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Chapitre 10 : Une Seule Epée


Source : Version anglaise

Traduit et édité par : Kayorko et Zareik
Edité par : MissX
Checké par : Wilden


PANLONG – LIVRE 8 CHAPITRE 10


– Ley, que penses-tu de mademoiselle Jenne ? C’est quelque chose, n’est-ce pas ? dit Lowndes avec un léger gloussement.

– C’est quelque chose. Linley hocha la tête pour confirmer.

À côté d’eux, Luther reprit,

– Elle n’est pas seulement « quelque chose ». De toutes les années où j’ai parcouru les terres, j’ai vu d’innombrables femmes magnifiques. Mais mademoiselle Jenne… hé hé… c’est une beauté absolue. Ley, es-tu intéressé par mademoiselle Jenne ?

Linley cligna des yeux sous le choc.

Lowndes lança aussi un regard à Linley avec un clin d’œil d’une manière que tous les hommes comprenaient.

– Ley, c’est tout à fait normal pour les puissantes personnes d’avoir les beautés pour eux. Si tu ne saisis pas cette opportunité, une fois que tu auras quitté la caravane, ton occasion sera passée.

– Vous deux… Linley ne savait pas s’il devait en rire ou en pleurer.

Depuis sa mésaventure avec Alice, il avait scellé son cœur dans une tentative d’autoprotection envers toutes les questions de romance. Et Linley n’en était toujours pas au point où il avait envie de courir après toutes les belles femmes qu’il voyait.

– Mademoiselle Jenne et son petit frère viennent juste de ressortir, dit soudainement Luther à voix basse.

Linley se tourna. En effet, les deux se dirigeaient vers un feu de camp qui était actuellement occupé par leur vieux serviteur.

Le jeune noble, Keane, ne put s’empêcher de regarder de nouveau en direction de la Panthère Ténébreuse.

La panthère révéla immédiatement ses crocs blancs, brillants. Keane fut si terrifié qu’il serra encore plus fermement la main de sa sœur. Mademoiselle Jenne, se tourna alors soudainement vers Linley, comme si elle avait senti quelque chose.

Après avoir hoché la tête vers lui pour s’excuser, Jenne conduisit son jeune frère jusqu’au feu de camp avant de s’asseoir avec lui.

.

– Grande sœur, cette créature magique est si belle ! Les yeux de Keane étaient aussi brillants que des gemmes et étaient remplis d’envie. Ce serait super, si je pouvais aussi avoir une créature magique puissante comme elle.

Le vieux serviteur gloussa.

– Jeune maître Keane, obtenir une créature magique n’est pas quelque chose de facile. Pour en posséder une, il faut être capable de la soumettre complètement, et pour la soumettre, il faut la vaincre en face à face. D’après ce que je sais, les plus faibles créatures magiques de type panthère sont toutes du septième rang. Ce seigneur Ley est donc un combattant réellement puissant.

– Les plus faibles sont des créatures magiques du septième rang ? Keane inspira une goulée d’air froid. Papy Lambert [Lan’bo’te], est-ce que ça veut dire aussi puissant que toi ?

Dans l’esprit de Keane, la personne qu’il admirait et vénérait le plus au monde était son Papy Lambert.

Lorsque lui et sa sœur étaient encore dans l’Union Sacrée, ils n’avaient eu personne d’autre que lui pour les protéger. Si ce n’était grâce à lui, les nobles des villes qu’ils avaient traversées auraient déjà saisi sa sœur depuis longtemps. Il avait personnellement vu Lambert réduire en poussière le bouclier du garde d’un noble d’un seul coup de poing avant de vaincre facilement dix autres gardes.

– Moi ? J’ai juste un peu de pouvoir. Il pourrait me tuer en un coup avec facilité, gloussa Lambert en ébouriffant les cheveux de Keane. Jeune maître Keane, lorsque nous arriverons dans l’Empire O’Brien, vous devrez être prudent. Il y a de nombreux experts dans ce monde. Je ne suis capable de vous protéger que dans les endroits comme les petits villages que nous avons traversés. Mais lorsque nous atteindrons les grandes villes…

– C’est bon ! Cette fois, nous y allons pour que je devienne le gouverneur de la ville, n’est-ce pas ? Keane leva sa petite tête avec arrogance. Lorsque je le serai, qui craindrai-je alors ?

