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Chapitre 59 : La rencontre des frères


Source : Version anglaise

Traduit et édité par : Kayorko et Zareik
Edité par : MissX
Checké par : Lwienlin


PANLONG – LIVRE 8 CHAPITRE 59


        Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis que Blumer avait reçu le titre de Marquis.

– Monseigneur. Les gardes aux portes du manoir du Comte le saluèrent respectueusement.

Wharton semblait pourtant ne pas les avoir remarqués du tout. Sans même leur jeter un regard, il s’avança directement dans son manoir. Les deux gardes se regardèrent.

– Le Seigneur Comte n’est vraiment plus le même depuis quelques jours. Il était encore perdu dans son monde à l’instant.

– Ouais. Avant, il nous souriait toujours et nous saluait même. On dirait bien que la requête de Blumer au palais a eu un impact majeur sur lui.

La nouvelle de la demande de Blumer s’était déjà répandue dans toute la capitale.

De nombreuses personnes de la capitale étaient au courant des affaires entre Wharton, la Septième Princesse, Nina, et Blumer. Dans les avenues, les ruelles, les hôtels et les restaurants, ce sujet était souvent entendu.

– Wharton, qu’est-ce qui ne va pas ? Demanda une voix.

Wharton se tourna pour regarder la personne qui venait de lui parler. C’était Nader, le fils d’Hillman. Wharton laissa échapper un soupir et secoua la tête. Nader comprit.

– La Septième Princesse n’est pas venue ?

– Oui, confirma Wharton.

Wharton et la Septième Princesse sortaient souvent ensembles, et les horaires de ces sorties étaient devenues assez régulières. Mais depuis que Blumer avait demandé la main de Nina dans le Palais Martial, Wharton n’avait vu Nina qu’une seule fois, le lendemain de cet événement. Les trois jours suivants, il n’avait pas pu la voir.

Il n’était même pas autorisé à la voir. Wharton était naturellement très malheureux.

Nader se sentit mal en voyant Wharton dans cet état. Il ajouta,

– Blumer doit avoir un souci dans sa tête. Il a vraiment demandé directement la main de la Septième Princesse. Qu’est-ce qui ne va pas chez lui ?

– Ça ne sert à rien de parler de ça en ce moment. Wharton secoua la tête.

Juste à ce moment…

– Seigneur Comte, Seigneur Comte. Une voix claire résonna de l’extérieur. Tournant la tête, Wharton vit que la personne venant de l’interpeller était la domestique personnelle de la Septième Princesse Impériale, Lucy [Lu’si].

– Laissez-la passer, dit immédiatement Wharton.

Les gardes laissèrent passer Lucy qui se précipita vers Wharton, toute essoufflée.

– Wharton, la Princesse a reçu l’ordre de rester au palais par Sa Majesté Impériale et ne peut plus quitter le palais. Même moi, j’ai dû trouver un prétexte quelconque pour sortir. Voici la lettre que la Princesse m’a demandée de vous donner. Tenez, prenez-la. Je n’ai pas plus de temps, je dois déjà repartir. Si je rentre trop tard, ce sera terrible.

Lucy donna la lettre à Wharton. Ce dernier se tenait là, pétrifié. Avant même qu’il ait eu la chance d’ouvrir la bouche, Lucy était déjà repartie en courant.

– Mais que fabrique Sa Majesté Impériale ? Demanda Nader en fronçant les sourcils, quelque peu énervé.

Wharton ouvrit immédiatement l’enveloppe et en sortit la lettre. Lisant le contenu de cette dernière, Wharton sentit un doux courant de chaleur réchauffer son cœur.

Un Dou Qi de couleur Azure jaillit des mains de Wharton, et réduisit la lettre en poussière.

– À la fois un disciple personnel du Dieu de la Guerre, et le jeune frère d’Olivier. Il semblerait que Sa Majesté Impériale favorise Blumer. Wharton comprenait clairement ce qu’il se passait.

Si Sa Majesté Impériale n’avait pas empêché Nina de sortir, Nina serait déjà sortie pour aller retrouver non pas Blumer mais bien Wharton.

L’ordre de l’Empereur avait clairement été prononcé dans le but d’aider Blumer.

Wharton, qui poussa un profond soupir, se sentait impuissant. Même sous sa forme de Corps de Dragon, il n’était qu’au sommet du neuvième rang. Comment pouvait-il causer des problèmes ou se rebeller de quelque manière que ce soit avec ce peu de pouvoir ?

..

