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Chapitre 55 – Petite Fille Elfe


Source : Version anglaise

Traduit par : Arpakshaad
Checké par : Ptit Lu


SKYFIRE AVENUE – CHAPITRE 55


« T’es en train de me dire que t’es mon grand frère… » Tang Mi regarda, surprise, le visage enflé comme un cochon.

Tang Xiao grimaça. « Aie un peu de compassion, tu ne penses pas ? »

« Tu veux que je sois compatissante ? » Crache Tang Mi. « Je t’ai appelé pour que tu t’occupes de ce Nooblet, et à la place tu m’appelles sur communicateur pour que je vienne te sauver. Qu’est-ce que tu faisais d’ailleurs, à laisser quelqu’un t’enfoncer ton visage de cochon ? »

Tang Xiao releva le torse et, ravalant la douleur de son corps, parla avec fierté. « Tu ne comprends pas. Je cultive mes pouvoirs. Tu comprendras plus tard ! »

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« Tu ne comprends pas ! » Jin Tao dit à une Jin Yan visiblement paniquée.

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« Si tu racontes à quiconque ce qu’on fait ici, tu peux oublier la cultivation. Et n’essaie même pas de venir me chercher. » Prévint Lan Jue.

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Lan Jue avait du mal à imaginer comment cet hôpital avait fait pour devenir aussi délabré. C’était un bâtiment en pierre minable et assez simple, avec du fer décoratif rivé au bois des fenêtres. Cela devait être un des styles d’architecture les plus vieux de la Planète Skyfire.
Un crucifix en néon vert distinctement moderne clignotait au-dessus de la grande porte. La lueur verte vacillante irradiait autour de la croix comme un halo, parfois là, parfois non. On la distinguait quand même d’une certaine distance.

Lan Jue arrêta sa bicyclette. « Tu es sûre que c’est le bon endroit ? »

Zhou Qianlin répondit en descendant du siège arrière du vélo et en se dirigeant sans un mot vers l’hôpital.

Il tira le vélo sur le côté et entra après elle. Après tout, c’était son devoir en tant que garde du corps.

L’odeur de liquide désinfectant l’enveloppa en entrant l’hôpital. Cette manière de nettoyer low-cost n’était plus que rarement vue dans les trois alliances.

Toutes les installations qu’il croisa semblaient excessivement usées, à l’exception des blouses des quelques docteurs ou infirmières.

Néanmoins, l’hôpital accueillait quand même beaucoup de patients. Ils étaient tous habillés simplement, sans exception, certains vêtements aussi usés que le bâtiment dans lequel ils se trouvaient.

C’était un hôpital de quartier pauvre. Lan Jue le savait avant même d’y avoir posé le pied, parce que l’Hôpital de Grâce était en plein milieu du ghetto le plus connu de Skyfire.

Ce qu’il ne comprenait pas, c’était pourquoi Zhou Qianlin voulait venir dans un endroit pareil. Regardant la silhouette se déplaçant habilement devant lui, il était évident que ces lieux lui étaient familiers.

Zhou Qianlin ne s’arrêta pas, s’enfonçant au cœur de l’hôpital. Elle continua jusqu’à ce qu’elle passe une simple porte en bois.

Ils entrèrent dans un plaisant petit jardin botanique, pas plus de deux cents mètres carrés. La végétation n’avait rien de particulier ou de rare, mais elle était vibrante et bien entretenue. Du vert vivant vous emplissait les yeux, et le parfum frais était revigorant. Une vingtaine de personnes âgées se tenaient debout ou assises au milieu de la flore.

Quand Zhou Qianlin entra, toutes les paires d’yeux jaunies, et enrhumées se tournèrent vers elle. Leurs visages s’illuminèrent, leurs sourires approfondissant les rides de chacun d’entre eux.

« Linlin* ! » Une vieille femme ridée habillée de gris sourit à Zhou Qianlin et lui fit un faible signe de la main.

Zhou Qianlin se hâta aux côtés de la dame, un sourire radieux éclatant sur son visage.

