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Rebirth of the Thief, chapitre 105


Traducteurs : NemesisFR, Mithestral


Chapitre 105 : Haine et désir de vengeance

 »Le gamin n’est pas chez lui? » Une voix rauque passa au travers de la porte et se fit entendre de Nie Yan.

Nie Yan fronça les sourcils en entendant cette voix, et il sentit la haine commencer à bouillonner en lui. La voix était celle de son plus vieil oncle du côté de sa mère, une personne qu’il haïssait. Quand ses parents avaient emprunté de l’argent à des proches et des amis, cet oncle avait été le plus avare. Plus tard, quand l’entreprise de son père avait commencé à prospérer, ils avaient utilisé le fait qu’ils lui avaient prêté de l’argent pour le forcer à leur donner vingt pour cent des parts de son entreprise, transformant l’entreprise de son père en une boîte familiale. Ils avaient pris l’argent mais n’avaient jamais travaillé dur pour le faire fructifier et faire grandir l’entreprise. Au contraire, ils avaient constamment détourné les fonds de cette dernière. Heureusement, le père de Nie Yan avait toujours été attentif et avait réagi rapidement, empêchant la situation de se détériorer. Cependant, après que l’entreprise avait commencé à investir dans Conviction, une crise avait surgi de nulle part. Initialement, son père avait permis que trente pour cent des parts soient vendues pour protéger l’entreprise de toute fusion ou acquisition. Mais ses proches et amis faisaient des affaires dans son dos en coopération avec Cao Xu, ce qui avait entraîné sa perte de contrôle sur son entreprise. À la fin, son père était devenu extrêmement dépressif et fut finalement écarté de la direction de la boîte.

Après être revenu dans le passé, la haine de Nie Yan pour Cao Xu était toujours là, profondément inscrite dans son âme, mais elle s’était quand même réduite significativement. Le monde dans lequel il vivait avait toujours été de ceux où les forts martyrisaient les faibles. Si sa famille n’avait pas eu la force de se défendre, même si Cao Xu n’était jamais intervenu, d’autres grandes compagnies auraient pris possession de l’entreprise de son père à sa place. C’était pour cette raison qu’il avait surtout du ressentiment envers les membres de la famille et les proches qui avaient trahi son père !

Se faire trahir par sa famille et ses amis avait été la principale raison de la profonde dépression de son père.

[BAM! BAM! BAM!] Les coups à la porte se firent encore plus brutaux, témoignant de l’énervement des personnes à l’extérieur.

Nie Yan s’avança jusqu’à la porte et l’ouvrit, voyant cinq visages familiers sur le pallier.

« Oh, quelle surprise ! Oncles, tantes, vous êtes tous venus! Monsieur Lin, vous êtes là aussi ? » Nie Yan balaya des yeux ses proches et son expression se remplit de dérision et de mépris pour chacun. Quand son regard tomba finalement sur le dos d’un homme d’âge moyen, toutefois, une lueur de respect apparut dans son regard. Nie Yan savait plus ou moins pourquoi ces personnes étaient venues frapper à sa porte. Après tout, ses parents avaient emprunté une importante somme d’argents à de nombreux amis et membres de la famille. C’était la raison pour laquelle quatre de ces personnes étaient devant sa porte, pour demander le remboursement de cette dette. Par contre, la présence de Monsieur Lin était plutôt inattendue et troublante.

Lin Ya était un vieil ami de son père, venant de l’armée. Quand sa famille avait eu des difficultés, il avait été une des rares personnes qui ne les avaient jamais abandonnés. Il n’avait pas participé à la trahison dans l’entreprise de son père. Dans ses souvenirs, Monsieur Lin était une personne très réservée pour qui l’amitié comptait beaucoup. Quand ils étaient à l’armée, Monsieur Lin avait même protégé son père d’une balle, la recevant à sa place, et la blessure l’avait laissé handicapé à vie. Leur famille devait définitivement beaucoup à Monsieur Lin.

Après un effort de mémoire, Nie Yan se rappela que Monsieur Lin avait prêté cent soixante mille dollars à son père, ce qui avait porté un grand coup dans ses finances.

