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Chapitre 21 : Cadeau


Source : Version anglaise

Traduit et édité par : Kayorko et Zareik
Edité par : MissX
Checké par : Wilden


PANLONG – LIVRE 8 CHAPITRE 21


      La ville préfectorale de Cerre administrait une dizaine de villes ainsi qu’un grand nombre de villages et de fermes. La population totale qui était sous le contrôle de la ville dépassait le million. Il n’était donc pas injuste de dire que la ville pouvait être considérée comme équivalente à un Duché.

Et le gouverneur de la ville pouvait lui-même être considéré comme le Grand Duc d’un Duché !

– Il s’apprête à devenir gouverneur à tout juste quatorze ans. Cela donne vraiment envie. Dans les nombreux hôtels de la ville, d’innombrables personnes discutaient de l’événement.

Madame Wade et ses frères étaient soudainement morts dans un incendie massif. Cela avait rendu les questions de pouvoir officieux et officiels, qui étaient jusque-là compliquées, beaucoup plus simples et claires.

Il n’y avait plus de questions.

Keane, le dernier possesseur mâle du sang du clan Jacques, allait définitivement assumer la position de gouverneur de la ville de Cerre.

– Madame Wade s’est faufilée au milieu de la nuit pour piller la maison de quelqu’un, mais elle ne s’était pas attendue à en perdre la vie en résultat. Quelle farce, rit furieusement un vieil homme qui tenait un large flacon de vin.

– J’ai entendu dire qu’elle a été brûlée vive, dit une autre personne.

– Comment aurait-elle pu avoir être brûlée vive ? Il y avait tant de gardes avec elle. Si elle avait vraiment été brûlée par le feu, elle aurait définitivement été capable de s’en échapper. Un maigrelet baissa la voix. Laissez-moi vous dire un secret. La Comtesse et ses frères ont d’abord été tués et ce n’est qu’après que leurs corps ont été brûlés par le feu.

Toutes les personnes qui se trouvaient autour de lui se tournèrent immédiatement pour le fixer.

– C’est la vérité, dit le maigrelet, avec aplomb.

– Vous racontez tous n’importe quoi. Un homme barbu sourit froidement. Je suis un garde de la ville et j’étais présent, cette nuit-là. Lequel de nous deux en sait le plus ?

Le maigrelet se mit aussitôt à rire de manière mal à l’aise.

– L’ami, je rigolais juste.

– Madame la Comtesse et ses deux frères ont été tués par le feu. Ils sont probablement morts à cause de l’explosion, dit l’homme barbu qui racontait ce qu’il croyait être la vérité. Brûlés vifs ? N’auraient-ils pas eu le temps d’appeler à l’aide ? Mais notre troupe n’a pas entendu un seul cri de détresse durant tout le temps où on était là-bas. Ce qui est très probablement arrivé, c’est que l’explosion les a tués net et qu’ils n’ont pas eu le temps d’appeler à l’aide.

Toutes les personnes hochèrent la tête, même le maigrelet.

Cette explication était en effet très logique.

Le barbu prit une longue gorgée avant de parler avec force.

– Oublions Madame Wade. Maintenant les gouverneurs de la ville sont cette paire de frères et sœurs.

..

En effet. À ce moment, le centre de l’attention de la ville reposait sur les deux d’enfants qui avaient été élevés à la campagne, Jenne et Keane.

À l’intérieur du château de la ville.

– Pourquoi y en a-t-il autant ? En parcourant la liste de cadeaux devant lui, Keane ne put s’empêcher d’être stupéfait.

Après la mort de Madame Wade, tous les nobles de la ville avaient immédiatement voulu se rapprocher de Keane. Ils lui donnèrent des cadeaux, de magnifiques femmes et même de puissants gardes… tous les nobles savaient qu’au vu de son jeune âge, leurs clans seraient très probablement sous son règne pendant encore au moins une centaine d’années. Ils voulaient donc tout naturellement établir la meilleure relation possible avec lui dès le départ.

– Ce n’est pas beaucoup. Lambert secoua la tête.

Jenne et Keane fixèrent Lambert avec surprise tandis que Linley buvait son thé à une table qui se trouvait non loin.

