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Chapitre 20 : Poison


Source : Version anglaise

Traduit et édité par : Kayorko et Zareik
Checké par : Wilden


PANLONG – LIVRE 6 CHAPITRE 20


            Linley grava profondément cette scène dans son esprit.

Face aux questions de César, Linley acquiesça,

– Très charismatique. Je me rappellerai de cette scène. Cependant, je crains que ce soit vraiment très difficile pour moi de réaliser une nouvelle sculpture du même niveau que « l’Éveil du Rêve ».

En effet, si des sculptures du niveau des Dix Grands Chefs D’Œuvres pouvaient être créées si facilement, il y en aurait beaucoup plus dans le monde.

Au moment de la création de « l’Éveil du Rêve », Linley avait été totalement brisé par sa rupture avec Alice, et avait déversé toutes ses émotions dans cette sculpture, lui permettant d’oublier tout le reste du monde et d’atteindre cet état si mystérieux. Alors seulement avait-il été capable de réaliser une telle sculpture. Pour lui, dans son état actuel, essayer de graver une autre sculpture de ce niveau était virtuellement impossible.

– Maître, tant que tu es le sculpteur, je serai satisfait. Je ne te demande pas qu’elle soit du même niveau que « l’Éveil du Rêve », mais seulement qu’elle soit du même niveau que la plupart des sculptures de niveau de maître, dit César en riant.

Linley hocha la tête.

Si c’était le cas, Linley avait une totale confiance en ses capacités.

– M. César, que dites-vous de cela. Je vous donnerai votre sculpture dans un mois environ. Qu’en dites-vous ? En vérité, Linley n’avait besoin que de trois jours, mais il voulait se laisser une marge de manœuvre suffisante.

César acquiesça.

– Parfait. Un mois est un temps très court. Je ne suis pas pressé. J’ai tout le temps du monde. Haha.

– Maître Linley, si tu as quoi que ce soit pour lequel tu voudrais mon aide, demande-moi. Tant que je pourrais le faire, je t’aiderai sans problème, dit César, magnanime.

Linley ne put s’empêcher d’être quelque peu nerveux.

Avec Patterson déjà mort de sa main, la seule cible restante dans l’esprit de Linley était maintenant Clayde. Tuer ou capturer Clayde n’était pas quelque chose dont il était capable pour l’instant.

Mais César, le Roi des Tueurs, en était définitivement capable !

– M. César, si je vous demandais de capturer l’un des souverains d’un royaume appartenant à l’Union Sacrée, accepteriez-vous ? Linley résista à son envie d’être direct, et demanda d’abord son avis à César.

Celui-ci fut surpris. Il regarda Linley avec interrogation,

– Capturer un roi ?

Linley acquiesça lourdement.

– Oui.

César fronça les sourcils. Après une courte pause, il regarda Linley.

– Que dis-tu de ceci. Laisse-moi d’abord te demander quelque chose. Si je t’aidais à capturer ce roi, le tuerais-tu ?

– Il y a toutes les chances, oui ! Répondit honnêtement Linley.

Mentir au Roi des Tueurs serait très probablement très malavisé. En ce qui concernait le fait de tuer Clayde, si sa mère était vraiment morte des mains de celui-ci, comment Linley ne pourrait-il pas chercher à se venger ?

Linley avait un sombre pressentiment. Il n’y avait eu aucune trace de sa mère depuis de si nombreuses années. Elle était très probablement morte, ou peut-être emprisonnée quelque part. Quel que soit le cas, il vengerait sa mère.

– Tuer un roi ? César regarda Linley.

Celui-ci lui retourna son regard, plein d’espoir.

Intérieurement, César savait qu’en termes de statut, un Cardinal était d’une certaine manière plus important qu’un roi, mais l’impact causé par la mort d’un roi serait bien plus grand que celui causé par l’assassinat d’un Cardinal.

Un Cardinal mort pouvait être remplacé instantanément par l’Église de Lumière.

Mais la mort d’un roi causerait d’innombrables combats et conflits à l’intérieur du royaume concerné. Et, ajouté à cela, l’Église de Lumière serait de nouveau en colère contre lui.