Nie Yan avait du mal à imaginer quelles sortes de promesses son père avait faites pour convaincre ses proches et amis de lui prêter autant d’argent. S’il ne les connaissait pas si bien, il aurait cru que ses tantes et oncles avaient une addiction aux jeux d’argent. En effet, si son père rencontrait le succès grâce à leur argent, ils récupéreraient plusieurs fois leur investissement, mais s’il échouait… ils n’obtiendraient rien.

Monsieur Lin détourna son regard quand les yeux de Nie Yan s’arrêtèrent sur lui. Puis, il se tourna vers lui avec un regard légèrement navré et dit, « P’tit Yan, on m’a forcé à venir. »

Nie Yan comprit rapidement la situation. Après avoir prêté autant d’argent à son père, la situation financière de Monsieur Lin n’était probablement pas très bonne. De toute évidence, Monsieur Lin était présent car il avait cédé à la pression venant de l’oncle le plus âgé et des autres proches de Nie Yan. Nie Yan ne lui en voulait pas.

Son oncle et les autres semblèrent soulagés quand Nie Yan répondit à leurs coups en ouvrant la porte.

Nie Yan eut un air moqueur en constatant leur réaction. Il les regarda et dit en souriant, « Oncles, tantes, vous ne pensiez quand même pas que j’allais m’enfuir, pas vrai ? »

« Eh bien, qui sait !? Nous avons prêté tellement d’argent à tes parents! Si toi aussi tu venais à disparaître, qu’est-ce que nous ferions? » prononça la femme de sa tante d’un ton agressif. Sa voix aiguë et grinçante était déjà désagréable naturellement, mais à ce moment, elle devenait insupportable.

Toutes ces personnes entrèrent de force dans la maison.

« Si je voulais m’enfuir, je l’aurais fait il y a bien longtemps, » ricana Nie Yan.

« Sale gosse ! Comment oses-tu nous parler sur ce ton ! Arrête de nous faire perdre notre temps et appelle tes parents ! » Tirant avantage de son âge, son oncle Luo Ming parlait avec une arrogance non dissimulée.

« Mes parents sont plutôt occupés en ce moment et ne peuvent pas se libérer pour venir vous parler. S’il n’y a rien d’autre, je vous suggère de rentrer chez vous, » lui répondit Nie Yan, il se tourna ensuite vers Monsieur Lin et lui dit, « Oncle Lin, je vais faire tout mon possible pour rembourser la somme que vous avez prêté à ma famille aussi vite que possible. Je sais que votre famille est en difficulté à cette heure. Je suis désolé de vous causer à vous et votre famille tant de problèmes. »

Oncle Lin hocha sa tête en réponse. Agitant ses mains, il dit : « Ne t’en fais pas pour ça. Même si nous ne sommes pas dans les meilleures circonstances, nous ne sommes pas dans les pires non plus. Même si je n’avais pas d’argent, je pourrais demander au Vieux Liu pour m’en prêter un peu. Même si ton père ne peut me rembourser, je ne vais pas poursuivre son fils pour ça. »

Nie Yan fut touché par les mots sincères de Monsieur Liu. Le proverbe « le sang est plus épais que l’eau »1 n’était pas toujours vrai.

La différence d’attitude entre Monsieur Lin et ses oncles et tantes était comme le jour et la nuit.

« L’argent que ma famille vous a emprunté va vous être rendu entièrement. Mes parents sont partis depuis longtemps maintenant, et pourtant vous agissez tous comme s’ils vous avaient volé votre argent avant de s’enfuir, » Nie Yan critiqua froidement ses proches.

« Quand est-ce que tu es devenu aussi présomptueux, morveux ? Prends le téléphone et appelle tes parents tout de suite ! » La paume de Luo Ming vola en direction du visage de Nie Yan. Son oncle avait un tempérament tempétueux, il l’avait toujours battu ou et réprimandé au premier geste ou mot de travers. Nie Yan avait vraiment été effrayé par lui quand il avait été jeune, mais maintenant, il n’avait plus peur de lui.

