit à trembler violemment.

*DIIII ! DIIIIIII ! DIIIIII !*

À l’intérieur de la navette interstellaire, des klaxons d’avertissements se mirent à retentir !

*****

Bosen était pilote depuis plus de trente ans et avait effectué plus de cent mille heures de pilotage dans sa vie. C’était un vieux pro. En entendant le klaxon d’avertissement, il attrapa le communicateur du vaisseau d’une manière calme et décontractée.

      – Votre attention s’il vous plaît. Nous vous demandons de bien vouloir regagner vos sièges et d’attacher vos ceintures de sécurité. Nous avons rencontré de l’électricité statique dans l’atmosphère et nous allons faire une courte pause ici. Tout ceci va être très vite terminé. S’il vous plaît, n’utilisez pas encore les procédures de réveil des passagers qui sont dans le sommeil profond.

Le jugement du capitaine Bosen se révéla exact. Quelques minutes plus tard, les vibrations de la navette interstellaire s’arrêtèrent et tout retourna à la normale.

La plupart des navettes interstellaires telle que celle-ci, avaient environ 70% de son espace réservée pour le transport de marchandises. Seul l’espace restant était pour les employés et, bien sûr, les passagers des cabines.

Les cabines des passagers étaient divisées en trois types. Les cabines de première classe, de classe moyenne et de classe économique ; qui était aussi connue sous le nom de cabines pour les roturiers.

Ces trois différents types de cabines avaient naturellement des prix astronomiquement différents et chacun avait leurs propres services.

Les personnes logées dans les cabines de classe roturière avaient un mètre carré d’espace personnel, un simple siège et étaient attachés sur place par des liens métalliques, comme s’ils étaient enchaînés pour être punis. Lorsque le vaisseau voyageait à la vitesse de la lumière, le seul support pour leurs têtes durant le sommeil profond était un casque qui ne pouvait définitivement pas être décrit comme confortable.

Les cabines de classe moyenne étaient légèrement mieux. Elles permettaient au moins aux personnes de s’allonger tout en portant le casque. Ainsi, lors de leur réveil, ils se sentaient, au moins, moins misérables que les personnes des cabines économiques qui, eux, se réveillaient avec des corps courbatus, comme s’ils venaient de se faire passer à tabac.

Quant aux cabines de première classe, elles ne pouvaient être décrites qu’en utilisant le terme « luxueuses ». Douze mètres carrés. Toutes comportaient une couchette confortable et un siège luxueux qui pouvait être soit mis en position assis ou incliné ainsi qu’une douche et un vestiaire.

Lors de leurs voyages interstellaires, non seulement ces voyageurs recevaient le meilleur repos mais, plus important, ces couchages étaient aussi équipés de liquide nutritionnel permettant à leurs corps de rester dans un état de conversation d’énergie, au point qu’au réveil, leur fatigue était grandement diminuée. Après tout, la plupart des longs trajets prenaient au moins un mois. Comparées aux cabines des roturiers qui finissaient le voyage avec une dizaine de kilos en moins, les cabines de première classe aidait leurs voyageurs à rester au mieux de leur forme.

Le prix d’une telle cabine était toutefois dix fois plus important que celui d’une cabine de classe moyenne et cent fois plus important que celui d’une cabine de roturier !

C’est pourquoi la plupart des navettes interstellaires standard n’avaient généralement qu’une trentaine de cabines de première classe de disponibles. Après tout, très peu de personnes étaient prêtes à payer un prix aussi astronomique. Les cabines de classe moyenne étaient largement suffisantes pour satisfaire les besoins de la plupart des personnes ordinaires qui voulaient seulement que leurs corps ne soient pas abîmés pendant le trajet.

*****

Leng Lingxi, actuellement en cours de processus de réveil, s’éveillait lentement de son profond sommeil.

      – Uhhh… quel merveilleux sommeil, murmura-t-elle avant de regarder à travers son masque pour trouver le bouton vert qui ouvrait et fermait sa cabine. D’une poussée, la coque, au-dessus de sa couchette s’ouvrit.

Leng Lingxi s’assit au milieu du fluide nutritionnel visqueux, révélant ses tendres et voluptueuses courbes. Elle retira le masque de son visage et prit une profonde inspiration. Instantanément, elle sembla rassurée. Elle se mit alors à frotter le liquide de ses bras pour le retirer, un air de dégoût visible sur son visage.

      – Dormir dans une cabine de première classe est confortable, mais ces liquides nutritionnels sont vraiment désagréables. Ne peuvent-ils pas améliorer ça pour que ça ressemble à de l’eau claire ?

Leng Lingxi sortit de sa couchette puis alla rincer le reste du liquide nutritionnel sous la douche avant d’enfiler une tenue propre. Elle se sentit immédiatement bien mieux.

Elle fit quelques mouvements d’étirement puis marcha vers son siège tout en ouvrant sa cloison.

La cloison à côté d’elle s’ouvrit lentement avec un doux son métallique avant de révéler le couloir ainsi que la scène extérieure.

      – Tiens, quelqu’un a été plus rapide que moi ? Leng Lingxi regarda avec surprise en direction de la cloison sur sa droite. Elle était aussi ouverte et quelqu’un était assis dans le siège.

C’était un jeune homme aux cheveux bruns, courts, habillé de vêtements d’exercices bleus foncés.

      – Quelqu’un en première classe qui porte des vêtements de sport ? Cette découverte piqua la curiosité de Leng Lingxi. C’était la première fois qu’elle voyait un tel passager en première classe. Généralement, la plupart des personnes étaient en costume ou en habits chics afin d’être prêts à travailler dès leur arrivée.

Leng Lingxi, elle-même, était une exception puisqu’elle portait aussi un ensemble de vêtements blancs de sport. C’est pourquoi, cette seconde exception avait piqué son intérêt.

      – Bonjour, comment allez-vous ? Je ne me rappelle pas vous avoir vu lorsque nous avons embarqués.

Un léger sourire apparu sur le visage du jeune homme. D’une manière très « gentleman », il la salua de la tête.
       – Salutation, belle demoiselle.

Quelle élégance. Il ne semble ni faire semblant ni être prétentieux.
      – Découvrir un tel gentleman à mes côtés lors de mon réveil est définitivement un joyeux événement. Mon nom est Leng Lingxi.

Le jeune homme semblait avoir été quelque peu intrigué par le sous-entendu ambigu de ses mots. Ses lèvres formèrent un sourire.
       – Tout le plaisir est pour moi. Je m’appelle Zeus !

 *****

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Cet article comporte 3 commentaires
  1. Eyeup , j’viens de découvrir skyfire avenue . C’est super sympa , juste pour vous signaler que au 6ème paragraphe, dernière ligne, le terme  » viable  » conviendrait peut-être mieux que  » vivable  » ^^ . Enfin je sais pas :p c’est une pensée qui m’a traversé l’esprit sur le coup x) .

    1. Ça me fait plaisir que ça te plaise.
      Je viens de changer ça, merci ! 🙂 (on avait pas eu de check avant les chaps 20 donc il doit y avoir quelques coquilles de temps en temps malgré les relectures)

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