– Papy Lambert, ce n’est pas beaucoup ? Demanda Jenne avec surprise.

Lambert secoua la tête.

– Miss, jeune maître. Ces cadeaux combinés ne valent que quelques centaines de milliers de pièces d’or. Quelques centaines de milliers de pièces d’or ? Hrmph. Miss, jeune maître, connaissez-vous l’étendue de la richesse que possédait Madame ? Il me semble que c’était plus de dix millions de pièces d’or !

– Plus de dix millions ? Jenne et Keane étaient tous deux stupéfaits.

Ils avaient vécu à la campagne pendant si longtemps. Quand avaient-ils pu être confrontés à une telle richesse ? Lambert, de son côté, avait suivi leur mère pendant de nombreuses années. À l’époque où elle vivait encore dans le château du gouverneur, il avait été témoin de nombreuses choses.

– C’est tout à fait normal. Au vu de l’avarice de feu Madame Wade et du fait qu’elle a collecté les impôts de plusieurs millions de personnes pendant de nombreuses années, ce n’est pas surprenant qu’elle ait au moins amassé une telle fortune. Le contraire m’aurait surpris. Malheureusement, nous n’avons pas encore réussi à trouver l’endroit où elle cachait ses magycartes. Et même si nous le trouvions… il est très probable que ces magycartes soient liées à son empreinte. Nous ne serions même pas capables d’en retirer l’argent. Lambert secoua la tête, impuissant.

Les règles que la Banque Dorée des Quatre Empires avait fixées, étaient toutes à leur avantage.

Une fois qu’une magycarte était liée à une empreinte, seul le propriétaire de l’empreinte pouvait accéder au contenu. Même si d’autres récupéraient la magycarte, cela ne leur aurait été d’aucune utilité.

Bien sûr…

Le propriétaire d’une magycarte pouvait aller à un guichet pour transférer sa fortune à quelqu’un d’autre.

Mais si le propriétaire initial mourait soudainement sans avoir initié le transfert de ses fonds, alors ses biens étaient récupérés dans leur entièreté par la Banque Dorée des Quatre Empires. Ils n’avaient en réalité pas d’autres choix que de procéder ainsi.

La quantité de pièces d’or stockées dans les magycartes excédait en réalité par plus d’un facteur dix la réelle quantité de pièces d’or possédée physiquement par la Banque Dorée.

Mais à quelle régularité les personnes riches allaient réellement jusqu’à leur banque pour récupérer une centaine de millions de pièces d’or physique ? Jamais ! Même s’ils pouvaient effectuer un tel retrait, le fait de vouloir déplacer ensuite physiquement cet argent, serait un problème. C’était l’une des raisons pour laquelle la Banque Dorée des Quatre Empires osait fournir autant de magycartes.

– Dix millions ont disparu, juste comme ça, dit Keane avec douleur.

Il agonisait réellement en réalisant la perte d’une telle somme d’argent.

– Jeune maître. La position de gouverneur ne consiste pas seulement à collecter de l’argent. Il faut aussi payer les salaires des gardes, entretenir la ville, et ainsi de suite. Il y a de multiples dépenses, ajouta Lambert.

Keane se figea.

– Quoiiiiiii ? Le fait d’être un gouverneur coûte de l’argent ? Keane n’en avait eu jusque-là aucune idée.

– C’est pourquoi j’ai dit que ces quelques centaines de milliers de pièces d’or ne signifient pas grand-chose. Heureusement, les villes préfectorales ont leur propre trésor, qui, il va sans dire, est généralement bien rempli, dit Lambert.

Keane se frotta la tête.

– Ah. Il semblerait que le fait d’être gouverneur soit plus compliqué et fatiguant que prévu.

– Jenne. Keane regarda avec espoir sa sœur. Tu dois m’aider.

Jenne hocha la tête.

– Keane, je ferais définitivement de mon mieux pour t’aider. Mais ce simple hochement de tête était le début d’une douloureuse, très douloureuse vie pour Jenne.

À ce moment, ni Keane, ni Jenne, ni Lambert, ne savaient que, pendant qu’ils s’inquiétaient des problèmes d’argent, Linley, qui buvait son thé, était en possession de l’extraordinaire fortune amassée par un clan royal pendant des milliers d’années. Il était très probable que même la fortune de leur clan, le clan Jacques, qui administrait pourtant la province administrative du Nord-Ouest depuis un millier d’années, ne puisse l’égaler.