De nombreux jours plus tard, à l’extérieur de la capitale impériale.

Un carrosse, plusieurs chevaux, et une panthère au pelage parfaitement noire de jais apparurent. Sur le dos de cette panthère se trouvait un jeune homme vêtu d’une simple robe.

– Linley, regarde. Zassler, monté sur un cheval, montrait du doigt la lointaine et distante montagne. Cette montagne possédait plusieurs sommets. Voici la fameuse montagne du Dieu de la Guerre. L’Université du Dieu de la Guerre se trouve au sommet.

– L’Université du Dieu de la Guerre ? Les yeux de Linley s’illuminèrent.

La légendaire et indiscutable force de l’Empire. L’Université fondée par le Dieu de la Guerre qui dominait le continent Yulan de sa puissance. En contemplant la Montagne du Dieu de la Guerre qui se trouvait au loin, Linley ne put s’empêcher de soupirer d’admiration.

– Le Dieu de la Guerre…

Le Dieu de la Guerre O’Brien était un personnage tout simplement trop éclatant. Il n’avait pas seulement fondé le puissant Empire O’Brien, mais avait aussi combattu le Haut Prêtre à armes égales au-dessus du fleuve Yulan. Cette bataille l’avait rendu célèbre, lui garantissant le même statut glorieux que le Haut Prêtre.

Maintenant que mille cinq cents ans été passés, personne ne savait la puissance que pouvait bien posséder le Dieu de la Guerre, lui qui avait été au même niveau que le Haut Prêtre. Il était la divinité de l’Empire O’Brien. En sachant cela, toute personne pouvait voir à quel point le Dieu de la Guerre était adulé.

Le cœur de Linley s’emplit d’un désir héroïque.

– Viendra un jour où moi aussi, je me tiendrai au sommet du continent Yulan !

Linley tourna finalement la tête, et arrêta de contempler la Montagne du Dieu de la Guerre. Même si elle était magnifique, elle appartenait au Dieu de la Guerre.

– La capitale impériale de Channe. Regardant maintenant vers l’Est, il pouvait déjà voir l’énorme ville, qui était réputée pour être la plus grande de tout le continent. Channe était une ville énorme. Seule la capitale impériale de l’Empire Yulan pouvait rivaliser en taille.

Le style architectural de Channe était simple et sans ornements.

– La capitale de l’empire le plus puissant du continent, en termes militaires. L’endroit où résident les experts. Un léger sourire jouait sur les lèvres de Linley. Sous le soleil brillant, Linley et son groupe s’avancèrent à l’intérieur de Channe.

Aucune personne considérable ne prêta attention à ce groupe de voyageurs.

Mais ils ne savaient pas que ces personnes allaient pourtant très bientôt causer un désordre bouleversant au sein de l’Empire O’Brien.

– Haha, elle mérite vraiment sa réputation de capitale impériale de l’Empire O’Brien. Les rues sont si larges, s’exclama Barker en riant fortement, faisant rire Linley par la même occasion.

L’équipe de Linley marchait au milieu de l’une des artères majeures de la capitale.

Barker et ses frères étaient déjà descendus de leurs chevaux, et ils mirent leurs armes sur leur dos : ces impressionnantes haches de guerre. Sur le trajet, ils avaient simplement stocké leurs haches dans l’anneau inter-spatial de Linley. Après tout, elles étaient tout simplement trop lourdes ; les chevaux ne pouvaient pas les porter.

– Quels hommes musclés.

De nombreuses personnes dans la capitale s’écartaient devant leur groupe. Barker et ses frères étaient tout simplement trop impressionnants physiquement parlant. Ils faisaient tous près de 2m20, avaient des hanches aussi épaisses que des ours, et étaient si musclés qu’ils semblaient inhumains. De plus, ils portaient sur leur dos ces énormes haches de guerre, qui brillaient d’une froide lueur métallique.

Même si ces haches étaient faites uniquement en acier, elles devaient peser au moins cinq cents kilos. Mais d’après les couleurs de ces armes, elles n’étaient clairement pas ordinaires. Quelle personne faible aurait osé portait une arme aussi lourde ?

Et cette fine panthère au pelage noir si lisse, qui n’avait aucune tache de couleur sur tout son corps ?

Personne dans la capitale impériale n’avait jamais vu une telle panthère. Car après que la Panthère Ténébreuse ait atteint le niveau Saint, elle avait acquis la capacité de changer aisément la couleur de son pelage.

– La rue de la Roche. Linley savait où résidait Wharton, et toutes les personnes présentes s’avancèrent rapidement vers l’Est de Channe, vers la rue de la Roche.