Après avoir regardé Keane, Jenne ne put s’empêcher de poser une main affectueuse sur le dos de son petit frère.

– Keane, tu feras un magnifique gouverneur, j’en suis sûre.

– Bien sûr. Keane était très confiant.

.

Lentement, la plupart des personnes de la caravane se mirent à sombrer dans le sommeil. Seuls quelques mercenaires restèrent éveillés dans le périmètre défensif autour des caravanes. Linley était, quant à lui, assis en tailleur sur le sol avec son épée d’adamantine en travers des genoux.

Il ne savait pas comment les ancêtres de son clan s’étaient entraînés pour améliorer leur troisième niveau des armes lourdes, le niveau ‘impose’. Quant à lui, sa méthode d’entraînement était de permettre à son âme de ne faire plus qu’une avec la terre et le vent.

La terre possédait sa propre merveilleuse pulsation rythmée.

Cette unique pulsation possédait son propre rythme dans lequel Linley s’immergeait. Quant au vent qui était partout dans le ciel, il avait une profonde et intime connexion avec l’espace qui était aussi un des éléments centraux du niveau ‘impose’.

Immergé à l’intérieur de la nature… comprendre la nature…

Dans cet état, Linley ne remarquait absolument pas le passage du temps. Lorsque la seconde moitié de la nuit arriva, et lorsque la grande majorité de la caravane était endormie, seuls quelques mercenaires maintenaient encore leur vigilance attentive.

*Bruissement. Bruissement*

Dans la nuit profonde. Le vent froid soufflait et passait au travers des cheveux de Linley. Soudain, Linley ouvrit ses yeux avant de remettre au fourreau son épée d’adamantine.

– Levez-vous. Linley posa sa main sur Lowndes puis sur Luther.

Ils étaient tous les deux des mercenaires qui vivaient de leur épée. Ils dormaient toujours d’un sommeil extrêmement léger. Ils se réveillèrent donc immédiatement. À ce moment, ils virent qu’il faisait encore nuit noire.

– Ley, il est tard. Pourquoi n’es-tu pas en train de dormir ? Lowndes était légèrement mécontent, mais il n’osait pas se plaindre.

– Des bandits arrivent, dit nonchalamment Linley.

– Oh.

Les yeux de Luther qui étaient prêts à se refermer, s’ouvrirent soudainement. Il fixa Linley avec choc et dit,

– Ley, que viens-tu de dire ? Des bandits arrivent ?

– Un groupe d’environ une centaine de bandits s’approche de nous. Ils sont à environ trois cents mètres devant nous. Ils avancent lentement jusqu’à nous pour ne pas faire de bruits, continua Linley.

Quelques instants plus tôt, Linley avait été en communion avec le pouls de la terre et le flot du vent.

Il avait pu clairement sentir la centaine de pieds ainsi que leur distance. En situation normale, Linley n’aurait peut-être pas été capable de les détecter si tôt, mais après avoir été un avec la nature, il était naturellement plus sensible.

Luther fut effrayé.

– Ne reste pas debout comme un idiot ici. Réveille tous nos frères. Lowndes était bien plus calme.

– Oh. Compris. Luther partit immédiatement réveiller les autres mercenaires tandis que Lowndes allait prévenir les mercenaires qui montaient la garde.

Après avoir été tiré de leurs beaux rêves au milieu de la nuit, tous les mercenaires étaient naturellement mécontents.

– Des bandits arrivent. Mais cette phrase était suffisante pour les réveiller complètement.

– Où sont-ils ? Même après avoir regardé dans toutes les directions, les mercenaires éveillés n’arrivaient même pas à voir l’ombre d’un bandit dans cette nuit complètement noire. Ils commencèrent tous à devenir mécontent de nouveau.

Le chef des mercenaires, un homme barbu, attrapa Lowndes par sa protection.

– Tu as dit qu’il y a des bandits. Où ?

– Pas moi. C’était Ley qui a dit qu’il y a des bandits, expliqua précipitamment Lowndes.

– Oh ? L’homme barbu fut choqué. Il savait que l’homme qu’ils avaient récupéré en cours de trajet, juste en regardant sa panthère noire, n’était définitivement pas quelqu’un qu’il pouvait se permettre d’offenser. Pour qu’un expert tel que lui dise cela, il ne l’avait clairement pas fait avec l’intention de blaguer.

