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Chapitre 54 – Les mémoires du général


Source : Version anglaise

Traduit par : Arpakshaad
Checké par : Ptit Lu


SKYFIRE AVENUE – CHAPITRE 54


 

« La première leçon du professeur ; être sombre, être féroce, être forgé dans le sang, améliorer ma motivation et ma tolérance à la douleur. Alors seulement, mon pouvoir pourra grandir. »

Mémoires du Renard Métallique, Général des Armées Tang Xiao.

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Lan Jue passa une jambe sur sa bicyclette, s’apprêtant à retourner à la salle de simulation quand il tomba sur un autre visage familier.

« Professeur Lan ! Ça a l’air d’aller ! » Sa crête rose et taquine bien redressée, la voix de Jin Tao coupa toute retraite à Lan Jue. Il était venu retrouver sa sœur, mais en entendant crier, il était tombé sur la scène de la pelouse.

Les freins crissèrent, Lan Jue arrêta sa bicyclette et descendit. « Hm ? » Il tourna son regard vers Jin Tao.

Le jeune homme ne vit pas l’étrange lumière dans les yeux de Lan Jue. Il continua excité. « J’ai tout vu, comment vous avez tabassé Gros Tang. Ce type est une brute, vous ne pouvez pas savoir le nombre fois où il s’est attaqué à des innocents comme moi. Je lui ai volé une sucette une fois, quand je venais tout juste de rentrer à l’université. Ce que ça faisait du bien… »

Lan Jue fixa Jin Tao d’un regard dur. « De quoi tu parles, qui tabasse qui ? Tu penses comprendre ? J’étais en train d’essayer d’apprendre à Tang Xiao comment mieux cultiver ses capacités. »

Jin Tao paraissait confus. « Cultiver ? »

« Mmh. » Lan Jue hocha solennellement la tête. « Ton camarade de classe a une Discipline très spéciale. Avec une stimulation appropriée de ses compétences, ses pouvoirs pourraient grandir rapidement. Le processus est douloureux, mais s’il y parvient, il pourrait devenir bien plus puissant qu’il ne l’est maintenant. »

Tout d’un coup, Jin Tao avait plein d’étoiles dans les yeux. « Vraiment ? Est-ce que ma Discipline peut aussi évoluer ? Mon Talent n’est qu’au Premier Niveau. Au début, je voulais apprendre votre méthode pour taper sur Gros Tang, mais si vous pouvez faire évoluer mes propres facultés génétiques, ce serait trop cool ! Vous savez, j’ai presque réussi à être promu au niveau intermédiaire aujourd’hui. Qui aurait pu savoir que j’allais tomber sur ce Nooblet, il devait être un pilote de Rang Souverain. Je me suis fait annihiler comme un sac. Si mon talent était plus élevé, à tous les coups, je pourrais mieux manipuler mon mécha en plus. Hey mec, aide-moi aussi. »

« Quelle est ta Discipline ? » demanda Lan Jue doucement.

Les lèvres de Jin Tao se fendirent en un sourire. « Métamorphose. Je peux me transformer en chien ! Seulement… c’est un chien très faible. Vous pensez que mon talent peut encore grandir ? »

« Bien sûr, » répondit platement Lan Jue.

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« La première leçon du professeur ; être sombre, être féroce, être forgé dans le sang, améliorer ma motivation et ma tolérance à la douleur. Alors seulement, mon pouvoir pourra grandir. Même si j’étais Snoopy, avait-il dit, il pourrait me transformer en Mastiff Tibétain. »

Mémoires du Mastiff Lion Effréné, Général des Armées Jin Tao

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« Où es-tu ? » Zhou Qianlin avait renvoyé Tang Mi, qui avait un regard particulier. Elle se tenait dans la porte de la salle trois du département des simulations. Elle parlait à quelqu’un au travers de son communicateur.

« Regarde sur ta gauche. Le beau jeune homme en costume bleu, à environ cinquante mètres, » blagua Lan Jue.

Zhou Qianlin tourna la tête et trouva Lan Jue adossé paresseusement contre le mur. Il lui fit un signe de la main.

La plus fine trace de sourire menaça de briser son expression sérieuse. « Je ne vois pas de beau jeune homme, mais je vois un vieil homme. Vas-y, et garde toujours environ trois cents mètres entre nous. »

« Pas de problème. » Contrairement à ce qu’elle attendait, Lan Jue n’en fit pas tout un plat.

