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Chapitre 65 – La Boutique du Gourmet


Source : Version anglaise

Traduit par : Arpakshaad
Checké par : Ptit Lu


SKYFIRE AVENUE – CHAPITRE 65


 

Veste de dîner élégante, jupe blanche jusqu’aux genoux, tout dans la même teinte, le tout de très haute qualité. Son joli visage était surligné par ses soyeux cheveux noirs, et ses yeux bleus – la couleur de la mer – brillaient. Elle ressemblait à une peinture, belle et émouvante.

« Pas mal. » Lan Jue hocha en signe d’appréciation.

Le visage de Zhou Qianlin rougit. Aucune jeune femme ne pouvait résister à de beaux habits. « Merci. »

« Tu es jeune. Il ne faut pas ajouter d’accessoires comme des bijoux, ce serait trop fantaisiste. Un simple collier suffira. » Lan Jue sourit doucement.

Elle secoua la tête. « Les bijoux ne m’intéressent pas. »

« Les bijoux sont les meilleurs amis d’une femme. En porter ne fait pas juste montre de richesse et de luxe, mais déclenche ta propre beauté naturelle. Tu portes un décolleté en V. Il n’est pas profond, mais il requiert un collier. Cela surlignera ton teint, et augmentera d’autant plus le caractère dont tu émanes. »

« Je suppose que je peux en mettre un alors. » Zhou Qianlin fouilla dans son sac pour sortir une petite poche. Elle l’ouvrit et en sortit la gemme d’Appel d’Esprit que Lan Jue lui avait donné précédemment.

Lan Jue parut surpris. « Moi qui t’avais préparé un joli collier en saphir. »

« Pas besoin, je vais mettre ça » insista-t-elle.

« Très bien. »

« Aide-moi à le mettre. »

Lan Jue prit le collier et se positionna derrière Zhou Qianlin. Il passa le collier autour de son cou et le referma.

Il était simple, sans ornements, ni en métal, ni en pierres précieuses. La gemme d’appel d’esprit elle-même émettait une douce lumière jaune, mais elle ne choquait pas. Elle ajoutait la touche finale, surlignant le tempérament simple et pur de Zhou Qianlin.

« Allons-y. » Lan Jue offrit son bras droit, et Zhou Qianlin répondit en passant sa main autour de son coude. Ils poussèrent la porte et sortirent.

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« Je ne savais vraiment pas qu’Héra avait une petite sœur, » disait Ke’er. Elle tourna la tête quand Xiuxiu n’offrit aucune réponse.

La mince forme de Xiuxiu, penchée sur le comptoir, sursauta.

« Xiuxiu, qu’est-ce qu’il y a ? » Ke’er se dépêcha à son côté.

« Je vais bien, » répondit-elle, même si sa voix était rauque.

La compréhension traversa Ke’er quand elle regarda sa collègue. « Tu t’inquiètes pour le boss et mademoiselle Zhou. Elle n’est pas Héra ! N’y pense pas trop. »

Xiuxiu secoua doucement la tête, s’asseyant un peu plus droit. Elle frotta une larme qui avait commencé à couler le long de sa joue. Mais ça ne cacha pas ses yeux qui devenaient rouges.

« Mais elle est exactement pareille. »

Ke’er lui parla doucement. « Mais ça n’en fait pas Héra pour autant. Penses-y. Sa voix, son caractère, ses manières sont tous différents. Sans parler du fait qu’elle est plus jeune. Mais je ne sais pas pourquoi le boss l’a trouvée. »

Xiuxiu secoua la tête bêtement. « Je suis désolée Ke’er. Je pense trop. »

Ke’er enroula ses bras autour de Xiuxiu et lui fit un câlin. Elle soupira en continuant. « Xiuxiu, je voulais te dire… quand le boss nous regarde, on peut voir à chaque fois à quel point on compte pour lui ! »

Xiuxiu releva la tête, et la tendre lumière habituelle de ses yeux fut amoindrie par un torrent de détermination.

ζ

Si quelqu’un voulait chercher la construction la moins impressionnante de Skyfire Avenue, ce serait probablement la vieille boutique chinoise avec ses portes sculptées violettes.