– Cette requête… pardonne-moi de ne pas pouvoir l’accepter. César regarda Linley avec sérieux. Linley, l’impact causé par la mort d’un roi est trop important. Et, durant tout ce temps, l’Église de Lumière m’a plutôt bien traité. Je n’ai pas envie de mettre l’Église de Lumière sur le dos de mon organisation du Sabre, juste pour une sculpture.

Derrière César, le Roi des Tueurs, se tenait l’organisation du Sabre, l’une des quatre grandes guildes d’assassins.

César savait reconnaître ce qui était important et ce qui ne l’était pas.

Une seule sculpture ne valait pas le fait de fragiliser l’amitié qui existait entre l’Église de Lumière et lui-même. Toutes ces années, elle l’avait traité avec courtoisie, quelque chose que César comprenait bien. Il ne pouvait pas agir comme un loup égoïste en repayant la gentillesse de l’Église de Lumière par l’assassinat d’un de leur roi.

– Change ta requête, demanda César en s’excusant.

Linley se sentit soudain impuissant. Peut-être qu’en termes de pouvoir, César ne se préoccupait absolument pas de Clayde, pourtant, son statut avait suffi à convaincre César de ne pas agir.

Linley se força à rester calme.

– M. César, je voudrais vous demander, avez-vous une méthode qui me permettrait, à moi, un mage du septième rang, de tuer un combattant du neuvième rang ? Demanda Linley.

César le regarda. Après un court silence, il répondit,

– Je connais quelques méthodes d’assassinat. Mais une qui permette à un mage du septième rang de tuer un combattant du neuvième rang ? C’est… difficile. Tout en parlant, César commença à réfléchir à la question. Dans l’esprit de ce « Roi des Tueurs », qui n’avait tué personne depuis un long moment, une méthode d’assassinat après l’autre se mit à défiler.

Linley n’osait pas interrompre la réflexion de César. Il attendit silencieusement.

Soudain, César se tourna vers lui,

– Ce combattant du neuvième rang, ce serait un guerrier ou un mage ? Si c’est un mage, j’ai une méthode.

– Guerrier, répondit immédiatement Linley.

S’occuper d’un guerrier ou d’un mage nécessitait des méthodes totalement différentes. En entendant Linley dire que c’était pour s’occuper d’un guerrier du neuvième rang, César commença à avoir un léger mal de crâne.

Linley ne pouvait qu’attendre impatiemment.

– Oh. J’ai une idée. Soudain, les yeux de César se mirent à briller, et il se tourna vers Linley. Haha, il y a longtemps, je suis tombé sur cette méthode par accident. Je ne pensais pas que huit cents ans plus tard, je m’en souviendrai encore.

– Quelle méthode ? Demanda immédiatement Linley, excité.

Par les cieux !

Ce Roi des Tueurs connaissait réellement un moyen pour qu’un mage du septième rang tue un guerrier du neuvième rang.

– Le Roi des Tueurs connaît tant de techniques d’assassinat. En effet, il en connaît bien plus que moi dans ce domaine. Peut-être que si j’avais vécu pendant cinq mille ans de plus, j’en saurais plus que lui, et encore. La voix de Doehring Cowart résonna dans l’esprit de Linley.

Ce dernier ne put s’empêcher d’avoir un rire un peu forcé. Papy Doehring n’aimait jamais admettre son infériorité devant qui que ce soit.

– Cette méthode, c’est… César sourit à Linley. D’utiliser du poison !

– D’utiliser du poison ?

Linley était surpris. Il pensait que cela devait être une bonne méthode… mais la nourriture d’un roi était toujours goûtée et testée. Comment utiliser du poison pourrait-il être efficace ?

– Maître Linley, ne sous-estime pas le pouvoir du poison. L’art d’utiliser le poison est une méthode extrêmement profonde et subtile. Le monde est rempli d’innombrables ingrédients qui peuvent être utilisés pour créer d’innombrables types de poisons. Qui dans ce monde peut prétendre connaître tous les poisons du monde ? Ou prétendre qu’il peut détecter toutes les sortes de poison ?

Linley ne put qu’acquiescer.

Il était d’accord avec cela. Par exemple, Doehring Cowart connaissait l’Herbe CœurBleu qui permettait de contrer les violents effets secondaires du sang de dragon.