Et juste à ce moment, le chef des mercenaires se mit aussi à entendre le léger son de pas furtifs venant dans leur direction.

Au niveau de pouvoir de l’homme barbu, il pouvait clairement entendre les pas maintenant.

– Bandits. Préparez-vous, préparez-vous ! Le rugissement terrifiant de l’homme barbu réveilla immédiatement tout le monde. Même les nombreux marchands et les conducteurs de chariots, qui dormaient, se réveillèrent en sursaut.

Les bandits, qui étaient courbés pour avancer de manière furtive, se relevèrent soudainement avant de s’aligner.

– Haha, Malone Longue Barbe. Je ne m’attendais pas à ce que tu sois si alerte. Tu as fait quelques progrès depuis toutes ces années. Il semblerait que notre embuscade ait échoué. C’est donc parti pour une attaque frontale. Un rire bruyant put se faire entendre tandis qu’une silhouette noire apparaissait devant la caravane.

– C’est toi ? Le visage de l’homme barbu changea tandis qu’il fixait l’homme borgne aux cheveux blonds qui lui faisait face.

McKinley [Mai’jin’li], la Vipère N’a Qu’un Œil. Sur cette longue route que personne ne contrôlait, ce nom était connu. Cette personne était connue autant pour sa cruauté que pour son pouvoir.

– Waaaaaa ! Un enfant de la caravane se mit à pleurer.

– Des bandits ! De nombreuses personnes se mirent à paniquer.

– SILENCE ! Rugit l’homme barbu avec colère. De nombreuses personnes de la caravane se mirent immédiatement à se rassembler par groupes, faisant en sorte que personne ne soit laissé seul. Un grand nombre de jeunes s’armèrent, se préparant à résister.

L’homme barbu regarda son adversaire borgne.

– Vipère N’a Qu’un Œil, ne pousse pas les choses trop loin. Que dis-tu de ça. Je t’offre cinq mille pièces d’or et tu nous autorises à passer. Deal ?

– Cinq mille pièces d’or ? Le borgne rit froidement. Malone, pour qui me prends-tu, moi, McKinley ? Pour un mendiant ? Écoutez. Une centaine de milliers de pièce d’or et je vous laisse passer. Sinon… hmph.

Le visage de tous les mercenaires s’assombrit.

Une centaine de milliers de pièces d’or ? Leur compensation pour escorter ce groupe était de seulement soixante ou soixante-dix mille pièces d’or. S’ils offraient cent mille pièces d’or, ils devraient payer de leur poche. Après tout, d’après les règles d’escorte des mercenaires, une fois qu’ils acceptaient une mission, s’ils devaient payer des bandits, la compagnie de mercenaire devait payer de sa poche.

– Vipère N’a Qu’un Œil, n’abuse pas de notre générosité. Tu devrais être satisfait de gagner 5 000 pièces d’or sans qu’un seul de tes hommes ne meure. L’homme barbu leva sa hache de guerre. Sinon, nous n’aurons plus qu’à voir qui est le plus fort. Malone Longue barbe était confiant. Dans le passé, il s’était battu avec McKinley et ils avaient une force quasiment égale. Il avait confiance qu’avec l’échec qu’avait été leur embuscade, ils n’oseraient pas attaquer directement de plein front.

– Ainsi soit-il. Frères, à l’attaque ! McKinley cria d’une voix forte.

Instantanément, tous les bandits sortirent leurs armes avant de hurler furieusement et de se mettre à charger dans la direction de la caravane. Cela choqua complètement Malone.

*Swish !* *Swish !* *Swish !*

Les archers des deux côtés se mirent à relâcher leurs flèches, sans pitié. Mais dans un petit combat comme celui-là avec une centaine de personnes de chaque côté, les archers n’avaient pas un grand impact sur la bataille en elle-même.

– Malone, meurs ! McKinley chargea en avant avec un bâton de guerre entre les mains. Il sauta dans les airs avant d’infliger un coup de toutes ses forces contre Malone.

Malone fit décrire un arc montant à sa hache, réticent à montrer une quelconque faiblesse.

*Truuuuum.* L’aura noire qui couvrait le bâton s’intensifia soudainement drastiquement.

