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Chapitre 26 – Possédée par un Porc


Source : Version anglaise

Traduit par : Kayorko
Edité par : Zareik
Checké par : Ptit Lu


SKYFIRE AVENUE – CHAPITRE 26


       – Non, Lan Jue refusa sans hésiter.

Que signifiait garder quelqu’un ? C’était être jour et nuit avec le client. Être à tout moment à ses côtés. Être constamment sur ses gardes. Le facteur clé était le temps parce qu’un mauvais timing pouvait coûter la vie de quelqu’un.

Zeus, l’intouchable maître du monde des mercenaires, avait, dans le passé, servi en tant que garde du corps pendant deux ans. C’était insoutenable.

Pourquoi est-il devenu mercenaire en premier lieu ?

Un Talent du neuvième rang, un pilote de Mécha de grade divin, d’infinies possibilités… pourquoi avoir choisi la vie de mercenaire ? C’était simple en réalité – la liberté.

C’est pourquoi Lan Jue retournait rarement chez lui, il ne pouvait pas supporter les contraintes.

La condition définie par Zhou Qianlin était tout simplement contre sa nature, il ne pouvait en aucun cas être d’accord.

Il prit le pot à thé avant de se verser une tasse. Il le replaça ensuite sur la table et prit une autre gorgée.

       – Autre chose ? demanda Lan Jue d’une colère froide. Lorsqu’il était avec elle, même s’il ne s’en rendait pas compte, il ressemblait très peu à un noble.

       – Pas besoin. Zhou Qianlin se leva. À quoi pourrait bien me servir un homme qui n’est même pas capable de tenir ses promesses ?

Tout en parlant, elle se déplaça vers la porte pour sortir.

       – Toi ! Lan Jue se leva précipitamment et l’attrapa par le poignet. Qu’est-ce que tu veux, bon sang !

Elle le regarda cruellement.
       – Ce que je veux ? Je t’ai dit ce que je veux mais comme tu n’as pas l’intention d’accepter, oublie.

       – Donc ce qui s’est passé entre nous… commença-t-il avec hésitation.

Zhou Qianlin libéra sa main violemment avant de se mettre face à lui et de le fixer durement droit dans les yeux. Lan Jue fit inconsciemment un pas en arrière.

       – C’était comme de se faire posséder par un porc. Elle cracha sa phrase avant de tourner sur ses talons et de partir.

Lan Jue eut l’impression d’avoir été victime de sa propre Discipline de la Foudre et resta immobile, sans bouger, pendant de longues secondes.

       – Stop ! Après s’être finalement repris, il courut à l’extérieur. Il faillit rentrer dans la serveuse en passant.

       – Sire, vous n’avez pas payé l’addition.

Il se dépêcha de payer avant de se hâter de sortir. Il la rattrapa finalement à la sortie de la maison de thé Luo Yun.

       – Arrête-toi ici ! cria Lan Jue.

Zhou Qianlin fit volte-face et le regarda calmement.
       – Tu as quelque chose à dire ?

       – T-tu… ! La foudre oscillait dans le regard de Lan Jue, clairement sur le point d’exploser.

Elle leva le menton, le dédain clairement visible dans ses magnifiques yeux bleus comme le ciel.
       – Quel est le problème ? Honteux ?

Lan Jue relâcha ses poings qu’il avait inconsciemment serrés.
       – Demande-moi quelque chose d’autre !

Zhou Qianlin se tourna de nouveau avant de se remettre à marcher.

Cette fois Lan Jue ne la poursuivit pas. Il regarda sa fine silhouette s’évanouir au coin de la rue. Il ne put empêcher ses poings de se serrer de nouveau. Il trouvait difficile de contrôler ses émotions.

Au coin de la rue, Zhou Qianlin s’était arrêtée une fois hors de sa vue. Elle s’était adossée au mur et son visage rouge était caché entre ses mains. Elle hoquetait, comme si elle avait du mal à respirer.

La pression était immense et elle sentait encore la chaleur de sa large main sur son poignet.