« Grand-mère Meng ! Pourquoi êtes-vous assise sur ce banc en pierre sans coussin ? Vous ne devez pas laisser vos jambes attraper froid. » Zhou Qianlin s’agenouilla devant la vieille femme et lui prit la main, un regard de légère réprimande sur le visage.

Mamie Meng eut un petit rire. « Ce n’est rien, ce n’est rien. La météo est plutôt bien aujourd’hui. Je n’ai pas froid du tout. Tiens, j’ai eu ça spécialement pour toi. Mange vite tant que c’est frais. » Alors qu’elle parlait, elle mit sa main tremblante dans sa poche, y extrayant une pomme. Elle la passa à Zhou Qianlin.

La peau de la pomme était déjà toute ridée, mais le sourire de Zhou Qianlin était large et authentique. « Merci Mamie* Meng. Oh, elle sent bon, » dit-elle en la prenant dans la main.

Elle ignora l’extérieur ridé et poussiéreux de la pomme et mordit à pleines dents.

Les autres occupants du jardin avaient commencé à s’approcher.

« Petite Linlin, viens voir grand-père. Tiens, je t’ai apporté du pain. »

« Ne t’occupe pas de ce pain. Tiens, Linlin, voilà du thé que mon petit-fils m’a apporté. Je savais que tu venais aujourd’hui alors je t’ai préparé une tasse, encore chaude. Tiens, prends une gorgée, arrose un peu ta gorge. »

« Linlin, je t’ai apporté ça… »

La quasi-totalité de la vingtaine de patients amena quelque chose à Zhou Qianlin. Elle prit chaque présent tour à tour, complimentant le donneur, et regardant chaque cadeau comme s’il était un bien précieux.

Lan Jue se tenait debout non loin, regardant silencieusement devant lui. Il ressentait fortement la chaleur et l’amitié des vieux patients alors que Zhou Qianlin mangeait leurs cadeaux et leur faisait un câlin en retour.

Pourquoi ? Quelle relation ont-ils avec elle ? Quel est cet endroit ?

Une vieille voix tremblotante interrompit ses pensées. « Êtes-vous venu avec Linlin, jeune homme ? »

Lan Jue tourna la tête et aperçut un vieil homme dans une vieille veste militaire verte, une cane à la main. Il regardait Lan Jue en retour avec curiosité.

« Oui. Bonjour, » répondit poliment Lan Jue. « Veuillez m’excuser Monsieur, mais quel est cet endroit ? »

Le vieil homme se radoucit. « C’est la Maison de Retraite de l’Hôpital de Grâce, qui s’occupe des bas quartiers d’ici. Linlin vient ici une fois par semaine comme volontaire. C’est notre petite elfe – on dit que quand elle vient c’est comme notre festival à nous. »

Zhou Qianlin remonta ses cheveux, et les noua de ses mains habituées d’un simple morceau de tissu. Il ne s’aperçut rien quand tout d’un coup, un coupe-ongle apparu dans ses mains. Un à un, elle s’agenouilla devant eux, et coupa soigneusement chacun de leurs ongles. Ses yeux étaient pleins de concentration, et du début à la fin, son visage arborait un doux sourire. De temps en temps, elle échangeait quelques phrases avec ses patients, ce qui faisait invariablement s’illuminer leur visage d’un sourire.

« Jeune homme, venez prendre un verre d’eau si vous préférez ne pas parler. » Le vieil homme de tout à l’heure tendit une vieille tasse à thé remplie d’une eau claire ?

« Merci beaucoup. » Lan Jue prit rapidement la tasse et la porta à ses lèvres.

Le vieil homme se mit à ricaner, mais le flegme dans sa gorge le fit tousser. « C’est à mon tour de me faire couper les ongles, eh ! » Il se tourna vers Zhou Qianlin plein de vigueur juvénile.

Cette jeune fille aux yeux verts qui sourit en travaillant… elle est vraiment le petit elfe de ce jardin. Un parfait petit elfe.

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*NDT En Chine, répéter la dernière partie du prénom de quelqu’un est un surnom mignon dénotant la proximité

**NDT Papy et Mamie sont utilisés pour exprimer la proximité avec une personne âgée – pas nécessairement pour un lien de sang.

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