*BAM !*

Malone sentit ses mains s’engourdirent et il ne put s’empêcher de reculer de quelques pas.

– Tu… ? Malone regardait McKinley avec stupéfaction. Il savait exactement à quel point McKinley était puissant. Toutefois, sur un assaut frontal, son arme avait un avantage sur celle de son adversaire. Mais juste avant, son opposant venait de gagner l’échange. C’était…

– Tu supposes bien. Je suis déjà entré dans le royaume du huitième rang de guerrier. Le visage de McKinley était rempli d’arrogance.

– Pas étonnant que tu n’aies pas eu peur de lancer une attaque frontale. Malone comprenait maintenant.

– Boss, il y a une belle femme ici. Une voix résonna soudain.

McKinley tourna immédiatement la tête et vit Jenne qui était blanche de terreur et de choc. À ce moment, Jenne essayait frénétiquement de protéger son petit frère. L’expression de terreur de son visage la rendait encore plus désirable.

– Haha, cette femme est définitivement mienne ! McKinley devint immédiatement excité.

.

Les mercenaires se battaient contre les bandits. Un bandit décapita un mercenaire avant d’avoir la poitrine transpercée par l’épée d’un autre mercenaire.

– Retraite, retraite ! Malone cria tandis qu’il battait rapidement en retraite. Tous ses mercenaires reculèrent avec lui.

– Seigneur Ley, je vous en supplie, sauvez cette caravane s’il vous plaît, demanda respectueusement Malone à Linley. Il le suppliait de les aider. À ce moment, les mercenaires avaient formé un cercle avec tous les marchands et les chariots à l’intérieur de cet anneau. Linley et Malone étaient tous les deux situés à l’extrémité de ce cercle.

Face à la supplique de Malone, Linley acquiesça.

– Je vais seulement vous aider pour le chef, dit Linley. Malone était si excité que ses yeux brillèrent. Si McKinley était tué, comment pouvaient-ils être encore effrayés des bandits restants ?

Jenne tenait fermement son jeune frère dans son étreinte à côté d’un feu de camp.

– Jen’, regarde, le capitaine des mercenaires semble supplier le seigneur Ley. Les yeux de Keane brillaient tandis qu’il regardait la situation. Jenne se tourna pour regarder Linley aussi.

Celui-ci se tenait maintenant au milieu de la route et regardait calmement les bandits.

– Dégage ! McKinley, son bâton en main, chargea en avant à grande vitesse. Il avançait très rapidement et son corps tremblotait de droite à gauche, comme s’il s’était transformé en deux personnes séparées. Cela rendait difficile de déterminer lequel était le réel McKinley et lequel était une illusion.

Lame Illusoire !

C’était la marque de fabrique de McKinley, la Vipère N’a Qu’un Œil !

– Si amusant. Linley qui avait déjà atteint le niveau ‘impose’, considérait comme sans intérêt les techniques de ce niveau.

– Meurs ! Une brillance terrifiante et féroce apparut dans l’œil unique de McKinley.

Linley sortit son épée lourde en adamantine de son fourreau. Ce mouvement s’accompagna d’une aura imposante et impressionnante, donnant l’impression que l’espace même, autour d’elle, s’était figé.

L’épée d’adamantine décrivit un arc simple vers McKinley.

Ce dernier voulut immédiatement l’éviter mais, à son effroi, il découvrit que l’espace autour de lui semblait être soudainement devenu compressé et bloqué. À ce moment, pas même un son ne pouvait s’échapper de la zone couverte par l’épée.

Il n’avait nulle part pour éviter, et en fait, il ne pouvait même rien voir d’autre. Son unique œil ne pouvait voir que l’épée lourde se rapprochant de plus en plus.

Il voulut lever son bâton de combat pour bloquer, mais il eut l’impression de se retrouver piégé dans des sables mouvants. Son bâton semblait peser dix mille kilogrammes et était extrêmement lent.

*Bam !*

L’épée d’adamantine atterrit directement sur le corps de McKinley. Son corps entier, de la tête aux pieds, se transforma instantanément en un amas de chairs. Les bandits, les mercenaires, Jenne, Keane et tous les autres regardaient avec stupéfaction, leurs bouches grandes ouvertes.

– Le reste de ces bandits est pour vous. Linley replaça son épée dans son fourreau tandis qu’il parlait à Malone Longue Barbe.


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