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Chapitre 51 – Chaire Fraiche


Source : Version anglaise

Traduit par : Arpakshaad
Checké par : Ptit Lu


SKYFIRE AVENUE – CHAPITRE 51


    

Bang ! Tang Mi frappa vicieusement le panneau de contrôle du point, son visage défiguré par la rage.

Elle avait changé son compte, choisi un Sabre-Mech, le tout pour satisfaire une pulsion. Plein de gens le faisaient, et on les appelait des mines ; si tu marchais dessus, tu allais passer un sale quart d’heure.

Certaines personnes avaient proposé de faire quelque chose contre ce genre de comportement, en ajoutant un système de nom réel dans DreamNet. Cela assurerait que chaque numéro d’identité n’aurait qu’un seul compte, mais jusqu’à maintenant, l’autorité managériale de DreamNet n’avait pas approuvé. C’était quelque chose qui affecterait les trois Alliances. Ce ne serait pas un changement facile.

Tang Mi ne s’attendait certainement pas à marcher sur une mine. C’est qui ce Nooblet ? C’est un bâtard, voilà qui c’est, un vrai bâtard !

Elle n’avait jamais été dans une pareille situation. Elle repensa au replay, à comment il l’avait découpée en petits dés, et qu’elle avait juste envie de disparaître quelque part au fond d’un trou.

« Qui ! Qui ! Qui ! » Tang Mi cria à l’écran, seule dans son cockpit virtuel. Elle savait que c’était au moins quelqu’un de l’école, sinon il n’aurait pas pu rentrer dans l’espace d’entraînement de l’école. On ne pouvait y accéder qu’en utilisant un des simulateurs spéciaux de l’école.

Mais l’école état énorme, comment allait-elle retrouver ce Nooblet ?

Tang Mi prit une profonde et lente inspiration pour se calmer.

Elle ne pouvait souffrir la présence de cet ennemi. Il devait être détruit.

Son bras se leva et en un instant, son communicateur appelait un numéro.

« Petite Mi, ça va ? » La voix d’un homme, simple et sincère, bafouilla dans le communicateur.

On pouvait entendre Tang Mi grincer des dents quand elle parla. « Je m’en fiche de savoir où tu es, ou ce que tu es en train de faire. Trouve un simulateur et connecte-toi à DreamNet immédiatement. Retrouve-moi dans la zone novice de l’université. Il y a quelqu’un qu’on a besoin d’humilier. »

« Huh ? » La surprise était évidente dans le ton de voix de l’homme. « La zone novice ? Tang Mi, tu rejoues la mine n’est-ce pas ? Je t’ai déjà dit de ne pas te préoccuper avec cette pourriture ennuyante. Pourquoi tu ne m’écoutes pas ? Et quoi ? Tu as rencontré une autre mine qui t’a donné une fessée ? » L’homme avait su presque immédiatement ce qui s’était passé rien qu’au ton de la voix de Tang Mi.

« Tu viens ou pas ?! » Grinça-t-elle.

« Tu ne serais pas comme ça, hein ? » La voix de l’homme sonnait de plus en plus surprise au fil de la conversation. « Passe tout ton temps au bord de la rivière, et tu finiras mouillée. Va te calmer. Je suis au milieu de quelque chose là. »

« Tang Xiao, ta petite sœur vient tout juste d’être réduite à des bouts de métal par quelqu’un qui utilise l’Assaut Brunois. Si tu ne viens pas ici tout de suite, tu prieras pour être mort. Je dirais à Qianlin comment tu faisais pipi au lit jusqu’à tes dix ans, et tu n’auras pas l’ombre d’une chance avec elle. Tu as une chance maintenant que ses fiançailles ont été rompues. Je ne peux pas offrir grand-chose pour vous aider à être ensemble, mais un seul mot de ma part et tu mourras seul ! HAHAHAHA ! »

« … laisse-moi trois minutes. » La voix était devenue soudainement très sérieuse. Le communicateur devint silencieux, et Tang Mi réintégra DreamNet.

Attends un peu Nooblet. Si je ne peux pas te battre, je trouverais quelqu’un qui le peut ! Tang Xiao est un maître pilote mécha et il s’occupera de toi. Tu peux compter là-dessus !

Bang !