– Je parie que le Seigneur Blumer va définitivement réussir à se marier avec la Princesse Nina.

Linley s’arrêta soudain, et tourna la tête pour fixer du regard un restaurant non loin. Il fronça les sourcils.

– Nina ? La Nina que Wharton aime ? Ce n’était pas quelqu’un qui s’appelait Caylan qui était en lice contre Wharton ? Qu’est-ce que ce Blumer vient faire là ?

Linley savait qui était Blumer.

Lorsque Wharton avait participé à la compétition pour devenir un disciple d’honneur, c’était finalement Blumer qui en était sorti victorieux.

– Foutaises. Je suis prêt à parier que c’est le Seigneur Wharton qui se mariera avec la Princesse Nina. La Princesse Nina et le Seigneur Wharton sont ensemble depuis un long moment déjà.

– C’est difficile à dire. Regarde le statut de Blumer maintenant. C’est un disciple personnel du Dieu de la Guerre.

– Seigneur ? L’appela doucement Barker.

Linley se tint là, silencieusement pendant un petit moment.

Blumer était le cadet d’Olivier. Il était vraiment devenu le disciple personnel du Dieu de la Guerre ? Et il semblerait en plus qu’il ait demandé à l’Empereur la main de Nina.

Barker et les autres regardèrent Linley.

– Allons-y, dit Linley.

Le groupe de Linley arriva dans la rue de la Roche. Tous les manoirs de la rue de la Roche appartenaient à un noble clan, et ainsi, elle n’était pas trop encombrée.

Tout en s’avançant dans la rue vide de monde, Linley regarda attentivement les signes présents sur chacun des manoirs.

– C’est devant. Les yeux de Linley s’illuminèrent.

Les deux gardes étaient en train de discuter nonchalamment lorsqu’ils remarquèrent soudain Linley et les autres s’approcher. Ils se tinrent immédiatement sur leurs gardes, tout particulièrement après avoir remarqué les énormes musculatures de Barker et de ses frères.

– Ces gars-là sont définitivement aussi grands et aussi musclés que le Seigneur Comte. Les deux gardes étaient quelque peu choqués.

– Qui va là ? L’un des deux gardes rassembla tout son courage et leur somma de répondre.

Gates fut le premier à répondre d’une voix forte,

– C’est bien la résidence du Comte Wharton ?

– Oui, répondit le garde en hochant la tête.

En entendant ces mots, Linley sentit son cœur trembler d’excitation et s’accélérer. Combien d’années cela faisait-il ? Wharton était parti quand il avait six ans. Dans quelques jours, exactement dix-sept ans se seraient écoulés.

Dix-sept ans !

Souriant, Linley dit,

– Va transmettre le message que son grand frère, Linley, est arrivé.

Les deux gardes furent très surpris en entendant ces mots. Le grand frère du Comte Wharton ? Ils n’avaient jamais entendu parler d’une telle personne.

Mais ils avaient un bon jugement. Ils pouvaient immédiatement deviner à quel point ce groupe était formidable. Sans oser dire quoi que ce soit d’autre, l’un des deux gardes s’inclina,

– Veuillez attendre ici un instant, s’il vous plaît. Je vais transmettre ce message.

Linley prit une grande inspiration, pour se calmer.

– Linley, c’est la résidence de ton petit frère ? Demanda Zassler en s’avançant et en riant doucement. On dirait bien que ton petit frère s’est plutôt bien débrouillé dans la capitale.

Linley ne put s’empêcher de se sentir extrêmement fier.

L’intendant Hiri et Hillman étaient en train de discuter autour d’un verre de vin, lorsque soudainement, le garde arriva en courant.

– Seigneur Hillman, un groupe de personnes vient juste d’arriver. Leur chef dit qu’il est le grand frère de Wharton, et qu’il s’appelle Linley.

*Crac !* La coupe de vin qui était dans les mains de Hiri tomba au sol, et explosa sur le plancher.

– Linley !

L’intendant Hiri et Hillman bondirent simultanément sur leurs pieds. Ils se regardèrent, incrédules et aussi choqués que joyeux.

– Cours, cours, vite ! Vas prévenir le Seigneur Comte, lui ordonna immédiatement Hiri.

Puis, Hiri et Hillman se précipitèrent tous les deux à l’extérieur du manoir. En voyant à quel point l’intendant Hiri avait totalement perdu ses manières habituelles, le garde réalisa l’importance de l’affaire, et il courut tout de suite après vers les terrains d’entraînement.