On ne pouvait pas vraiment la qualifier de boutique. Seule une petite minorité des habitants de Skyfire savaient que ce bâtiment-là possédait les meilleurs plats de la planète. C’était, après tout, la boutique personnelle du Gourmet, interdite au public.

Le magasin ici sur l’Avenue et son homologue sur les Sous-Sols de Skyfire se ressemblait autant que des pommes et des huîtres. Alors que celle-ci était petite et étroite, celle du Sous-Sol n’était pas moins grande que la pharmacie du Gardien – qui elle, servait la quasi-totalité des visiteurs de Skyfire. Cet endroit servait simplement au Gourmet à entretenir ses amis.

Lan Jue tira sur la porte et fit signe à Zhou Qianlin d’entrer.

En entrant, Qianlin fut assaillie par un parfum particulier. Il était âcre, mais unique. Il lui fit presque tourner la tête.

Une grande et simple table en bois s’étendait le long de la pièce, cinq personnes y étaient assises. Alors qu’elle entrait, toutes les paires d’yeux se tournèrent vers elle.

Zhou Qianlin se sentit pauvre sous leur regard, mais chacun se leva poliment pour la saluer. Ils hochèrent et saluèrent gentiment et respectueusement.

Lan Jue entra à ce moment-là, et se tint à côté d’elle. « Quand il y a de la bonne nourriture, aucun de vous ne perd de temps ! Les introductions, voici mon amie Zhou Qianlin. »

« Bonjour à tous, » salua-t-elle avec un petit sourire, acquiesçant à ceux qui étaient là.

Lan Jue montra le plus éloigné, habillé méticuleusement avec une tête aux cheveux d’argent. « Voici le Maître des Vins, qui tient la Cave Gothique sur l’Avenue. »

« Enchantée, » dit-elle à nouveau poliment.

« Bienvenue, jolie demoiselle. » Le Maître des Vins s’avança, et conformément à la coutume noble, il se pencha pour déposer un baiser sur sa main.

Lan Jue continua, indiquant un homme grand et bien bâti dans la quarantaine. Il se tenait une bonne tête au-dessus de tout le monde, et sa chemise blanche était étirée autour de son corps bien bâti. Il avait un visage buriné, une peau bronzée, et une barbe bien sculptée.

« Voici notre Mécanicien. On l’appelle aussi le Forgeron. »

« Bonjour, » dit-elle gracieusement.

Le Forgeron bouillonna de rire. « C’est la première fois que le Maître des Joyaux ramène quelqu’un, bienvenue ! » Il ne s’avança pas, mais à la place fit un aimable signe de tête.

« Voici notre Maître des cafés. »

« Et notre Couturière. » Lan Jue indiqua l’autre femme présente à part Zhou Qianlin.

La Couturière était elle-même une belle femme, de taille moyenne avec de longs cheveux bruns. Elle portait un simple chemisier blanc, les manches roulées jusqu’aux coudes et une jupe noire serrée.

Ses yeux se mirent à briller aux introductions. « Qianlin, tu es vraiment superbe. Je dois te faire des habits. »

Zhou Qianlin ria joliment. « Merci beaucoup, mademoiselle Couturière. »

« Si tu veux bien t’asseoir, » dit Lan Jue, lui tirant une chaise libre.

Zhou Qianlin hésita. « Mais tu n’as pas présenté quelqu’un. »

« Celui-là n’a pas besoin d’être présenté, » dit Lan Jue normalement, « afin de nous éviter le raffut. »

« Maître des Joyaux ! Mon meilleur ami ! » Une voix agitée bouillonna de l’autre bout de la table, un homme pâle avec une expression indignée. Sa voix était étouffée par la sucette collée dans sa bouche.

Il se leva et se dirigea vers Zhou Qianlin, son expression adoptant un grand sourire. Il se mit à parler assez rapidement pour étourdir Zhou Qianlin. « Bonjour jolie demoiselle, je suis universellement le plus populaire et le plus sage parmi nous. Tu peux m’appeler le Comptable ! As-tu un petit ami ? Ce ne peut être ce Maître des Joyaux, si ? Ne te fais pas avoir par sa finesse, à l’intérieur, il est tout pourri. Un plébéien normal. Mais moi, je suis le jeune avec plein de potentiel ! »

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