– Ce poison dont je parle a été spécialement créé contre les guerriers. Tant que le guerrier n’est pas de niveau Saint, il sera affecté par ce poison et sa force diminuera de plus de 90 %. En plus, à ce jour, il n’existe encore aucun antidote pour contrer ce poison. Ce n’est qu’en passant un an à utiliser son Dou Qi que l’on peut purger ce poison de son système. César avait clairement une très bonne mémoire. Et ce poison est à la fois inodore et sans goût. Il n’y a aucun moyen de le détecter. Ce n’est qu’après avoir été empoisonné que l’on réalise qu’on l’a déjà avalé.

Moins de 10 % de force restante ? Aucun moyen de le détecter ?

Les yeux de Linley s’illuminèrent.

Clayde n’était rien d’autre qu’un guerrier du neuvième rang. Une fois qu’il serait sous l’emprise de ce poison, avec le niveau de pouvoir actuel de Linley, ne serait-il pas capable de l’écraser facilement ?

– Avez-vous ce poison, M. César ? Demanda rapidement Linley.

Il pouvait deviner que ce poison était extrêmement rare et précieux. Ce n’était pas possible autrement. Un poison qui était efficace contre tous les guerriers, sauf ceux de niveau Saint, et qui était aussi inodore et sans goût, donc indétectable, devait être, sans aucun doute, rare et précieux. Sinon, tous les guerriers du monde seraient déjà morts.

– Maître Linley, n’as-tu pas entendu ce que je viens de dire ? J’ai juste regardé rapidement cette recette à l’époque. Après tout, ce poison ne m’était d’aucune utilité et ne représentait pas de menace pour moi. César fronça les sourcils. Je sais seulement que ce poison était formé principalement par le mélange de huit ingrédients principaux, mais je ne me rappelle plus quels étaient ces ingrédients exactement.

– Vous ne vous rappelez plus ? Linley était si nerveux, qu’il aurait pu tuer quelqu’un.

César s’esclaffa en voyant sa réaction.

– Maître Linley, ne t’inquiète pas. Même si je ne suis pas sûr de moi, la recette de ce poison a été conservée par mon organisation. Je peux demander à quelques personnes d’en faire une copie et de me l’amener. Cependant, les quartiers généraux de mon organisation sont situés là où il n’y a que très peu de monde. L’aller-retour entre ici et là-bas devrait prendre très probablement un mois ou deux.

Un mois ou deux. C’était acceptable !

Linley hocha la tête.

– M. César, puis-je vous demander si votre organisation aurait déjà ce poison en stock ? Linley ne voulait pas perdre de temps à chercher les ingrédients nécessaires à la confection du poison.

– Nous ne l’avons pas, répondit César en secouant la tête. Dans tout le continent, peut-être que seul les Mains du Dieu de la Mort ont ce poison en stock.

– Les Mains du Dieu de la Mort ?

Dans le passé, lors d’une de ses discussions avec Yale, leur sujet de conversation s’était tourné vers les quatre guildes majeures d’assassins. Elles étaient connues sous les noms de Sabre, Rose Sanglante, Lune Écarlate, et Mains du Dieu de la Mort. Chaque guilde d’assassins avait ses propres spécialités. Les Mains du Dieu de la Mort étaient spécialisées dans l’utilisation de toutes sortes de techniques d’assassinat étranges et exotiques.

– Oui, dans le passé, c’est seulement parce que les Mains du Dieu de la Mort avaient une faveur à me demander, qu’ils m’avaient donné une copie de cette recette si précieuse à leur organisation. César dodelina de la tête.

Quelque chose qui pouvait tuer quasiment n’importe quel guerrier sous le niveau Saint. La valeur d’un tel poison était inimaginable.

– Alors… serait-il possible que j’achète ce poison chez les Mains du Dieu de la Mort ? Demanda Linley, plein d’espoir.

– Impossible, rit César. Les Dix Poisons Ultimes des Mains du Dieu de la Mort sont quelque chose qu’ils ne donnent jamais aux autres organisations. La raison pour laquelle ils nous ont donné cette recette était probablement parce qu’ils s’attendaient à ce que nous n’en ayons jamais besoin.

– Jamais besoin ? Linley regarda César avec un air interrogateur.