Peu de temps après, Hiri et Hillman arrivèrent près des portes. À ce moment-là, ils ralentirent et se mirent à regarder attentivement les personnes qui se tenaient devant les portes.

Ils virent cinq hommes effroyablement musclés. Les longues haches de guerre sur leur dos les firent trembler. À côté de ces cinq hommes se trouvait un vieil homme maigre, presque squelettique dont les yeux verts et troubles étaient emplis d’une aura terrifiante.

Aux côtés du vieillard, trois magnifiques jeunes filles, absolument plaisantes à regarder, se tenaient là.

Et tout devant…

– Linley ! Hillman fut le premier à s’exclamer. L’intendant Hiri était toujours en train de l’examiner attentivement. Après un court instant, il le reconnut soudain. Il s’écria de joie et de surprise,

– Jeune maître Linley.

Linley, qui était en pleine conversation avec Zassler, tourna la tête vers eux.

Papy Hiri était exactement pareil que dans ses souvenirs, avec son nez rougi par le vin. Et Oncle Hillman était aussi là. En les voyant, Linley découvrit qu’il était totalement incapable de réprimer l’excitation qui grandissait dans son cœur.

– Papy Hiri, Oncle Hillman. Linley courut dans la cour, les yeux commençant à s’humidifier.

L’intendant s’avança jusqu’à Linley, les yeux rouges.

– Tu as grandi. Tu as tellement grandi. Jeune maître Linley, tu es encore plus grand qu’avant.

Cela faisait dix-sept ans que l’intendant Hiri n’avait pas vu Linley.

Lorsqu’il était parti avec Wharton, Linley n’avait que dix ans.

– Papy Hiri, tu es toujours le même. La joie dans le cœur de Linley ne pouvait s’exprimer avec de simples mots.

Hillman dit d’une voix extrêmement satisfaite en regardant Linley,

– Jeune maître Linley, tu as grandi. Mais tu as toujours le même air qu’il y a dix ans.

Dix ans auparavant, Linley faisait déjà 1m70. Son apparence n’avait pas tant changé que ça.

Soudain, des bruits de pas frénétiques se firent entendre.

Tournant la tête, Linley vit une grande et puissante silhouette apparaître dans l’encadrement de la porte, comme si elle sortait d’un rêve. Cette personne ressemblait beaucoup à Linley lui-même. Linley avait le sentiment que cette personne était très probablement son petit frère, Wharton.

Seulement, Wharton était parti quand il n’avait que six ans. Il avait énormément changé.

Mais Wharton n’eut besoin que d’un instant avant de reconnaître Linley. Il ressemblait exactement au même Linley qu’il avait connu à Wushan. La bouche de Wharton s’ouvrit en grand. Ses larmes commençaient déjà à couler le long de ses joues.

– Grand frère…

Linley s’avança doucement vers Wharton, le regard totalement fixé sur lui.

– Grand frère… Wharton s’avança en tremblant de deux pas.

– Petit Wharton. C’est vraiment toi ? Linley fixait Wharton. L’enfant aux joues rondes du passé s’était transformé en un jeune homme de 2m20.

– Grand frère, c’est moi. C’est moi. À ce moment, Wharton avait totalement oublié tout ce qui concernait Nina. Son cœur était empli d’une excitation infinie. Il était totalement incapable de réprimer son excitation.

Linley leva des mains tremblantes et attrapa Wharton par les épaules. Il regarda avec attention Wharton. Un sourire fleurit sur son visage, alors même que des larmes brillaient dans ses yeux. D’une voix tremblotante, Linley dit,

– Petit Wharton, tu as grandi.

L’enfant aux joues dodues de ses souvenirs, qui l’avait toujours appelé « grand frère », « grand frère » avec sa voix enfantine, avait déjà grandi.

– Grand frère ! Wharton embrassa Linley avec force dans son étreinte massive. En voyant Wharton, Linley se sentait plus excité qu’il ne l’avait été depuis bien longtemps. Finalement, il ne put retenir plus longtemps ses propres larmes, qui cascadèrent le long de ses joues en ruisseau.


Cet article comporte 29 commentaires
    1. Oui, bon, en fait, il n’y avait pas que ça qui n’allait pas… Lorsqu’on a mit la partie 2 sur le chapitre, on a écrasé la partie 1 et on a copié celle qui n’était pas éditée ni checkée… Donc forcément… désolé… Mais normalement c’est bon maintenant ! ^^’

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