Après tout, quels que soient leurs bénéfices, c’était impossible pour eux de se comparer au clan royal d’un Royaume.

– Jenne, Keane. Linley ouvrit soudainement la bouche. Vous pouvez rester là. Je vais m’entraîner.

Les deux regardèrent Linley. Keane gloussa.

– Grand frère Ley, ne passe pas trop de temps à t’entraîner. N’oublie pas de venir pour le dîner. Ce soir…ma sœur va cuisiner elle-même.

Jenne se mit immédiatement à rougir.

Depuis cette nuit au banquet, lorsque Keane avait annoncé que Linley était le fiancé de Jenne, tous les citoyens de la ville s’étaient mis à croire que c’était réellement le cas. Même les serviteurs le croyaient. Naturellement cela embarrassait beaucoup Jenne.

– Oh, d’accord. Linley agita la main avec un sourire.

Soudain, apparurent dans la cour quatre grands coffres. Ils sortaient de nulle part. Les coffres étaient tous ouverts et étaient remplis d’œuvres d’art, de cores magiques et de matériaux précieux.

– Qu’est-ce que c’est que ça ? Keane et Jenne étaient tous les deux stupéfaits.

– Ce sont les possessions du clan Holmer. Je ne suis pas vraiment sûr de la valeur de ces coffres. Mais ils valent très probablement plus d’un million de pièces d’or. Prenez-les. Linley sortit aussi huit magycartes. Ce sont des magycartes non-liées du clan Holmer. Il y en a huit. Chacune devrait avoir un million stocké à l’intérieur.

Il avait entendu Madame Wade parler avec ses deux frères de cela. Ce n’est qu’à ce moment qu’il avait appris la valeur de ces magycartes.

– C’est… c’est. Keane, Jenne et même Lambert, regardaient Linley avec choc.

– Tout combiné, cela devrait valoir environ dix millions de pièces d’or, non ? Avec ça… vous n’aurez pas besoin d’être trop regardant sur vos dépenses dans votre administration de la ville. Allez, il est temps pour moi d’aller m’entraîner.

Linley lança nonchalamment les huit magycartes et les quatre coffres avant de se tourner et de partir.

Jenne, Keane et Lambert regardaient tous les quatre coffres ainsi que les huit cartes. Ils ne savaient pas quoi dire.

– Jenne. Keane regarda sa sœur.

Jenne était stupéfaite.

– Originellement, lorsque j’avais demandé à grand frère Ley de nous aider, je lui avais dit que je lui donnerai dix mille pièces d’or. C’est…

Les deux frères et sœurs n’avaient réellement aucune idée de ce qu’ils pouvaient dire. Ils avaient offert dix mille pièces d’or à Linley pour qu’il les aide, mais il n’avait pris qu’une pièce d’or… et maintenant, il venait de leur donner une fortune valant dix millions de pièces d’or !

Dix millions de pièces d’or !

C’était une fortune extrêmement importante !

Lorsque le clan Debs du Royaume de Fenlai avait été à son apogée, leur fortune totale était aux alentours d’une centaine de millions de pièces d’or. Après les répercussions de l’affaire de contrebande, leur richesse nette était descendue à une dizaine de millions de pièces d’or mais malgré cela, ils étaient restés un clan majeur de Fenlai.

– Miss, jeune maître, ce M. Ley est vraiment une personne qui sort de l’ordinaire. L’expression de Lambert était très solennelle.

Jenne et Keane acquiescèrent.

Cela allait sans dire. Comment une personne ordinaire pouvait-elle nonchalamment jeter dix millions de pièces d’or ?

– Plus tôt, lorsque M. Ley a agité la main, quatre coffres sont apparus de nulle part. Si ma supposition est correcte… M. Ley est en possession d’un légendaire anneau inter-spatial. Le visage de Lambert était extrêmement sérieux.

– Un anneau inter-spatial ? Jenne et Keane n’avaient jamais entendu parler d’une telle chose.

Lambert hocha la tête.