– Parce que le prix est tout simplement trop élevé. Ça ne vaut pas le coup de l’utiliser, gloussa César. Deux ingrédients, en particulier, ont déjà été entièrement supprimés du marché par les Mains du Dieu de la Mort. Le prix de ce poison serait probablement plus élevé que celui de la commission donnée pour la mission d’assassinat.

Linley comprenait.

Mais pour lui, quelle que soit la quantité d’or que cela coûterait, cela les vaudrait.

– Que dis-tu de cela. Je vais y aller maintenant, et je m’arrangerai pour que quelqu’un te délivre une copie de cette recette. Mais Maître Linley, dans un mois, tu dois avoir ma sculpture de prête, dit César en riant.

– Bien sûr. Linley sentit un nœud se dénouer dans son cœur.

Après avoir renvoyé César, Linley, qui s’était inquiété pendant tout ce temps de savoir comment s’occuper de Clayde, put enfin se détendre. Cette nuit-là, il dormit enfin en paix, et fit un magnifique rêve, quelque chose de très rare pour lui.

L’après-midi suivante.

Linley était calmement assis en tailleur sur l’herbe et faisait circuler son Dou Qi Dragonblood. Ce Dou Qi Dragonblood noir-azure présent dans son corps était constamment en train de s’agiter, tandis que le pouvoir unique des dracocytes était constamment absorbé en profondeur dans ses os, ses muscles, et ses tendons, rendant son corps de plus en plus puissant.

Il estimait que s’il continuait à ce rythme, viendrait un jour où son corps serait aussi puissant que celui d’un réel Dragon de niveau Saint. Il pourrait alors faire revivre la gloire passée des Guerriers Dragonblood.

– Seigneur Linley, appela la voix d’une domestique à l’extérieur du jardin.

Linley prit une profonde inspiration, permettant au Dou Qi Dragonblood de retourner dans son dantian.

– Entre, dit calmement Linley.

Seulement alors, cette domestique osa entrer. Respectueusement, elle dit,

– Seigneur Linley, il y a plusieurs invités du clan Debs à l’extérieur. Ils disent être venus pour vous remercier, Seigneur Linley.

– Me remercier ? Linley fut momentanément prit de court.

Mais rapidement, il comprit. Clayde avait dû libérer Kalan Debs sur sa demande.

– Me remercier ? J’ai peur que ce ne soit pas aussi simple que cela, se dit intérieurement Linley.

Il y avait 80 à 90 % de chances que le clan Debs, en voyant Linley les aider une fois, était venu demander impudemment une nouvelle fois son aide pour sauver leur clan.

– Laisse-les entrer. Connaissant l’existence du poison, Linley était maintenant bien plus calme et plus sûr de lui. Avec l’esprit détendu, il pouvait maintenant avoir le loisir et la patience de suivre les affaires du clan Debs.

– Le clan Debs ? Même s’ils ne sont pas exterminés, ils seront totalement réduits en miettes. Linley pouvait déjà prédire le futur du clan Debs.

À l’intérieur du hall principal.

Nimitz était le chef de cette délégation. Les deux oncles de Kalan, Kalan lui-même, Rowling et Alice étaient les membres de cette délégation de six personnes. Personne dans la délégation de Nimitz n’avait osé s’asseoir. Ils attendaient tous debout, respectueusement.

Voyant Linley marcher vers eux au loin, Nimitz et les autres sourirent immédiatement, et Nimitz mit même ses mains en coupe pour le saluer.

– Seigneur Linley !

– Je viens juste de finir mes exercices d’entraînement. Si vous pouvez attendre juste un moment, je vais d’abord prendre un rapide bain et me changer, dit Linley avec un demi-sourire. Puis, ne prêtant plus attention aux courtoisies de Nimitz et des autres, il se dirigea directement vers une autre pièce, de l’autre côté du hall.

Nimitz et les autres furent brièvement stupéfaits, mais ils ne pouvaient que sourire et attendre respectueusement son retour.


Cet article comporte 26 commentaires
  1. mdr j’aurais préféré , qu’il parte pas se laver (linley) , il doit puer grave , comment ces hypocrites pourraient continuer à sourire après ça lol XD fini les smile

  2. Merci pour le chapitre et comme les autres j’aime bien quand vous mettez les pidgin en chinois, je trouve que ça m’aide à lire

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