Nie Yan tendit son bras et attrapa celui de son oncle, stoppant net la gifle. Il jeta un regard froid à son oncle et grommela, « Je vous l’ai déjà dit. Mes parents sont trop occupés pour s’occuper de vous tous. Vous n’êtes pas les bienvenus ici, je vous suggère donc de partir. »

« Morveux ! Qui t’as autorisé à me répondre ?! » L’oncle Luo Ming voulait toujours compter sur son ancienneté pour battre et le réprimander, mais quand il voulut dégager son bras, il se rendit compte que la main de son neveu l’agrippait d’une poigne de fer, le retenant fermement sur place. Peu importe combien il luttait à s’échapper de son étreinte, il ne pouvait la rompre, le laissant stupéfait. Quand est-ce que son neveu était devenu si fort ?

Ce ne fut qu’à ce moment qu’il remarqua que son neveu était devenu plus grand et fort que dans ses souvenirs. Nie Yan faisait un mètre soixante-quinze et n’était plus le petit et fragile enfant qu’il avait connu.

Il remarqua rapidement que la poigne de Nie Yan devenait de plus en plus forte, commençant progressivement à lui faire mal, son visage devenant de plus en plus rouge. Il se refusait à montrer de la faiblesse devant un enfant.

« Chéri, il y a un problème ? Nie Yan, lâche-le ! C’est ton plus vieil oncle, petit effronté ! » La femme de Luo Ming le réprimanda d’un un cri aigu lorsqu’elle réalisa que son mari était dans une situation délicate.

« Quel taux d’intérêt mes parents vous ont-ils promis ? » demanda Nie Yan, ne prêtant aucune attention aux mots de sa tante. Il posa son regard sur ses trois autres proches devant lui avant de libérer l’avant-bras de son oncle.

Regagnant finalement le contrôle de son bras, Luo Ming soupira doucement en frottant son avant-bras.

Dix pour cent par mois !” lui répondit la femme de l’oncle Ming. Elle semblait avoir reçu une injection de sang de poulet tellement son expression était déformée, même son visage avait l’air d’être tordu.

Dix pour cent par mois… En d’autres mots, sa famille devait payer dix pour cent chaque mois. En plus, il s’agissait d’intérêts composés, ce qui voulait dire qu’ils allaient devoir rembourser encore plus que ceux qu’ils devaient actuellement. Ces quatre personnes n’étaient concrètement pas si différentes des requins-prêteurs.

Quand il souleva cette question, chacun de ses proches dévoilèrent immédiatement une expression véreuse.

« Vieux Liu et moi-même t’assurons que ton père n’a pas besoin de payer d’intérêt… » expliqua Monsieur Lin à Nie Yan. Quand son regard se posa sur l’avant-bras de Luo Ming, il vit quelque chose d’impensable. À l’endroit où Nie Yan avait agrippé son oncle se trouvait maintenant un hématome violet foncé ! Même si ça n’était pas très impressionnant, il connaissait bien la force de Luo Ming. Il n’était pas un spécialiste en arts martiaux, mais s’entraînait quand même régulièrement et était bien plus fort qu’une personne normale. Et pourtant, Nie Yan, qui n’était rien de plus qu’un enfant, avait complètement dominé Luo Ming, au point de lui donner l’impression d’être impuissant. La force nécessaire à cet exploit était inimaginable !

 »Oncle Lin, l’argent vous sera remboursé bientôt, vous pouvez en être certain. Vous aussi, chères tantes, chers oncles, vous serez remboursés du moindre centime. Si mes parents ne sont pas en mesure d’honorer leurs dettes, je le ferai à leur place, » affirma froidement Nie Yan.

Il ne permettrait pas à son père de finir de la même manière que dans sa vie antérieure, tout comme il ne permettrait pas à leurs proches de mettre plus leurs sales mains sur les affaires de son père. Il comptait faire exprimer à ces personnes-là des remords éternels. Il leur ôterait tout pouvoir, et ne leur laisserait aucun espoir de sortir de l’abysse dans lequel il les plongerait. Ce n’était que de cette façon que ces personnes n’auraient aucune chance de causer du tort à son père.

Nie Yan comptait bien se venger des péchés qu’ils avaient commis et les faire souffrir. Les dernières années de sa vie antérieure l’avait rendu bien plus froid.


1.Ce proverbe est utilisé pour insinuer que les relations familiales sont toujours plus importantes que les amitiés.


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