Et soudainement, elle explosa de rire. La scène avait été tellement… ! Possédée par un porc !

Hah ! Il a été si énervé ! Quel choix a encore l’honorable et respecté Zeus ?

*****

Lan Jue était pour sa part retourné dans sa bijouterie.

En voyant son visage furieux, Xiuxiu et Ke’re déglutirent. L’expression dans ses yeux faisait peur.

Lan Jue ne dit pas un mot et partit directement dans sa chambre. Il avait besoin de réfléchir.

       – Avec qui s’est-il mis autant en colère ? Il semblait si… furieux, dit Ke’re, les yeux écarquillés.

Xiuxiu secoua la tête.
       – C’est la première fois que je le vois aussi en colère.

Après être entré dans sa chambre, Lan Jue s’allongea sur son lit. Dans sa tête résonnait encore la plaisante voix de Zhou Qianlin.

« Garde du corps ! »

« Possédée par un porc ! »

Les deux phrases se faisaient écho, en boucle, dans son esprit. Il savait que si quelqu’un d’autre qu’elle lui avait parlé comme cela, il l’aurait directement incinéré. Mais pas Zhou Qianlin, elle était la sœur de sa Jinyu et il…

Seulement, sa requête était quasiment impossible. Être à ses côtés tous les jours en tant que garde du corps. Comment quelqu’un qui valorisait autant sa liberté pouvait faire ça ? Et pendant plus de deux ans – la durée restante de son temps d’école était d’au moins deux ans et trois mois.

Non, impossible ! Quelles que soient les circonstances, impossible !

Pourtant, refuser était contre son propre code moral. Dans la précipitation du moment, ils n’avaient même pas discuté des termes. De plus, il était celui qui lui avait pris son innocence. S’il ne se faisait pas pardonner, cela resterait à jamais une épine dans son cœur.

*****

Au même instant, Zhou Qianlin était aussi allongée sur son lit, sous une épaisse couverture rose pâle. Sa chambre avait été construite comme un océan de fleurs. Allongée sur son lit, ses yeux étaient flous, remplis d’innombrables émotions, tandis que son esprit tourbillonnait.

Va-t-il accepter ? S’il n’accepte pas, alors quoi ?

*Biiip, biiip, biiiip !*

Zhou Qianlin tomba quasiment de son lit sous la surprise, mais elle se reprit en voyant le numéro sur son communicateur.

       – Mi, qu’est-ce qu’il y a ?

       – Tang Mi ! Un cri agité sortit du communicateur.

       – Bien, bien, ok, Tang Mi, répondit Zhou Qianlin, impuissante.

       – J’ai entendu dire que tu reprends les cours la semaine prochaine. Es-tu sûre que ça ira ?

Zhou Qianlin répondit.
       – Qu’est-ce que tu veux dire par « ça ira » ?

       – Ton humeur, dit Tang Mi. Après quelque chose comme ça, tu ne peux définitivement pas oublier juste comme cela.

Zhou Qianlin renifla.
       – J’ai déjà oublié depuis des lustres. Je reviens en cours la semaine prochaine. Laisse-moi copier tes notes.

Tang Mi gloussa.
       – Si tu veux vraiment oublier alors d’accord. Mais je te préviens, tu n’as pas le droit d’avoir une quelconque relation avec mon idole ! Je serai moi-même une mercenaire. Une magnifique femme marchant dans les pas du Roi Mercenaire, tu ne feras pas le poids.

       – Va alors, rencontre l’homme et perd tous tes amis, elle raccrocha brutalement son communicateur.

*Biiiip, biiip, biiiip !* Le communicateur se mit de nouveau à sonner.

Impatiemment, Zhou Qianlin répondit.
       – Je ne me battrai pas avec toi, d’accord ? Il est entièrement à toi !

       – Se battre pour quoi, répondit une voix surprise dans le communicateur.

Zhou Qianlin s’assit.
       – C’est toi ?

La réponse fut faible, comme si elle avait requis une immense quantité de courage pour la dire.

       – Ta requête… je l’accepte.

*****

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