En vrai, Lan Jue était quelque peu abasourdi. Zhou Qianlin avait mis sa combinaison de vol qui – comme elles sont sensées faire – surlignait sa fine silhouette parfaitement.

Elle n’avait pas les jambes exagérées de Tang Mi. La proportion entre ses jambes et son corps se tenait exactement au ratio d’or. Ses longs cheveux noirs étaient attachés en arrière, révélant la pâleur de son cou. La combinaison était étirée autour de sa poitrine, ronde et souple. Les fines courbes de son corps s’affinaient à sa taille, sans une once de gras. Des yeux bleu ciel, translucides comme des pierres précieuses lui renvoyaient son regard.

Il n’était pas le seul à avoir remarqué. Tous ceux qui entraient, tous ceux dans la classe, homme ou femme, avaient leurs yeux attirés vers elle comme par un aimant.

Voilà quel genre de beauté était Zhou Qianlin dans sa combinaison de vol.

Lan Jue chemina dehors. Ses pensées bourdonnaient en repensant à la fois où il avait tenu Zhou Qianlin dans ses bras, alors que Thor déchirait le ciel sous son contrôle.

Zhou Qianlin sortit peu après, son corps séduisant couvert sous un long manteau. La capuche était redressée sur sa tête, et elle sortit les yeux au sol. Les ombres cachaient son visage.

« Ta famille ne va pas t’envoyer de voiture ? » Lan Jue la regarda curieux.

Elle releva la tête. « Ce n’est pas ton problème. Contente-toi de faire ton travail. »

« Du coup, est-ce que je te ramène chez toi ? » demanda-t-il, impuissant.

Qianlin secoua sa tête. « Amène-moi à l’Hôpital de Grâce. »

Il ne connaissait pas ce nom. « Tu ne te sens pas bien ? » Soudainement, cependant, c’était comme si une pensée l’avait électrocutée. Les yeux grands ouverts, et la mâchoire pendante il la regarda. « Tu n’es pas… tu n’as pas… »

Le visage de Zhou Qianlin passa d’une rage de confusion, au choc, puis devint rouge de honte. « Tu rêves ! Cesse de dire n’importe quoi et dépêche-toi. » Elle le poussa vers son vélo en parlant.

Lan Jue possédait un niveau de perception très aiguisé, et remarqua que le cœur de Zhou Qianlin battait au moins deux fois plus vite.

Mais observant sa réaction, il était peu probable que ce soit comme il le pensait. Il poussa secrètement un soupir de soulagement.

Lan Jue se hissa sur sa bicyclette, et regarda vers Zhou Qianlin. « Comment y allons-nous ? As-tu un moyen de t’y rendre ? »

Zhou Qianlin laissa tomber sa tête, cachant son visage à Lan Jue. « Et toi ? » Elle montra le cadre de son vélo du doigt.

Lan Jue cligna des yeux. « Toi, mademoiselle gosse de riche, accepte de t’asseoir à l’arrière d’un vélo ? »

Elle releva la tête, le gratifiant d’un regard dépérissant. « Je n’ai jamais été une “gosse de riche”. » Elle s’assit sur le porte-bagages.

Lan Jue se commença à pédaler, et Qianlin dut rapidement s’accrocher à son siège.

Les deux silhouettes ballottèrent au loin, éclairées par le soleil couchant. Leurs ombres s’étiraient loin derrière eux.

Ils continuèrent dans un silence parfait pendant dix minutes avant que Lan Jue ne ralentisse et n’amène la bicyclette à l’arrêt sur le côté de la route.

« Pourquoi t’arrêtes-tu ? » Zhou Qianlin éleva soudainement la voix, comme si elle avait été perdue dans ses souvenirs.

Lan Jue la regarda en retour gêné. « Je ne sais pas comment y aller. »

Un sourire tira les coins des lèvres de Zhou Qianlin. « Continue tout droit, puis prend la troisième à droite. Je te dirais quoi faire après quand on y sera. »

« Bien reçu, » répondit Lan Jue. Il se remit à pédaler.

« Ah, au fait… » Se mit à dire Lan Jue.

« Hm ? »

« T’es tellement lourde. »

Une paire de doigts pâles et longs s’avancèrent adroitement pour se poser sur ses hanches. Ils trouvèrent un peu de chair, la tinrent… et tournèrent de cent quatre-vingts degrés.

« AHH ! »

Le vélo vira à droite et à gauche, et soudain, prise de panique, la main pâle chercha à s’enrouler autour des hanches meurtries

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