– En effet. Les anneaux inter-spatiaux sont des trésors inestimables. Au sein du continent Yulan, ils sont la preuve du statut et du pouvoir de quelqu’un. Dans les légendes que j’ai entendues, même lorsque des personnes ont offert jusqu’à plusieurs centaines de millions de pièces d’or pour en acheter un, jamais personne n’a accepté de vendre le sien.

– Plusieurs centaines de millions de pièces d’or ? Jenne et Keane avaient les yeux écarquillés.

À quoi ressembleraient des centaines de millions de pièces d’or si elles étaient rassemblées en un seul endroit ? Ils n’osaient même pas imaginer l’énorme fortune que cela représentait.

– Dans toute la province administrative du Nord-Ouest, seul le patriarche du clan Jacques, le gouverneur de la province complète, possède un tel anneau. Ayant vécu de nombreuses années dans la ville de Cerre, Lambert, connaissait assez bien les affaires du clan Jacques.

– Parles-tu de… notre arrière-grand-père, McKenzie [Mai’ke’kan] ? Demanda immédiatement Keane.

Les deux grandes sources de fierté du clan Jacques était le premier patriarche du clan, Jacques, et leur chef légendaire, McKenzie Jacques.

Dans le passé, Jacques avait été un roturier ordinaire. Il finit par rejoindre l’armée et augmenta dans les rangs tout en apportant des contributions majeures à l’Empire O’Brien. Finalement, il fonda même une nouvelle légion au sein de l’empire ; la Légion Jacques.

Lorsque Jacques devint renommé, il fonda son propre clan.

L’Empereur lui donna même la province administrative du Nord-Ouest. Rien que ce fait permettait de voir à quel point il était bien vu par le clan impérial.

Mais… il n’était connu que pour ses capacités militaires et son sens stratégique dans la gestion des armées. Quant à son pouvoir personnel, jusqu’à sa mort, il ne dépassa pas le huitième rang de guerrier.

Mais McKenzie était, lui, la fierté du clan. Cinquante ans plus tôt, il avait atteint le niveau Saint avant ses deux cents ans.

Un combattant de niveau Saint !

Une fois qu’un clan produisait un combattant de niveau Saint, tant que celui-ci ne mourrait pas et que le clan ne se rebellait pas, la gloire du clan ne diminuerait jamais.

– Notre arrière-grand-père, McKenzie a un anneau inter-spatial ? Keane était surpris.

– En effet. Il en a un, parce que dans le passé, sa Majesté Impériale, l’Empereur lui-même, lui en a fait cadeau, dit avec émotion Lambert. Le clan Jacques a toujours été très fier de cela. Vous devez comprendre que même parmi les nombreux rois des différents Royaumes du continent Yulan, la plupart d’entre eux ne possèdent pas de tel anneau.

Ce n’est qu’à ce moment que Jenne et Keane comprirent réellement à quel point un tel anneau était précieux et rare.

– Mais je ne m’étais pas attendu… à ce que M. Ley ait aussi en sa possession un anneau inter-spatial. Pas étonnant… pas étonnant que dix millions ne soit rien pour lui.

Jenne et Keane eurent l’impression de ne plus pouvoir respirer.

– Je pensais que j’avais un très haut rang en tant que successeur au poste de gouverneur. Je pensais que je pourrai donner à grand frère Ley une position réellement importante. Mais il semblerait que… grand frère Ley… Keane commençait maintenant à comprendre.

Le gouverneur d’une ville préfectorale était, pour les personnes ordinaires, quelque chose d’aussi haut que les cieux.

Mais pour des experts tels que Linley, ce n’était rien du tout. Il pouvait en tuer un n’importe quand, s’il le souhaitait.


Cet article comporte 25 commentaires
  1. Merci pour le chapitre, je suis vraiment content que Panlong reprenne, les sorties m’ont manquées. 😀
    Mais pensez pas vous la couler douce, les vacances c’est FINI!! Enfin pensez quand même à boire et manger par contre dormir ça prend trop de temps donc évitez… Sur-ce encore merci et j’espère que Linley ne va pas traîner trop longtemps autour de Cerre et que « la vallée  » est assez loin… JE VEUX VOIR DU PAYS!!! Bref,bisous :3

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