ζ

Lan Jue enfonça expertement son épée en titane dans la boite crânienne de son neuvième adversaire, terminant le match du même coup.

C’est le numéro neuf ! Plus qu’un et je m’en vais au niveau intermédiaire.

Si A-Chneg et les autres savaient que j’étais ici à m’amuser avec les petits nouveaux, ils devraient ramasser leurs mâchoires. Le visage de Lan Jue se tordit en un sourire étrange. La vache, être une mine c’était amusant ! Hah ! Ça fait longtemps que je ne me suis pas sérieusement entraîné aux méchas. La prochaine fois, il faudra que je vienne avec un compte de plus haut niveau. Le niveau débutant ne compte à peine comme échauffement. Mais ça exerce bien les compétences et la coordination pensée-main. Un mois, et je serais revenu au sommet de mes capacités.

Durant les trois dernières années, il n’avait fait quasiment aucun effort en terme de cultivation ou d’entraînement. Sa Discipline pouvait augmenter toute seule, mais il n’avait presque pas touché à un mécha. La plupart de ses facultés étaient ancrées profondément dans sa mémoire musculaire, mais il était quand même un peu rouillé.

Dixième combat, allez.

Une lumière brilla quelque part et il apparut une fois de plus dans une arène neuve. Une fois de plus, son adversaire était un Sabre-Mech, sans modifications, tout frais. Il était identique à tous les autres, il n’y avait eu que la fois avec l’Assaut Brunois qui l’avait remué.

Chaire Fraiche. Le nom scintilla au-dessus de la tête du Sabre-Mech.

Celui-là n’a pas peur du ridicule, pensa Lan Jue. Un sourire naissant sur ses lèvres. C’était bien de ne pas avoir peur du ridicule. Cela voulait dire qu’on avait une bonne mentalité.

« C’est toi la mine, eh ? » La voix qui résonna dans le champ était honnête, simple et portait une sorte de magnétisme silencieux.

Depuis le début, c’était la première fois que quelqu’un lui avait parlé avec l’intention d’avoir une conversation. Lan Jue ne répondit pas.

« Si tu veux être une mine, tu ferais bien d’être prêt pour les conséquences. Tu as martyrisé ma petite sœur, ça veut dire que je vais devoir te découper en petits morceaux ! » Le Sabre-Mech de Chaire Fraiche fit un pas en avant, croisa ses jambes, puis fit un tour complet avant de s’arrêter avec son bouclier sur son torse et son épée tendue vers les cieux.

« Pas mal, eh ? » La voix de son adversaire était assez fière.

Ce gars n’a vraiment pas peur du ridicule, pensa Lan Jue.

« Tu n’as pas répondu alors je vais supposer que tu es d’accord. Il est temps que tes supérieurs s’y mettent. » Tandis qu’il parlait, son mécha pris soudainement de la vitesse, courant droit vers Nooblet sur une ligne droite.

Lan Jue plissa les yeux, sa curiosité visible. Le gars avait un contrôle supérieur sur sa machine. Il n’y avait aucun mouvement superflu, aucune vitesse trop rapide. Il aimait certainement raconter n’importe quoi, mais il avait du talent.

« Ah eh au fait mec, il s’est passé un truc intéressant aujourd’hui, » dit Chaire Fraiche alors que la distance qui les séparait se rapetissait.

Lan Jue releva un sourcil. N’était-il pas venu prendre sa revanche ? Qu’a-t-il pu entendre qui puisse avoir un quelconque lien avec moi ?

Chaire Fraîche continua. « On avait une meuf en classe qui avait vraiment besoin de péter. Définitivement péter. Alors elle a eu une brillante idée ; elle allait péter, puis frapperait dans ses mains au même moment pour cacher le son. Elle se pencha un peu en arrière et frappa dans ses mains… et au moment même où tout le monde se retourna vers elle, elle le laissa sortir. »

« Pfft ! » Lan Jue ne put s’empêcher de ricaner. À ce moment précis, le reflet splendide d’une lame emplit son champ de vision, soustrayant à sa vue la silhouette qui se précipitait sur lui et toute forme d’échappatoire. Perdue dans cette vive lumière, la jambe de Chaire Fraiche s’élança et rencontra l’entrejambe mécanique de Nooblet.

 

 

 

 

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